Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Editorial : cela continue à « puer » mais en fait cela s’appelle l’aurore…par danielle Bleitrach)

Au titre ce ce qui pue, croupit et écoeure, commençons par cet extrait d’une publication du courrier international : Accusations explosives de son ancienne porte-parole, soupçons de corruption visant son proche entourage : pour le site “Denik N”, de Prague, la grande reporter tchèque Petra Prochazkova analyse la succession de polémiques qui fragilise le président ukrainien. c’est clair « ils » le lâchent il n’y a plus que notre Macron pour lui faire des papouilles et déverser du fric à fond perdu mais les autres n’ont pas renoncé à leur « addiction’ : comme leur suzerain Trump moins ils ont de monde derrière eux plus ils se shootent à la puissance militaire? Mais est-ce l’effet ormuz ou mon indécrottable optimisme, il y a dans l’air quelque chose…

Denik N

Traduit du tchèque

Réservé aux abonnés Lecture 6 min. Publié le 28 mai 2026 à 05h00

Volodymyr Zelensky.
Volodymyr Zelensky. Dessin de Simon Regis, Tanzanie/Cartoon Movement

La première polémique a été déclenchée par Iuliia Mendel. Dans une longue interview, d’une franchise inhabituelle, accordée au présentateur américain Tucker Carlson, l’ancienne porte-parole du président ukrainien a fait toute une série de déclarations qui discréditent clairement Volodymyr Zelensky. Elle affirme notamment que celui-ci est toxicomane, qu’il voulait céder le Donbass aux Russes il y a déjà quatre ans et que c’est lui qui constitue aujourd’hui le plus grand obstacle à la paix en Ukraine.

Le simple fait qu’elle ait choisi l’émission d’une figure controversée du paysage médiatique américain pour faire passer son message concernant l’un des hommes les plus suivis au monde, Volodymyr Zelensky, en dit long sur ses intentions. Ancien animateur de la chaîne [conservatrice] Fox News, Tucker Carlson s’entend à merveille avec Vladimir Poutine. En février 2024, le président russe lui avait accordé un entretien, comme à très peu d’autres journalistes occidentaux. Carlson tient désormais une nouvelle prise : même si le statut de Iuliia Mendel est sans commune mesure avec celui du chef du Kremlin, l’écho suscité par ses propos a surpassé les déclarations insipides de ce dernier. (fin de citation de l’article)

Courrier international fait état de ce qui est désormais révélé au grand jour et que les Russes affirment depuis longtemps. L’auteur de l’article continue à affubler d’adjectifs gratuits le « Kremlin » mais il est obligé de se ranger à son avis avec les mêmes ricanements qu’un général de l’OTAN à la retraite ou un ancien espion du KGB ont du mal à reconnaitre que l’empire prend une râclée maison à Ormuz tout en étant prêt à lui accorder un lot de consolation avec Cuba qui a le seul tort d’être communiste. Hier il y a eu un général qui a parlé de la victoire des iraniens, il a été aussitôt repris par le présentateur qui pourtant porte le prénom évocateur de Darius « le régime, le régime ».. Oui a corrigé le général, le régime… Bref la danseuse de Macron, celui sur qui il déverse des milliards, Zelenski est un cocaïnomane qui n’a plus le sens des réalités mais demeure avide de dollars et maintient la guerre pour satisfaire ses vices et ceux de son entourage..

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Ils tiennent bon , il y a des nations et il y a des régimes… en attendant ils n’ont pas non plus de peuple derrière eux

Ils révélent les turpitudes de Zelenski mais ne changent pas de politique et là dessus malheureusement l’harmonie ne se limite pas à la droite et à son extrême encore que on a du mal à voir les différence quand Retailleau va honorer de sa présence les funérailles officielles et la célébration de l’inhumation d’un héros de ce personnage qui en est bien que juif et enfant de héros de l’Union soviétique à glorifier un nazi exterminateur de juifs et de bolcheviques. Faut ce qu’il faut n’est – ce pas Gluksmann ? Qu’est-ce que ces gens peuvent bien partager en dehors de l’abus de la cocaïne ?

Et ceux qui ne vont pas jusque là continuent néanmoins à affirmer qu’ils veulent la paix tout en diabolisant Poutine ce qui manque de logique : s’il y a une telle menace pourquoi ne pas partir tous contre le danger fasciste qui selon eux ne viendrait que de ce côté là ? De toute façon tout le monde est d’accord pour ne jamais donner la parole non seulement au maitre du Kremlin mais aux communistes russes à commencer par l’humanité et la presse qui a jadis été communiste.

Marx se moquait déjà de ces « socialistes » français qui prenaient la pose devant leur miroir « avec leurs indignations pathétiques aux idées chaotiques et aux pensées qui s’entrechoquent et au manque évident d’harmonie de l’ensemble comme si tout cela avait été rédigé sous l’influence d’un punch trop corsé absorbé avec excès », le tout exprès conçu pour mieux céder au premier coup de semonce.

Face à ceux qui reniaient si aisément leur parole Marx avait des phrases assassines et Engels soupirait « l’affaire va finir par se tasser, mais on ne peut tout de même laisser passer ces saloperies impunément, ces idiots rendent la situation toujours plus difficiles ». Il suffit d’aller écouter les commentaires des types qui officient à la télé en considérant qu’il est pratiquement normal d’en finir avec Cuba, un régime dont le tort est d’être « communiste »

Nous en sommes là à laisser passer de telles saloperies impunément en croyant qu’un bref passage à la télé est ce qui nous sauvera d’une telle infamie. Engels notait face à ce type de comportement « Vous savez qu’une telle occasion de se mettre en vedette les Français la préparent, la discutent, la tournent et la retournent aussi longtemps qu’une femme son accouchement « . Quitte à faire un flop que voulez-vous j’ai l’impression qu’il en est ainsi chaque fois qu’un prétendant offre sa personne à la France comme futur candidat à la présidentielle.Qui les écoute ?

Ces gens sont stupides comme Macron et plus ils sont considérés comme brillants, plus ils sont idiots. Parce qu’il n’y a seul test de l’intelligence politique, adapter sa parole au rapport de forces réels que l’on a réussi à construire. ET il n’y a personne ou pas grand monde derrière eux.

Et moins ils ont de monde derrière eux plus ils sont en état d’addiction manifeste à la puissance militaire: là encore je vous renvoie à ce que décrit leur presse elle même de l’hégemon en plein Zugzwang : La menace est “extraordinaire” (le Guardianou “apparemment improvisée” (Al-Jazeera). Les commentaires sont a minima “remarquables”pointe The Hill. Mercredi, lors d’une réunion avec son cabinet, Donald Trump a été interrogé sur des rumeurs de discussions entre Oman et l’Iran pour un péage provisoire sur le détroit d’Ormuz. “Personne ne va le contrôler. Ce sont des eaux internationales. Oman devra bien se tenir, comme tout le monde, ou nous devrons les faire exploser”, a répondu le président américain.

PARCE QUE LE FAIT EST LA ET DECOUVRIR QUE LE PRETEXTE ZELENSKI EST UNE ESCROQUERIE, ECHOUER A ORMUZ, NE CHANGE RIEN A LEUR DIRECTION : ILS REARMENT PARCE QUE NOUS SOMMES DESARMES.

Que vous le vouliez ou non ceux dont la côte tend à remonter ce sont les communistes chinois, déjà la quasi totalité de l’humanité pensait que Xi était plus équilibré que Trump alors que les Français les renvoyaient dos à dos avant Ormuz mais là la balance ne peut que pencher du côté chinois. Comment se fait-il que les communistes français soient parmi les derniers à s’intéresser à la question?

Il n’empêche comment s’appelle ce moment… L’aurore comme le cuirassé du même nom…

J’ai tant appris de ceux qui j’ai rencontré au cours de mes errances entre anthropologie, sociologie, et engagement militant… partout je découvrais une monde réel qui n’était pas bon comment l’aurait-il été mais qui était infiniment meilleur que ce que tentaient d’en faire ceux qui exploitaient, pillaient sans vergogne. Comme les Cubains j’ai appris à rire des mille une manière dont les petits assurent leur survie, les ruses et parfois une grandeur, une dignité qui emporte l’admiration. L’indignation et le rire se mélangent pour éviter la paranoïa qui règne dans nos sociétés qui s’inventent menacées. Elles le sont mais pas par ceux qu’elles croient. Et j’ai longtemps mal vécu cet aveuglement.

Ce dont j’ai le plus souffert c’est cet étrange sentiment qui me hantait celui de n’être comprise par personne, ce que je disais rencontrait une censure telle qu’elle en devenait incompréhensible. Dès que j’avais l’impression que quelqu’un s’approchait de ce que j’essayais d’expliquer j’éprouvais une infinie, une excessive reconnaissance qui bientôt montrait ses limites. Je n’avais plus de langage commun et j’ai appris à me contenter des a peu près, de limiter ma propre expression dans l’espoir d’être entendue. mais c’était très difficile parce qu’il ne s’agissait pas de détail, c’était la logique globale qui n’était pas la même.

En gros, aujourd’hui je pourrais définir ce qui était le plus lourd à déplacer : il y avait deux obstacles, le premier était l’existence d’un monde multipolaire déjà là et que personne ne semblait voir, je vous renvoie à tout ce que je dis là dessus, et que mes contemporains français ne voyaient pas, ils ignoraient comment la ‘taupe » de l’histoire avait creusé ses galeries.

Le second obstacle tenait à l’attitude ce que j’avais appris de Cuba: la solution était dans le refus d’accepter la défaite, pourque cela dépasse le voeux pieux et l’emphase il y avait la nécessité de ne pas se placer soi-même en position de défaite.Il fallait ne pas accepter cette destruction du collectif, cette anomie, cette incapacité à construire ensemble. Je n’ai toujours pas de solution mais à mon âge ayant moins de ressources à déployer cela devient moins essentiel pour moi comme pour les autres et l’on se contente plus aisément d’une position marginale, solitaire qui est une injustice et une perte irréparable pour une jeunesse ainsi sacrifiée.

Surtoiut il y a eu le choc d’Ormuz comme prévu .avouez que ce n’était pas si mal vu..

En surface rien n’a changé cela aurait même empiré en particulier avec ce qui est toléré face à Cuba, le silence du gouvernement français et tout ce bavardage infame, mais une sorte de paix est venue, l’idée de faire le peu que l’on peut , je disais ce que je savais, ce que je voyais sans m’interroger sur l’écho que cela aurait, je me dépouillais de tout espoir simplement j’écrivais comme on jette une bouteille à la mer.

L’encyclique de Léon XIV et le défi de l’humanité à l’ère de l’intelligence artificielle : ne pas perdre notre dignité et notre beauté tandis que le capitalisme et les guerres qu’il engendre tentent de les anéantir. Cette interprétation du message papal vient logiquement d’un groupe de chrétien italien qui multiplie les appels en faveur de Cuba, et cela me confirme du fait qu’il y a d’autres rassemblements possibles au-délà des lignes frappées de sclérose parce que nous sommes devant un changement d’une ampleur inédite.

Et le changement est tel qu’il faut à la fois se nourrir d’histoire mais ne pas en être encombré. Mon compagnon qui était un grand joueur de poker énonçait un principe. Quand tu as perdu ne prend jamais ta revanche, il ne faut jamais jouer contre son propre argent, tu dis merci pour la leçon et tu commences un tout autre jeu. Il n’y a pas de revanche il y a au contraire à avoir conscience de la nouvelle situation qui veut qu’eux n’ont plus les bonnes cartes et qu’ils jouent contre eux mêmes… le Zugzwang

 Maria Zakharova dit une chose fondamentale parmi d’autres tout aussi essentielles sur la multipolarité, c’est que si vous voulez en comprendre l’utilité il faut simplement regarder où en est le monde unipolaire. C’est ce qu’avait prévu Primakov, dont je décrivais hier la doctrine… et elle ajoute que ceux qui prétendent défendre cette unipolarité sont de plus en plus isolés et contraints à l’impuissance pour envisager même des solutions. Effectivement il y a une sorte de ricanement et de radotage ambiant qui commence à lasser comme l’est tout ressentiment impuissant et qui ne s’attaque plus qu’aux faibles ou supposés tels et pratique le terrorisme.

Et dans ce temps d’obscurantisme et de bigoterie, je m’aperçois qu’il y a effectivement des gens qui sur leurs bases à eux commencent à pouvoir se parler, à balbutier. la situation s’est éclairée, comme disait Giraudoux cela s’appelle l’aurore (comme le croiseur du même nom)

Comment cela s’appelle-t-il, 
quand le jour se lève, comme aujourd’hui,
et que tout est gâché, que tout est saccagé, 
mais que l’air pourtant se respire,

que tout est perdu, que la ville brûle, 
que les innocents s’entre-tuent,
mais que les coupables agonisent 
dans un coin du jour qui se lève ?

Cela porte un très beau nom : 
cela s’appelle « l’aurore ».

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