Un commentateur du blog qui s’obstine à venir nous expliquer à quel point le socialisme est ennemi de la liberté alors que malgré quelques défauts le « libéralisme » demeure la seule voie bénéfique commence à évoluer même s’il l’ignore lui-même. A propos de Cuba, il a prétendu mettre un signe d’égalité entre l’attitude des Etats-Unis et celle de la Chine à Taiwan. Si je vois dans cette ânerie manifeste un progrès c’est qu’il en est – et c’est un immense progrès- de mon obstiné commentateur, comme des dirigeants européens et Macron en particulier mais pas seulement. Ils tentent tous de trouver une autonomie stratégique, cela va de Macron qui lui y voit une forme d’allégeance pure et simple qui préserverait ce qu’il reste du capital gaulliste . Mais ce renvoi dos à dos va bien au délà jusqu’au grotesque du gauche qui signe par ce fait son arrêt de mort et même le PCF entraîné au plan international dans sa disparition pure et simple. Il y a confusion dans cette comparaison du crime contre l’humanité et dela revendication à l’application d’une reconnaissance simplement du droit international tel qu’il est défini par la Charte des Nations unies. et je vais tenter brfievement de décrire la nature de ce renvoi dos à dos, dont la finalité réelle est de bloquer, d’empêcher l’intervention citoyenne, on décourage « l’esprit partisan » pour mieux contribuer à l’escalade, laisser le peuple français s’engager dans un surarmement mortifère en le désarmant dans sa capacité d’intervention citoyenne.
Est-ce cela pour vous la « démocratie » ? Réflechissez vous la déconsidérez et vous rendez le fascisme inévitable.
Partons de votre comparaison : pour rappel Cuba a mené une lutte historique pour son indépendance face à l’Espagne, une lutte telle qu’alors qu’avec 50.000 soldats les Anglais s’assuraient la domination des Indes, l’Espagne avec ses 500.000 soldats a essuyé une défaite totale mais les Etats-Unis par trahison ont prétendu avoir subi une agression et ils ont imposé de fait une dictature et nous publions un article de rappel sur la manière dont les Etats-Unis se sont conduit face à une île sur lequel ils ont prétendu exercer un pouvoir colonialiste et mafieux. Cuba qui a voulu choisir son mode de gouvernance subit un blocus totalement illégal depuis plus de soixante ans, blocus qui est condamné chaque année par les Nations Unies y compris par la France, à l’exception des USA, Israël, l’Argentine et l’abstention ce l’Ukraine cette année. Ce blocus a pris des dimensions de génocide, et l’île est désormais sous menace d’un changement de régime, d’enlèvement de Raoul Castro et intervention militaire. Trump et sa bande mafieuse ne craint pas de prétendre faire payer à cette petite nation des Caraïbes qui ne menace personne sa déculottée en Iran.
Il y a là qu’il s’agisse de Cuba, d’autres nations d’Amérique latine, d’Afrique, comme du Moyen, Orient l’exercice de la loi de la jungle, qui comme nous l’analysons aujourd’hui met en péril tout le droit international et toute la capacité de négociation, l’onde de choc en est encore mal perceptible.
Oser comparer ce crime contre l’humanité à l’affirmation de la Chine à l’unité d’un territoire chinois dont le dépeçage a toujours été le produit d’interventions extérieures de la guerre de l’Opium comme Hong Kong au soutien à des séparatisme que les Etats-unis transforment en fortin, en base d’intervention et en guerrier par procuration, c’est méconnaitre l’histoire, le droit international autant que ce qui est proposé par la Chine qui n’exige aucun changement de régime simplement la fin de la base US. Taiwan étant la pièce de leur dispositif d’encerclement comme l’est l’ïle de Guam et ceci en violation totale du fait que l’indépendance de Taiwan n’est absolument pas reconnu par l’ONU. Au plan historique si le parti communiste a pris le pouvoir en Chine continental(1), le Kuomintang, Guomindang, Kuo-Min-Tang, ou Kouo-Min-Tang est le plus ancien parti politique de la Chine. Créé en 1912 par Sun Yat-sen, il domine le gouvernement central de la république de Chine à partir de 1928 jusqu’à la prise de pouvoir par les communistes en 1949. Jusqu’en 1986, il est le seul parti autorisé à Taïwan. Il reste ensuite la première force politique de l’île jusqu’en 2016, gardant durant toute cette période la majorité au Parlement et, sauf de 2000 à 2008, la présidence. En 2016 cependant, il perd temporairement tant la majorité au Parlement que la présidence au profit du Parti démocrate progressiste qui est en fait une création des USA qui tente d’imposer ce que le Kuomitang n’a jamais accepté à savoir le détachement de la Chine continentale.
Nous avons parlé à propos de la doctrine de Primakov qui s’impose à la Russie à la fin de l’URSS de la manière dont ce grand diplomate analyse la fin obligatoire de l’unipolarité des USA. Il y a deux raisons à cette fin de l’unipolarité que l’occident coalisé avec les USA croyait avoir imposé comme une fin de l’histoire, c’est note t-il la manière dont les dits USA entretiennent partout des formes de sous développement, empêchent l’accès à la modernité. Même en Asie et dans les pays comme l’Europe où ils ont prétendu développer un essor économique, industriel ça a été en imposant l’alignement total de leur politique extérieure sur les intérêts US comme par le biais de l’OTAN ou d’une manière encore plus caricaturale sur les monarchies du Golfe. Ce qu’a révélé l’affaire du détroit d’Ormuz après la guerre tarifaire de Trump ça a été le fait que la « protection » US non seulement avait un coût prohibitif mais était de fait inefficace et même allait a contrario des intérêts.
Si le rackette digne d’Al Capone est manifeste en ce qui concerne Cuba, il faut mesurer que partout il y a déstabilisation et la différence se fait entre ceux qui sont prêts à accepter la « division du travail » imposée par Trump à savoir amplifier le surarmement contre l’ordre multipolaire et la Chine en payant toujours plus non pas pour sa propre défense vu que personne n’est menacé mais pour des aventures de l’impérialisme qui nuisent à la mondalisation de l’économie;, développent inflation et chômage.
Alors pour en revenir à ce commentateur qui ose comparer la situation de Cuba et celle de Taiwan et qui se faisant témoigne de son inculture manifeste en matière d’histoire comme de géopolitique, pourquoi est-ce que je prétends qu’il y a « progrès » dans cette comparaison qui n’est pas « raison » ? Parce que ils en sont à tenter une situation d’équivalence, de renvoi dos à dos alors qu’il y a peu de temps la dictature était pour eux d’un seul côté, celui du socialisme et de tous ceux qui résistaient à leur imposition d’une orientation politique, l’alignement. Certes, comme pour Macron, ce renvoi dos à dos est encore une manière de feindre une autonomie stratégique qui s’avère être l’acceptation de rester un supplétif du mafieux en chef et sous couvert de « libéralisme », de « démocratie ». Derrière cette pseudo objectivité à quoi on est censé reconnaitre la démocratie, il y a l’invite comme du temps du colonialisme à défendre l’indéfendable. Il y au nom de la mission civilisatrice le droit de cuissage, mais l’affaire se gère à reculons tant ce que représente ce monde unipolaire est battu en brèche en France même, avec une crise qui n’a pas de solution dans leur système et qui entretient la politique, comme dans la maison mère les USA, une guerre civile qui mène au fascisme.
Nous donnons quelques exemple aujourd’hui : à savoir la condamnation par des tribunaux ad hoc de crimes manifestes comme ce qui se passe à Gaza ou à Cuba . Et notre interlocuteur en est à ce stade là : le CPI poursuit les dirigeants israéliens pour viol des prisonniers mais il y ajoute aussitôt la Russie et ce sans la moindre preuve. La diabolisation de la Russie doit se poursuivre, alors qu’apparait de plus en plus clairement la nature du régime qui a été chargé de porter le fer et le feu en lieu et place de l’OTAN, pour faire le même travail dans la fédération de Russie que celui opéré en rupture de tous les engagements face aux pays du pacte de Varsovie et même dans le coeur même de la Russie quand on en est à Kiev. Nier cette dimension historique et géopolitique au nom de « révolution de couleur » provoquées interdit ici aussi toute négociation, toute issue.
Mais, sous le poids de la réalité, même en Ukraine, les sondages, les réactions montrent que la crainte de la corruption des dirigeants devient plus grande que la crainte de la menace russe et les sondages n’interviennent que dans les zones qui ne sont pas russophiles et déjà passées à la Russie.
Ce qui apparaît c’est que ce système de la guerre par procuration ne fonctionne pas sur une mobilisation populaire,pour l’immense majorité des Ukrainiens visiblement la patrie n’est pas en danger mais le front est déserté par la population ukrainienne qui fuit massivement. En revanche, le front du côté ukrainie est devenu un mercenariat qui recrute partout soit sur des bases idéologiques d’extrême-droite , soit sur des bases économiques, comme avec le nombre reconnu de soldats colombiens, avec tous les trafics qui vont avec, armes, drogue. Ce système mercenaire se déploie aujourd’hui en Afrique, au Mali en particulier. Les dirigeants ukrainiens, Zelenski en tête vivent de cette corruption qui fait songer à la guerre de trente ans dans laquelle a disparu la moitié de la population européenne et dont Brecht faisait déjà l’analogie avec la situation de l’Allemagne nazie dans la mère Courage. Celle qui croit nourrir ses enfants par la Guerre qui les tue.
Je voudrais ajouter une réflexion personnelle sur la manière dont dans un tel contexte – celui où la prise de conscience de la nature des intérêts réels joue un rôle grandissant- sur la manière dont le régime unipolaire dit sa violence terroriste. Ce fut dans l’intervention dans l’ex-Yougoslavie en 1999, la manière dont a été monté de toute pièce une Serbie génocidaire pour mieux bafouer le droit et intimer la terreur y compris déjà en bombardant l’ambassade de Chine que comme beaucoup de gens j’ai découvert la nature de ce monde unipolaire qui ne se contentaient plus d’imposer ses diktats au sud, mais agissait en Europe. L’intervention totalement illégale se faisait contre un gouvernement qui pourtant avait donné pas mal de gages de soumission mais qui prétendait demeurer « socialiste », fut-ce à la manière de Gorbatchev.
Il n’y a pas dans une telle logique de hasard y compris quand l’intervention revendique sa violence terroriste et génocidaire en s’attaquant aux enfants.
C’est le cas d’Israël qui va très loin dans ce domaine mais est-ce un hasard si les bombardements en Iran débutent par le massacre d’une centaine d’écolières, des enfants, des filles, qui sont tuées avec cynisme et prémiditation si on imagine à quel point les cibles ont été désignées à l’avance dans une étroite collaboration entre Israël et Washington, si encore aujourd’hui Trump parle de ramener à l’âge de pierre l’Iran et de faire sauter Oman pour faire durer contre les intérêts du peuples américain la guerre en Iran peut-être pour qu’Israêl accomplisse un maximum de crimes au Liban ?

Mais est-ce un hasard si le défi de l’OTAN a été porté par une frappe récente également contre une école où des jeunes gens n’y a -t-il pas là un acte délibéré pour faire table rase de toute négociation pour en rendre impossible le minimum de confiance nécessaire pour s’asseoir autour d’une table? Ces frappes ciblées avaient une portée purement symbolique – elles ne visaient ni des spécialistes militaires, ni des cibles militaires. mais symbolique de quoi de la part du seul pays qui a osé lancer le feu nucléaire sur des populations désarmées à Hiroshima et Nagasaki. Il n’y avait aucune raison militaire à cet acte la seule raison était que les troupes soviétiques ayant libéré l’Europe se retournaient contre le Japon et il fallait empêcher le communisme par ce crime contre l’humanité. Y a-t-il une grande différence avec cet individu que j’ai entendu proclamer sur BMTV, il est normal d’aller détruire le régime cubain, ils sont communistes et c’est contagieux?
Il serait temps que chacun fasse un examen des conditions qui mènent à la paix et celle qui mènent à toutes les guerres, hybrides mais aussi militaire y compris dans une escalade que rien ne parait pouvoir interrompre.
danielle Bleitrach
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Frédéric Normand
Merci Danièle de porter attention à mes commentaires. Vous êtes la seule à le faire, puisqu’ils n’apparaissent pas. Les visiteurs de ce blog n’en connaissent que les interprétations que vous en faites. C’est logique : il n’est pas un espace de dialogue. Heureusement la société dans laquelle nous vivons en permet beaucoup, où le débat d’idées n’est pas contraint. On ne souffrira donc pas de son absence ici.
Mais je vous rassure : comme tout un chacun j’évolue, mais ce faisant je reste conscient de qui se passe dans ma tête. Irais-je spéculer sur ce qu’il y a dans la vôtre ? Ce serait hors sujet. Nous sommes là pour parler politique, non pour faire de la psychanalyse. Enfin parler, c’est beaucoup dire, il ne s’agit que d’un échange de quelques mots.
admin5319
je n’ai pas besoin de vous publier vous êtes l’incarnation de ce qui se dit tous les jours sur BMTV et autres… et c’est même à ce niveau là que votre évolution m’est apparue intéressante… rassurez vous vous êtes la voix de l’idéologie dominante qui comme chacun devrait le savoir est celle de la classe dominante… Et comme celle-ci est divisée, en piteux état et perdant ses repaires vous tracez un signe d’égalité comme si vous étiez encore en état de combattre. Ca ressemble au cavalier noir des Mounthy Pithon qui s’obstine après qu’on lui ai tra,ché un bras au vietnam, l’autre en Irak, et une jambe en Afgahanistan, puis l’autre en Iran s’obstine : bon c’est match nul…
par parenthèse dans votre espace démocratique où le débat est permis les gens comme moi sont totalement interdits souffrez donc que je n’introduise pas ici ce qui se déverse à flot ininterrompu dans votre espace de « dialogue’.
danielle Bleitrach
Etoilerouge
Excellente réponse.En effet la censure en France sur les infos est très conséquente et le débat inexistant en dehors des spaghettis bios ou pas bios. Grâce à histoire et société nous accordons à des infos intéressantes . ‘s ajouterons bordeaux Moscou et le blog d’un ancien avocat du PCF. Quant à la presse française, ce n’est pas d’aujourd’hui , c’est l’une des plus corrompues du monde. Voir le capitaliste Bolloré, fanatique du fric, anti laïque, fanatique religieux et Führer des médias.
RV
J’ai eu du mal avec la forme de votre proposition :
« Il y a en ce moment une manière de limiter la reconnaissance du caractère criminel et génocidaires de ce qui est partout entretenu par hégémon impérialiste unipolaire, sa prétention à exercer sa puissance en solitaire la tentative d’adjoindre à la condamnation par des tribunaux ad hoc de crimes manifestes comme ce qui se passe à Gaza ou à Cuba, comme pour mémoire la Russie. »
Après quelques essais je suis arrivé à cette reformulation :
« Il y a en ce moment une manière de limiter la reconnaissance du caractère criminel et génocidaire de ce qui est partout entretenu par l’hégémon impérialiste unipolaire, sa prétention à exercer sa puissance en solitaire, c’est la tentative d’adjoindre la Russie à la condamnation par des tribunaux ad hoc de crimes manifestes comme ceux qui se passent à Gaza ou à Cuba. »
Sur le fond, pourquoi ignorez-vous, pourquoi refusez-vous de prendre en compte, la condamnation de la Russie par la CPI ? Sans être exhaustif et sauf erreur de ma part : le 17 mars 2023, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour déportation illégale d’enfants ukrainiens de zones occupées vers la Russie et pour transfert illégal de population de territoires occupés d’Ukraine vers la Russie, actes qualifiés de crimes de guerre selon l’article 8 du Statut de Rome. Le même jour, un mandat a été émis contre Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, visée par les mêmes chefs d’accusation. En avril 2026, des mandats d’arrêt ont été émis contre l’ancien ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le chef d’état-major Valéri Guerassimov pour frappes massives contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes et attaques contre des sites civils, considérées comme des crimes de guerre. Par ailleurs, en février 2026, le procureur général d’Ukraine a transmis à la CPI des éléments sur les attaques russes contre les infrastructures énergétiques entre juillet 2025 et février 2026, ayant causé la mort de 11 civils et blessé 68 personnes ; ces frappes, qui ne présentent aucun avantage militaire, sont qualifiées de possibles crimes contre l’humanité. Contrairement à votre affirmation d’absence de preuves, les enquêtes de la CPI s’appuient sur des rapports d’experts, des images satellites, des témoignages de victimes et de témoins, des documents officiels, des communications interceptées et des analyses médico-légales des sites frappés. Le procureur Karim Khan a explicitement invité la Russie à coopérer et à partager ses informations si elle conteste ces éléments, affirmant : « S’il s’agit de fausses informations, nous les exposerons. » En réponse à l’accusation « sans la moindre preuve », il faut rappeler que les mandats d’arrêt de la CPI sont systématiquement fondés sur des faisceaux d’éléments probatoires examinés par une chambre préliminaire de juges, qui doit conclure à des « motifs raisonnables de croire » à la culpabilité.
La Russie a refusé de coopérer avec la CPI et a même condamné par contumace le procureur et les juges de la CPI à des peines de prison (jusqu’à 15 ans), ce que l’ONU a qualifié de « tentative sans précédent de criminaliser l’exercice de fonctions judiciaires et de poursuite internationales ».
La Russie, malgré tout le bien que l’on peut par ailleurs penser d’elle, est en guerre, et il serait pour le moins étonnant que son armée soit exemplaire au point de rester exempte de toute infraction au droit et aux conventions internationales. Plutôt que de les ignorer ou de les mettre sous le tapis, il serait peut-être plus probant de s’interroger – voire de s’insurger – sur l’absence de condamnation des agissements de l’armée ukrainienne dans ce même conflit. La question n’est pas de défendre la CPI contre la Russie, mais d’exiger la même exigence de preuves et la même impartialité pour toutes les parties.
admin5319
D’où tenez vous vos informations ?
La Cour pénale internationale (CPI ; en anglais International Criminal Court ou ICC) est une juridiction pénale internationale créée en 1998, n’est pas une cour de l’ONU mais elle a été crée par Le Statut de Rome de 1998 un traité international qui l’a fondé et l’adhésion est volontaire. Le statut de Rome a été adopté lors d’une conférence diplomatique réunissant les représentants des États adhérant aux Nations unies, dite Conférence de Rome, du 15 juin au 17 juillet 1998 à Rome, en Italie. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2002 après sa ratification par 60 États seulement sur les 193 de l’ONU et la première audience de la Cour a eu lieu en janvier 2009. Cependant les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde, Israël et le Soudan n’ont pas accepté le Statut de Rome et donc ne reconnaissent pas sa compétence. D’autre part, n’ayant pas compétence rétroactive, la Cour ne saurait connaître des crimes antérieurs à 2002.
Le siège officiel de la Cour est situé à La Haye, aux Pays-Bas. Depuis le 25 octobre 2024, 125 États sur les 193 États membres de l’ONU ont ratifié le Statut de Rome et acceptent la compétence de la CPI (dont tous les États de l’Union européenne)mais Vingt-neuf États, dont la Russie et les États-Unis, ont signé le Statut de Rome, mais ne l’ont pas ratifié. Enfin, certains, dont la Chine et l’Inde, n’ont pas signé le Statut. La CPI peut en principe exercer sa compétence si la personne accusée est un ressortissant d’un État membre, ou si le crime supposé est commis sur le territoire d’un État membre, ou encore si l’affaire lui est transmise par le Conseil de sécurité des Nations unies. La Cour ne peut exercer sa compétence que lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la capacité pour juger des crimes internationaux (principe de complémentarité). En d’autres termes, la Cour n’intervient que lorsque les systèmes internes sont défaillants.
À la fin de l’année 2022, la Cour a ouvert une enquête dans dix-sept situations : Ouganda (2004), République démocratique du Congo (2004), Soudan (2005), Centrafrique I (2007), Kenya (2010), Libye (2011), Côte d’Ivoire (2011), Mali (2013), Centrafrique II (2014), Géorgie (2016), Burundi (2017), Bangladesh/Birmanie (2019), Afghanistan (2020), Palestine (2021), Philippines (2021), Venezuela I (2021) et Ukraine (2022)[1]. Deux examens préliminaires sont en cours : Venezuela II (2020) et Nigeria (2020). Huit autres sont clos sans décision de poursuite.
La Cour traverse trois crises : celle de l’annonce en cascade du retrait d’États de son système, une autre portant sur certaines pratiques du premier procureur, Luis Moreno Ocampo, ainsi qu’enfin une dernière relative au refus d’autoriser une enquête sur l’Afghanistan.Le 12 avril 2019, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) rejetaient toute demande d’enquête contre les auteurs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en Afghanistan depuis 2003 . Déboutant la procureure d’une requête déposée fin 2017, les juges confirmaient qu’il existe « des bases raisonnables de croire que les crimes ont été commis » par des responsables gouvernementaux, des talibans et des soldats états-uniens, mais qu’une enquête serait « contraire aux intérêts de la justice ». La procureure avait également sollicité l’autorisation de conduire des investigations sur les tortures infligées dans les prisons secrètes de la Central Intelligence Agency (CIA) en Roumanie, en Pologne et en Lituanie, trois pays ayant ratifié le Statut de Rome (1998), traité fondateur de la CPI, la rendant compétente pour poursuivre les auteurs de crimes commis sur leur sol, quelle que soit leur nationalité. Mais là encore, refus d’enquête.
La CPI fait également l’objet de critiques récurrentes de partialité et l’analyse qui ici montre que la dite CPI obligée de reconnaitre les crmes de Gaza a cru bon chaque fois d’y associer la Russie en font partie.
En outre je vous signale que les enfants de gaza et ceux qui ont été également assassinés en Iran en début de bombardement ou dans l’école de la zone du Donbass sont bel et bien morts mais ceux que vous prétendez enlevés pour les quels Poutine a été incriminé (ce qu’il n’a pas reconnu) ont été placés à l’abri des combats. A ce jour, 1 762 enfants ukrainiens ont été rapatriés après leur transfert par Moscou hors de la zone des combats. Mais l’Ukraine crée la confusion en confondant cette affaire avec l’idée que les enfants dans les zones russes sont désormais transformés en russes et détournés de leur patrie ukrainienne. Ce qui visiblement n’inquiétait pas beaucoup les troupes qui attaquaient le Donbass et y massacraient les populations civiles, femmes et enfants avant l’intervention de Moscou.
Mais je reviendrai demain sur cette question des morts civiles en publiant demain l’intervention russe au Conseil de sécurité.
danielle Bleitrach
RV
Merci pour cette longue réponse. Vous faites preuve ici d’érudition mais la plupart de vos observations ne se rapportent pas au cas d’espèce. Vous ressortez sans doute ici un texte préalablement écrit à une autre occasion, ce qui ne retire rien à son intérêt intrinsèque.
Que vient faire ici que la CPI ne soit pas un organe de l’ONU ? Qu’elle ait été fondée en 2002 et donc sans compétence rétroactive ? Vous évoquez Gaza, des dirigeants israélien n’ont-ils pas été condamnés par la CPI ?
Vous dénoncez les manquements de la CPI, ce qui répond favorablement à la chute de mon message et je vous en remercie.
En posant cette question « D’où tenez vous vos informations ? » mettriez-vous en doute que Poutine a été condamné le 17 mars 2023 ? Sergueï Choïgou et Valeri Guerassimov le 24 juin 2024 ? (j’avais écrit 2026, mea culpa !)
admin5319
oui je mets tout simplement en cause la légitimité et l’impartialité de la CPI si vous ne le comprenez pas et si les exemples cités n’y suffisent pas qu’y puis-je? Il n’y a pire sot que celui qui ne veut ^pas entendre ce me semble. Quant à la référence elle est empruntée à une fiche wikepedia qui n’est pas à proprement un agent de Poutine mais qui explique assez bien ce qu’est son organisme et pourquoi sa mlégitimité est contestée, la cas de l’Afghanistan et des centres se tortures secrets y compris en Europe reconnus et niés parce que la partialité est scandaleuse dit la réalité. Comme le fait que la Russie n’a pas ratifié l’appartenance et donc n’est pas soumis à cette juridiction pas plus que la Chine.
Donc pour vous tout ce qui est affirmé par l’Occident, par sa presse, ses politiciens est vrai et tout ce qui est contesté par la Russie devient de la propagande? au moins ça a désormais le mérite d’être clair…
DB