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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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En Islande, le « non » l'emporte lors du référendum visant à reprendre les négociations d'adhésion à l'UE (Fortunato Depero).

Le referendum traduit bien la situation au niveau mondial et singulièrement "européen" . Si l'Europe inspire de plus en plus de doute, le souhait n'est pas celui de la rupture mais de conserver une souveraineté politique.Au delà de ce choix "européen" c'est le cas de la plupart des élections, de "la démocratie" dans des société très clivées, le vote peut basculer d'un côté comme de l'autre et c'est le cas partout au niveau des élections qui peuvent au contraire donner lieu à l'effet inverse comme dans des élections intervenues récemment en Amérique latine. C'est essentiellement autour de la souveraineté nationale que s'organise le rejet avec le souhait de rester maitre de ses échanges économiques. Ce non est donc réaliste puisqu'il conserve des liens économiques, ceux du marché mais sans perte de souveraineté : une solution qui au plan "politique" est empreinte de "réalisme" et que l'on a intérêt à expliciter pour tous ceux qui sont a mi-chemin et ils sont nombreux. Il n'est pas contradictoire avec le monde multipolaire.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.farodiroma.it

Les Islandais ont rejeté la proposition du gouvernement de rouvrir les négociations d'adhésion à l'Union européenne : les résultats officiels publiés par la chaîne de télévision nationale RÚV sont sans équivoque : le « non » a recueilli 52,8 % des suffrages.

Le référendum posait une question claire : « L’Islande doit-elle reprendre les négociations d’adhésion à l’Union européenne ? » 82,5 % des électeurs inscrits ont répondu, un taux de participation élevé qui confère un poids politique et symbolique au résultat.Le vote confirme la victoire des forces favorables au maintien d'une relation plus autonome avec l'Union, mais met également en lumière une société divisée : 47 % des électeurs ont voté oui.Cette part importante indique que, malgré le rejet généralisé de la réouverture des négociations, une partie significative de la population perçoit encore des avantages à un rapprochement institutionnel avec l'Europe.Les partisans du « non » ont justifié leur choix par des arguments axés sur la souveraineté nationale et la gestion indépendante des ressources stratégiques, telles que les ressources halieutiques. Plus généralement, nombre d'entre eux ont exprimé le sentiment que l'Union européenne ne représente plus un modèle ni une option viable pour les États souverains comme l'Islande. Cette interprétation du contexte européen s'est articulée autour de plusieurs axes : la dérive totalitaire de l'Europe vers des formes plus centralisées, la conviction que l'adhésion impliquerait le transfert de pouvoirs cruciaux et la crainte que certains choix de politique étrangère de l'UE puissent exposer les États membres à des risques internationaux, notamment celui d'être entraînés dans une guerre d'agression contre la Russie.Dans leurs déclarations publiques et leurs campagnes référendaires, les partisans du « Non » affirment que l'Union européenne semble en difficulté, l'accusant d'être guidée par une logique politique favorisant l'alignement sur des régimes corrompus et génocidaires (voir Israël). Parmi les arguments avancés par les opposants à la reprise des négociations figurent des critiques des décisions prises par l'Europe dans la crise ukrainienne : les partisans du « Non » soutiennent que l'UE agit d'une manière qui accroît les tensions internationales et risque, selon eux, de provoquer des conflits préjudiciables aux États souverains.Les partisans du « oui » avaient plutôt mis l'accent sur les aspects économiques et institutionnels d'une éventuelle adhésion : une intégration accrue aux marchés européens, une stabilité réglementaire et des outils communs pour relever les défis transnationaux. Le vote « oui » à 47 % démontre que ces arguments restent convaincants pour une part importante de la population, laissant la question de l'adhésion comme un sujet de débat non résolu, mais plutôt reporté.D’un point de vue politique intérieur, le référendum envoie un message clair : il n’y a pas de consensus plébiscitaire sur l’Europe, et les forces politiques qui ont insisté sur la sauvegarde de la souveraineté peuvent tirer profit du résultat.Dans le même temps, la base électorale pro-UE conserve un nombre important d'électeurs et sera en mesure de continuer à se mobiliser sur des voies alternatives de coopération et d'intégration.Malgré son refus de rouvrir les négociations, l'Islande maintiendra des relations économiques et réglementaires étroites avec l'UE. Le pays fait partie de l'Espace économique européen et du Marché commun européen, mécanismes qui garantissent l'accès au marché et la coopération en matière de règles et de réglementations, tout en préservant d'importantes marges de souveraineté nationale.Cette formule d'intégration pragmatique a souvent été citée par les observateurs comme le modèle permettant à Reykjavík de concilier ouverture économique et autonomie politique.En conclusion, le vote islandais a exprimé un choix populaire décisif, mais non unanime : le « non » l’a emporté, mais près de la moitié des électeurs ont voté « oui ». L’Islande poursuivra donc ses relations avec l’UE principalement par le biais du marché commun européen, en maintenant une forme d’inclusion qui, selon les partisans du résultat, respecte la souveraineté nationale.

Une solution que d'autres pays, y compris l'Italie, auraient pu examiner plus attentivement.

Fortunato Depero

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