L’onde de choc qu’a représenté la guerre en Iran a recomposé toutes les cartes et nous allons tenter de montrer l’ampleur de cette recomposition avec le rôle dangereux joué partout par Macron et ses semblables européens. Mais cette recomposition doit être lue au niveau du monde multipolaire, des peuples assiégés et de l’attitude des communistes, le calme, le débat collectif et la volonté d’imposer la paix par le choix de l’intérêt des masses. C’est le sujet d’aujourd’hui face à l’agressivité accrue et le drame vécu par les plus faibles faire face aux provocations, changer ce qui doit l’être.
En ce moment de crise intense face à un pouvoir hégémonique qui partout engendre la guerre et la misère, les communistes choisissent le calme, le dialogue collectif pour imposer la paix. Ce texte du vice président du KPRF, Novikov est bien dans cette tonalité.
Mais écoutez cette intervention elle illustre bien cette ligne qui marque l’originalité de ce que représente le communisme : Un fait divers de la semaine dernière m’a surpris. Il concerne notre réaction à une nouvelle atrocité de l’ère Bandera : la destruction du panorama « Défense de Sébastopol 1854-1855 », œuvre originale de Franz Roubaud, lors d’une frappe des forces armées ukrainiennes. En réponse, les autorités municipales ont débaptisé le cinéma « Ukraine ». Au delà de la démonstration de Novikov sur la nécessité de refuser d’entretenir la haine entre la Russie et l’Ukraine en jouant le même jeu que le régime de Kiev qui supprime y compris les références à Pouchkine ou à Boulganov, il est à noter la volonté des communistes russes de tabler sur la paix ultérieure et pas sur l’escalade. Ce sera l’éditorial du jour d’histoire et societe alors que nous consacrons la plupart des articles à l’escalade que choisit l’hégémon et ses alliés européens. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
D’après des articles du journal « Russie soviétique »
17 juin 2026, 22h57
https://kprf.ru/party-live/cknews/244884.html

La décision du gouverneur Razvozhaev semblera sans doute compréhensible à beaucoup : retirer de la carte de Sébastopol le nom d’un pays qui attaque nos lieux saints. Pourtant, un sentiment étrange persiste.
Par exemple, j’aime souligner certains faits aux visiteurs de la capitale russe. Nous pouvons être fiers que Moscou possède la gare de Kiev, l’hôtel Ukraina et le quai Taras Chevtchenko. Et la station Kievskaya est l’une des plus belles du métro moscovite. Tucker Carlson avait raison d’admirer ce chef-d’œuvre de l’architecture stalinienne.
Il est crucial de ne pas nous précipiter pour débaptisé tout ce qui est lié à l’Ukraine. Et pourquoi le ferions-nous ? Après tout, c’est notre patrimoine commun, une partie intégrante de notre histoire. Pourquoi devrions-nous le livrer à Shukhevych ou à Porochenko (qui figure sur la liste des terroristes et extrémistes de Rosfinmonitoring), à Melnyk ou à Zelensky ?
À qui profite réellement la disparition du mot « Ukraine » de la toponymie russe ? Son effacement de nos cartes est-il vraiment nécessaire ? Cela ne satisferait-il pas ceux qui espèrent perpétuer la fracture artificielle, et pourtant si habilement orchestrée, entre la Russie et l’Ukraine ?
Notre combat n’est pas contre le peuple ukrainien, mais contre le nazisme, qui a fait prisonniers nos frères de manière perfide et sanglante. Pour moi et pour des millions d’Ukrainiens, l’Ukraine n’est pas le régime criminel de Kiev. C’est notre histoire commune et les actes héroïques de nombreuses générations. C’est la Grande Victoire sur le fascisme européen et le militarisme japonais. C’est l’amitié entre les nations et des réalisations colossales dans les domaines de la science et de la culture.
Les partisans de Bander poursuivent l’objectif de séparer définitivement l’Ukraine de la Russie. Et soudain, certains d’entre nous semblent prêts à fléchir. Allons-nous vraiment commencer à effacer le mot « Ukraine » de notre espace public ? N’est-ce pas faire un cadeau excessif à ceux qui s’acharnent à diviser nos nations ?
Pour les Sébastopolais de longue date, le cinéma « Ukraine » n’est pas le drapeau d’une puissance étrangère. Il fait partie intégrante de leur quotidien, au même titre que les cinémas « Rossiya », « Moscou » et « Krym ». Ce sont les affiches des nouveaux films et l’impatience du week-end. Ce sont ces premiers rendez-vous amoureux si émouvants. C’est notre héritage soviétique commun.
Le régime ukrainien actuel, avec une paranoïa débridée, a déboulonné les monuments à Lénine et Pouchkine, rebaptisé Dnipropetrovsk en Dnipro et effacé toute trace de Russie et de l’Union soviétique des panneaux de signalisation. Nous l’avons souvent, et à juste titre, critiqué pour cette guerre contre les monuments. Faut-il donc suivre son exemple ?
Sébastopol est une ville guerrière, une ville héroïque, une ville de notre gloire et de notre culture. Je suis convaincu qu’elle n’a pas besoin d’un changement de nom précipité.
Oui, le panorama Roubaud est un trésor national. La colère suscitée par ceux qui ont tenté de le détruire est compréhensible. Mais il faut également clarifier un autre point : la dénazification n’est pas un rejet de l’Ukraine, mais sa libération de l’idéologie nazie.
Notre combat est pour une Ukraine authentique, libérée du culte de Bandera, de la russophobie et de l’antisoviétisme. Il ne nous sied pas de renoncer hâtivement aux noms que nous ont donnés nos prédécesseurs. En vérité, ils n’étaient pas plus naïfs que nous. Retirer le panneau « Ukraine » d’un cinéma, c’est accepter la logique des nazis et se plier à leurs règles.
En ce moment même, de notre vivant, se déroule une lutte d’une ampleur historique. Nous ne devons absolument pas abandonner ce combat. La victoire exige courage, détermination et sagesse. Et, comme le disait le camarade Staline, des nerfs d’acier. Nous ne devons absolument pas céder aux provocations, même lorsque la haine légitime bouillonne en nous.
Dmitry Novikov,
Vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
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