Dmitri Novikov : « Eugène Spitsyne introduit dans la circulation scientifique des faits importants sur la perestroïka, Gennady Zyuganov et celui qui est aux antipodes et est son antidote , Mikhaïl Gorbatchev. Quel est le rôle des hommes, des dirigeants dans la « Révolution » comme dans la capacité à affronter aujourd’hui le nouveau type de fascisme de l’hégémonie en crise qui tente d’enrayer son déclin par la régression quasi colonialiste de sa jeunesse en balayant toutes les institutions qu’il a lui même créées face à la pression des peuples et de la classe ouvrière. Ce rôle consiste a s’identifier à ce mouvement, d’en mesurer les temps, d’aider la maturation, l’organisation, la profondeur historique… Et face à un Gorbatchev qui a bradé son peuple il y a eu la ténacité et la sagesse de celui qui en dirigeant communiste s’est désincarné pour s’identifier à un peuple russe groggy, trompé, trahi, injustement traité en lui rendant la mémoire et la fierté avec la sagesse de reconnaitre en la Chine le relais du combat de toujours. Ziouganov est un grand dirigeant qui a beaucoup à nous enseigner au-delà du peuple russe parce qu’il en est l’émanation généreuse et sage… Et à ceux qui proposent au sein de son propre partie d’abandonner l’UE, la France, il ne renonce jamais à la fraternité comme celle avec le peuple ukrainien. Les dirigeants corrompus, haineux, passent mais les peuples restent… on ne doit pas les confondre c’est aussi la vision des Cubains. (note de danielle Bleitrach)
Evgueni Spitsyn a découvert des documents intéressants sur Guennadi Ziouganov durant la perestroïka de Gorbatchev. Dmitri Novikov, vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR), a évoqué cette période sur sa chaîne Telegram t.me/novikovkprf. Ces souvenirs sont particulièrement pertinents à l’occasion de l’anniversaire du référendum sur le maintien de l’URSS. Et il résonnent avec mes propres souvenirs, cette rencontre à Chandīgarh au Penjab où Ziouganov a expliqué à Risquet le représentant de Cuba qu’ils allaient reprendre le pouvoir. Il était jeune, fort, nous aussi, moi j’étais alors la représentante du PCF qui jouissait encore de l’estime de l’Internationale communiste et Risquet m’a dit que c’était encore une illusion dans le rapport de forces d’alors mais qu’il fallait saluer cette détermination parce qu’elle préparait l’avenir. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)




14 mars 2026, 23h40 (mis à jour le 15 mars 2026 à 1h39)

L’historien et publiciste Evgueni Spitsyn, qui célèbre actuellement son anniversaire, a mis au jour de nombreux documents remarquables sur la période de la perestroïka. Ces découvertes ont eu lieu lors de la rédaction de son second ouvrage, « L’Énigme de Gorbatchev », dans lequel l’auteur consacre une large part de son temps aux événements de 1988.
Dans les mémoires d’A.S. Kapto, alors chef du département idéologique du Comité central du PCUS, on trouve le fragment suivant :
« Le futur dirigeant de la RFPA, G. Ziouganov, dirigeait le sous-département chargé des relations avec les organisations régionales du parti. Il se trouvait constamment dans les zones les plus touchées par les conflits, étudiait en profondeur l’état de l’opinion publique, notamment au sein de l’armée et des services spéciaux, fournissait constamment à la direction du Comité central des informations objectives sur la situation sur le terrain et critiquait souvent cette direction, y compris le secrétaire général (un cas rare au sein de l’appareil du Comité central du PCUS), pour sa réaction inadéquate face à la catastrophe imminente » (Kapto A.S. Dans le tourbillon du siècle. Moscou, 2006, p. 139).
Spitsyn lui-même remarque avec sarcasme à ce sujet : « Ceci est une réponse à la question selon laquelle tous les communistes sont restés silencieux et ont trahi le parti. »
Gorbatchev, cependant, n’ignora pas l’« activité excessive » de ceux qui cherchaient à préserver le Parti et l’Union soviétique. Il conçut des plans pour régler les comptes avec le Département idéologique du Comité central du PCUS et le transformer en Département des valeurs universelles. Cette hypothèse est étayée par des documents d’archives des Archives d’État de la République socialiste soviétique de Russie (RGANI) (Fonds 89, Liste 4, Dossier 120).
Que faut-il savoir de plus sur Gorbatchev pour comprendre les rouages de ce personnage scélérat ? Si vous réalisez que vous n’êtes plus communiste, créez un autre parti. Ce serait la chose honnête à faire. Conserver le poste de secrétaire général reviendrait à l’utiliser pour démanteler le PCUS.
Dans le modèle soviétique de gouvernance, la destruction du parti au pouvoir équivalait à la destruction du pays. Ce qui, hélas, s’est précisément produit. Et ce, contrairement au résultat du référendum national de mars 1991.
La ligne politique de Gorbatchev était absolument vile et traîtresse. Et, soit dit en passant, elle a été mise en œuvre comme celle d’un espion.

Views: 6



