Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

article header cover image

Histoire et société > Les amis du blog

Faire la guerre, non au commerce !

jakline Boyer est tout à fait sur ma ligne , celle qui rassemble contre la tyrannie du capital qui n'a pas de patrie, seulement celle de sa poche... C'est l'émotion partout la CIA a atterri à Moscou personne ne sait ce qui se dit mais on sait ce qu'en pense la majorité du peuple russe, de Ziouganov au pope mystique, ils ont la colère contre ceux qui ont réussi à monter l'un contre l'autre des peuples frères et ceux qui prétendent continuer à s'engraisser sur le massacre mais ils l'on voulu et ils n'abandonneront jamais, il faut les vaincre: ils ont besoin d'une nouvelle râclée pour comprendre, ils ne comprennent que ce langage... Le seul espoir que l'on puisse avoir dans une telle impasse c'est dans le fait qu'il s'agit effectivement de peuples frères et que l'emporte ce sentiment pour enfin aboutir à la paix dans cette guerre qui n'aurait jamais du avoir lieu ...

Publié par Danielle Bleitrach

le

Source : bordeaux-moscou.over-blog.com

Après l’analyse de Pavel Chtchenine, voici la ligne des communistes russes.

Je l’ai écrit dans la présentation du précédent article : ce sont les deux analyses originales qui ont cours dans l’espace politique russe, les deux partant de pôles opposés sont sans réserve derrière le choix du président russe. Un choix qui n’en est pas un, car face à cet Occident qui ne rêve que de mettre la main sur toutes les richesses du territoire russe, un dirigeant américain le disait encore dernièrement mais c'est une vieille histoire : comment 140 millions de Russes peuvent-ils posséder seuls tout ce magot? Les "valeurs " occidentales réduites à leur essentiel : valeurs boursières.

Donc, pour résumer, quand les forces des coalisés occidentaux campent sur vos frontières, après des années de tentatives diplomatiques qui ont échoué, reste la confrontation armée. Le KPRF soutient depuis 2014 l’appel au secours de Donetsk bombardé par Kiev.

Notons tout de même que ces politiques religieux orthodoxes ne sont pas dans cette "cinquième colonne" qui a fait le choix du commerce, continuer de s’enrichir en poursuivant leurs activités avec les pays occidentaux qui agressent le pays.

Dans le débat ci-dessous, il sera répété à plusieurs reprises cette expression marxiste : le capital n’a pas de patrie, ajoutant : sa patrie, c'est sa poche.

Dans le débat, un des participants souligne qu’il n’y a pas LA Russie mais DES Russie-s. Celle qui se bat sur le front et celle, à l’arrière, qui soutient, s’engage. Celle qui de fait refuse l’opération militaire spéciale en poursuivant son business avec l’Occident : pas possible, disent-ils, d’attaquer des sites en Europe qui sont pourtant directement impliqués dans les attaques contre la Russie. Or la question est posée, et de très fortes pression s’exercent sur Vladimir Poutine pour franchir ce pas. " Ne tirez pas sur ces pays, il y a nos familles, notre argent, nos maisons, nos yachts".

Se trouve une nouvelle fois dénoncée "la 5ème colonne" et ce manque d’unité du pays joue contre la victoire, ou du moins en ralentit l’avènement. Car dans ces Russie-s il y a aussi les indifférents pour qui la vie continue comme si de rien n’était. Pour ces débatteurs, colonels à la retraite, reconvertis en journalistes ou engagés dans les débats publics sur des sites parallèles ou bien encore occupant un poste à responsabilité dans la défense du pays, c'est l’enjeu essentiel : l’unité du pays qui doit se construire dans la direction du socialisme. Améliorer substantiellement le quotidien de ces Russes, qui sont les plus engagés et au front et à l’arrière. Un participant compare le niveau de la retraite en Russie, 24.000 roubles par mois, à celle du Kazakhstan, 34.000 roubles. Il redit ce que cette situation a d’anormal: " le Kazakhstan !".

Les Russes votent pour renouveler la Douma, le 18 septembre prochain. Ces débats seront au cœur de la campagne des communistes.

L’émission se termine avec la citation de Vladimir Poutine : à quoi bon un monde où la Russie n’existerait pas. Paroles prononcées il y a quelques années. Elles fixent le cap, selon un des débatteurs. "Nous mènerons le combat jusqu'au bout et nous gagnerons".

Résumé non exhaustif fourni par le site, proche du KPRF. Il y a l’émission plusieurs fois par semaine : Point de vue dans la chaîne Ligne rouge.

"Cette vidéo de l'émission Точка зрения (Point de vue), diffusée le 20 août 2026, aborde la situation actuelle du conflit en Ukraine et la politique économique de la Russie.

Thèmes principaux :

Escalade du conflit : Les participants discutent de l'implication croissante des puissances occidentales, notamment du Royaume-Uni (01:13-02:43), dans les frappes sur le territoire russe via des drones longue portée. Des experts appellent à une réponse militaire plus ferme contre les infrastructures soutenant l'effort de guerre ukrainien.

Le dilemme du commerce en temps de guerre : L'émission dénonce le fait que, malgré les hostilités, la Russie continue de commercer avec des pays membres de l'OTAN (08:27-09:27). Les intervenants qualifient cette situation de « non-sens » et de « sauvagerie », estimant que les intérêts économiques de certains membres de l'élite russe priment sur la nécessité d'une victoire totale (09:29-10:00).

Critique des élites et du système économique : Plusieurs invités, dont Konstantin Sivkov et Viktor Baronets, critiquent la structure économique actuelle, qualifiant le système de « capitalisme oligarchique » (22:24-25:12). Ils suggèrent un passage à une économie de type socialiste avec une nationalisation des ressources stratégiques pour assurer la survie du pays face à l'Occident (25:12-26:12).

Situation sur le front : Anatoly Matviychuk fait un état des lieux des opérations militaires (16:27-19:42), notant des avancées russes dans les zones de Koupiansk, Krasny Liman et vers Kramatorsk, tout en soulignant les défis logistiques et la persistance des approvisionnements occidentaux passant par la Pologne (06:36-07:12).


Les intervenants concluent en insistant sur la nécessité d'une ligne politique et militaire sans équivoque, affirmant que la Russie doit agir avec détermination pour protéger sa souveraineté, quitte à rompre totalement avec les intérêts commerciaux occidentaux (42:06-44:05).

Воевать - не торговать! В.Баранец, А.Матвийчук, К.Сивков, О.Фаличев (20.08.2026)

Воевать - не торговать! В.Баранец, А.Матвийчук, К.Сивков, О.Фаличев (20.08.2026)

Эскалация войны идёт невиданными темпами. Беспрецедентные воздушные атаки на территорию России, разрушени...

https://www.youtube.com/watch?v=rHUj-w9hrvc

Pour les russophones. 20 août. C'est le cadre de ces émissions. Le même journaliste les mène.

В ожидании. А.Бакланов, В.Васильев, А.Демчук (24.08.2026)

В ожидании. А.Бакланов, В.Васильев, А.Демчук (24.08.2026)

Министр иностранных дел России С.В. Лавров заявил, что Россия имеет право рассматривать удары британских др...

https://www.youtube.com/watch?v=XA03f9Pjb3E

Émission du 24 août. Présentation en suivant.

L’émission s’appelle " dans l’attente". Sa présentation donne le cadre.

Traduction :

"Le ministre des Affaires Serguei Lavrov vient de déclarer que la Russie a le droit d’analyser les attaques des drones britanniques sur notre territoire comme la participation directe de la Grande Bretagne à la guerre avec toutes les conséquences inhérentes. Qu’est-ce que c’est ? Une nouvelle "ligne rouge" comme il y en a eu à l’infini ? Ou quelque chose d’autre ? Nos experts en débattent."

Fin de la traduction

La forme même de la question traduit l’impatience grandissante dans la société. Le débat éclairera la stratégie du pouvoir qui fait suivre ses déclarations toujours sans ambiguïté d’actes qui confirment une ligne offensive sur le champ de bataille. Il sera noté dans le débat que la Russie conquiert de plus en plus de territoires. Il sera également précisé que des contacts avec les représentants américains se poursuivent "en douce", mais que la seule chose qui les intéresse c'est l’argent. Donc ça discute matières premières et autres ressources. Les experts sont catégoriques il n’est pas question à l’heure actuelle de quelconque négociation de paix. Avec qui et pourquoi ? Les cartes de l’OTAN sont sur la table, inacceptables.

Le débat apporte des nuances sur la problématique du précédent : faire la guerre ou commercer. Sont cités les pays qui continuent les relations commerciales avec la Russie, dont la France à hauteur de 9%. C'est une minorité de pays de l’OTAN. La France est le seul "grand" pays de l’UE, malgré une rhétorique très agressive.

Ils soulignent que les entreprises qui ont quitté la Russie en février 2022 le regrettent les places sont désormais prises par d’autres. Celles qui sont restées ont assuré leur avenir. Au passage la possibilité de changement des dirigeants européens est évoquée, nombre de pays abordant une période électorale. Changement de ligne à l’égard de la Russie ? La ligne actuelle est catastrophique pour ces pays.

Plus fondamentalement, le maintien de ces relations économiques est un point d’appui pour "l’après". Finalement, le débat va se conclure sur le constat qu'ils ne sont pas dans l’attente. Les choses vont leur chemin pour assurer l’atteinte des objectifs fixés. Il est rappelé que la diplomatie est efficace quand elle est accompagnée de la force. Ce que l’expérience soviétique démontre amplement. Ce qui inspire la stratégie russe actuelle.

Publié dans La Russie aujourd'hui

Partager cet article

Commentaires