Un excellent article de la Provence, qui dit bien le sens de cette journée d’inauguration autour de mon compagnon de lutte et d’idéal Pascal Fieschi. Un article qui a bien perçu le rôle de la mémoire dans la présence aujourd’hui des communistes à Aix en Provence: on peut féliciter la journaliste de la Provence. La mémoire, cela sert aussi à affirmer l’importance des communistes aujourd’hui et à les aider à reconquérir pleinement leur place dans leurs conquêtes d’aujourd’hui. Quand ceux-ci retrouveront la politique au lieu des divisions et de la foire d'(empoigne, la vanité de se mettre en avant, peut-être auront-ils compris qu’il ne s’agit pas de faire de la publicité au RN (ou même à LFI) mais ne lui laisser aucun espace entre les gaullistes et les communistes. Peut-être ces « électoralistes » retrouveront-ils alors la caractéristique basique de toute élection, comme d’ailleurs d’une perspective socialiste Un véritable combat contre le fascisme qui s’intéresse aussi au mouvement du capital et pas seulement à son nombril devant un miroir. Peut être ils remarqueront alors que dans mon discours je n’ai jamais prononcé le mot RN, (ni d’ailleurs LFI ce qui est d’ailleurs valable dans les réseaux sociaux où on parle des autres mais rarement de son programme, de ce qu’on propose) mais je me suis situé au niveau du rassemblement véritable contre le fascisme et dans le concret de celui-ci. Jamais dans l’emphase obscène des héros glorieux, les vrais combattants sont plus sobres et plus efficaces. Mais pour cela il faut avoir un minimum de vision politique de la perspective autant que de l’art et la manière de mener une tactique électorale, ce dont la gauche parait totalement dépourvue. Le PCF fait quelques efforts avec « les partis pris » de Roussel mais il se heurte à l’absence de formation et d’organisation, autant qu’à la dépolitisation entretenue dans le peuple français, ce qui devrait être la préoccupation du congrès. Donc en ce qui me concerne tout prenant bien garde de ne pas mettre les pieds dans cette vie politique locale qui est celle du parti à Aix, et en laissent aux dirigeants de cette ville à leurs responsabilités – pour lesquelles ils sont mandatés par leurs adhérents- j’ai répondu favorablement à une demande qui m’a été faite par les organisateurs de cet hommage : j’accepte d’écrire un livre sur cette mémoire, ce qui suppose un travail d’archives et aussi le recueil de témoignages, un travail collectif dans l’esprit de l’intervention que j’ai été conduite à faire ce jour là. Ce sera probablement mon dernier ouvrage et aussi une réflexion sur le prochain blog histoireetsociete. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Par Louna MARTIN-BÉARN
Publié le 29/06/26 à 11:45 – Mis à jour le 29/06/26 à 12:16Commenter
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La plaque commémorative au nom de l’ancien résistant inaugurée dans le quartier du Pont de l’Arc à Aix.
/ PHOTO L.M.-B.Écouter l’article(2:35)Écouter le résumé(1:10)
Nouveauté !
Aix-en-Provence
Sous la chaleur de la canicule et les regards attentifs d’amis, d’élus et de représentants du monde syndical, une cérémonie s’est tenue vendredi 26 juillet 2026 à 11 h pour rendre hommage à Pascal Fieschi, résistant, déporté et figure du Parti communiste français à Aix-en-Provence. Plus qu’un dévoilement de plaque, ce moment était là pour rappeler l’importance de transmettre la mémoire.
En cette fin de matinée dans le haut de la rue Pascal-Fieschi, les cigales accompagnent les conversations de ceux qui sont venus assister à l’inauguration de la nouvelle plaque du résistant déporté, mais surtout de la figure du Parti communiste français (PCF) aixois, Pascal Fieschi. Des anciens résistants, des élus, des militants, des membres d’association mais aussi des membres de sa famille se sont retrouvés à 11 h vendredi 26 juin 2026 autour d’une même volonté : ne pas oublier.
Les sourires sont nombreux. On échange des souvenirs, de vieilles photographies, des anecdotes. Tout doit être fait pour que la mémoire continue de vivre.
La plaque de Pascal Fieschi existait déjà, mais ne racontait pas suffisamment bien l’histoire de l’homme qu’il était. Cette nouvelle version permet de rappeler le parcours de celui qui fût arrêté en 1943 par la police française pour son appartenance à la résistance communiste, dans une France alors occupée par l’Allemagne nazie. Responsable du Parti communiste dans le secteur d’Aix ainsi que dans le bassin minier de Gardanne-Fuveau, il participe à l’organisation de réseaux clandestins et de sabotage avant d’être arrêté, torturé et condamné.
Incarcéré au centre de détention d’Eysses puis déporté au camp de Dachau, il échappe de peu à l’exécution et revient à Aix-en-Provence dès la Libération. Il reprend ensuite son engagement politique, syndical et associatif.
Une vie au service de la paix
Dans son discours, Danielle Bleitrach, sa compagne pendant trente ans, peine à contenir son émotion. « C’était quelqu’un qui protégeait les plus faibles« , confie-t-elle. L’engagement de Pascal Fieschi reposait avant tout sur une idée de paix. « Son rêve, c’était de construire un monde où les gens s’acceptent. Vous savez, il était l’une des rares personnes qui écoutaient les autres même s’ils n’avaient pas les mêmes idées.«
Elle raconte les heures sombres de la torture, de la déportation, mais aussi des gestes de solidarité, « toujours pour protéger les plus faibles, qui ont permis à certains de survivre« . Elle décrit un homme qui était « capable de s’oublier lui-même pour aider les autres« .
À ses côtés, le premier adjoint Éric Chevalier souligne l’importance de dépasser les discordances politiques lorsqu’il s’agit d’honorer celles et ceux qui ont marqué l’histoire de la ville. « Une ville se compose de la reconnaissance des hommes et des femmes qui l’ont construite« , rappelle-t-il.
À la fin des discours, la plaque est dévoilée par Éric Chevalier et Danielle Bleitrach. Le nom de Pascal Fieschi a retrouvé sa place dans les rues d’Aix, symbole d’une vie de courage, d’engagement et d’humanité.
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