Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Face aux sanctions contre la Russie, la Bulgarie de Roumen Radev se rebiffe

Union européenne. 

Cela va bien au-delà des sanctions, et des problèmes religieux même s’ils assurent une base sociale élargie mais on peut même considérer que la manière dont on accuse ce nouveau premier ministre d’être pro-russe; ce qu’il nie et donne même des gages en commençant à reconvertir son approvisionnement en énergie comme gage de bonne volonté; Là n’est pas l’essentiel mais le prétexte pour créer une division déstabilisation au sein de la nation Bulgare tout à fait dans les moeurs de ceux qui n’ont cessé dans les Balkans et ailleurs de fomenter des révolutions de couleur.

Il y a chez cet ancien général de la lucidité partagée par beaucoup de militaires dans le constat que l’UE s’aligne sur l’OTAN et les USA, et que la guerre devienne inévitable non seulement parce que les discours appellent à l’escalade avec Macron qui tient à la dissuasion nucléaire mais parce que les FAITS sont là et il y a une transformation des sociétés européennes vers le surarmement et l’acceptation de la guerre. Outre le fait que les Européens font tout pour empêcher que la paix intervienne comme ils l’ont fait avec les accords de Minsk et la négociation en 2022 à Ankara et là les Russes mettent en accusation l’habituel mauvais génie de l’Europe, la grande Bretagne, liée étroitement aux USA.

Face à une guerre qui devient de plus en plus inévitable, le nouveau premier ministre bulgare Rumen Radev est d’abord une voix qui appelle à la raison en matière d’escalade. Il a déclaré à la presse à Paris, avant sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron : « Je suis préoccupé par le fait que l’Europe veuille s’aligner sur la plus grande puissance nucléaire, alors qu’elle n’a pas les moyens d’intercepter et de neutraliser les armes hypersoniques modernes. Cela représente un risque sérieux. La politique générale doit être revue. » Il a ajouté qu’il serait heureux si l’Europe acceptait enfin d’entamer des négociations avec la Russie. Comme l’a souligné le Premier ministre bulgare, l’Europe devrait jouer un rôle moteur dans ces négociations. l’article repris par le Courrier international selon un mode habituel à cette revue déclare: Présent au sommet européen du 18 au 19 juin à Bruxelles, le nouveau Premier ministre bulgare a menacé de boycotter le dernier paquet de sanctions contre la Russie, notamment à cause de celles prévues envers le patriarche Kirill. Au grand dam des proeuropéens dans son pays. Une manière comme une autre de cultiver l’esprit de supériorité et la rationalité supposée des Français qui sont pris pour des imbéciles et que l’on mène vers la guerre (note de danielle Bleitrach pour Histoireetsociete)

Source :Courrier international

Lecture 2 min. Publié le 19 juin 2026 à 12h41

Le nouveau Premier ministre bulgare en compagnie d’Emmanuel Macron à Bruxelles, le 19 juin 2026. JOHN THYS/AFP

Près de deux mois après sa victoire écrasante au scrutin anticipé d’avril dernier, le nouveau Premier ministre Roumen Radev met la Bulgarie “sous les feux de l’actualité à Bruxelles en raison de ses réserves sur les nouvelles sanctions contre la Russie”, affirme bTV, la principale chaîne de télévision privée du pays.

Jeudi 18 juin, le chef du gouvernement bulgare est effectivement arrivé dans la capitale européenne pour un sommet de deux jours réunissant les chefs d’État et de gouvernement des États membres en présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Les thèmes principaux sont l’aide européenne à l’Ukraine, la situation au Proche-Orient après la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne (UE), précise bTV. Et de poursuivre : “Les sanctions contre la Russie ne figurent pas officiellement à l’ordre du jour de la réunion, mais l’intérêt porté à notre pays s’est accru depuis l’annonce selon laquelle la Bulgarie s’oppose à une partie du dernier paquet de mesures proposé par Bruxelles”.

D’abord à Sofia, peu avant son départ, puis à Bruxelles avant l’ouverture du sommet, Roumen Radev a confirmé ce que sa ministre des Affaires étrangères, Velislava Petrova-Chamova, avait déjà avancé quelques jours plus tôt, à savoir que la Bulgarie n’était pas d’accord avec certaines mesures prévues dans le 21e paquet de sanctions que les États membres doivent adopter en juillet.

“Le temps des croisades est révolu”

Il s’agit de certaines sanctions économiques, et surtout celles prévues contre le patriarche de Russie, Kirill, connu pour être un fervent soutien de la guerre. Jeudi, le Premier ministre a même affirmé que si ces dernières sont maintenues, la Bulgarie y mettra son veto, car “le temps des croisades est révolu”. Passablement irrité devant les questions de la presse, selon le quotidien en ligne SegaRoumen Radev a aussi expliqué que “l’Église orthodoxe russe a contribué à la libération de la Bulgarie du joug ottoman”. “Ce n’est pas le patriarche russe qui m’intéresse, mais les millions de fidèles russes”, a-t-il poursuivi, en se demandant si ces sanctions allaient contribuer à la fin de la guerre. Le Premier ministre a aussi estimé que les Églises orthodoxes, dont celle de la Bulgarie, faisaient partie “d’une même famille”.

Régulièrement qualifié de “prorusse”, voire de “nouvel Orban” pendant sa campagne électorale, le général d’aviation Roumen Radev a toujours tenu à rassurer sur ses engagements européens. Mais ces derniers propos ont fait bondir les proeuropéens du pays. Il reprend “mot à mot la rhétorique de la propagande russe”, a aussitôt relevé Vladimir Iontchev, le rédacteur en chef du quotidien en ligne Off News, connu pour sa couverture très engagée de la guerre en Ukraine.

“Comme si l’Europe menait une croisade contre la chrétienté orthodoxe !” poursuit-il dans un éditorial enflammé, appelant ses lecteurs à s’insurger contre ce “virage géopolitique” de la Bulgarie. “Radev n’est plus un danger hypothétique ni une menace potentielle. C’est un véritable agent d’influence du Kremlin, agissant à l’encontre des intérêts de la Bulgarie, cherchant à nous faire sortir de l’UE et à nous ramener dans l’orbite de la Russie, de l’Union soviétique, le ‘monde russe’, ou quel que soit le nom qu’on donne à l’incarnation actuelle de cet empire du mal”, conclut-il.

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