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Ne relayez pas n'importe quoi.. Sur Sahra Wagenknecht, il y a une campagne
« Sahra Wagenknecht est déjà dans le collimateur de l’Office fédéral de protection de la Constitution » : c’est sous ce titre que le correspondant berlinois du RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND) demande que la politicienne du BSW soit placée sous surveillance par les services de renseignement allemands. La raison invoquée : Markus Decker met en garde contre un prétendu « front croisé » entre l’AfD et le BSW. Le commentaire n’avance aucun argument solide à l’appui de cette demande. Il emploie plutôt des termes comme « absurde », « évident » et « campagnes de désinformation ». Un principe se dégage au moins : toute personne exprimant une opinion politique dissidente devrait idéalement être surveillée par les services de renseignement. Ce principe convient à la Corée du Nord, mais pas à un régime libre et démocratique. Un commentaire de Marcus Klöckner .
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.nachdenkseiten.de
Un article de : Marcus Klöckner
« Sahra Wagenknecht est déjà dans le collimateur de l’Office fédéral de protection de la Constitution » : c’est sous ce titre que le correspondant berlinois du RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND) demande que la politicienne du BSW soit placée sous surveillance par les services de renseignement allemands. La raison invoquée : Markus Decker met en garde contre un prétendu « front croisé » entre l’AfD et le BSW. Le commentaire n’avance aucun argument solide à l’appui de cette demande. Il emploie plutôt des termes comme « absurde », « évident » et « campagnes de désinformation ». Un principe se dégage au moins : toute personne exprimant une opinion politique dissidente devrait idéalement être surveillée par les services de renseignement. Ce principe convient à la Corée du Nord, mais pas à un régime libre et démocratique. Un commentaire de Marcus Klöckner .
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Dans un système démocratique, la surveillance exercée par les services de renseignement est l'une des armes les plus redoutables dont dispose un État. Cela est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit d'espionner des personnalités politiques. Récemment, le gouvernement allemand a approuvé une réforme des services de renseignement. Il entend leur accorder des pouvoirs encore plus étendus (voir : Restructuration des services de renseignement : un bélier contre la démocratie ). Dans ce contexte, un correspondant d'une des principales chaînes de télévision du pays décrit un chef de l'opposition comme un « cas pour l'Office de protection de la Constitution ». Si Wagenknecht est effectivement sous surveillance de l'Office de protection de la Constitution, qui sera le prochain ? Monsieur Tout-le-monde, pour ne pas avoir suffisamment encensé le plus grand chancelier de tous les temps sur la place du village ?
Dès 2025, des hommes politiques réclamaient une surveillance des services de renseignement de la BSW.
La démarche est claire. Il s'agit de discréditer les politiciens d'opposition impopulaires et leurs partis. Le but est d'intimider l'opposition et le public. L'étiquette de « radical » sera apposée – selon le bon vouloir du pouvoir en place. La lutte démocratique fondamentale entre les différents partis est sabotée.
En résumé : les services de renseignement seraient-ils une extension de la classe politique dirigeante, utilisés contre les opposants politiques ? Sous couvert de sécurité nationale ? La situation devient inquiétante !
Dans son commentaire, Decker affirme que Wagenknecht a, au fil du temps, « adopté un discours de plus en plus proche de celui de l'AfD : sur la politique migratoire, pendant la pandémie de Covid-19, et concernant les relations avec la Russie. Le front transversal est désormais presque complet. »
Ce niveau de qualité imprègne tout l'article. Le contenu substantiel est totalement absent. Au lieu de cela, le RND soumet le lecteur à une bonne dose d'illusions politiques.
Il est regrettable qu'il faille même l'expliquer : en démocratie, les hommes et femmes politiques doivent affronter leurs adversaires sur le terrain politique, avec des arguments plus convaincants et des politiques plus efficaces. Les services de renseignement devraient s'occuper des fabricants de bombes. Toutefois, dans le cas du trou de Celle, ils devraient sans doute se remettre en question.
Les purges politiques menées pour le compte du « parti » étaient la tâche de la Stasi, mais elles ne devraient pas incomber à l'Office fédéral de protection de la Constitution. Les journalistes auraient dû le comprendre.
Image de couverture : K-FK / shutterstock.com
