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Hormuz est fermé, l'empire contre attaque, bluffs et surprofit, asphyxie mondiale par danielle Bleitrach
Cet éditorial m'a été inspiré par un article de Jungwelt, le quotidien allemand de gauche issu de la RDA. Ces communiste allemands ont survécu à tout. Ils ont le mérite de voir l'état réel du monde d'un point de vue de classe mais avec ce pessimisme allemand doublé de la lucidité de ceux qui ont vécu et vivent le réunification faussement libératrice et maintenant le surarmement allemand. Ils ont subi tout cela en supportant les discours qui vantent leur défaite comme un triomphe. Toujours sous le régime des illusions libérales et de la démocratie .Je dois dire que par rapport à la situation politique française et au cirque de cette élection présidentielle, je finis par partager leur pessimisme. Ce cirque qui étale des nains pris dans leur crépage de chignon, dont on se demande s'ils sont vendus ou imbéciles, les deux pour certains. Ils sont les bouffons du "suzerain" occidental, ici Trump qui sans le moindre intérêt pour l'état du Monde avec comme seule boussole (qui ne manque pas de puissance et d'efficacité) celle des pétroliers et des superprofits engrangés. C'est dans ce contexte qu'il faut lire les "événements" d'aujourd'hui : le contrôle du Venezuela, et le blocage non seulement d'Ormuz mais d'autres marchés qui risquent d'affamer la planète et déjà font monter le prix de l'énergie du gaz . Avec néanmoins dans ce cirque effrayant et puéril l'espoir de l'alternative que représente le monde multipolaire avec l'ouverture du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai .
Publié par Danielle Bleitrach
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Article original pour le blog
: Après un mois d'accalmie, les États-Unis attaquent de nouveau l'Iran, provoquant des ripostes. Dimanche, les forces américaines ont attaqué l'île iranienne de Larak, située dans le détroit d'Ormuz, faisant deux morts, selon l'agence de presse iranienne IRNA . La Maison Blanche a déclaré que cette attaque visait à empêcher le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de poser davantage de mines marines dans le détroit. Il s'agissait de la première agression américaine contre le territoire iranien depuis fin juillet. Téhéran a riposté le jour même : le CGRI a lancé des attaques de missiles et de drones contre les bases du roi Hussein et d'Al-Azraq en Jordanie, utilisées par les troupes américaines.
Trump ment : le trafic maritime dans le détroit reste faible. Dans le même temps, il en tire profit, des superprofits pour les capitaliste du pétrole et pour les jeux boursiers de sa "famille", comme on dit dans le mafia. le blocus du détroit d'Ormuz imposé par les États-Unis déséquilibre le marché mondial en faveur des capitalistes Etats-Uniens.
Sur le plan de la stratégie impérialiste, nous n'avançons pas d'"un pouce : Le président américain Donald Trump a publié une série de messages incohérents sur ses réseaux sociaux dans la nuit de dimanche à lundi, notamment une vidéo générée par intelligence artificielle tentant de montrer des forces américaines bombardant l'île de Kharg, principal terminal d'exportation de pétrole iranien
.« L’île de Kharg réduite en miettes !!! » a écrit Trump en légende de sa publication. On ignore si Trump, qui partage fréquemment des vidéos absurdes générées par IA avec ses 13 millions d’abonnés sur Truth Social, a confondu l’île de Larak avec l’île de Kharg, qu’il a menacé d’envahir à plusieurs reprises.
Ce message, qui a suscité les moqueries des responsables iraniens et l'inquiétude des observateurs préoccupés par le comportement de plus en plus erratique de Trump, est intervenu après l'attaque des forces américaines sur l'île de Larak, située à des centaines de kilomètres à l'est de Kharg, dans le détroit d'Ormuz.
On pourrait penser que ce type est complètement cinglé comme l'est en général le spectacle donné par l'Occident pourtant il y a une logique derrière ce spectacle et cette manière de perdre toutes les guerres.
En réalité, on parle d'un pays qui, entre 2001 et 2024, a dépensé environ 21 000 milliards de dollars américains pour son armée, soit l'équivalent des dépenses militaires des 18 pays suivants réunis (oui, 18 !). Et durant ces années, comme durant les 55 précédentes, les États-Unis n'ont jamais – jamais – remporté de guerre significative (ni même approché la victoire).
En bref, la guerre désastreuse que mène actuellement le président Donald Trump contre l'Iran n'a rien d'extraordinaire lorsqu'il s'agit de la puissance militaire américaine qui détruit beaucoup trop, mais qui, tôt ou tard, se retrouve dans une impasse remarquable (avec un accent particulier sur le mot « impasse »).
Lundi, les Gardiens de la révolution ont rapporté qu'un superpétrolier avait heurté deux mines marines et pris feu en tentant d'emprunter une route non autorisée à travers le détroit d'Ormuz, selon des sources iraniennes. Le trafic maritime selon les données du service de suivi Kpler montrent que seulement cinq cargos par jour traversent le détroit ces derniers temps, contre plus de 130 avant le début du conflit, comme l'a rapporté CNBC .
Pourtant ceux qui sont convaincus que nous avons devant nous une bande de cinglés et que non seulement Trump est un bluffeur et un malade mais que c'est contagieux ne voient pas la nocivité du capital et sousestiment sa logique et celle de son petit personnel (1)
les exportations américaines de pétrole ont atteint 13,6 millions de barils par jour en avril, dont 5,6 millions de barils de pétrole brut. À environ 100 dollars le baril,. les producteurs pourraient engranger des milliards de dollars de bénéfices supplémentaires ; la quasi-stabilité des coûts de production signifie que la pénurie liée à la guerre impacte directement les profits. De plus, grâce à l'« accord » annoncé vendredi, Washington a pris le contrôle du pétrole vénézuélien ; une partie de ce pétrole extorqué est destinée à reconstituer les réserves stratégiques. Il ne s’agit pas là de l’image d’une superpuissance en déclin, mais d’une puissance qui renforce effectivement sa supériorité militaire, politique et économique : le pétrole concurrent est évincé du marché mondial, sa propre industrie réalise des exportations record et des milliards de bénéfices, tandis que Washington soumet simultanément de nouvelles réserves étrangères à son contrôle.
Alors que le monde est entré dans une crise profonde et que se multiplient les situations d'asphyxie, dans l'énergie mais aussi les céréales, les Etats-Unis qui ne sont plus que leurs magnats engrangent effectivement des bénéfices records. .La stratégie est simple il s'agit d'utiliser le dollar, le blocage militaire de l'armada, les bombardements, les génocides pour évincer le pétrole concurrent du marché mondial, de réaliser au profit de ses pétroliers et de ses fabricants d'arme des exportations record et des milliards de bénéfices, tandis que Washington soumet simultanément de nouvelles réserves étrangères à son contrôle. La prise de contrôle du Venezuela crée les conditions d'un bras de fer.
Parallèlement à la menace militaire américaine contre l'Iran, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe l'Iran, la Chine, la Russie et l'Inde, se réunit à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Ce format rassemble des États aux divergences importantes, et le blocage des flux pétroliers transitant par le mont Ormuz, imposé par Washington, crée des intérêts communs supplémentaires. Les sanctions secondaires américaines annoncées font également de l'OCS un test pour évaluer jusqu'où Washington peut asseoir son influence économique sur ses concurrents asiatiques. La Chine n'a pas besoin de faire de l'Inde ou des autres États membres de l'OCS ses alliés. Les blocus et les sanctions secondaires imposés par Washington engendrent déjà des intérêts partagés en matière d'approvisionnement énergétique, de systèmes de paiement et de routes commerciales, même sans l'implication de Pékin.
On se dit qu'effectivement ce qui se joue mérite que l'on voit le sens de la bataille et en particulier le calme chinois et celui de ceux qui ont compris qu'avec des malades pareil "le vin est tiré, il faut le boire" et sans sous estimer la capacité de nuisance de ces cavaliers erratiques de l'apocalypse, partout agir pour créer ,une force de résistance organisée.
Le pessimisme de nos chers allemand est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre mais il faut aussi avoir un peu de leur lucidité sur la nature de la monstruosité qu'est l'impérialisme à ce stade; Mais vu l'état de nos élites politico-médiatiques françaises et,la manière dont tout ce beau monde ignore totalement ce contexte on est pris d'une colère devant tant d'irresponsabilité. Les seuls qui ne sont pas complètement hors de la plaque je continue à l'affirmer sont le PCF et son dirigeant candidat Fabien Roussel qui ont au moins la lucidité de s'intéresser à la politique de l'énergie, pétrole mais aussi nucléaire, de vouloir la paix et de s'attaquer aux problèmes concrets y compris ceux de la lutte contre les incendies (voir à ce propos l'article de Franck Marsal) . s'ils voulaient bien virer ou expédier ailleurs ceux qui prétendent diriger leur secteur international il y aurait là la base d'une reconquête de la réalité en concordance avec "le malaise du peuple français" qui ne sait plus d'où viennent les coups.
danielle Bleitrach
(1) Au titre ce ce petit personnel je vous offre cette video sur un de nos candidats à la présidentielle le sieur Glucksmann
