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Tant qu'il n'y aura pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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La liberté de parole en peau de chagrin dans l'UE

L’Europe, qui se targue d’être le lieu le plus démocratique du monde, a du souci à se faire. On apprend qu’un citoyen allemand et sa famille ont été frappés par le Conseil européen des mêmes sanctions que le fameux Jacques Baud. Et voilà que la Cour de justice européenne en rajoute une couche sur le frein aux narratifs non conformes. Comment expliquer alors qu'aucune guerre n'a été officiellement déclarée qu'il existe un tel système de censure appliqué comme une jurisprudence européenne qui parti d'un Etat en l'occurrence ici l'Allemagne peu à peu s'étende à tous les autres ?

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.antithese.info

Jacques Pilet

Publié le 10 juillet 2026

Le journaliste allemand Hüseyin Doğru a créé à Berlin une plateforme nommée Red Media. Il a été visé l’an passé par les sanctions européennes pour des propos jugés «prorusses», alors qu’il avait maintes fois condamné l’agression de la Russie contre Ukraine. Comme dans les autres cas, puni sans être entendu, sans procédure judiciaire. Avec une particularité: son épouse, enceinte, sa fille et sa mère retraitée voient aussi leurs comptes bloqués car elles seraient susceptibles de détourner le châtiment. Péché de poutinisme, vraiment? Pas sûr. La chatte a mal aux pieds ailleurs. Le site en question assume un engagement propalestinien et donne écho aux nombreuses manifestations organisées ce sens. Détail piquant: l’arrêt européen parle du «citoyen turc» Doğru alors qu’il ne possède que le passeport allemand.

L’Allemagne n’est pas la seule, mais paraît en pointe ces temps-ci dans la répression de la libre parole. Trois personnes ont comparu devant un tribunal local pour avoir diffusé sur leurs réseaux sociaux des extraits vidéo de la chaîne de télévision Russia Today. Les juges, peut-être hésitants, ont demandé l’avis de la Cour de justice européenne. Celle-ci vient de donner sa réponse. Ces citations du narratif russe sont en effet punissables, sur la base des dispositions prises dès 2022 par l’Union européenne pour «empêcher la diffusion de la propagande mise en place par la Russie et, partant, de protéger l’ordre et la sécurité publics de l’Union.»

A noter qu’au pire de la guerre froide avec l’URSS, les sources soviétiques n’ont pas été interdites.


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