Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

En image Caracas : manifestation des travailleurs du secteur pétrolier en faveur de la réforme de la loi sur les hydrocarbures.

Toujours dans le cadre de notre réflexion sur le « facteur humain » et sur « l’énergie » qui est plus que le pétrole vu par Trump, voici ce dont les médias occidentaux ne parlent pas à savoir le lien entre le gouvernement vénézuélien et ses travailleurs, son peuple, garantie de la souveraineté et réclamant le retour de Maduro et de la première combattante. Outre leur soutien à la réforme de la loi sur les hydrocarbures pour le bien de la nation, les travailleurs du secteur pétrolier se sont joints à l’appel à la libération du président Maduro et de Cilia Flores (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Pétroliers, 29 janvier 2026

Les participants à la marche du secteur pétrolier ont réaffirmé leur engagement envers la relance productive du pays et la défense de sa souveraineté énergétique et de ses ressources naturelles. Photo : teleSUR.

En images : Manifestation des travailleurs du secteur pétrolier en faveur de la réforme de la loi sur les hydrocarbures


29 janvier 2026

Les travailleurs du secteur pétrolier ont manifesté ce jeudi à Caracas pour exprimer leur soutien à la réforme partielle de la loi sur les hydrocarbures et pour exiger la libération du président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores.

Cette réunion a rassemblé des employés de divers secteurs opérationnels de l’industrie des hydrocarbures, qui ont souligné que la réforme juridique renforcera la production, attirera les investissements et consolidera la souveraineté énergétique du Venezuela, en orientant les recettes vers le développement économique et le bien-être social du pays.

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Ana Rodríguez, une travailleuse du secteur, a déclaré que la réforme représente « une étape décisive de l’Exécutif national en faveur de la principale industrie du pays » et a noté : « Aujourd’hui, nous montrons au monde que le Venezuela, première réserve mondiale d’hydrocarbures, s’oriente vers un modèle qui garantit le bien-être de l’humanité. »

« Cette réforme se traduira par un bien-être social pour notre industrie, pour notre population et pour les femmes et les hommes de la nation », a-t-elle ajouté.

Rodríguez a également déclaré : « Nous avons résisté à des mesures coercitives et à une guerre asymétrique, mais nous restons debout parce que nous exigeons le respect de notre souveraineté », et a appelé à la libération de Maduro et Flores, soulignant que « la classe ouvrière fait vivre l’héritage de Chávez aux côtés de notre président ».

Jorge Esquivel, opérateur de production, a indiqué que la réforme permettra d’accroître la capacité opérationnelle du secteur : « L’augmentation de la production pétrolière nous donnera l’occasion de renforcer les secteurs économique et sanitaire grâce à des accords internationaux. La politique promue par la présidente par intérim Delcy Rodríguez ouvre la voie à de nouvelles alliances et à la consolidation du développement énergétique dans une perspective internationale. »

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Source : teleSUR

Ángel Fernández a exprimé son soutien à Delcy Rodríguez : « Nous avons pleinement confiance en la présidente par intérim Rodríguez. Sa fermeté et sa clarté sur les questions pétrolières nous permettent d’avancer avec assurance. Les Vénézuéliennes soutiennent son leadership et son engagement à défendre la souveraineté et la stabilité du pays. »

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Source : teleSUR

La réforme partielle de la loi sur les hydrocarbures vise à adapter le cadre juridique aux nouvelles conditions du marché mondial de l’énergie, à renforcer la capacité de production nationale et à élargir les mécanismes de participation de l’État à la gestion du pétrole.

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Source : teleSUR

Cet instrument comprend des dispositions visant à optimiser les processus opérationnels, à promouvoir les alliances stratégiques sous contrôle national et à garantir que les revenus du secteur se traduisent par un bien-être social, s’inscrivant ainsi dans le cadre du programme législatif visant à consolider la souveraineté énergétique et à dynamiser l’économie vénézuélienne.

Delcy manifeste contre les travailleurs du pétrole le 29 janvier
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a rencontré des travailleurs du secteur des hydrocarbures. Photo : teleSUR.

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2 Commentaires

  • RV
    RV

    1. Capacité institutionnelle : qui décide vraiment ?
    Sur le papier, l’État conserve des pouvoirs très forts :
    autorisation des contrats, approbation des plans d’affaires, contrôle de la commercialisation,
    fixation modulable des redevances, révocation ou suspension des autorisations.
    Mais ces pouvoirs sont concentrés principalement :
    au ministère de l’Énergie et du Pétrole et de manière transversale, à l’exécutif.
    Problème juridique potentiel.
    La réforme réduit les contre-pouvoirs institutionnels :
    rôle limité du Parlement après l’adoption de la loi, contrôle juridictionnel peu visible,
    absence de véritable autorité administrative indépendante (type « agence de régulation »).
    Résultat :
    le pouvoir est formellement fort, mais institutionnellement fragile, car dépendant :
    de la stabilité politique, de la qualité des décisions administratives, de la capacité interne de contrôle.
    En droit public, c’est risqué :
    quand le contrôle est trop centralisé, il devient discrétionnaire plutôt que structurel.

    2. Capacité administrative : contrôler des acteurs puissants
    La réforme donne une autonomie opérationnelle massive aux entreprises privées :
    gestion intégrale des projets, comptes à l’étranger, commercialisation directe partielle,
    arbitrage international.
    Cela exige de l’État :
    des audits techniques complexes, des contrôles financiers transnationaux, une surveillance en temps réel des volumes, des prix et des coûts.
    Question clé
    L’administration dispose-t-elle réellement :
    d’ingénieurs spécialisés indépendants ? de systèmes d’information fiables ? de moyens humains non politisés et stables ? de capacités d’enquête financière internationale ?
    Si la réponse est non (ou partiellement non), alors :
    le contrôle devient formel, la souveraineté devient déclarative, et l’asymétrie d’information joue en faveur des opérateurs privés.
    C’est un point central : celui qui maîtrise l’information maîtrise la décision.

    3. Capacité économique et financière : l’État régulateur a aussi un coût
    On parle souvent du désengagement financier de l’État comme d’un avantage. C’est vrai… mais incomplet.
    Ce que l’État ne finance plus, investissements lourds, dette, risques industriels.
    Ce que l’État doit financer autrement, systèmes de contrôle numériques, expertise technique indépendante, mécanismes de transparence, contentieux complexes, formation continue des cadres publics.
    Or, un État régulateur faible financièrement est paradoxal :
    il dépend de la bonne foi (ou de l’efficacité) de ceux qu’il régule.
    Juridiquement, cela peut conduire à une captation réglementaire :
    les règles existent, mais sont façonnées par ceux qui ont les moyens de les contourner.

    4. Capacité juridictionnelle : arbitrage international vs souveraineté
    L’introduction de l’arbitrage indépendant est un signal fort aux investisseurs.
    Mais c’est aussi une contrainte lourde pour l’État.
    Risques juridiques concrets
    asymétrie d’expertise dans les contentieux internationaux, coûts élevés des arbitrages, interprétation extensive des clauses de stabilité ou de rééquilibrage, pressions indirectes sur les décisions réglementaires futures.
    Si l’État :
    modifie une redevance, suspend une autorisation, révoque un contrat, il devra justifier juridiquement chaque décision selon des standards internationaux élevés.
    Autrement dit :
    le pouvoir de contrôle existe, mais son exercice devient juridiquement coûteux.

    5. Le cœur du problème : de l’État souverain à l’État compétent
    La réforme repose implicitement sur un postulat :
    l’État sera techniquement, administrativement et juridiquement à la hauteur de son nouveau rôle.
    Or, historiquement, le Venezuela était structuré pour être un État-producteur, pas un État-arbitre sophistiqué de marchés complexes.
    Le risque majeur
    On peut résumer ainsi :
    L’État conserve la souveraineté formelle, mais s’il ne peut pas l’exercer efficacement, elle se transforme en souveraineté symbolique.

    6. Conclusion claire (et un peu crue)
    La question n’est pas :
    « La loi protège-t-elle l’État ? » → oui, sur le papier.
    La vraie question est :
    « L’État a-t-il les moyens humains, techniques, financiers et juridictionnels pour faire respecter la loi ? »
    Si la réponse est :
    oui → la réforme est une adaptation stratégique intelligente.
    non → elle devient un transfert progressif de pouvoir réel vers les opérateurs privés, sans privatisation formelle.

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    • admin5319
      admin5319

      je n’en sais pas plus que vous avec votre mmorgue prétentieuse qui joue les savants alors que vous ne savez visiblement que ce que distille vos amis les soutiens de la CIA mais je sais deux ou trois choses parce que je les ai vécues et vous non, vous êtes un gros vantard qui répétez la messe et vous lêchez les babines à l’idée de l’échec
      1) par rapport à la situation initiale du bras de fer et de l’enlèvement de Chavez (déjà) les pétroles vénézuéliens se sont beaucoup transformés
      du temps des salopards type Machado qui s’appuyaient sur les anciens franquistes de la banque espagnoles santander, les pétroles étaient un état dans l’état qui même au niveau du syndicat était patronal et complètement inféodés aux majors des Etats-Unis et à la finance espagnole. Les ressources en faisaient une place financière qui blanchissait l’argent de la drogue alors que même en ce temps là comme aujourd’hui la drogue n’était ni produite, ni diffusée au Vnezuela sauf comme aujourd’hui dans la zone de Zula (détenue par l’opposition touchant la colombie) et dans la mer des caraïbes. Chavez a été enlevé par ce beau monde et libéré grace à Fidel et la mobilisation internationale mais surtout grace au soulèvement du peuple vénézuelien.
      2) Il y a eu dès cette époque un lien entre Poutine et Chavez pour transformer les pétroles et le fief et s’est créé une catégorie d’ingénieurs et un véritable syndicalisme qui aujourd’hui défile dans les rues. Sur ce point voir article publié dans histoireet societe
      https://histoireetsociete.com/chavez-et-poutine-ou-lorigine-des-brics-par-danielle-bleitrach/
      bref, la réponse est visiblement il y a un meilleur encadrement pétrolier qu’avant la réforme et le vrai problème a été le blocus de l’écoulement pétrolier ce qui paradoxalement est améliorée par l’intervention. C’était d’ailleurs la proposition de Maduro qu’il avait mis en oeuvre avec Chevron dans la zone du guyana.
      3) Avec les ressources pétrolières, le gouvernement peut contrôler partiellement l’inflation et le change ce qui était devenu impossible
      4) comme il peut poursuivre ce que vous semblez ignorer un autre développement y compris agricole et d’autres ressources minières parce que le chavisme ne s’est pas contenté d’un système rentier.
      5) et surtout assurer une distribution dans la population de quoi vivre, éduquer, soigner. La coopération dans ce domaine avec les Cubains n’a pas été dénoncée.
      Bien sur nous n’en sommes pas à la situation idéale que des prétentieux donneur de leçon de votre espèce prétendent infliger à la planète c’est pour ça qu’il faut mener le combat aux côtés de ceux qui vont dans le sens de l’appropriation par les peuples de leur ressources.
      danielle Bleitrach

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