Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Halliburton rappelle à Trump qu’elle a quitté le Venezuela à cause des sanctions.

Pour donner quelques éclairages sur l’imbroglio que crée Trump, et les formes multiples de la résistance des Vénézuéliens, il faut savoir que ceux qui sont censés être les bénéficiaires du système ne sont pas chaud. L’idée de Trump, réindustrialiser l’Amérique n’est pas en soi une mauvaise idée, mais les contraintes du capitalisme et de la loi de l’accumulation plus les contraintes politiques électorales conduisent à l’instabilité du système ce que j’appelle le Zugzwang, se mettre en situation d’aggravation à chaque déplacement de pièce. Outre le fait que prétendre reconquérir l’industrialisation quand on chasse la main d’oeuvre immigrée à moindre coût, c’est un problème quand on a transformé les citoyens de producteurs en consommateurs. Quand il n’y a aucune planification pour aller au-de là de l’immédiat. C’est en ce sens que la contradiction entre forces productives et rapports de production apparaissent insolubles et l’instabilité est telle qu’il ne reste plus que la guerre et le fascisme dans lequel l’impérialisme dominant n’a même plus d’alliés.

On assiste même au paradoxe qui veut que l’opération se retourne contre une des bases du pouvoir républicain, les pétroliers du texas, mais voyons plutôt : Halliburton est une entreprise parapétrolière internationale et un des plus grands fournisseurs de produits, services et de solutions intégrés pour l’exploration, le développement et la production dans l’industrie pétrolière et gazière dans le monde. Halliburton est présent dans plus de 70 pays avec des centaines de filiales, sociétés affiliées, succursales, des marques et des divisions dans le monde entier. Le groupe employait, en 2023, 47 000 personnes. Notons qu’Halliburton, dès son origine dans la crise des années trente, se plaint amèrement de l’incompétence des gouvernements américains. Pendant un temps, Halliburton à travers sa filiale KBR a été un fournisseur officiel de matériel pour l’armée. . Aujourd’hui, ce n’est plus le cas puisque les entités Halliburton et KBR ont été séparées en avril 2007. Aujourd’hui, KBR est une entreprise indépendante qui n’a plus aucun lien avec Halliburton. En revanche, Halliburton a une compétence sans concurrent sérieux dans le gaz de schiste et la fracturation de son extraction. la baisse du prix du pétrole que cherche Trump pour tenter de juguler l’inflation de ses dépenses phénoménales a une incidence totalement négative sur l’énergie obtenue par la fracturation hydraulique ou hydrosiliceuse du sous-sol (dite « fracking ») qui devient trop chère. On conçoit qu’Halliburton dont le siège social est au Texas fasse partie des récalcitrants, mais il n’y a pas qu’elle, Chevron qui par parenthèse est la deuxième société pétrolière des Etats-Unis et considérée aussi comme une des plus polluantes, des plus spoliatrices, infréquentable, s’est retrouvée le 26 févier 2025 avec sa licence retirée par Donald Trump, pour l’obliger à cesser ses activités au Venezuela. Mais Deuxième plus gros producteur de pétrole aux Etats-Unis, Chevron est le seul pétrolier américain à opérer encore au Venezuela. Ce groupe a importé en décembre plus de 120.000 barils de brut vénézuélien par jour, selon les données de l’agence Bloomberg.

Donc cette protestation d’Halliburton doit être associée aux résultats de la consultation auprès des entreprises leaders comme ExxonMobil (la première) et ConocoPhillips ont été sondées pour reprendre leurs activités si Maduro était chassé et emprisonné, alors que le congrès était tenu à l’écart. Un tel choix d’interlocuteurs privilégiés, a convaincu de devoir rompre avec des leaders de l’opposition particulièrement tocards. Mais cette consultation a révélé le but qui est bien sur de s’approprier l’énergie du Venezuela, toutes les matières premières et non pour y traquer des narcotrafiquants inexistants. Mais il ne s’agit pas seulement de l’énérgie, des ressources mais bien de reconstituer le colonialisme, appropriation des ressources mais aussi y vendre sa camelote à un prix faramineux, une régression d’autant plus hasardeuse que le système a totalement évolué et que les Etats-unis ne sont pas en état de non concurrence, y compris chez eux.

la réponse du secteur pétrolier a été négative en cas de guerre , en raison de la faiblesse des prix du pétrole, de l’instabilité engendrée par les sanctions et du risque politique lié à une stratégie de changement de régime promue par Washington. Exxon Mobil (première entreprise du secteur) a considéré qu’il y avait bien d’autres lieux plus tranquilles et immédiatement exploitables. sans aller s’enfoncer dans la jungle vénézuélienne Mais Trump tenait absolument à mettre la main sur le Venezuela quand les cours étaient assez bas pour ne pas lui générer encore plus d’inflation, ces cours bas qui étaient justement ce qui éloignaient les pétroliers de l’aventure.

Mais pour bien mesurer en quoi cette main mise de Trump rend toute l’activité des pétroliers difficiles il faut encore mettre en regard la dernière disposition que vient d’édicterle président des Etats-Unis et dont les Chinois se contentent de souligner l’étrangeté en matière de droit international et commercial, disposition dont les victimes risquent d’être les pétroliers exerçant dans d’autres parties du monde y compris en Asie: Donald Trump signe un décret déclarant l’urgence nationale pour « protéger les revenus pétroliers vénézuéliens détenus aux États-Unis » Le président américain Donald Trump a signé vendredi un décret exécutif déclarant l’état d’urgence nationale pour « protéger les revenus du pétrole vénézuélien détenus dans les comptes du Trésor américain contre toute saisie ou procédure judiciaire », garantissant que ces fonds seront préservés « pour faire avancer les objectifs de politique étrangère des États-Unis », selon un communiqué de la Maison Blanche. Selon la fiche d’information de la Maison Blanche, le texte nouvellement signé bloque toute saisie, jugement, décret, exécution, saisie-arrêt ou autre procédure judiciaire contre les « fonds de dépôt de gouvernements étrangers », qui sont définis comme les revenus du pétrole vénézuélien et les ventes de diluants détenus dans les comptes du Trésor américain Le nouveau décret exécutif interdit également, sauf autorisation, les transferts ou les transactions sur ces fonds, remplaçant tout décret antérieur qui pourrait les bloquer ou les réglementer. « La possibilité d’une saisie ou de l’imposition d’une procédure judiciaire contre les fonds de dépôt de gouvernements étrangers constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, qui trouve sa source en totalité ou en partie en dehors des États-Unis », indique l’ordonnance.En outre, a précisé la Maison Blanche, les fonds de dépôt de gouvernements étrangers sont la propriété souveraine du Venezuela, détenus par les États-Unis à des fins gouvernementales et diplomatiques, et ne sont pas soumis à des réclamations privées. »Le gouvernement des États-Unis détiendra les fonds de dépôt des gouvernements étrangers uniquement à titre de gardien et de gouvernement, et non en tant qu’acteur du marché », a ajouté le décret exécutif.Par ailleurs, note le texte, ces fonds n’ont pas été et ne seront pas utilisés pour une quelconque activité commerciale aux États-Unis. Auparavant, Chris Wright, le secrétaire américain à l’Énergie, avait déclaré mercredi que les États-Unis commercialiseraient non seulement le pétrole stocké au Venezuela, mais contrôleraient également indéfiniment les ventes de pétrole du pays. #CgtnFDigital

Monde

Halliburton rappelle à Trump qu’elle a quitté le Venezuela à cause de ses sanctions.

« En tant qu’entreprise, nous avons quitté le pays en 2019 suite aux sanctions. Nous avions l’intention de rester », mais « lorsque les sanctions sont entrées en vigueur, on nous a demandé de partir. »

Compagnies pétrolières de Trump Maison Blanche Janvier 2026

Tout tournait autour du pétrole. Trump a rencontré des dirigeants de compagnies pétrolières à la Maison-Blanche le 9 janvier 2026, moins d’une semaine après l’attaque militaire contre le Venezuela et l’enlèvement du président Maduro et de son épouse Cilia Flores. Photo : EFE.


10 janvier 2026 Heure : 22h18

 

Un dirigeant de la compagnie pétrolière américaine Halliburton a rappelé au président américain Donald Trump que la raison pour laquelle l’entreprise avait abandonné ses activités au Venezuela était les sanctions imposées au pays sud-américain par le président lui-même en 2019 , lors de son premier mandat à la Maison Blanche, même si « nous avions l’intention de rester ».

« Quand êtes-vous partis ? Quand avez-vous quitté le Venezuela ? » demanda Trump. Le représentant d’Halliburton raconta alors l’histoire. « Notre entreprise a quitté le pays en 2019 suite aux sanctions. Nous avions l’intention de rester, mais lorsque les sanctions sont entrées en vigueur, on nous a demandé de partir. Nous souhaitions pourtant vivement rester », répondit-il.

L’échange a eu lieu lors d’une réunion organisée par le magnat républicain à la Maison Blanche vendredi dernier, à laquelle ont participé plus de vingt dirigeants des principales compagnies pétrolières mondiales.

La réunion, qui s’est tenue à huis clos dans la salle Est de la Maison Blanche, a apporté une preuve supplémentaire des véritables intentions qui ont guidé l’hostilité, les actions de siège et finalement l’agression militaire des États-Unis , le 3 janvier, contre cette nation sud-américaine.

Les attaques menées par les forces militaires américaines ont fait au moins 100 morts et un nombre similaire de blessés au Venezuela, dans le but d’enlever le président constitutionnel Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores.

Avant l’agression militaire, on savait déjà en décembre que Trump avait entamé des contacts directs avec de grandes compagnies pétrolières américaines pour envisager un possible retour au Venezuela une fois le président Nicolás Maduro destitué, selon les médias américains.

Le Venezuela, qui possède les plus importantes réserves de pétrole de la planète, estimées à quelque 300 milliards de barils (17 % des réserves connues), produit actuellement environ un million de barils par jour, selon les données de l’OPEP, et son industrie pétrolière a subi des pressions et des sanctions de la part des États-Unis ces dernières années, notamment la saisie de navires transportant du pétrole brut vénézuélien .

Les exportations de pétrole brut ont diminué depuis la mise en place du blocus militaire américain qui a débuté fin août 2025.

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