C’est bien notre enjeu du jour, avec l’ouverture de la conférence de Tianjin, et les tambours de la guerre en Europe. L’ascension économique de la Chine, comme naguère en quelque sorte l’ascension politique de l’URSS, fait de la guerre la bouée de sauvetage des privilèges impérialistes de l’occident et de son centre économique et politique, les USA. Mais cette perspective n’est pas inéluctable. L’unité des peuples autour de leur réel intérêt peut ne pas mener à l’affrontement mais tout aussi bien au dialogue, à la compréhension mutuelle, au règlement pacifique des différents et à la coopération … sans renoncement à la souveraineté. Au contraire, l’unité du peuple est la base de la souveraineté et la souveraineté est indispensable pour des relations internationales équilibrées. La communauté de destin portée par la Chine, le respect mutuel et le sérieux des organisations internationales nouvelles qui se construisent, l’OCS, les BRICS tranche considérablement avec la vaine agitation, les mensonges permanents et les rapports de force violents qui se déroulent sous nos yeux dans le camp même de l’occident. Tout ceci a une histoire. Il nous faut apprendre l’histoire de la Chine, pour redécouvrir la nôtre et reprendre nos vies en main. (note de Franck Marsal pour HistoireetSociété)
« Si tu veux la paix, prépare la guerre » écrivait le chrétien Végèce au IVe siècle dans son ‘Traité de l’art militaire’.
La Chine Populaire ne menace aucun pays et ne s’ingère pas dans les affaires des autres. Elle préconise dans tous les conflits une solution pacifique. « Le défilé militaire du jour de la Victoire vise à démontrer la ferme détermination de la Chine à suivre la voie du développement pacifique, sa forte volonté de sauvegarder la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale, et sa puissante capacité à défendre la paix mondiale », a déclaré le 28 août le ministre adjoint des Affaires étrangères Hong Lei. « Quel que soit notre niveau de développement, la Chine ne recherchera jamais l’hégémonie, ne poursuivra jamais son expansion et ne s’engagera jamais dans une course aux armements »… « La Chine est déterminée à demeurer une force de paix, de stabilité et de progrès dans le monde. Nous sommes prêts à collaborer avec tous les pays pour contribuer positivement à une paix et un développement durables dans le monde ». https://www.globaltimes.cn/page/202508/1341918.shtml
Mais la présence sur tout le globe des forces armées américaines, associées à leurs larbins occidentaux dans des alliances militaires agressives constitue une menace d’autant plus inquiétante que la dictature démocratique de la grande bourgeoisie US tend de plus en plus vers la dictature ouverte, et que cette fascisation fait des petits ici aussi. Si tu veux la paix prépare-toi à la guerre : une nation forte et bien armée dissuade les aventures militaires et les agressions au même titre que les appels à la paix, sinon son pacifisme absolu la perd. A l’occasion du 80e anniversaire de la victoire sur l’occupant japonais, la Chine organisera le 3 septembre un défilé militaire inédit, exposera des armes nouvelles reflétant « l’évolution des formes de la guerre moderne », et elle accueillera 26 dirigeants étrangers et près de 50 étrangers de 30 pays européens. Depuis plusieurs jours les USA ont fait des pieds et des mains pour dissuader d’y participer.
Or la supériorité matérielle des armes n’est pas le critère décisif dans la guerre. L’issue d’une guerre dépend d’abord de l’unité d’une nation et de la détermination de son peuple. Dans cet article du site théorique qstheory, le Parti Communiste Chinois tire de la victoire historique contre le fascisme un bilan politique sur le rôle dirigeant du parti communiste, la nécessité du front uni national contre l’occupant, et la ligne de masse consistant à s’appuyer sur le peuple et « servir le peuple ». « Se faire le buffle de l’enfant » disait Mao Zedong. L’article, remarquable résumé de la lutte armée du peuple chinois pour renverser le féodalisme, le colonialisme et l’occupation japonaise, est à usage interne. Il concerne d’abord les cadres et membres du PCC. Mais il s’adresse aussi aux impérialistes : une cause injuste n’a pas finalement l’appui des masses.
La fin de l’hégémonisme, pilier de l’impérialisme, engendrera définitivement une paix mondiale, il faut s’opposer à la guerre mais aussi la prévoir et s’en prémunir.
Traduction et notes de fin pour Histoire & Société – Xuan
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Le PCC épine dorsale de la guerre anti-japonaise
Le rôle du Parti communiste chinois en tant qu’épine dorsale a été la clé de la victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise. https://www.qstheory.cn/20250825/536bd59ed23a48d0bbccc0d195474220/c.html
Source : Quotidien du Peuple Auteur : Lu Yi , 25 août 2025, 8 h 49 min 29 s
La victoire de la Guerre de Résistance du Peuple Chinois contre l’agression japonaise fut la première victoire complète de la Chine contre l’invasion étrangère des temps modernes et marqua un tournant historique dans le parcours de la nation chinoise, passant d’une profonde crise à son grand renouveau. La clé de cette grande victoire résidait dans le rôle central joué par le Parti communiste chinois. Le secrétaire général Xi Jinping a déclaré : « Le rôle central joué par le Parti communiste chinois a été la clé de la victoire de la Guerre de Résistance du Peuple Chinois contre l’agression japonaise » et « La victoire de la Guerre de Résistance du Peuple Chinois contre l’agression japonaise a été une grande victoire remportée par le Parti communiste chinois grâce à son rôle central. » Cette importante déclaration illustre parfaitement le rôle central joué par le Parti communiste chinois dans la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise. Elle constitue une conclusion scientifique tirée d’une analyse approfondie des 14 ans d’histoire de la guerre et une conclusion historique retentissante et irréfutable.
Direction politique : défendre, promouvoir et maintenir le Front national uni antijaponais
L’histoire a pleinement démontré que sans le Parti communiste chinois, il n’y aurait pas eu de Front uni national antijaponais, et que sans le Front uni national antijaponais, il n’y aurait pas eu de guerre de résistance nationale. Le Parti communiste chinois est l’épine dorsale et le noyau politique de la Guerre de résistance contre l’agression japonaise.
Le Parti communiste chinois fut l’initiateur du Front uni national antijaponais. Le secrétaire général Xi Jinping souligne : « En cette période de crise nationale, le Parti communiste chinois, soucieux de la justice nationale, assuma la responsabilité historique du salut national et appela à la création d’un Front uni national antijaponais fondé sur la coopération entre le Kuomintang et le Parti communiste pour résister à l’agression japonaise et expulser les envahisseurs japonais de Chine. » Après l’incident du 18 septembre 1931[1] le Kuomintang appliqua une politique de « non-résistance » et conclut un compromis avec le Japon. Le Parti communiste chinois, quant à lui, fut à l’avant-garde du mouvement patriotique antijaponais, lançant le premier appel à sauver la nation du péril et œuvrant activement pour gagner des alliés et établir un front uni. En 1935, à un tournant historique où la crise nationale atteignait une gravité sans précédent et où les contradictions nationales sino-japonaises devenaient la principale source de conflit, le Parti communiste chinois mit de côté ses griefs passés et publia la « Déclaration du 1er août », appelant tous les partis politiques, toutes les forces armées et tous les compatriotes du pays à cesser immédiatement la guerre civile et à concentrer toutes leurs forces nationales sur la cause sacrée de la résistance au Japon et du salut de la nation. En décembre de la même année, la Conférence de Wayaobao[2] formulait les orientations stratégiques pour la création du Front uni national antijaponais. Parallèlement, le Parti communiste chinois mena le Mouvement du 9 décembre[3], qui déclencha une nouvelle vague d’antijaponisme et de salut national et suscita un nouvel éveil de la nation chinoise.
Le Parti communiste chinois fut un fervent promoteur du Front uni national antijaponais. En décembre 1936, le PCC facilita la résolution pacifique de l’incident de Xi’an[4], posant ainsi les bases de la deuxième phase de coopération entre le Kuomintang et le Parti communiste. En février 1937, le Comité central du PCC envoya un télégramme à la troisième session plénière du cinquième congrès national du Kuomintang, proposant cinq revendications et quatre garanties, ce qui incita le parti à établir le principe de la fin de la guerre civile et de l’union pour résister au Japon. En mai de la même année, le camarade Mao Zedong souligna avec profondeur : « Aujourd’hui, la bourgeoisie, représentée par le Kuomintang, fait encore preuve d’une grande passivité et d’un conservatisme. » « Cette situation accroît la responsabilité politique du prolétariat et de son parti. Le Parti communiste a la responsabilité et l’obligation inébranlables de servir d’état-major pour la lutte contre le Japon et le salut national. » Cela souligna le leadership politique du PCC dans la Guerre de Résistance. Après le déclenchement de l’Incident du 7 juillet 1937[5], le Comité central du PCC publia immédiatement un télégramme appelant à l’établissement d’une solide Grande Muraille du Front uni national antijaponais pour résister à l’agression et soumit au Kuomintang la « Déclaration du Comité central du PCC sur la publication de la coopération Kuomintang-communistes ». Le 22 septembre, l’Agence de presse centrale du Kuomintang publia cette déclaration ; le lendemain, Tchang Kaï-chek prononça un discours reconnaissant la légitimité du PCC. Ce fut la formation officielle du Front uni national antijaponais, fondé sur la coopération KMT-PCC. Liang Shuming[6], figure démocrate de renom, commenta : « Depuis l’invasion japonaise de la Chine, le PCC a avancé une série de propositions antijaponaises, notamment la coopération KMT-PCC et la résistance commune, qui ont reçu un large soutien. » « Sa réputation a surpassé celle du KMT. »
Le Parti communiste chinois était un fervent défenseur du Front uni national antijaponais. Le secrétaire général Xi Jinping soulignait : « Le Parti communiste chinois a porté haut l’étendard du Front uni national antijaponais, l’a résolument préservé, consolidé et développé, a adhéré à l’indépendance et à l’autonomie, et s’est uni dans la Guerre de Résistance, préservant ainsi l’unité générale de la Guerre de Résistance. » En 1935, le camarade Mao Zedong, dans un rapport présenté lors d’une réunion de militants du Parti à Wayaobao, dans le nord du Shaanxi, prédisait : « Le Parti communiste et l’Armée rouge sont non seulement les initiateurs du Front uni national antijaponais, mais deviendront aussi inévitablement les piliers inébranlables du futur gouvernement et de l’armée antijaponais, empêchant les impérialistes japonais et Tchang Kaï-chek d’atteindre leurs objectifs ultimes dans leur politique de sabotage du Front uni national antijaponais. » « Tel est le rôle moteur du Parti communiste et de l’Armée rouge au sein du Front uni national. » Après l’impasse de la Guerre de Résistance, le Kuomintang lança trois campagnes anticommunistes, et l’unité de la Guerre de Résistance faillit s’inverser à plusieurs reprises. Cependant, le Parti communiste chinois plaça toujours l’intérêt national au premier plan et encouragea sans relâche la nation entière à persévérer dans la Guerre de Résistance, l’unité et le progrès. Il s’opposa à tout compromis, division et régression, et adopta une politique d’unité et de lutte, recherchant l’unité par la lutte. Ainsi, le Front uni national antijaponais ne cessa de se consolider et de se développer, offrant les garanties politiques de la victoire finale de la Guerre de Résistance.
Mobilisation sociale : Adhérer à la ligne de résistance globale à l’invasion japonaise
Le Front uni national antijaponais englobait non seulement le Kuomintang, le Parti communiste et divers partis et groupes politiques patriotiques, mais aussi l’opinion publique. Le secrétaire général Xi Jinping a déclaré : « Pendant la difficile et ardue guerre de résistance contre l’agression japonaise, tous les fils et filles de la Chine se sont battus pour la survie et le renouveau nationaux et pour la justice humaine. La mobilisation sociale a été vaste, l’éveil national profond, la volonté de combattre tenace et la conviction de la victoire inébranlable. Tous ces efforts ont atteint des sommets sans précédent. » En août 1937, le Comité central du Parti communiste chinois a formulé les « Dix principes pour résister à l’agression japonaise et sauver la nation », qui proposaient un ensemble complet de mesures, dont le renversement de l’impérialisme japonais et la mise en œuvre d’une mobilisation générale militaire et populaire à l’échelle nationale[7]. Cela a marqué la formation officielle de la ligne de résistance totale. La « Décision du Comité central du Parti communiste chinois sur la situation actuelle et les tâches du Parti », adoptée à la Conférence de Luochuan, soulignait : « Les membres du Parti communiste, le peuple et les forces armées qu’ils dirigent doivent se tenir activement à l’avant-garde de la lutte, se placer au cœur de la guerre de résistance nationale et consacrer d’importants efforts au développement du mouvement de masse antijaponais. » Cette décision définissait clairement la tâche consistant à devenir le cœur de la guerre de résistance et à mobiliser pleinement les masses.
Durant cette période, le camarade Mao Zedong répétait à maintes reprises : « La puissance combinée du peuple et de l’armée porterait un coup fatal à l’impérialisme japonais. Une guerre nationale sans la confiance des masses sera indéniablement ingagnable. » C’est pourquoi « nous prônons une guerre révolutionnaire nationale complète, ou ce que nous appelons une guerre de résistance totale, avec la mobilisation totale de la nation tout entière. »
En 1938, dans « De la guerre prolongée », le camarade Mao Zedong soulignait encore : « Les racines les plus profondes de la puissance de la guerre se trouvent dans les masses » et « Une telle grande guerre révolutionnaire nationale ne peut être gagnée sans une mobilisation politique large et profonde. » Pour parvenir à cette mobilisation politique, les objectifs politiques de la guerre doivent d’abord être communiqués à l’armée et au peuple. Chaque soldat doit comprendre les raisons de la guerre et son lien avec lui. Ce n’est qu’ainsi qu’un élan d’enthousiasme antijaponais pourra être suscité, rassemblant des dizaines de millions de personnes pour se consacrer pleinement à l’effort de guerre. La pratique a prouvé que la guerre de résistance totale, combinant la mise en œuvre de la guerre de résistance nationale avec la lutte pour la démocratie populaire et l’amélioration des conditions de vie de la population, et unifiant l’opposition à l’invasion étrangère avec la promotion du progrès social, a suscité une grande prise de conscience au sein du peuple. Le camarade Mao Zedong a souligné : « Cette guerre a suscité une plus grande prise de conscience et une plus grande unité au sein du peuple chinois que n’importe laquelle de ses grandes luttes du siècle dernier. »
Tout au long de la guerre de résistance contre l’agression japonaise, le Parti communiste chinois (PCC) a constamment mobilisé et s’est appuyé sur le peuple, suscitant ainsi une vague historique de résistance nationale. Le groupe d’observation militaire américain à Yan’an a observé : « Le Parti communiste a intégré le peuple et l’armée, les mobilisant pleinement, ce qui lui a permis d’obtenir des résultats significatifs dans la lutte contre le Japon. » Un rapport d’après-guerre, « La guerre de sécurité en Chine du Nord », compilé par le Bureau d’histoire militaire de l’Agence de défense japonaise, notait : « Le PCC et son armée ont concentré leurs efforts sur la compréhension du peuple et la conquête de son cœur, un exploit inégalé non seulement par le Japon, mais aussi par Chongqing. C’est précisément pour cette raison que, malgré leur désavantage numérique, ils possédaient une force tenace qu’il ne faut pas sous-estimer. »
À l’opposé, le Kuomintang (KMT) a adopté une approche unilatérale de la guerre, le contrôle gouvernemental et l’armée étant la force principale. Cette approche, qui considérait la guerre comme une affaire exclusivement gouvernementale, a entravé l’intégration du gouvernement, de l’armée et du peuple. La différence entre ces deux approches de la guerre était profonde. Ye Qing (Ren Zhuoxuan), éminent officier de propagande du KMT, a un jour analysé : « Pourquoi le Parti communiste était-il si puissant ? À mon avis, c’est parce que, pendant la guerre de résistance contre l’agression japonaise, il a su mobiliser les masses et développer la guérilla, remportant ainsi des succès. Quant à notre parti, nous avons abordé la guerre d’un point de vue purement bureaucratique, la considérant comme une affaire militaire et négligeant la mobilisation des masses et le développement de la guérilla. Si nous n’avons pas complètement négligé la mobilisation des masses et le lancement de la guérilla, nous avons au moins utilisé une approche bureaucratique pour mobiliser les masses et lancer la guérilla. Par conséquent, le Parti communiste a réussi, contrairement à nous. »
Orientation stratégique : Développer et mettre en œuvre la bonne approche stratégique
La guerre de résistance contre l’agression japonaise était une guerre, et elle dépend donc de la stratégie militaire et de la performance sur le champ de bataille. Le secrétaire général Xi Jinping a souligné : « Les communistes chinois ont combattu courageusement en première ligne de la guerre de résistance contre l’agression japonaise, soutenant l’espoir de salut national de la nation chinoise et devenant l’épine dorsale de la résistance nationale ! » Le Parti communiste chinois a été le plus résolu à défendre l’indépendance nationale, le plus résolu à sauvegarder les intérêts nationaux et le plus courageux à résister à l’agression étrangère.
Après l’incident du 18 septembre, le Parti communiste chinois (PCC) prit l’initiative de brandir le drapeau de la résistance armée contre le Japon et lança une guérilla dans le nord-est de la Chine. Ce fut le point de départ de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et le prélude à la Guerre antifasciste mondiale. En avril 1932, le gouvernement central provisoire de la République soviétique de Chine publia la « Déclaration de guerre contre le Japon », affirmant qu’il « déclarait officiellement la guerre au Japon, menait l’Armée rouge des ouvriers et des paysans de Chine et la grande majorité du peuple opprimé dans une guerre révolutionnaire nationale pour expulser l’impérialisme japonais de Chine » et « luttait pour la libération et l’indépendance complètes de la nation chinoise ». Après le début de la guerre de résistance nationale, dont l’ampleur et la portée s’étendirent, une orientation stratégique judicieuse devint cruciale. Adoptant une approche stratégique et holistique, le PCC élabora et mit rapidement en œuvre des politiques stratégiques judicieuses, fournissant des orientations scientifiques pour la victoire dans la Guerre de résistance.
Après le lancement par le Japon d’une guerre d’agression à grande échelle contre la Chine, la nation chinoise a été confrontée à une crise sans précédent. Les questions qui préoccupaient la population étaient : cette guerre pouvait-elle être gagnée ? Comment la victoire pouvait-elle être obtenue ? En 1938, le camarade Mao Zedong publia « De la guerre prolongée ». Grâce à une analyse approfondie des caractéristiques de la Chine et du Japon, il prédit avec précision les trois étapes de la guerre de résistance contre le Japon : la guerre de mouvement, la stabilisation stratégique et, enfin, la contre-offensive. Le déroulement de la guerre confirma pleinement cette brillante prédiction. « De la guerre prolongée » permit au peuple chinois de comprendre clairement le cours et l’avenir de la guerre, renforçant considérablement sa confiance et sa détermination à persévérer. Liang Shuming se souvient : « Depuis plusieurs années, personne ne m’avait parlé avec autant de conviction de la victoire inévitable de la guerre de résistance, ni de la manière de résister au Japon et de la marche à suivre. J’ai entendu et lu de nombreux discours et proclamations de Chiang Kai-shek, et j’ai eu plusieurs conversations individuelles avec lui, mais aucun n’avait le même attrait ni le même pouvoir de persuasion que celui de Mao Zedong. Je dis cela sans éloges ni critiques subjectifs ; cela se fonde sur des faits historiques. »
Afin de mettre en œuvre le principe stratégique global de la guerre prolongée, le Parti communiste chinois, prenant en compte la force relative de l’ennemi et de ses propres forces, notamment la disparité des armements, et s’appuyant sur l’expertise de l’Armée populaire en matière de mobilisation des masses et de guérilla, a résolument réorienté sa stratégie militaire de la guerre de mouvement vers la guérilla. En août 1937, Zhang Wentian et Mao Zedong ont adressé un télégramme à Zhou Enlai et à d’autres, soulignant que le principe opérationnel de l’Armée rouge était de mener une guérilla indépendante et dispersée dans le cadre stratégique global. Le même mois, la Conférence de Luochuan a confirmé le principe stratégique de l’Armée rouge : la guérilla de montagne indépendante et dispersée, insistant sur le principe de la dispersion pour mobiliser les masses et de la concentration pour détruire l’ennemi. En 1938, dans « Problèmes de stratégie dans la guérilla contre le Japon » et « De la guerre prolongée », le camarade Mao Zedong éleva la guérilla au rang de stratégie et l’expliqua en détail, affirmant clairement que le principe de la Huitième Armée de Route était « fondamentalement la guérilla, mais que la guerre de mouvement dans des conditions favorables ne devait pas être relâchée ». Guidé par ce principe stratégique juste, le Parti communiste chinois prit progressivement l’initiative sur le champ de bataille. L’armée japonaise dut également admettre : « Les tactiques de guérilla de l’armée communiste sont ingénieuses, sa puissance grandit de jour en jour et son territoire s’étend considérablement. » Il compara également le Kuomintang et les armées communistes : « D’après les résultats des combats, l’armée de Chongqing est relativement facile à vaincre, mais il est extrêmement difficile de capturer et d’éliminer l’armée communiste qui adopte des tactiques de retraite et de dispersion. » Le Kuomintang s’en inspira également et imita la guérilla, mais échoua finalement, car il était coupé des masses.
Durant la guerre de résistance contre l’agression japonaise, le Parti communiste chinois a toujours adhéré aux principes stratégiques généraux de la guerre prolongée et de la guérilla, engageant l’ennemi dans une lutte acharnée et devenant l’épine dorsale de la guerre. Durant la phase défensive stratégique, alors que l’armée du Kuomintang battait en retraite, la Huitième Armée de Route et la Nouvelle Quatrième Armée ont progressé résolument derrière les lignes ennemies, établissant une série de bases antijaponaises et ouvrant un vaste champ de bataille derrière les lignes ennemies. Durant les phases d’impasse stratégique et de contre-offensive, le champ de bataille derrière les lignes ennemies est progressivement devenu le principal champ de bataille de la guerre. Dans des conditions extrêmement difficiles, militaires et civils présents sur les bases ont largement recours à des tactiques de guérilla telles que les embuscades, les raids, la guerre des mines, la guerre des tunnels et la guerre des moineaux. Ces tactiques, combinées dans un vaste océan de guerre populaire, ont éliminé et immobilisé un grand nombre d’ennemis, allégé la pression sur les lignes de front et sont devenues un facteur crucial pour propulser le Kuomintang jusqu’à la fin de la guerre, jouant un rôle décisif dans sa persistance et sa victoire.
Edification du parti : pour une excellente direction
L’un des principaux facteurs qui ont permis au Parti communiste chinois de jouer un rôle crucial réside dans sa maturité progressive durant la guerre de résistance contre l’agression japonaise. Le secrétaire général Xi Jinping a déclaré : « Pendant la guerre de résistance contre l’agression japonaise, à un tournant historique où la nation était en péril, le Parti communiste chinois, grâce à son leadership politique exceptionnel et à ses tactiques et stratégies judicieuses, a guidé la résistance chinoise. » « Sans la direction du Parti communiste chinois, l’accession à l’indépendance et à la libération nationales aurait été bien plus longue et coûteuse. »
Au début de la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise, le camarade Mao Zedong soulignait : « Un parti politique doit s’appuyer sur la justesse de sa ligne politique et la consolidation de son organisation pour mener la révolution à la victoire. » À cette fin, il s’est fixé comme objectif de « construire un Parti communiste chinois de type bolchevique, à l’échelle nationale, de masse, consolidé idéologiquement, politiquement et organisationnellement », qualifiant ce projet de « grand projet ». Pour atteindre cet objectif, le Parti communiste chinois a systématiquement intégré le marxisme aux réalités spécifiques de la Chine, obtenant des résultats fructueux en termes de développement idéologique, organisationnel et de style de travail.
Sur le plan idéologique, la pensée de Mao Zedong a atteint sa maturité grâce à une synthèse systématique et à un développement multiforme durant la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise. Le camarade Deng Xiaoping a déclaré : « On peut dire que la période de Yan’an est celle où la pensée de Mao Zedong a pris forme relativement complètement. Les théories de Mao Zedong sur la Révolution de Nouvelle Démocratie, y compris ses théories sur l’édification du Parti et ses principes de gestion des relations au sein du Parti, ont toutes été relativement bien établies avant et après le Mouvement de Rectification de Yan’an. » Le Mouvement de Rectification de Yan’an a surmonté la tendance autrefois répandue au sein du Parti à dogmatiser le marxisme et à sacraliser et absolutiser l’expérience soviétique et les directives de l’Internationale communiste. Il a permis à la ligne idéologique marxiste de recherche de la vérité à partir des faits de s’enraciner dans tout le Parti. Sur cette base, la septième session plénière du sixième Comité central du Parti adopta la « Résolution sur certaines questions historiques », qui tirait des conclusions justes sur plusieurs questions historiques majeures au sein du Parti et amenait l’ensemble du Parti à un consensus sur les questions fondamentales de la révolution chinoise[8]. Le septième Congrès national du Parti intégra la pensée de Mao Zedong dans les statuts du Parti, établissant son rôle directeur au sein du Parti et jetant les bases idéologiques et théoriques solides de la victoire dans la Guerre de résistance contre l’agression japonaise.
Sur le plan organisationnel, la sixième session plénière du sixième Comité central du Parti, tenue en 1938, a surmonté les erreurs droitières de Wang Ming au début de la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise, clarifié la direction du camarade Mao Zedong et résolu la question de l’unification de la direction du Parti. Par la suite, une série de documents, dont la « Décision sur le renforcement de l’esprit du Parti », la « Décision sur l’unification de la direction du Parti dans les bases antijaponaises et l’ajustement des relations entre les organisations » et la « Décision sur l’ajustement et la rationalisation des organes centraux », ont mis l’accent sur l’unification de la direction du Parti et sur la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti. Cela a assuré la pleine mise en œuvre des lignes, principes et politiques du Parti, garantissant une action cohérente et coordonnée au sein du Parti. Comme l’a déclaré le camarade Mao Zedong : « Nous sommes le Parti communiste. Nous devons guider le peuple dans la victoire sur l’ennemi. Nos rangs doivent être bien organisés et nos actions doivent être unifiées. » Le septième Congrès national du Parti a formé un groupe de politiciens chevronnés qui ont porté haut la bannière de Mao Zedong, unissant l’ensemble du Parti sous sa bannière et réalisant une unité sans précédent[9].
En matière d’amélioration de la conduite du Parti, celui-ci a considérablement renforcé sa cohésion, son attractivité et sa combativité en cultivant une image positive. Le concept de « conduite du Parti » a été inventé par le camarade Mao Zedong. En 1937, lors du Congrès national du Parti communiste chinois, il déclarait : « Pour mener une grande révolution, nous devons disposer d’un grand Parti et de nombreux cadres parmi les meilleurs. » « Ce sont des héros altruistes de la nation et de la classe. Tels sont le caractère et la conduite que doivent adopter les membres, les cadres et les dirigeants du Parti communiste. » En 1942, lors de la cérémonie d’ouverture de l’École centrale du Parti, le camarade Mao Zedong appelait à une rectification de la conduite du Parti. Durant la période de Yan’an, le Parti attachait une grande importance à l’amélioration de sa conduite, préservant constamment le caractère avancé et la pureté d’un parti marxiste, ainsi que le moral et l’intégrité élevés des rangs révolutionnaires. Fort de son expérience historique, le Parti a développé trois excellents styles de conduite : l’intégration de la théorie à la pratique, le maintien d’un lien étroit avec les masses, et la critique et l’autocritique. Finalement, la « ligne de Yan’an » a pris le dessus sur la « ligne de Xi’an ». En 1940, Tan Kah Kee, dirigeant patriote des Chinois d’outre-mer, visita Chongqing et Yan’an et, après les avoir comparées, conclut que «le gouvernement du Kuomintang de Tchang Kaï-chek échouera inévitablement, tandis que le Parti communiste de Yan’an triomphera inévitablement », prédisant : « L’espoir de la Chine repose sur Yan’an ! »
En 1939, le camarade Mao Zedong résumait dans « Pour la parution de la revue ‘Le communiste’» que « le front uni, la lutte armée et la construction du Parti sont les trois armes magiques du Parti communiste chinois pour vaincre l’ennemi dans la révolution chinoise »[10]. Durant la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise, le PCC, grâce à son application magistrale de ces trois armes magiques, a joué un rôle irremplaçable dans la direction politique, la mobilisation sociale, l’orientation stratégique et la construction du Parti, devenant ainsi l’épine dorsale de la guerre et la clé de la victoire. Par son engagement politique, sa volonté inébranlable et ses actions exemplaires, le PCC a guidé le peuple chinois dans la construction d’un grand esprit de résistance, démontrant au monde l’esprit patriotique selon lequel « chacun porte sa part de responsabilité dans le destin de son pays », l’intégrité nationale consistant à « affronter la mort avec sérénité et à refuser de céder », l’esprit héroïque consistant à « ne craindre aucune violence et à combattre jusqu’au bout », et la foi inébranlable en la victoire. Guidés, inspirés et motivés par ce grand esprit, d’innombrables Chinois exceptionnels, faisant face à la mort avec sérénité et refusant de céder, ont construit une Grande Muraille incassable de chair et de sang pour la nation chinoise avec une détermination inébranlable, apportant des contributions exceptionnelles à la victoire finale de la Guerre de Résistance.
L’histoire est le meilleur manuel. Le Parti communiste chinois a non seulement été le pilier qui a sauvé la nation du péril pendant la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise, mais il constitue également le puissant noyau dirigeant qui a permis le grand renouveau de la nation chinoise aujourd’hui. Dans cette nouvelle ère et ce nouveau parcours, nous continuerons à faire face à divers risques et défis et à affronter diverses luttes acharnées. Nous devons défendre fermement les « deux institutions » et appliquer résolument les « deux garde-fous »[11]. Nous devons utiliser sans relâche la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère pour unir nos cœurs et nos esprits, nous unir plus étroitement autour du Comité central du Parti, avec le camarade Xi Jinping en son centre, et mieux saisir et appliquer l’expérience historique acquise au cours du siècle de lutte du Parti, en particulier pendant la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise. Nous devons préserver la direction du Parti, donner la priorité au peuple, innover théoriquement, préserver l’indépendance et l’autonomie, adhérer à la voie chinoise, conserver une vision globale, persévérer dans l’innovation et l’innovation, oser lutter, défendre le front uni, persévérer dans l’auto-révolution et perpétuer le grand esprit de la Guerre de Résistance contre l’agression japonaise. Nous devons toujours faire preuve de lucidité et de détermination face aux défis propres aux grands partis, mener la grande révolution sociale par l’auto-révolution, faire progresser intégralement le nouveau grand projet d’édification du Parti et faire en sorte que le Parti demeure le pilier fort de la cause du socialisme à la chinoise.
(L’auteur est chercheur au Centre de recherche sur la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise pour une nouvelle ère, École du Parti du Comité central du Parti communiste chinois (École nationale d’administration))
[1] Le 18 septembre 1931, des soldats japonais firent exploser une section de voie ferrée sous leur contrôle près de Shenyang et imputèrent la responsabilité aux troupes chinoises comme prétexte pour envahir la Chine. Elle fut suivie par l’invasion de la Mandchourie.
[2] « Les particularités de la situation politique actuelle » – Rapport de Mao Zedong à la Conférence des Militants actifs du Parti. La réunion, l’une des plus importantes qu’eût jamais convoquées le Comité central, critiqua l’opinion erronée, alors répandue dans le Parti, selon laquelle la bourgeoisie nationale chinoise ne saurait être un allié des ouvriers et des paysans dans la lutte contre le Japon, et elle décida d’adopter la tactique de front uni national.
[3] Manifestation de plus de dix mille étudiants à Pékin sous la direction du PCC, qui s’étend à Hangzhou, Shanghai, Wuhan, Changsa, Wushou, forme des « Associations du salut national » puis une fédération nationale à Shanghai en 1936.
[4] Le 12 décembre 1936 à Xi’an dans le Shaanxi les généraux patriotes du Kuomintang Zhang Xueliang et Yang Hucheng arrêtent Tchang Kaï-chek. Zhou Enlai, Zhang Xueliang et Yang Hucheng forcèrent Tchang Kaï-chek à six engagements : 1 – réorganisation du Kuomintang et du Gouvernement national, exclusion du groupe pro -japonais et admission des éléments antijaponais ; 2 – libération des éléments patriotes de Changhaï et de tous les autres détenus politiques, garantie des libertés et des droits du peuple ; 3 – fin de la politique d’ « extermination des communistes » et alliance avec l’Armée rouge pour la résistance au Japon ; 4 – convocation de tous les partis et groupements politiques de tous les milieux sociaux et de toutes les forces armées afin de déterminer la politique à suivre pour la résistance au Japon et le salut de la patrie ; 5 – coopération avec les pays qui ont de la sympathie pour la Chine engagée dans la résistance contre le Japon ; 6 – adoption d’autres mesures concrètes pour sauver la nation.
[5] Prétextant qu’un de leurs soldats aurait été enlevé par les Chinois (il s’était en fait attardé dans un bordel), les Japonais se lancent dès le lendemain à la conquête de la Chine. Ils profitent de ce que le gouvernement chinois du Kuomintang est paralysé par la guerre avec les communistes, occupent en quelques mois près d’un million de kilomètres carrés peuplés de 60 millions d’habitants et mettent en œuvre une politique de terreur systématique pour tenter d’abattre la résistance intérieure.
[6] Liang Shuming (梁漱溟, 18 octobre 1893 – 23 juin 1988), philosophe, enseignant, et l’un des meneurs du mouvement de reconstruction rurale au début de la République de Chine, rallié en 1950 à la République Populaire.
[7] Mao Zedong – « Pour une mobilisation de toutes les forces en vue de la victoire dans la guerre de résistance » le 25 août 1937 formule dix principes : 1 – Abattre l’impérialisme japonais ; 2 – Mobiliser toutes les forces militaires du pays ; 3 – Mobiliser tout le peuple ; 4 – Réorganiser l’appareil gouvernemental ; 5 – Une politique extérieure antijaponaise ; 6 – Une politique financière et économique de guerre ; 7 – Améliorer les conditions de vie du peuple ; 8 – Une politique d’éducation au service de la résistance au Japon ; 9 – Liquider les traîtres et les éléments pro-japonais, consolider l’arrière ; 10 – Réaliser l’union nationale anti japonaise.
[8] « Le rôle du Parti Communiste Chinois dans la guerre nationale » Mao Zedong – octobre 1938 – Le PCC décida de poursuivre la politique de Front Uni anti japonais mais qu’il fallait une politique d’union et de lutte au sein de ce front, maintenir à la fois le front uni et l’indépendance du parti.
[9] Le 7e Congrès du PCC s’est tenu du 23 avril au 11 juin 1945 à Yan’an. Il comptait alors 1 210 000 membres représentés par 544 délégués.
[10] « Pour la parution de la revue ‘Le communiste’ » 4 octobre 1939
[11]« Maintenir fermement les « deux institutions » et mettre résolument en œuvre les « deux garde-fous » pour fournir une solide garantie organisationnelle au renforcement du pays et à la construction du renouveau national ». volumes 1 et 2 des « Œuvres choisies de Xi Jjinping».
https://www.12371.cn/2023/05/29/ARTI1685317396537459.shtml :
Sur les « deux institutions : « Marx soulignait : « Un violoniste se dirige seul ; un orchestre a besoin d’un chef. » Engels, dans « De l’autorité », soulignait : « L’illustration la plus claire de la nécessité de l’autorité est un navire voguant sur le vaste océan. Là, dans un moment critique, la survie de tous dépend de l’obéissance immédiate et absolue de tous à la volonté d’un seul homme. » Lénine rappelait l’importance primordiale du maintien de l’autorité du chef éminent du Parti: « Sans cela, la dictature du prolétariat et l’“unité de volonté” du prolétariat resteront de vaines paroles. » Notre Parti a clairement proposé et défendu les « deux institutions », démontrant ainsi son adhésion consciente à la théorie marxiste de la construction du Parti. » https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/de_l_autorite_.pdf
Sur les « deux garde-fous » : « observer strictement la discipline et les règles, appliquer rigoureusement les huit règlements du Comité central et leurs modalités d’application détaillées, s’opposer résolument à l’idée de privilège et de comportement privilégié, et ne jamais rien faire qui enfreigne les règles ou transgresse la norme. Nous devons saisir l’opportunité offerte par la campagne d’éducation thématique pour renforcer continuellement la gouvernance rigoureuse au sein des services, lutter résolument contre la « corruption clandestine » et nous efforcer de construire une organisation modèle qui rassure le Comité central du Parti et satisfasse le peuple ».
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