Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Histoire et société > Éditorial

Editorial : de l'illusion démocratique à l'intervention politique nécessaire par danielle Bleitrach

De la difficulté principale de la période : l'illusion démocratique et comment la dépasser pour construire une véritable démocratie, celle de l'action, celle où il va falloir être unitaire pour tous... En vrac les questions que nous nous posons sur les tâches à accomplir ... je joue carte sur table et je ne vois pas actuellement d'autres choix ...

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

Disons tout de suite ce qui nous paraît résumer le malaise profond de la civilisation dans laquelle la France est entraînée, cela rappelle d'autres moments de son histoire mais dans le même temps c'est dans un contexte de bouleversement historique qui est celui d'une civilisation. Dans cet ébranlement cette parade démocratique ne mord plus sur la réalité, la simple description le prouve elle ne le cède en rien à ce qui se passe dans d'autres pays d'Europe ou le grotesque effrayant du pays suzerain les Etats-Unis.

Histoireetsociete a toujours mené un combat pour une autre conception de la politique . Est-ce que l'on mesure bien jusqu'où on en est arrivé au niveau national : Comment ne pas être fasciné par Marine Le Pen montrant le bracelet qu'elle a à la cheville comme s'il s'agissait d'une garantie de non appartenance au système alors qu'il révèle simplement sa corruption. Cette provocation anti-système lui permet en fait déjà de voter à l'Assemblée nationale tout ce qui va dans le sens de la spoliation du peuple qu'elle abuse... Et elle n'est pas la seule, ils sont tous dans ce jeu là… Qui est Glucksmann un trafiquant d'arme, et cette droite qui n'a rien d'autre à offrir que la poursuite et l'aggravation . La droite se présente contre elle-même, son erreur serait d'avoir été trop "socialiste", les communistes son partout a dit le patron à Fabien Roussel... Extraordinaire... Toujours dans l'anti système Mélenchon se présente comme l'alternative tout en faisant de la gauche, du PCF, l'ennemi à abattre et sa personne devient la seule garantie de l'aventure…

Nous résumons tous ces preux chevaliers s'attaquent enfin au communisme qui n'a cessé d'être au pouvoir pour imposer des conquis sociaux qui datent effectivement de la victoire sur le nazisme et du rapport des forces de la deuxième guerre mondiale, l'urgence dans tous les cas est d'éliminer les communistes en se fiant à la parole du candidat...

Ce malheureux Roussel fait cavalier seul et vient parler de planification, d'industrialisation... Roussel combien de divisions ?

Parce qu' on aurait tort d'incriminer les protagonistes apparents du spectacle. Ce n'est pas seulement la faute des candidats qui nous entraînent dans l'hallucination de la course à l'échalotte, décrocher le ponpon de la clé de voute de la Ve république, l'élection présidentielle. Ce système fait eau de toute part parce qu'il est fait pour tenir les exploités en laisse, c'est un jeu où ils sont toujours perdant. Il a été conçu autour d'un champion et de ses supporters fanatisés et toutes les réformes intervenues sont allés dans ce sens là, celui d'une grande compétition autour du sauveur suprême désigné par les "élites" en particulier "médiatiques". Cela la chute de Byzance dans laquelle le peuple s'affrontait autour des jeux du cirque avec ses équipes de courses de char. C'est totalement stupéfiant de mesurer l'état dans lequel cette compétition plonge ceux qui s'engouffrent dans cet affrontement, un état voisin des hooligans des stades. Ce qui se passe dans les réseaux sociaux ave des gens qui viennent vous menacer, vous supplier au bord de la convulsion de suivre leur champion, c'est effrayant parce que ceux qui sont dans cet état paraissent avoir perdu toute perspective, toute vision au-delà de l'échéance du premier tour de la présidentielle. La politique s'est totalement identifiée à ce champ de course et à la nécessité d'être le premier à l'arrivée pour toucher le gain…

Quand on sort de là on est étonné de voir que dans la vraie vie, les gens sont normaux, la plupart d'entre eux corrects et même attentif, moi que l'âge rend vacillante, je puis vous l'assurer... Il y a plus de gravité et malheureusement de volonté d'ignorer ces combats dits "politiques". Un pessimisme réel sur ce que l'on peut attendre de ce combat de plateaux

Pour y revenir ce qui me frappe moi c'est la manière dont tous ces gens-là qui ignorent le mouvement du monde, l'escalade vers la guerre dans un système qui s'invente triomphant pour mieux nous faire accepter l'inacceptable ?

IL faut s'arracher à cette parodie, cette danse macabre de ces supporters en folie.

Depuis des années, HIstoireet societe, ce petit blog se trouve à ce rendez-vous là.. Aujourd'hui il fait le pari (j'ai fait le pari) de rejoindre ces communistes qui sont pour beaucoup à commencer par Fabien Roussel lui-même est très loin de ce qui a entraîné ma conviction. S'il reste dans la logique politicienne, il sera une candidature de plus qui jouerait le même jeu ne va nulle part. Mais en revanche si l'on cherche un principe de réalité, c'est un des rares possible, pas totalement groupusculaire, encore faudra-t-il qu'il soit assumé consciemment par les militants et il l'est déjà par une poignée, par ceux qui tentent d'agir pour créer un parti avec une perspective socialiste, un ancrage de classe, national, exigeant la paix, des cellules pour faire face à ce moment de délire collectif. Mais cela dépasse le seul Roussel, la question est celle des troupes sur lesquelles appuyer un tel pari.

Je repense sans cesse à mon mari alors que le parti communiste dans cette inertie de "l'étrange défaite" avait été interdit par un gouvernement pourtant issu du Front populaire mais qui avait envoyé au bagne Ambroise Croizat et les autres députés communistes qui n'avaient pas rallié Doriot. Il ne restait plus que trois communistes dans tout le bassin minier de Gardanne et qui d'Aix allait jusqu'à Aubagne. Mon mari est descendu en vélo jusqu'à Marseille. Pétain venait saluer cette ville, il était alors l'homme providentiel auquel les radicaux et socialistes issus du Front Populaire avaient fait appel comme le sauveur de la France à savoir le vainqueur de Verdun:. C'était devant la préfecture de Marseille, la place, toutes les rues adjacentes étaient noires de monde qui applaudissaient. Mon mari dans une encoignure de porte, son vélo à la main regardait ce délire collectif et il pensait ça va être dur. Effectivement reconstituer une organisation de résistance dans un tel contexte en étant trois communistes, les autres étant passé chez Doriot ou ayant condamné le pacte germano-soviétique et ayant disparu dans la nature. Un an après ils étaient une centaine et peu de temps après ils avaient réussi à rencontrer les gaullistes et mon mari était devenu le chef du Front National qui les regroupait. C'est alors que les policiers français l'ont arrêté, ils avaient les listes de militants du PCF puisque Gitton qui était le secrétaire national du PCF à l'organisation, à l'inverse de Duclos, Gabriel péri,Ambroise Croizat, mais aussi partout de militants comme mon époux, avait lui quitté le parti et rejoint Doriot. Donc Gitton (abattu par un militant communiste) avait donné la liste des militants communistes qui partout étaient sous surveillance policière et la police a livré les militants à la gestapo pour que cette dernière torture les gens du Front National comme ils torturaient Jean Moulin. Mon mari était le seul à connaître tous les membres du réseau et il n'a pas parlé, il a tenu. C'était un de ces membres de l'épopée qui avait lieu dans toute la France...

Ceux qui semblent ignorer le contexte dans lequel nous sommes parce qu'ils paraissent ignorer l'état de l'impérialisme, la situation des dirigeants de ce monde capitaliste en crise profonde ont toute chance de se retrouver du côté de l'impérialisme parce que les faits sont plus têtus que les discours destinés à abuser le peuple qui rêve de rébellion illusoire. Si le Venezuela obéit en tout aux Etats-Unis et accepte de sortir de l'OPEP tous les discours sur l'appui à la cogestion communale seront du pipeau, comme quand la Bulgarie joue la fraternité avec la Russie et s'avère le principal fournisseur d'armes à l'Ukraine. Tout passe désormais devant la réalité de nos budgets et se taire devant ce que signifient les choix de Macron c'est prendre les Français pour des enfants de choeur disant la messe qu'il s'agisse du te deum ou de l'internationale.

Je dois dire que je suis étonnée par l'attitude de quelqu'un comme Roussel et d'autres militants communistes. Ils paraissent ne jamais percevoir cette situation internationale qui détermine mes choix mais à partir de la seule situation française, ils ont conscience d'une trahison, parce que le capital brade les atouts français et le fait en rendant la vie des travailleurs et des couches populaires toujours plus dramatique. Ils refusent, en cherchant des Français comme eux qui sont d'abord concernés par cette résistance. Je trouve Fabien Roussel d'autant plus courageux qu'il ne parait pas avoir la moindre idée de ce qui surgit au plan international, ce monde multipolaire sur lequel je suis au contraire totalement branchée et qui joue un peu pour moi le rôle que Stalingrad a joué pour cette résistance française dans la nuit de l'occupation et de la collaboration.

Si je vous brosse cette analogie c'est simplement pour vous faire percevoir l'ampleur du bouleversement politique. Dans la réalité l'analogie est fausse et il faut ne pas s'y enfermer et au contraire percevoir la nouveauté de la situation ce qui se passe aujourd'hui n'est absolument pas comparable à ce qui s'est passé durant la seconde guerre mondiale si ce n'est le recours à la guerre et à la fascisation. Si ce n'est l'illusion dans laquelle chacun s'enferme dans les jeux politiciens.

Un certain nombre de faits et déclarations vont toutes dans le même sens que celui du fiasco essuyé apparemment par le chef de la CIA à Moscou et que l'ont peut raisonnablement interpréter par une tentative de tempérer au nom de l'OTAN , la riposte que la Russie prétend infliger aux Européens qui comme la Grande Bretagne, la France et l'Allemagne chacune à leur manière ont choisi l'escalade. Pas plus que l'Iran ou la Chine, aucune nation ne veut la guerre mais personne ne se laissera abuser par des négociations qui n'en sont pas et sont simplement destinées à reconstituer les stocks et à développer terrorisme et déstabilisation. Il faut être très attentif à ces recompositions à l'échelle planétaire et même dans le camp "occidental" (je signale pour la petite histoire de l'éclatement stratégique de l'UE que L'ancien ministre ukrainien de la Défense, Fedorov, est devenu conseiller du chef du ministère italien de la Défense, poste qu'il a refusé de la part de Zelenski, quels sont les intérêts en jeu ?) Ce qui est frappant en Russie mais pas seulement c'est la manière dont l'URSS est évoquée y compris par Dmitri Medvedev que nous citons par ailleurs à savoir que cette fin a plongé le monde dans le chaos et j'ajouterai que ce chaos a engendré aussi ce monde multipolaire et l'affaiblissement de l'hégémon occidental. C'est ce monde multipolaire dont on nous annonce la concertation au sommer à Bichkek avec le rôle dévolu à l'Asie centrale ex- soviétique. (1)

Il n'y a d'ailleurs pas que nous pour rejouer le présent et l'avenir dans une parodie, il est fascinant de voir à quel point actuellement dans le monde de l'hégémonie occidentale en crise profonde on en est au caricature de la puissance, mais aussi à quel point la résistance partout s'organise autour de l'appel aux héros nationaux, à ceux qui ont réussi à regrouper les peuples, les travailleurs, les producteurs les ouvriers, les paysans et tous ceux qui se sont ralliés à ce combat fédérateur quelle que soit leur origine sociale. Le paradoxe est que le parti communiste français a été complètement isolé de ce mouvement international par un des secteurs internationaux les plus atlantistes, les plus incompétents au meilleur des cas qui se puisse imaginer avec l'invraisemblable Boulet et son équivalent à l'Humanité et à la CGT. Pourtant malgré cet aveuglement le PCF est capable d'adopter une ligne qui n'est pas très éloignée de ce mouvement planétaire des pays qui ont choisi de résister, alors que Mélenchon le "radical" a perdu pied on songe au cas vénézuélien auquel il s'est longtemps identifié. Un retard stratégique qui a été incapable de comprendre le contexte multipolaire.

Pour en revenir à l'illusion démocratique, c'est fascinant cette multiplication des prétendants venant dire la même chose, ce petit monde ignorant totalement la réalité de ce dans quoi la France est embringuée … et qui est en train de faire de leur spectacle un château de carte, parce que le choix de la guerre dont il n'est pratiquement jamais question les dépasse sur des bases de classe et de souveraineté nationale. Ne parlons pas des autres en particulier d'un sieur Glucksman et de tous ceux qui à droite, au centre s'avèrent incapables d'oser rompre avec la logique d'une alternance droite gauche pour mener la même politique.

Oui le fait est que les seuls qui commencent à se réveiller et à entrevoir la nature de l'enjeu: constituer une force collective capable de créer les conditions de la résistance et de la survie d'un peuple qui va payer chèrement ces jeux politiciens, ces divisions stériles, ce sont les quelques communistes qui mesurent bien qu'il faut partout créer des cellules, ancrer le militantisme au plus près des problèmes. Tous ceux qui ont la moindre conscience des périls réels doivent construire cette alternative. Je ne comprends pas les réticences groupusculaires et l'idée qu'il peut y avoir une alternative autre alors que la preuve est faite de la perte de ce qu'ils représentent et dont on a besoin . il est vrai que dans ce cas il faut être unitaire pour deux et plus, il faut que chacun dépasse ses propres limites pour construire, déjà dans les luttes de la rentrée, pour transformer cette campagne politicienne, en force populaire d'intervention. Il faut aussi mesurer qu'il n'y a pas de petit front parce que c'est le début d'une guérilla, d'un harcèlement avec l'objectif d'être partout chez soi et en libérant les capacités d'initiative.

Encore un mot, il me semble que l'on devrait avoir conscience d'une nécessité : le plus difficile n'est pas de travailler soi-même mais de de mettre en mouvement des collectifs, les responsabilités doivent se faire en ce sens. Les batailles autour des personnes sont les pires pour aboutir à cette mise en mouvement organisée et qui est le contraire d'un fan club électoral. Il faut beaucoup réfléchir collectivement à ce qui permet de dépasser les divisions, les formes d'inertie actuelles. Cela passe par "la conscientisation".Le fait de ne pas penser et parler par ce qu'on leur dit être la réalité, la leur celle des autres mais ce qu'ils sont politiquement, leur capacité non déléguée à faire, c'est plus facile dans le cadre de la cellule que dans une section où se multiplient les tâches et où il y a de moins en moins de monde pour les assumer . Il y a avec les bougés du 40 e congrès les bases d'un accord sur l'essentiel avec la possibilité d'un corps à corps autour de ce langage commun de classe à recréer, cela ne se réalisera pas dans les mots pour le dire, mais dans les tâches qui exigeront un autre langage.

Je suis frappée par le nombre relativement important de ceux qui ont conscience de l'enjeu et de la gravité de ce qu'ils assument. IL faut rester là dessus, ne pas se laisser distraire par la médiocrité. Je ne cesse de penser à tous les communistes que j'ai connus et qui avaient mené partout des combats homériques sur tous les continents et j'ai en moi une sorte de paix parce que je retrouve tout ce qu'ils m'ont enseigné : le calme, la conviction qu'aucun combat est inutile parce qu'il crée les conditions de celui qui viendra et dont nous ne soupçonnons même pas ce qu'il exigera de ceux qui ne sont pas encore là. Parce que j'ai découvert que c'est de l'écroulement de l'URSS, de ce moment de contre-révolution, de liquidation qu'a surgi cet état réel d'un impérialisme occidental qui s'écroule à son tour comme si la fin de l'URSS était d'abord la leur et qui prétend nous faire participer à son apocalypse.Si le grain ne meurt, il n'y aura pas de moisson... Je sais que ce que je dis là peut paraître incompréhensible à ceux qui ont un horizon immédiat mais ma génération en train de disparaître a eu la chance de connaître ceux qui sortaient d'un combat titanesque et il ne nous reste plus qu'à tenter de transmettre. C'est le plus concret et ce le sera toujours plus dans les années à venir.

C'est par rapport à la gravité de cet enjeu que je suis atterrée par la manière dont les communistes ne défendent pas assez la crédibilité de ce qu'ils représentent en laissant quelques individus continuer la liquidation en prétendant mépriser suffisamment leur collectif pour défendre ostensiblement non seulement un choix différent, mais émanant de gens qui combattent très officiellement le parti en insultant leur secrétaire en le diffamant gravement avec des accusations de racisme injustifiés. Des gens qui ont accepté de soutenir ceux qui menaient un combat partout contre les maires communistes que ce soit à Vitry, à Veneissieux, à Martigues, etc... C'est plus grave qu'il n'y parait comment peut-on prétendre faire l'unité des Français si on est incapable de faire l'unité au sein de son propre parti. Et pire bien sur si on fait de la division au sein de son camp comme melenchon, son principe tactique...

Oui nous avons besoin d'unité, et d'un rassemblement qui ira au-delà des partis et de la gauche.

Est-ce un hasard si de bouche à oreille les Français ont fait un triomphe à un film qui leur parlait de ceux qui ont eu le courage de sortir de ce qui paraissait le destin imposé, réaliste. Nous avons tous la possibilité de faire le peu que l'on peut pour contribuer à sortir de là, à créer un autre monde... Il faut un peu de courage et d'oubli de soi... C'est peut-être simplement cette qualité là que j'ai vu chez Fabien Roussel alors que sur bien des points nous sommes totalement différents mais avec l'acceptation de cette différence pour voir ce que l'on peut faire ensemble pour restaurer la dignité et la force de la politique, celle de ceux sans qui il n'y aura rien que l'injustice, la guerre, la corruption, le mensonges...Il s'agit de compagnonnage pas d'un sauveur suprême... de compter pour un dans une multitude honnête.

danielle Bleitrach

(1) à propos de cette Asie Centrale qui s'avère jouer un jeu original dans "l'Eurasie" j'annonce pour la fête de l'humanité la publication par Delga du livre d'Henri Alleg Etoile rouge, croissant vert. Dans lequel il s'inscrivait en faux par rapport à l'hypothèse de Carrère d'Encausse sur l'empire éclaté en partant de sa propre expérience de militant anti-colonialiste pour noter l'originalité de la décolonisation socialiste de l'URSS. J'ai assuré la préface pour insister sur cette originalité et le rôle joué actuellement par cette Asie centrale dans le monde multipolaire.

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