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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Hongrie : Ce n'est pas un changement de régime c'est un changement de décor

Le rôle joué par la Hongrie vient d'être éclairé par l'étrange histoire rapportée par le New york Times sur la manière dont Israël avait réussi à faire de l'ancien président de l'Iran, un dur parmi les durs, un antisémite sa carte maitresse en matière de changement de régime. La rencontre au plus haut niveau avait eu lieu en Hongrie sous le parrainage d'Orban qui grand ami d'Israël avait néanmoins d'excellentes relations avec la Chine, la Russie, l'Iran et les USA. A ce titre la Hongrie était devenu la plaque tournante d'un système diplomatique informel dans lequel se géraient également tous les coups tordus des services secrets. Une situation qui fait étrangement songer à celle de Vienne et de l'Autriche aux lendemains de la troisième guerre mondiale. .Avec l'installation de Peter Magyar appartenant à la même écurie conservatrice que son prédécesseur s'il n'y a pas eu de changement politique pour le peuple hongrois mais victoire apparente de l'UE et de ses snobs vassalisés comme Macron ou Ursula van der Leyden qui ont pris la place sous leur aile avec leurs technocrates, un monde moins grossier mais moins rusé qu'Orban, un changement de décor et de décorum. Ce technocrate saura-t-il jouer aussi fin que le matois Orban, on peut en douter et tout ce qu'investit l'UE, sa commission, ses coalitions relèvent d'une bureaucratie un peu plus guindée que l'administration des USA, sous Trump en particulier mais totalement inefficace parce que défendant le capital et en espérant que le suzerain aura de meilleures manières.

Publié par Danielle Bleitrach

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Article original pour le blog

« Les pauvres restent pauvres, le capital reste sacré et intouchable. » Que dirait aujourd’hui TGM à propos de Péter Magyar ?

Les deux premiers mois du régime de Péter Magyar ont apporté exactement ce que l’on peut attendre des populismes technocratiques modernes au crépuscule du capitalisme tardif :

une absence totale de contenu, que la mise en scène professionnelle et une communication en mouvement constant et hystérique sont censées masquer.

Ce qui se passe ici n’est pas un dépassement du Système de coopération nationale (NER), mais sa correction esthétique, le NER 2.0, où le provincialisme étouffant et provincial a cédé la place à un provincialisme clinquant et de type managérial.

Les deux premiers mois du gouvernement n’ont pas été consacrés à des réformes structurelles, à l’éradication de l’extrême pauvreté ou au sauvetage d’un système de santé moribond, mais à la répétition rituelle des slogans néolibéraux creux que sont « l’efficacité » et la « transparence ».

Le peuple, qui aspirait si désespérément à la libération, regarde désormais avec stupéfaction les anciens oligarques céder la place, au sein des ministères, à de nouveaux technocrates en costume slim-fit parlant le jargon bruxellois.

L’illusion est bien sûr parfaite, comme toute tournée médiatique bien orchestrée. Mais l’essentiel, cette réalité immobile et mutilée qui gît au plus profond de la campagne hongroise, est restée intacte.

Les pauvres restent pauvres, le capital reste sacré et intouchable, et le pouvoir – bien qu’il s’exerce désormais dans des cafés plus chics et de manière plus transparente – reste l’apanage d’une minorité.

Ce n’est pas un changement de régime, mes chers amis, mais un changement de décor.

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