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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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L’offensive idéologique de Washington et le retour du maccarthysme. La réponse fière de Diaz-Canel (Éditorial de Luciano Vasapollo)

L'ennemi est désigné et Cuba a la fière réponse d'un peuple libre qui doit tous nous servir d'exemple, la solidarité comme l'affirme Chassaigne doit être politique et pas seulement celle de dames patronnesses qui font la charité mais mène au niveau international un combat qui ménage ceux qui sont les alliés y compris à l'ONU de Rubio, je pense en particulier au vote de l'Ukraine de Zelenski qui rejoint celui des Etats-Unis, d'Israël. Que dans un tel contexte, l'ONU se soit majoritairement prononcé pour Cuba est un camouflet que ces fascistes ne pardonnent pas.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.farodiroma.it

« Ils promeuvent des alliances d'extrême droite qui rappellent le fascisme hitlérien. » « Ils tentent de criminaliser les idées de gauche et les mouvements progressistes. » « Ils veulent lancer une nouvelle chasse aux sorcières contre quiconque remet en question leur modèle. » Ce sont les mots du président cubain Miguel Díaz-Canel, qui a répondu avec fermeté aux déclarations du secrétaire d'État américain Marco Rubio, lequel accusait Cuba d'alimenter l'extrémisme de gauche dans les Amériques. Une réponse cinglante qui dénonce le retour de pratiques politiques et idéologiques évoquant le maccarthysme et la persécution de la dissidence.

L'offensive idéologique de Washington et le retour du maccarthysme

Les propos du président cubain Miguel Díaz-Canel ne constituent pas seulement une défense de la souveraineté de Cuba. Ils représentent une dénonciation politique qui remet en question la dérive autoritaire croissante des États-Unis et de leur politique étrangère.

Lorsque Díaz-Canel affirme que Washington promeut des « alliances d'extrême droite rappelant le fascisme hitlérien », il ne recourt pas à la provocation rhétorique. Il pointe du doigt une tendance concrète : la construction d'un bloc idéologique international qui diabolise toute alternative au néolibéralisme, criminalise la pensée socialiste et tente d'assimiler toute expérience progressiste à une menace pour la sécurité occidentale.

Marco Rubio, dans une tentative de relancer une nouvelle guerre froide contre Cuba, va jusqu'à imputer à La Havane la montée de l'extrême gauche aux États-Unis et sur le continent américain. Ce discours rappelle les aspects les plus sombres du maccarthysme, époque où la simple suggestion de sympathies socialistes suffisait à entraîner des persécutions, l'exclusion de la vie publique, voire la désignation comme ennemi intérieur.

Une campagne de stigmatisation politique qui ne touche pas seulement Cuba

Je partage pleinement la dénonciation de Díaz-Canel selon laquelle les États-Unis alimentent une campagne de stigmatisation politique qui cible non seulement Cuba, mais aussi toutes les forces s'opposant à la guerre, au réarmement, au colonialisme économique et à l'impérialisme. Ce n'est pas un hasard si, tandis que Washington intensifie les sanctions et les blocus économiques contre l'île caribéenne, il construit simultanément un discours visant à présenter le socialisme comme une forme de terrorisme idéologique.

Cette offensive ne concerne pas seulement Cuba. Elle touche le Venezuela bolivarien, le Nicaragua sandiniste, les pays BRICS et tous les gouvernements qui cherchent à construire un ordre international multipolaire fondé sur la coopération plutôt que sur la subordination aux intérêts de Washington.

Les accusations de Rubio paraissent d'autant plus paradoxales au regard de l'histoire de l'ingérence américaine en Amérique latine : coups d'État, embargos, guerres par procuration, soutien aux dictatures militaires et opérations de déstabilisation continues. C'est précisément cette mémoire historique que Díaz-Canel invoque lorsqu'il dénonce la volonté des États-Unis de raviver la logique du fascisme et du maccarthysme pour réprimer toute forme de dissidence.

Cuba reste dans le collimateur de Washington : non pas pour ce qu'elle possède, mais pour ce qu'elle représente.

Malgré plus de soixante ans de blocus économique et d'agression, la Révolution cubaine demeure un symbole de l'autodétermination des peuples. C'est pourquoi Cuba reste dans le collimateur de Washington : non pour ce qu'elle possède, mais pour ce qu'elle représente. L'existence même d'un pays défendant son indépendance et proposant un modèle alternatif constitue un défi politique et culturel à l'hégémonie américaine.

Pour ces raisons, je crois que les propos de Díaz-Canel sont tout à fait justifiés. Nous assistons aujourd'hui à une tentative de construction d'un nouvel ennemi idéologique mondial, servant la militarisation des relations internationales, la répression de la dissidence et la justification de nouvelles sanctions et de nouvelles guerres. Défendre Cuba, c'est donc défendre le droit des peuples à choisir librement leur destin, à l'abri du chantage économique, des campagnes de délégitimation et des vieilles pratiques impériales qui, sous de nouvelles formes, continuent de menacer la paix, la justice sociale et le droit international.

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