Extrait : « Je tiens à souligner que ces dernières années, le Moyen-Orient est devenu le théâtre d’une lutte pour les sphères d’influence de nombreux acteurs sur la scène politique mondiale. La tragédie des peuples de la région arabe, la Palestine toujours non reconnue, la tragédie de Gaza, le bombardement de l’Iran, l’ingérence dans les affaires des États souverains ne sont qu’un aperçu des défis contemporains dans le monde arabe ». Notons que ce texte a été écrit à la veille de la frappe sur Téhéran (note et traduction de Marianne Dunlop pour histoire et société)
Présentation du livre du président chinois Xi Jinping « Gouverner la Chine » (cinquième édition), par le Secrétaire général du CC du Parti communiste du Tadjikistan, Djamshed Yunusov
Le livre de Xi Jinping, « Gouverner la Chine », est une analyse historique et contemporaine fondamentale des systèmes étatiques et des politiques du monde entier du point de vue de la société chinoise moderne. Cet ouvrage propose une analyse approfondie de la politique actuelle de mondialisation, avec ses influences positives et négatives sur l’économie mondiale et les systèmes politiques du monde entier.
La nation chinoise est l’une des plus anciennes civilisations de la planète, avec plus de 5 000 ans d’histoire, à l’origine de la civilisation de la « Grande Route de la Soie » qui a relié l’Orient à l’Europe.
Le monde contemporain connaît une transformation globale, passant d’un ordre mondial unipolaire à un ordre multipolaire. Chaque transformation de ce type est douloureuse pour l’humanité et s’accompagne de bouleversements sociaux et de conflits mondiaux et régionaux. Le livre retrace les périodes de développement de la société chinoise depuis l’époque de la « Grande Route de la Soie » jusqu’à l’histoire contemporaine, sa politique et sa volonté de construire un développement stable, créatif et pacifique.
Cet ouvrage est utile pour les sinologues, les politologues et les chercheurs dans le domaine de l’histoire et des sciences sociales.
Après avoir lu ce livre, je le diviserais en trois parties principales : le développement historique de la société chinoise, la politique de tolérance de la société chinoise, la communauté avec un avenir commun dans le contexte du développement avec les pays d’Asie centrale.
1. Un pays, deux systèmes
Au cours des dernières décennies, la Chine a mené une politique « un pays, deux systèmes ». La question du rattachement de Taïwan à la Chine continentale se pose depuis plusieurs décennies. La politique de la Chine à l’égard de l’île de Taïwan reste inchangée : il s’agit d’une seule nation et l’île est une partie intégrante et indivisible de l’État chinois. Il ne fait aucun doute que la séparation de Taïwan de la Chine continentale est une tragédie pour la société chinoise, car l’histoire de l’île est indissociable de celle de la Chine continentale depuis des millénaires.
À l’aube de leur civilisation, les Chinois se sont installés à Taïwan et, avec l’aide de la Chine continentale, ont repoussé les menaces extérieures. Le monde connaît de nombreux exemples où les frontières existantes ont été tracées de manière arbitraire et où un seul peuple a été divisé en deux États, mais les racines des peuples, leur culture et leurs traditions ne peuvent être séparées par aucune frontière. Je suis convaincu que le temps viendra où les peuples s’uniront en un seul pays et un seul système. À ce sujet, la citation suivante tirée du livre est, à mon avis, éloquente : « L’histoire de notre nation montre que les deux parties sont indissociables et liées par des liens de parenté ».
2. La politique pacifique de la Chine
Dans le monde actuel marqué par l’expansion de la politique de mondialisation, celle-ci a des aspects positifs et négatifs pour le développement de la société. D’un côté, la politique de mondialisation apporte le progrès des technologies modernes et des avancées dans les domaines de la science et de la production, mais de l’autre, elle a également des conséquences régressives, à savoir la lutte pour les sphères d’influence, les bouleversements sociaux, des conflits et des destructions.
Je tiens à souligner que ces dernières années, le Moyen-Orient est devenu le théâtre d’une lutte pour les sphères d’influence de nombreux acteurs sur la scène politique mondiale. La tragédie des peuples de la région arabe, la Palestine toujours non reconnue, la tragédie de Gaza, le bombardement de l’Iran, l’ingérence dans les affaires des États souverains ne sont qu’un aperçu des défis contemporains dans le monde arabe.
La Chine mène à l’égard des États arabes une politique mesurée, tolérante et solidaire, axée sur la primauté du droit et la préservation de la souveraineté de chaque État.
Le 9 décembre 2022, le premier sommet sino-arabe s’est tenu à Riyad, en Arabie saoudite. Les relations sino-arabes peuvent être qualifiées d’amicales, fondées sur la communauté d’histoire et de culture de ces peuples. Pour confirmer ces relations, je citerai le rapport principal du sommet : « Nous avons connu des hauts et des bas dans notre lutte pour la libération nationale. Nous avons mis en place une coopération mutuellement avantageuse dans le contexte de la mondialisation économique. Ensemble, la Chine et les États arabes ont cultivé un esprit d’amitié fondé sur la solidarité et l’entraide, les principes d’égalité et d’intérêt mutuel, ainsi que l’inclusion et l’apprentissage mutuel. »
Je pense que cette citation reflète pleinement la politique et la volonté des dirigeants de la Chine contemporaine de s’engager en faveur de l’indépendance, de la liberté et du développement.
3. Une communauté avec un avenir commun
Le concept clé dans le développement des relations bilatérales entre la Chine et l’Asie centrale est le dialogue entre les civilisations et la protection de la paix dans la région. La Chine partage avec l’Asie centrale une culture et une histoire communes, fondées sur la civilisation de la « Grande Route de la Soie ». Les pays du « Sud global » disposent d’énormes ressources humaines et naturelles. Depuis l’Antiquité, ce carrefour a permis la communication entre l’Orient et l’Occident. La route de la soie a permis d’établir un dialogue entre les civilisations orientales et occidentales. Dans ce contexte, l’Asie centrale joue un rôle important en tant que centre logistique entre l’Asie et les pays européens.
Le 19 mai 2023, le sommet « Chine-Asie centrale » s’est tenu dans la ville de Xi’an, dans la province du Shaanxi. Au cours du sommet, une évaluation a été faite du rôle historique de l’Asie centrale, du renforcement de la stabilité dans la région, de l’engagement en faveur de l’amitié et du bon voisinage entre la Chine et tous les pays d’Asie centrale. Le sommet a défini des objectifs et des tâches visant à poursuivre le dialogue entre les civilisations, la paix et la stabilité dans la région, le développement des infrastructures régionales et le renforcement des liens économiques. La citation suivante, tirée du rapport du sommet de Xi’an, caractérise bien les relations existantes et l’engagement historique en faveur du dialogue entre les civilisations :
« Grâce à leurs efforts conjoints au cours des siècles, les peuples de Chine et d’Asie centrale ont contribué à l’expansion et à la prospérité de la Route de la soie, apportant ainsi une contribution historique à l’interaction, à l’intégration, à l’enrichissement et au développement des civilisations mondiales. »
Ce livre est très riche et intéressant à étudier pour les spécialistes d’un large éventail de domaines. Je tiens à souligner que je suis historien de profession et que je trouve intéressant dans ce livre la mention de l’histoire de l’évolution des relations de la Chine avec les États voisins, ainsi que l’accent mis sur le développement de la politique de l’État depuis les temps les plus anciens jusqu’à l’histoire récente. Il convient de noter que les thèmes abordés dans le livre sont très vastes et j’ai essayé d’exprimer mon opinion sur les thèmes qui me sont proches et compréhensibles. Je pense que ce livre peut intéresser un large public, des historiens et politologues aux économistes et diplomates.
Yunusov Djamshed Sabirovitch – Secrétaire du Comité central du Parti communiste du Tadjikistan, politologue, 27 février 2026, Douchanbé, République du Tadjikistan.

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