Le 6 juin, la Russie célébrait la Journée de la langue russe, également connue sous le nom d’anniversaire d’Alexandre Pouchkine. Cette fête a été instaurée dans le pays grâce à la persévérance du Parti communiste de la Fédération de Russie ce que nous rappelle Novikov . Cette manière dont le KPRF a restitué la mémoire russe pour ancrer la révolution dans le patriotisme au moment de la débâcle de la défaite, rappelle la manière dont Aragon en a appelé à Matisse, à Victor Hugo sans jamais les enrôler d’une manière politicienne. C’est ce que j’évoque en ouverture de mon livre sur le Zugzwang et qui fut inscrit dans la mémoire des communistes français par le parti de Maurice Thorez.
6 juin 2026, 22h45

Aujourd’hui, l’instauration de cette journée semble banale. Les discours patriotiques résonnent désormais de toutes parts et sont devenus monnaie courante dans les discours et les reportages. Pourtant, l’idée d’instituer une Journée de la langue russe s’inscrit dans un contexte bien plus complexe.
Il ne faut pas oublier l’un des symboles des tumultueuses années 1990 : les mots de Tchoubaïs : « Le patriotisme est le refuge des scélérats. » Le démon aux cheveux roux n’en est évidemment pas l’auteur. Cependant, dans son interprétation, cette phrase est devenue un appel à une lutte sans merci contre le patriotisme soviétique, et donc le plus profond.
Il a fallu du temps et des efforts considérables pour changer la situation. Désormais, la Journée de la langue russe n’est plus célébrée uniquement par le Parti communiste de la Fédération de Russie. Plus personne ne s’étonne de la multitude de reportages télévisés consacrés à cette fête. La publicité en anglais, qui étouffait Moscou et d’autres villes, a été éradiquée. Des films sont réalisés sur Pouchkine, ainsi que des adaptations de ses œuvres.
Aujourd’hui, les rives de l’Arbat ont accueilli notre rassemblement festif. Guennadi Ziouganov, Vladimir Kachine, Larissa Baranova et Sergueï Rozov se sont produits près de l’immeuble abritant l’appartement mémorial Pouchkine. Des représentants de notre culture musicale, menés par Dmitri Dmitrienko, lauréat du prix Lénine du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, ont interprété des œuvres classiques russes et soviétiques.
« Une encyclopédie de la vie russe » : cette appellation a été attribuée à de nombreuses œuvres majeures de notre littérature. Parmi elles figurent « Guerre et Paix » de Léon Tolstoï, « Le Chemin du Calvaire » d’Alexeï Tolstoï, ainsi que « Et le Don coule paisiblement » et « La Terre vierge retournée » de Mikhaïl Cholokhov. Mais Vissarion Belinsky fut le premier à appliquer ce titre au roman en vers de Pouchkine, « Eugène Onéguine ».
Bien sûr, Alexandre Pouchkine n’est pas apparu de nulle part. Il s’est inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs. Citons par exemple Gavriil Derjavine, ou Mikhaïl Lomonossov, dont le savoir et les écrits étaient encyclopédiques. Mais Pouchkine a occupé une place à part dans notre culture.
Alexandre Sergueïevitch se montra incroyablement sensible à la Russie. Il excellait aussi bien en poésie qu’en prose. Son esprit civique et son expression de l’amitié étaient remarquables. Il excellait aussi bien dans ses grandes fresques historiques que dans son lyrisme subtil. Et tout cela, c’était Pouchkine.
J’ai un jour entendu les arguments d’un dissident ayant quitté l’URSS. Il affirmait que les auteurs de manuels d’histoire ne pouvaient pas couvrir tous les événements du passé. C’est pourquoi, pour chaque période, ils ne retenaient que quelques noms parmi les écrivains et les poètes. C’est ainsi, selon lui, que Pouchkine était devenu une figure majeure.
Apparemment, l’auteur de cette « découverte » voulait passer pour un véritable excentrique. Peut-être visait-il aussi quelque chose de plus profond : par exemple, s’arroger le droit de décider qui mérite d’accéder à la grandeur et qui ne le mérite pas. À mon avis, le résultat est tout simplement catastrophique.
En réalité, Lénine et Staline n’étaient pas les seuls à accorder une place particulière à Pouchkine. Ses contemporains furent les premiers à le faire. Leurs appréciations furent ensuite approfondies par leurs successeurs, notamment Vissarion Belinsky. Parmi eux figuraient Mikhaïl Lermontov, Nicolas Gogol et bien d’autres. Ces personnalités, soit dit en passant, étaient très différentes.
Oui, la culture russe regorge de grands noms. Mais presque tous considéraient Pouchkine comme le soleil de la poésie russe. Et il le restera. À jamais.
La langue russe est formidable, puissante, authentique et libre !
Félicitations du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, G.A. Ziouganov, à l’occasion de la Journée de la langue russe
Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
La langue russe est formidable, puissante, authentique et libre !
6 juin 2026, 00h17 (mis à jour le 6 juin 2026 à 10h13)

Chers compatriotes !
Chers camarades et amis !
Je vous félicite sincèrement à l’occasion de la Journée internationale de la langue russe !
Nous célébrons cette date importante le 6 juin, anniversaire de la naissance du plus grand fils de notre nation, le génie national russe, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine. C’est lui qui nous a révélé l’étonnante puissance de la langue russe : profonde, figurative et véridique. Ce n’est pas sans raison que Nikolaï Vassilievitch Gogol disait que chaque mot de Pouchkine recèle « un abîme d’espace ». Cet abîme, cette beauté et cette puissance uniques de la langue russe, ont été admirés par les plus grands esprits de l’humanité. Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov a justement souligné que la langue russe allie la splendeur de l’espagnol, la vivacité du français, la force de l’allemand et la tendresse de l’italien. L’éminent écrivain français Prosper Mérimée qualifiait la langue russe de « plus riche d’Europe », créée spécialement pour exprimer les nuances les plus subtiles et les plus insaisissables de la pensée et de la poésie humaines. Et Ivan Sergueïevitch Tourgueniev, loin de sa patrie, nous a laissé son testament sincère et empreint de foi : « Dans les jours de doute, dans les jours de douloureuses réflexions sur le sort de ma patrie, toi seule es mon soutien et mon réconfort, ô grande, puissante, véridique et libre langue russe !… Il est impossible de croire qu’une telle langue n’ait pas été donnée à un grand peuple ! »
Au XXe siècle, le russe est devenu la voix des plus grands exploits historiques. C’est dans cette langue que résonnèrent les appels révolutionnaires de Vladimir Lénine et les slogans de la Révolution d’Octobre 2000, qui inaugurèrent une ère nouvelle pour l’humanité. C’est dans cette langue que le mot tant attendu, si chèrement acquis, « Victoire ! », s’éleva sur le Reichstag en ruines. C’est dans cette langue que l’officier soviétique et communiste Youri Gagarine prononça son célèbre « Allons-y ! », ouvrant la voie à l’humanité vers les étoiles.
Aujourd’hui, à l’heure des bouleversements mondiaux, de la guerre de l’information féroce et des tentatives d’imposer à l’humanité un manque de spiritualité et une amnésie historique, il est plus important que jamais de se souvenir que la langue russe est bien plus qu’un simple moyen de communication. Elle est l’âme du peuple, un lien vivant entre les générations, le fondement de notre État et de notre grande culture millénaire.
C’est pourquoi la langue russe se retrouve une fois de plus au cœur du combat pour la vérité historique, l’identité culturelle et le droit des peuples à suivre leur propre voie de développement. Lors d’une opération militaire spéciale, nos soldats héroïques défendent le monde russe, font respecter le droit d’un peuple frère à parler sa langue maternelle russe et préservent ses traditions, sa culture et ses valeurs spirituelles. La lutte contre la russophobie et l’éradication violente du mot russe est devenue un élément crucial de la confrontation globale avec le bandérisme et le fascisme de l’OTAN.
Nous, communistes, croyons fermement que la protection de la langue, de la culture et de l’éducation russes est une question de sécurité nationale et de développement souverain du pays. C’est pourquoi le PCFR propose sans relâche son Programme de la Victoire. Sa mise en œuvre créera toutes les conditions nécessaires au développement harmonieux de la langue russe, de la littérature nationale, des sciences et de l’éducation. Nous rétablirons le prestige des écoles russes et assurerons un soutien sans faille aux enseignants, aux écrivains et aux personnalités culturelles. Le russe doit redevenir un symbole de créativité, de lumière et de grandeur spirituelle.
Aujourd’hui, le russe rayonne avec assurance à travers le monde. On l’étudie en Asie, en Afrique et en Amérique latine comme langue de la justice sociale et du nouveau monde multipolaire. Et dans notre chère patrie, il continue de remplir sa mission historique première : unir des centaines de peuples en une seule famille fraternelle et unie.
Il est de notre devoir de préserver avec soin la pureté et la beauté de notre langue maternelle, de cultiver le respect de la grande littérature russe, de notre histoire et de nos traditions. La langue russe est notre arme spirituelle, notre mémoire historique et la clé de nos victoires futures.
La langue russe a été et restera à jamais la langue de la victoire, la langue de la vérité, de l’amitié et de la création. Elle renferme la force de notre État, la foi de notre peuple et le grand avenir de la Russie.
Bonnes fêtes !
Bonne journée de la langue russe !
G.A. Ziouganov, président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
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