Histoire et société > Si on vous le dit
L'homme-grenouille se fait prendre dans le filet
Un deuxième suspect de l'attaque de Nord Stream a été arrêté. L'ancien ministre ukrainien de la Défense, Fedorov, appelle à de nouvelles élections malgré la guerre. Comme on dit ça grenouile pas mal et cela annonce des révisions en sous main, l'idéal eut été qu'il existe en Europe, en France un mouvement populaire qui impose l'intervention citoyenne dans ce panier de crabe Voici un texte publié par jungewelt Par Reinhard Lauterbach, Poznań
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.jungewelt.de
Le parquet fédéral allemand semble avoir procédé à une arrestation importante : un deuxième suspect dans l’attentat de septembre 2022 contre le gazoduc Nord Stream 2 en mer Baltique a été appréhendé. Selon les autorités chargées de l’enquête, l’arrestation a eu lieu mercredi matin à Pula, ville côtière croate. Le suspect est un plongeur confirmé qui, selon l’acte d’accusation, aurait participé à l’affrètement du yacht utilisé pour l’attaque et à la pose des explosifs sur les canalisations à 80 mètres de profondeur.
Un autre complice présumé a été arrêté en Italie l'an dernier et, après quelques démêlés judiciaires, extradé vers l'Allemagne. Il aurait avoué avoir travaillé pour les services de sécurité ukrainiens (SBU) au moment de l'attentat. Contrairement aux apparences, cet aveu pourrait potentiellement l'innocenter : en tant qu'employé d'une autorité étatique, il pourrait alors invoquer l'immunité d'État, qui s'applique en temps de guerre.
Le suspect, arrêté mercredi en Croatie, aurait déjà échappé à la police allemande à deux reprises. En 2024, il avait été interpellé en Pologne, mais avait fui en Ukraine. Il avait été appréhendé en Pologne en 2025, mais un tribunal de Varsovie avait refusé son extradition. Cette fois-ci, son imprudence lors de son voyage à l'étranger, avec ses papiers en règle, a causé sa perte. La possibilité même de détruire les conduites de gaz comme l'affirme l'accusation reste très douteuse.
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Le conflit politique qui couvait depuis des semaines entre le président Volodymyr Zelensky et son ancien ministre de la Défense, Mykhailo Fedorov, s'est intensifié. Mardi soir, Fedorov s'est adressé au public dans un message vidéo, exigeant qu'une voie « sûre et légale » soit trouvée pour organiser des élections, malgré l'état de guerre en cours. Par cette déclaration, Fedorov, limogé par Zelensky début juillet sur fond de désaccord concernant des allégations de corruption dans les marchés publics d'armement, a brisé un tabou au sein de la classe politique ukrainienne. Jusqu'à présent, toutes les forces politiques s'accordaient à dire que des élections étaient hors de question tant que la guerre se poursuivait.
Fedorov n'a pas précisé la nature des élections qu'il appelait de ses vœux. Des élections présidentielles et législatives seraient prévues. Ces dernières sont plus difficiles à organiser, car l'interdiction des élections législatives en temps de guerre est inscrite dans la Constitution ukrainienne. L'interdiction de nouvelles élections présidentielles en temps de guerre n'est stipulée que dans deux lois simples, plus facilement modifiables ou abrogées.
Volodymyr Zelensky a systématiquement instrumentalisé l'état de guerre pour entraver sa réélection, d'autant plus que les sondages lui donnent peu de chances d'être réélu. Selon plusieurs instituts de sondage ukrainiens, Zelensky perdrait un second tour face à des adversaires potentiels, avec un écart de 33 à 39 %. Parmi ces candidats figurent, outre Fedorov lui-même, le chef de cabinet de Zelensky, Kirilo Budanov, et l'ancien commandant de l'armée et actuel ambassadeur à Londres, Valery Zalushny.
La vidéo de Fedorov était opportunément programmée : mercredi, le Parlement devait élire, entre autres, son successeur désigné, Evgueni Khmara. Or, le Parlement a fait preuve d'une unité inhabituelle, notamment concernant la nomination de Khmara : 318 députés de tous les groupes parlementaires ont voté pour lui comme nouveau ministre de la Défense. Aucun vote contre n'a été enregistré. Ce résultat peut être interprété comme un vote unanime de tous les partis pour empêcher les enquêteurs de s'immiscer dans leurs affaires. Peu avant le vote, des agents des autorités anticorruption avaient perquisitionné les bureaux et les domiciles de plusieurs hauts responsables de l'administration Zelensky, dont le chef du service juridique, ainsi que ceux de plusieurs députés de tous les groupes parlementaires.
