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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Vie du PCF

Il faut oser sortir de la zone de confort quand on discute avec le patronat

Voici un compte rendu du débat de Fabien Roussel avec David Lisnard, le maire de Cannes. Fabien a eu raison de ne pas répondre aux provocations mais je suis convaincue qu'il y a dans le patronat aujourd'hui autre chose que des provocateurs qui ont Milei pour modèle... Fabien le sait il y a des gens qui ne s'en sortent plus et qui exploitent de la main d"oeuvre en s'autoexploitant. Les communistes sont des gens sérieux pour eux . Par parenthèse dans le genre "sérieux" mieux connaitre l'expérience chinoise peut être utile même si en défendant la planification, la formation, il y a déjà là des incontournables Mais il y a plus permettez-moi de plaider pour les cellules si l'on veut reprendre pied dans le monde du travail. . J'ai fait récemment l'expérience d'un patron, élu de droite, qui à Aix en Provence gère un grand nombre d'Epahd et qui était très demandeur d'un dialogue avec les communistes parce qu'il avait des problèmes de recrutement de personnel. Je l'ai écouté me raconter ses difficultés et cela me donnait envie d'avoir l'autre son de cloche. C'était à mes yeux l'occasion pour la cellule du coin d'entrer en discussion avec les travailleurs de ces établissements, d'apprendre et de mesurer les problèmes et surtout avoir un travail sur le long terme. Nous avions l'habitude dans notre cellule de Fac, de consacrer une part de notre activité à rencontrer les travailleuses de la SESCO electronique ou les vendeuses de monoprix. Nous discutions beaucoup et organisions avec elles des repas qui leur permettaient d'avoir le temps de discuter de la boite pendant que nous préparions la nourriture. C'était une aide pour qu'elles aient le loisir de se réunir et nous apprenions. Je revois Denise avec qui j'ai eu cette expérience et nous avons conservé un langage direct, je dois l'interviewer pour un livre que les communistes aixois m'ont demandé d'écrire sur Aix du temps de son prolétariat organisé. C'est le meilleur souvenir que j'ai gardé du PCF et comme ma profession était l'étude du travail et des modes de vie, j'apprenais énormément j'ai écris pas mal de livres sur cette expérience.. L'essentiel est d'abord d'écouter, d'interroger sur les problèmes rencontrés, souvent il y a dans l'expression des problèmes une part de la solution collective., qu'est ce que l'on risque de proposer à des salariés d'une boite de participer à une réunion collective et de les laisser gérer l'expression des problèmes, ne pas les assommer mais les écouter d'abord et c'est parce que vous favorisez le collectif que le PCF apparait important. Il faut surtout de la ténacité, cela dure des mois, des années avant de s'implanter, d'être un interlocuteur. c'est pour cela qu'il faut des cellules, les sections passent d'une activité à une autre en général liées aux élections, alors qu'il faut recréer une confiance. Même si au départ les cellules sont des cellules locales, elles peuvent choisir de travailler vers l'entreprise jusqu'à ce que celle-ci ait créé sa propre cellule mais c'est un vrai travail .

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

L’un veut un État planificateur, l’autre veut le désosser. Sur le court central de Roland-Garros, un tel fossé idéologique crée forcément des étincelles. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était invité, ce 27 août, à débattre avec le maire de Cannes, David Lisnard, par ailleurs candidat déclaré à la présidentielle, à l’occasion de l’université d’été du Medef (la Ref).

Au centre du débat : la production et l’industrie, les deux hommes s’accordant sur le constat inquiétant d’une France qui se désindustrialise. Quand le communiste y lit l’échec des politiques libérales qui s’empilent depuis des décennies – politique de l’offre, baisse des cotisations, crédits d’impôts… –, le Cannois, lui, y voit la conséquence de « vingt ans de socialisation de l’économie ».

Fabien Roussel souhaite que l’État reprenne la main sur l’industrie

C’est que David Lisnard, qui met régulièrement en scène sa fascination pour le président libertarien de l’Argentine, Javier Milei et dit « voir des communistes partout dans le débat présidentiel », a l’avantage d’endosser, à chaque intervention, la caricature de l’ultralibéral. Jusqu’au burlesque, parfois. « Le soviétisme ne marche pas, c’est comme ça, on a trop administré l’économie », lâche-t-il.

Du populisme patronal en somme, tant son discours allait au-delà même des revendications du Medef. Face à cela, Fabien Roussel, devant un parterre forcément peu enclin à l’étatisme, défend son projet de planification industrielle en martelant que « l’État n’est pas l’ennemi des entreprises » : « Planifier la réindustrialisation de notre pays pour avoir de la lisibilité, arrêter le “stop and go”. Nous avons un avantage compétitif sur le volet énergétique, avec une énergie décarbonée et abondante. »

Pour ce faire, le communiste plaide, face à la rengaine du toujours moins d’impôts de Lisnard, d’augmenter drastiquement les recettes de l’État : « La formation est un enjeu immense, rien que ce défi-là va coûter des milliards d’euros ces prochaines années. On aura besoin d’un choc d’investissements et d’un plan de relance. On ne paiera pas uniquement cet investissement en taxant les grandes fortunes et les dividendes. Tout le monde doit contribuer selon ses moyens. »

Un contrôle renforcé des aides publiques versées aux entreprises

Il a aussi rappelé qu’en termes d’assainissement des dépenses, l’État pourrait regarder du côté des 211 milliards d’aides aux entreprises versées chaque année : « Il faut les conditionner a minima, pour garantir que notre industrie et nos emplois restent en France et pour créer les conditions d’une croissance socialement et écologiquement utile, pour que nous tenions le cap de nos objectifs climatiques. »

Dans un débat au timing très serré, assez frustrant, Fabien Roussel s’est en revanche gardé de répondre à toutes les provocations de son adversaire de débat, qui est allé jusqu’à affirmer que « c’est parce qu’on a jamais autant dépensé dans le social qu’il y a autant de SDF dans la rue ». Avant de demander à être invité à la Fête de l’Humanité… Le thème de ces journées patronales était, après tout, celui du « courage ». Voir moins

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