Washington ne peut plus apporter la paix et quelques avantages pour imposer son hégémonie, seulement les souffrances et la soumission sans condition, la perte de la dignité et le pillage. Abel Prieto a dénoncé le fait que la politique de Washington ne vise pas les plus hauts dirigeants du gouvernement, mais directement la population : « D’Eisenhower à Trump, la politique a toujours été la même : faire pression pour étouffer ce peuple. »

L’intellectuel a dénoncé cette offensive comme faisant partie d’une guerre cognitive, symbolique et psychologique contre le gouvernement cubain. Photo : Ministère cubain des Affaires étrangères
Prieto : Trump cherche à changer le régime en faisant souffrir le peuple cubain.
9 février 2026
Le président de la Casa de las Américas, Abel Prieto, a dénoncé lundi que Washington cherche à imposer un « changement de régime » en faisant souffrir le peuple cubain , suite au décret signé par Donald Trump imposant des droits de douane sur le pétrole exporté vers Cuba. Cette agression a cependant suscité une réaction empreinte de dignité, de patriotisme, d’anti-impérialisme et d’unité au sein de la société caribéenne.
Lors d’une interview accordée à teleSUR, Prieto a exprimé sa gratitude pour la solidarité internationale et les gouvernements qui soutiennent Cuba : « La position de la Chine, de la Russie et des autres pays qui se sont montrés très fermes envers Cuba en ce moment est importante. »
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Le président de la Casa de las Américas a déclaré que, face aux pressions, le peuple cubain « est déterminé à aller de l’avant avec son projet, à défendre sa souveraineté, à défendre son modèle social… et à ne pas se laisser faire pression par le gouvernement des États-Unis ».
Washington cherche à étouffer le peuple cubain
Prieto a dénoncé le fait que la politique de Washington ne vise pas les dirigeants du gouvernement, mais directement la population : « D’Eisenhower à Trump, la politique a toujours été la même : exercer des pressions pour étouffer ce peuple, le forcer à se soumettre, le diviser, accuser son gouvernement. Le fameux changement de régime, c’est ce que veulent Trump, Marco Rubio et cette élite corrompue et pédophile . Ce qu’ils veulent, c’est un changement de régime par les souffrances qu’ils infligent au peuple cubain. »
L’intellectuel cubain a souligné que la véritable victime de ces actions est « tout le peuple qui est soumis à une pression suffocante ».
Prieto se souvient : « C’est un peuple habitué aux épreuves… il a vécu la crise d’Octobre, le débarquement de la baie des Cochons, la loi Torricelli, la loi Helms-Burton, et l’effondrement du socialisme en Europe. Autrement dit, c’est un peuple qui a traversé des situations extrêmement dures, très difficiles et douloureuses. » Pourtant, dans le contexte actuel, la réaction est unanime : « Ils réagissent avec leur dignité habituelle. »
Dialogue sans conditions
Le président de la Casa de las Américas a également évoqué les manifestations populaires massives qui adressent un message clair à Washington : « Ce peuple a offert un spectacle extraordinaire… ces manifestations massives ont constitué un message clair pour le gouvernement des États-Unis. » Ces mobilisations, à l’instar de la Marche aux flambeaux, témoignent de la volonté inébranlable de l’île.
Abel Prieto a souligné la volonté de Cuba de dialoguer, à condition que le dialogue soit fondé sur le respect mutuel. Il a réaffirmé la position du président Miguel Díaz-Canel et de la Révolution : « Nous sommes prêts à dialoguer d’égal à égal, sans conditions préalables et sans imposer de principes. » Cette position témoigne de la souveraineté de la nation caribéenne.
Cependant, Cuba perçoit toute tentative de dialogue de l’administration Trump avec une grande méfiance. Prieto a expliqué que le gouvernement américain a pour stratégie de mettre le peuple cubain au pied du mur par le chantage et la pression afin de semer la division. « Ils n’y parviendront pas », a souligné l’intellectuel.
Le mensonge comme arme des États-Unis
Prieto a souligné l’utilisation historique de la désinformation par les États-Unis : « Le mensonge a toujours été l’une des principales armes de nos ennemis. Aujourd’hui, ils nous accusent de soutenir des terroristes, d’entretenir des contacts avec des groupes terroristes. C’est faux. Ils nous accusent aussi d’avoir des bases militaires étrangères ici. Tout cela est faux. Mensonge après mensonge, sans cesse : comme disait Goebbels, répétez un mensonge et vous le transformerez en vérité. Ces gens pensent exactement comme Goebbels, ils ont la même logique, le recours constant au mensonge contre leurs victimes. »
Le président de la Casa de las Américas a insisté sur le statut de Cuba en tant que victime de la violence : « Cuba a été victime du terrorisme. La liste des victimes du terrorisme d’État orchestré par les États-Unis est très longue. Nombreux sont ceux qui ont eu recours à la guerre biologique, aux atrocités les plus infâmes, et qui ont mené des essais contre nous. Et maintenant, ils viennent nous accuser de soutenir le terrorisme, de nous inscrire sur cette liste infâme d’États soutenant le terrorisme. »
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Guerre psychologique
Prieto a mis en garde contre la montée en puissance de cette stratégie numérique : « Tout cela fait partie des armes utilisées quotidiennement sur les réseaux sociaux. Par cette vague offensive, les réseaux sociaux alimentent les sentiments annexionnistes parmi les Cubains. C’est absurde. » Ces campagnes incluent des mèmes politiques qui « présentent Trump comme un sauveur, une sorte de messie qui viendra nous sauver. »
Cet intellectuel a dénoncé cette offensive comme faisant partie d’une guerre cognitive, symbolique et psychologique menée contre le gouvernement cubain. Il a toutefois écarté la possibilité qu’ils parviennent à leur objectif de soumettre le peuple cubain.
Abel Prieto a souligné que la réaction du peuple démontre que « l’attaque a davantage uni le peuple cubain », qui a réagi « avec plus de patriotisme, avec plus de dignité, avec plus d’esprit combatif ».
Prieto a conclu son discours par un message d’unité et de détermination, invoquant Fidel Castro : « avoir conscience du moment historique ». Il a souligné que le peuple avait démontré sa force et insisté sur l’importance des nouvelles générations, ajoutant que le peuple devait délivrer « un message fort d’unité, de dignité, d’amour et d’attachement à la souveraineté, face à la haine et aux mensonges ».
Auteur : teleSUR : mb – JB
Source : teleSUR
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