Alors que Macron va faire défiler un régiment ukrainien fasciste sur les Champs Elysées le 14 juillet, pour célébrer la Révolution qui abolit les Bastille, j’espère qu’un jour il se lèvera du peuple français une force digne de ce fut le PCF pour interdire une telle profanation. Je rappelle à cette occasion à tous ceux qui dans les Bouches du Rhône veulent célébrer cette mémoire, la cérémonie à Aix à 11 heures, le 26 juin au Pont de l’Arc dans la rue Pascal Fieschi autour de cet homme droit et qui ne fut qu’oubli de lui-même pour les autres. Est célébré l’organisateur de la résistance dans Aix et le bassin minier, torturé par la gestapo, déclenchant la révolte de la centrale d’Eysse et déporté à Dachau, mon compagnon. C’était un monde que l’on m’a demandé à cette occasion de faire revivre et je ne cesse de penser à ce qu’ils ont représenté. Ils voulaient passionnément la paix mais ils ont su combattre, ils étaient engagés contre les capitalistes mais ils ont rassemblé contre l’ennemi. C’étaient des hommes et des femmes. On dit qu’en France ils furent des dizaines de milliers comme moururent soviétiques 27 millions d’entre eux. Une terrible saignée qui pesa sur le devenir du socialisme, ceux qui survivaient se tuaient au travail pour que nous ayons des droits que l’on prétend nous enlever. (danielle Bleitrach )
Ambroise croizat (chapeau) avec Martha Desrumeaux. Née dans une famille très pauvre du Nord, Martha, domestique à neuf ans, ouvrière avant ses 13 ans, illettrée jusqu’à 25 ans, devenue syndicaliste et militante communiste, fut la seule femme aux accords de Matignon en 1936 pendant le Front Populaire. Elle entra en résistance dès juin 1940, elle fut déportée trois ans à Ravensbrück, et fit partie en 1945 des 16 premières femmes désignées députées de l’histoire de France. Comment expliquer qu’il y a toujours d’un côté ceux qui sont à l’origine des guerres et ceux qui peuvent se dresser pour affirmer qu’ils défendent simplement leurs enfants, ceux de leur pays, leur seule richesse, et ceux-là hier comme aujourd’hui qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas portent le civilisation, la culture, même s’ils ont été éloignés du savoir, de l’art, des sciences, trouvent le chemin de l’alliance entre ce que nous avons de plus élevé, l’avant-garde de l’humanité et le sacrifice de ceux qui ne possèdent rien que cette dignité.


Qui se souvient qu’ici comme partout les Etats-Unis et leurs complices en France et en Europe ont préféré installer des mondes théocratiques, massacrer les communistes et que pourtant partout ils refusent l’envahisseur. Qui a cultivé leur mémoire pour qu’ils sachent encore et toujours que les communistes français ont partagé la douleur de ceux que l’on massacrait, torturait mais qu’ils savent reconnaitre celui qui défend ses enfants et celui qui ne craint pas de les massacrer… L’impérialisme multiplie les foyers de guerre et représente un autre fascisme qui nous menace. Celui qui va souiller les champs Elysées, mercenaire … Nous voulons la paix…
À son arrivée à Zurich, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré :
« Je considère à chaque instant les enfants innocents de Minab et tous les martyrs de l’Iran bien-aimé comme des témoins de mes actes et de mon comportement. Ils nous voient et ils attendent quelque chose de nous.
Que Dieu veuille que je ne déçoive pas les martyrs innocents et la nation iranienne, et que je puisse rejoindre mes compagnons le visage pur, ce que j’attends avec impatience pour les revoir.
#Minab168; A cet instant, il a dit quelque chose qui nous faisait sentir l’hypocrisie de ceux qui ont prétendu massacrer le peuple iranien au nom de la liberté des femmes, de la laïcité, alors qu’ils sont les alliés des pires monarchies du Golfe, des fanatiques israéliens qui ont impulsé un génocide, de ceux qui sont en train d’asphyxier Cuba qui est pourtant le lieu où l’émancipation individuelle est poussé le plus loin parce que communiste.
On me dira que cela fait partie de l’habileté de ce négociateur, peut-être mais ça et ce qu’est son pays y compris le détroit d’Ormuz, la forteresse naturelle de l’Iran est la seule force sur laquelle s’effondre l’armada. Toutes les armadas. C’est le cri de Cuba, c’est celui des véritables vainqueurs devant l’Histoire.

L’imperialisme prend les drapeaux de « l’inclusion » mais il s’agit d’une « inclusion » dans le vide abyssal d’un monde qui n’a que la mort, celle des faibles, des enfants comme perspective…
Inclusion dans le vide Andrea Zhok ce professeur de philosophie à l’Université de Milan et collabore régulièrement avec divers médias italiens de gauche. Etre communiste ce n’est pas seulement être de gauche, c’est être responsable devant l’histoire. Personne ne se souvient de ce qu’a fait ou pensé la « gauche » , une certaine gauche mais rien n’est jamais pardonné aux communistes quel que soit ce qu’ils ont apporté, leur sang, leur souffrance, parce qu’avec eux ce n’est pas le vide mais l’oubli de soi pour survivre dans l’humanité. Cette position me va,elle est celle que défendait Pasolini, mais il faut encore dire que l’émancipation des individus, et celle des femmes,du droit à aimer, n’est pas une invention du capitalisme, au contraire, tout ce qu’il fait c’est transformer ces aspirations légitimes en gadget mondain qui divise, il faut lui redonner la dimension de classe qui unit, réalise. De ce point de vue non plus le socialisme réel et les communistes n’ont pas à rougir ni hier, ni aujourd’hui.
Pensée du 20 juin 2026 d’Andrea Zhok
« Nous disons qu’ils devraient être inclus, mais pour être inclus, ils devraient trouver une place qui ait une forme, et nos sociétés n’ont pas de forme. »
C’est un point très important pour moi, qui, paradoxalement et de manière complémentaire, rapproche la droite et la gauche.
La droite prétend que la définition de la société (italienne, européenne) va de soi. Elle s’imagine qu’il suffit de se référer à quelque vestige extérieur, à quelque mémoire nostalgique, à quelque trace de plus en plus ténue du passé pour se définir ; elle suppose qu’il suffit de parler d’Europe chrétienne pour imprégner de spiritualité une société non seulement sécularisée, mais radicalement déracinée et relativiste, et au sein de laquelle, de surcroît, elle-même cultive avec ardeur la forme la plus flagrante d’individualisme. La droite parle de communauté, mais pense népotisme ; elle parle de société, mais pense entreprises.
Elle ne fait rien, et n’a jamais rien fait depuis au moins un demi-siècle, pour préserver véritablement les traditions culturelles italiennes et européennes, œuvrant inexorablement à promouvoir la marchandisation systématique de chaque élément culturel, de chaque coutume, de chaque tradition. Elle s’enorgueillit du « Made in Italy » et n’utilise pas une expression anglaise par hasard, car pour elle, « l’Italie » n’est qu’une marque permettant de gagner des parts de marché en exploitant un passé qu’elle n’étudie ni ne comprend.
La gauche, en revanche, s’enlise dans le bourbier abstrait d’un relativisme historique générique, qu’elle a d’ailleurs cessé de remettre en question depuis au moins les années 1970, finissant par traduire « histoire » par « accidentalité », « hasard » ou « arbitraire ». Elle continue de lutter contre des chimères, de l’oppression patriarcale au dogmatisme religieux, du nationalisme au familisme ; elle s’imagine se battre quotidiennement contre les moulins à vent de Dieu, de la Patrie et de la Famille, alors qu’elle a même oublié le sens de ces mots.
Quand ils pensent à la « culture », ils la perçoivent comme un marqueur de classe, quelque chose qui sépare les semi-instruits, titulaires de diplômes universitaires, de ce qu’ils considèrent comme l’engourdissement du bon sens. Ils conçoivent toutes les normes informelles, toutes les attentes moyennes et populaires, comme un préjugé abominable et une irrationalité typique des bas-fonds. Pendant ce temps, leurs propres bas-fonds sont soumis à la culture américaine, qu’ils imaginent être un « monde sans préjugés ».
La société italienne (et européenne) n’« inclut » ni n’« accueille », car inclure ou accueillir suppose d’être quelqu’un, de savoir qui l’on est et ce que l’on veut. L’inclusion et l’accueil ne sont ici que des mots vides, des voiles servant à masquer l’opportunisme économique (« les emplois que les Italiens ne veulent plus faire », « les ressources qui financent nos retraites », etc.). Et tout va bien tant que les « inclus » et les « accueillis » restent à leur place, rouages de notre système. En réalité, la seule règle sociale que nous soyons capables d’énoncer en toute conscience est : « fais bien ton travail ». Mais dès que l’autre personne revendique une subjectivité dotée de sa propre identité, et étant donné notre incapacité à lui offrir une quelconque orientation normative ou des limites justifiées, cette identité devient aussitôt une nuisance, une dureté, une verrue, un scandale.
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