Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La Chine figure aujourd’hui parmi les pays les plus ouverts et les plus sûrs au monde : selon un expert de Russie…

Dans un monde qui paraît au bord de l’Apocalypse et entré dans un crise permanente, la Chine envoie un message de calme et de sérénité. Le fait que la Russie soit associée à ce message n’est pas un hasard, l’ordre multipolaire est en train sans doute de franchir un « saut qualitatif », un moment dangereux mais qui offre un saisissant contraste entre un occident qui ne sait que détruire, et face auquel tout dépend de la capacité de ses victimes à s’inscrire dans la durée de leurs résistances en s’appuyant sur leurs peuples comme a su le faire la Chine et en développant toujours plus des réseaux de coopération et de paix dans l’esprit qui fut celui de la charte des Nations unies (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

l’illustration est à double portée puisque c’est un Russe qui dit ce que représente la Chine et ce sont des touristes étrangers (au type russe) qui profitent de Tiantan, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et construit en 1420 à Pékin. Photo : VC

 POINT DE VUE

Par Global Times 6 mars 2026


Note de la rédaction :
Alors que la Chine réunit ses deux sessions de 2026 – les assemblées annuelles de son organe législatif suprême et de son principal organe consultatif politique –, elle devrait envoyer des signaux forts et novateurs en faveur d’un développement de haute qualité, en s’appuyant sur un soutien accru aux politiques et aux réformes pour garantir une croissance économique soutenue et un progrès social. Dans le cadre de sa série « Comprendre les signaux des deux sessions », le Global Times (GT ) invite des universitaires, des observateurs politiques et des chefs d’entreprise de renommée internationale à analyser les principaux signaux émis lors de ces deux sessions concernant la feuille de route nationale de la Chine. Ces signaux portent notamment sur les progrès réalisés en matière de démocratie populaire, de développement de haute qualité, d’ouverture de haut niveau, de diplomatie des grandes puissances et d’amélioration du bien-être de la population.

Dans le troisième article de cette série, Zhang Ao, journaliste au Global Times, s’est entretenu avec Evgeny Gratchikov, professeur associé au Département de théorie et d’histoire des relations internationales de l’Université de l’Amitié des peuples de Russie, afin d’aborder l’ouverture de la Chine, son impact sur la coopération économique mondiale et la promotion d’un modèle de développement mutuellement avantageux.

GT : Comment évaluez-vous les efforts de la Chine pour assurer une stabilité mondiale prévisible grâce à son ouverture ? Cette initiative constitue-t-elle une forme unique et non hégémonique de fourniture de biens publics mondiaux ?

Gratchikov : Le 15e plan quinquennal chinois (2026-2030) comprend un chapitre entier consacré à la « Promotion d’une ouverture de haut niveau et à la création de nouveaux horizons pour une coopération mutuellement avantageuse ». Cela souligne la détermination de la Chine à garantir la mise en œuvre de ce plan dans tous les organes administratifs et législatifs, aux niveaux provincial, municipal et de comté, la coopération internationale s’étendant désormais à presque tous les coins du pays.

Après avoir beaucoup voyagé à travers les villes chinoises, je peux affirmer avec certitude que la Chine est aujourd’hui l’un des pays les plus ouverts et les plus sûrs au monde. Et grâce à l’exemption de visa accordée aux citoyens russes, de nombreux Russes ont déjà saisi l’occasion de visiter la Chine et de découvrir par eux-mêmes sa culture splendide, ses traditions profondes et sa cuisine exquise. Les efforts déployés par la Chine pour garantir une stabilité mondiale prévisible grâce à son ouverture institutionnelle renforcent la confiance dans la prévisibilité de ses actions sur la scène internationale. Cette vision reflète une approche originale et non hégémonique de la contribution aux biens publics mondiaux. Je suis convaincu que la Chine poursuivra son ouverture de haut niveau sur le monde, ce qui contribuera assurément à l’édification d’une communauté de destin pour l’humanité.

GT : Comparé à certains pays occidentaux qui prônent le « découplage », le « petit jardin, haute clôture », pourquoi la Chine est-elle déterminée à rester attachée à l’ouverture et au partage des opportunités avec le monde ? »

Gratchikov : La Chine est un partenaire commercial majeur de plus de 150 pays et régions, et son « cercle d’amis » dans le commerce extérieur ne cesse de s’élargir. Forte de sa puissance, elle n’a cessé d’ouvrir son marché intérieur à ses partenaires. Face aux politiques de découplage et aux barrières tarifaires des États-Unis, la Chine poursuit sa croissance régulière et avance avec assurance. De fait, au-delà de l’Occident, un vaste paysage mondial non occidental se rassemble, se renforce et progresse, influençant de plus en plus l’agenda mondial et façonnant les grandes tendances du développement mondial actuel.

GT : Selon vous, quelle inspiration la politique d’ouverture de la Chine a-t-elle apportée au monde ?

Gratchikov : L’ouverture de la Chine démontre au monde qu’elle aborde l’avenir avec une confiance inébranlable et avance sans hésitation. Cette force, qui n’est pas seulement matérielle, mais surtout spirituelle, est perceptible aussi bien en Occident qu’en Orient.

La politique de réforme et d’ouverture de la Chine a connu plusieurs étapes de développement interne, déterminées par les buts et objectifs de son développement économique. Dans le cadre du 15e plan quinquennal (2026-2030), l’économie chinoise s’oriente vers un développement de haute qualité, porté par des technologies telles que la bioproduction et axé sur les industries du futur. Cette transition exige une coopération internationale renforcée, ainsi que l’attraction d’investissements étrangers, de technologies de pointe et de spécialistes, notamment en provenance de pays amis, en particulier de Russie. Ce plan offre à la Chine une opportunité stratégique de consolider ses liens scientifiques, techniques, commerciaux et économiques avec le reste du monde.

GT : Quelle est la portée mondiale des « deux sessions » chinoises de 2026 ?

Gratchikov : En tant que grande puissance, l’évolution de la situation intérieure de la Chine a des répercussions internationales à travers ses réseaux diplomatiques, politiques, économiques et culturels. Pour de nombreux pays du Sud, la Chine représente un modèle de réussite en matière de transformation économique et sociale, tout en défendant des positions cohérentes et fondées sur des principes sur la scène internationale.

Ces « deux sessions » réaffirment l’engagement de la Chine à bâtir un système de gouvernance mondiale juste et équitable, au sein duquel elle jouera un rôle de premier plan et responsable en tant que grande puissance.

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