Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Voeux de 2026 …Il est plus facile qu’on ne le croit d’être heureux du moins quand le temps est venu de l’être par Danielle Bleitrach

Peut-être est-ce le rôle de celle qui a vécu déjà plus que bien d’autres, de dire le bonheur comme une sagesse acquise, en s’accordant l’apaisement de tout ce qu’elle a réussi à construire avec tous ceux morts ou vivants à qui elle doit tout. D’abord chez moi, il suffit créer un univers, un bouquet dans l’entrée face au piano, la chaleur de l’amitié, un verre de fin cristal, dans lequel joue la lumière filtrante du jour. Ce bouquet de fleur est le salaire, le don l’échange pour l’une de mes délicieuses tartes de Mamie…avec un fond de compote de pomme au gingembre et à la badiane (anis étoilé). Osons dire que la seule unanimité que j’ai jamais réussi à provoquer est celle qui se fait encore aujourd’hui autour de ma cuisine qui est rustique, méditerranéenne et avec quelques apports récoltés dans mes pérégrinations de globetrotter. Une errance, qui m’a rendu plus cher mon pays, la douce France, mais dans ce qu’elle recèle d’ouverture, d’accueil, de diversité. Cet amour sans chauvinisme de ma douce patrie m’a à son tour enseigné que pour dire les mêmes joies et les mêmes peines, les êtres humains avaient des modes d’expression d’une diversité inouïe. On s’épuise à en tenter l’impossible traduction,: le monde multipolaire cela va être aussi cette recherche de l’infini dans son semblable, déjà la guerre dans laquelle une classe devenue une caste de goujat, cherche à nous entraîner est d’autant plus abominable qu’elle est le revers de l’amour pour son ennemi et de la part d’identité qui nous est commune.

Alors puisque nous sommes partis à l’assaut du ciel, il faut savoir qu’à chaque jour suffit sa peine et se contenter de ce don, celui d’un jour de l’an 2026, dans lequel chacun va donner le peu qu’il a pour la chaleur de tous et le partage.. Sans réclamer plus que ce qu’il donne lui-même… C’est pour cela que j’ai écris ce petit livre en quelques jours comme une ultime leçon de sagesse d’une aïeule qui aime toujours plus le monde auquel elle dit « adieu » chaque jour… en le célébrant…

Qu’il me soit donné la possibilité d’exprimer tout cela grâce à l’amitié d’un éditeur Edmond, d’un maquettiste Samuel qui a fait des miracles, est le nouveau cadeau d’une vie dont je me demande encore en quoi j’ai mérité tout ce qu’elle m’a donné et me donne encore. Donc voici la quatrième de couverture d’un petit livre de 170 pages écrites comme un cheval galopant vers la mer ! Le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire. ET APRES ?

Pourquoi ce « cahier » : parce que l’espace médiatique laisse de moins en moins de place à la réalité. Parce que le « politique » est si affaibli qu’il ne peut à lui seul reprendre pied dans celle-ci. Il faut à nouveau marier la politique à la culture, à la civilisation et à l’anecdote. Partir de l’événement pour reconstituer la profondeur historique. Ce cahier est un essai. Qu’il soit marqué et surtout transformé dépend de vous.
Le zugzwang est une situation aux échecs où le joueur n’a plus aucun mouvement favorable possible – toute action de sa part entraîne une détérioration fatale de sa position sur le plateau de jeu.
Ce petit livre démontre que nous sommes passés d’une configuration à l’autre : la contre-révolution fut ce moment où faute d’une stratégie, quoique nous fassions nous perdions.
Aujourd’hui c’est la bipolarité du capitalisme qui signe son déclin. Quoi qu’il fasse : il ne fait que perdre. Il ne lui reste plus que l’effroi et l’inertie qu’il engendre.
Mais le Vent de l’Histoire s’est levé. Il est déjà là. Il souffle comme jamais, multipolaire, d’Est en Ouest et du Sud au Nord et balaiera bientôt tous les pharisianismes et avec eux des siècles de domination et de prédation de l’Occident : « les bavardages se tairont devant le sérieux de l’Histoire ».
« A galopar, a galopar, hasta enterrarlos en el mar »
Rafael Alberti

Parce que le 30 décembre 1922 fut fondé le premier Etat socialiste sous direction d’un parti communiste et que cela a changé la face du monde… Et aujourd’hui ils en tremblent encore en sifflant entre leurs lèvres, un impuissant « Qu’il crève » en devenant des « terroristes » par avidité jamais assouvie, par concurrence dans la médiocrité. Ils n’en auront jamais assez et il faudra toujours abattre non seulement l’adversaire mais le « concurrent » en s’affaiblissant eux mêmes… Donc ce livre part d’une expérience, un court récit qui fait le bilan d’un combat autour de notre livre: quand la France s’éveillera à la Chine, la longue marche pour un monde multipolaire écrit avec les trois autres animateurs de ce blog histoireetsociete : danielle Bleitrach, Marianne Dunlop, Jean Jullien et Franck Marsal sans oublier notre éditeur Edmond de Delga et tous ceux qui ont contribué et contribuent encore au succès de ce livre. Grâce à vous, à son relatif succès dans la guerre de basse intensité dans laquelle nous sommes pris et dont s’abstraire est un combat, nous savons mieux les obstacles qui sont devant nous tous. Parce que c’est un livre qui, comme Fidel, comme les Cubains, a pour principale caractéristique de ne pas se résigner à la défaite, de tirer des enseignements de ce qui mène à la victoire qui n’est pas une simple revanche. Le défendre a été l’expérience de rechercher ceux chez qui la volonté d’unir est plus forte que les divisions, les rancœurs, les ambitions malsaines… Comme ce blog que nous animons gratuitement, sans droit d’auteur, sans péage… Cela n’a l’air de rien mais c’est beaucoup même si cela rend aussi toutes les lâchetés, les petits arrangements plus stupides encore… c’est inespéré d’avoir avec vous réussi à maintenir cela, en accroitre toujours l’audience, les contributions, être un des rares lieux où trotskistes, staliniens, gauche et communistes de toutes obédiences peuvent tenter un échange sur le fond, sans insulte, sans procès sur les personnes, parce que nous avons un but, une perspective…donc une théorie…

Donc avancer comme cela a contrario, cela vous apprend beaucoup de choses, les espoirs inutiles et sans cesse déçus doivent être abandonnés, pour toujours être plus clair sur les buts et les moyens de l’atteindre, sur ce qu’est le « collectif ». En ce qui concerne la vieille dame que je suis, il faut simplement changer de « focale » dans le temps et dans l’espace, bien mesurer les possibles et secouer les censures, les aveuglements parce que nous n’avons pas dit notre dernier mot et qu’un vent nouveau souffle, comme en 1922. Alors comme le disait Neruda, est entré le vent du peuple qui avait nom Lénine… C’est lui et c’est tout autre chose pour laquelle il faut être disponible, ne pas chercher seulement à reconnaître mais aussi découvrir le vif, le bel aujourd’hui …Non seulement dans la politique mais aussi là où elle ne reprend plus pied, dans la peine, la joie de chacun, à chaque âge de la vie…

Mes meilleurs vœux pour 2006.

danielle Bleitrach

Le coeur qui se dilate de bonheur devant l’espérance retrouvée ne signifie en aucun cas que l’on accepte d’être désarmée…

Cela dit à propos de l’arme, deux règles essentielles: on ne sort une arme que si on est prêt à s’en servir, deuxième l’arme n’intervient que bien après que l’on ait usé de toutes les formes de conviction et de rassemblement, en ayant aidé chacun à voir ce qui est désormais possible et nécessaire, le fait qu’il y a leur défaite dans l’air et que si cela ne les rend pas moins dangereux, l’action principale est de les désarmer ,et de leur imposer la paix et le bonheur comme une idée presque neuve à partir du moment où elle ne se limite pas à l’Europe.

danielle Bleitrach

et une chanson :

https://youtu.be/Uysilq2_48Y?si=xcA2haAggixpBrNR

cette chanson et cette photo qui dit la part de moi qui hait Netanayoun, Zelenski et tous ceux qui ont accepté d’endosser l’habit de ceux qui de pogromes en extermination, sous prétexte de « suprématie » ont renié les combats millénaires… Cette part là que nous sommes une poignée à mesurer, à en connaitre l’aspect « existentiel » est aussi mon espace de liberté, celui qui m’interdit de réclamer autre chose que le luxe de comprendre… Nous avons tous en nous cette blessure d’avoir été stigmatisée injustement pour être né ainsi, être juif, homosexuel, noir et même femme, alors qu’il s’agit de la moitié de l’humanité, il faut le recréer dans un combat quotidien, ne pas y renoncer, le penser autrement. Et la dimension de classe y compris au niveau anti-impérialiste est incontournable pour opérer cette recherche de la pierre philosophale d’une autre individualité… L’espace multipolaire est aussi celui à travers lequel chacun fait l’expérience du collectif dans l’irréductible étrangeté d’un vécu auquel il ne peut renoncer comme un espace vide dans lequel se recompose le sens. C’est aussi de cela qu’il a été question dans cette expérience de 2025… Autour d’une proposition d’adhésion au monde multipolaire, de la compréhension de ce que propose la Chine…

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