Histoire et société (archive 2020-2026)

Dieu me pardonne, c'est son métier...

Le plan Trump demande à l'Ukraine de céder des territoires supplémentaires en échange d'une garantie de sécurité

Par Franck Marsal 20 novembre 2025
Actualité

Alors que le régime de Kiev perd peu à peu toute crédibilité, tant par les scandales de corruption que par les échecs successifs, de plus en plus mal masqués par les discours de "victoire" permanents, les négociations et coups de bluff se succèdent, chacun tentant de tirer la couverture à soi. L'engagement d'achat de 100 rafales par l'Ukraine à la France entre dans cette catégorie des bluffs. L'Ukraine n'a pas les moyens d'acheter et la France ne pourrait fournir avant longtemps des avions qui ne seraient qu'une ligne de plus sur la liste déjà longue des armes occidentales miraculeuses qui devaient changer le cours de la guerre. Les Ukrainiens, envoyés de force dans les tranchées, meurent en cobayes de l'industrie d'armement occidentale, sans succès pour l'instant. Chaque fois que la négociation s'approche d'une issue possible, on voit les "européens" monter au créneau pour poursuivre la guerre, et avec le développement des scandales de corruption, on se demande s'il s'agit de gagner du temps (et de l'argent) ou de réellement se préoccuper du sort des habitants de l'Ukraine et de la Russie. Il faut aussi prendre en considération que pour les dirigeants européens, aussi impopulaires que Zelenski, la fin de la guerre est la perte d'une carte politique et qu'elle mène directement au moment où il va falloir solder les comptes, parler des prêts déjà consentis que l'Ukraine ne pourra pas rembourser (et dont les garants devront mettre la main au porte-monnaie), dégeler les avoirs russes, et faire ainsi face à toute une série de situations désagréables. Zelenski et ses parrains occidentaux sont ainsi liés par un pacte douteux : celui d'éviter ou en tous cas de repousser l'heure des comptes et de la vérité : combien de morts, combien de souffrances, pour un résultat dérisoire et nettement moins bon, notamment en termes de territoires que ce que la Russie avait consenti lors des négociations de tout début de la guerre en mars 2022. Alors, le cynisme n'ayant pas de limite, on parle déjà d'une revanche, d'ici deux ans, peut-être moins, dans laquelle, le nouveau Chef d'Etat Major l'a lâché : "il faudra accepter de perdre nos enfants". Alors, à nouveau il faut leur répondre que leur guerre se transformera en révolution et mettra fin à leur existence en tant que classe dominante (note de Franck Marsal pour Histoire&Société).

Le nouveau plan Trump visant à mettre fin à la guerre en Ukraine accorderait à la Russie des parties de l'est de l'Ukraine qu'elle ne contrôle pas actuellement, en échange d'une garantie de sécurité américaine pour l'Ukraine et l'Europe contre toute future agression russe, a déclaré à Axios un responsable américain directement informé.

Pourquoi est-ce important ? L'Ukraine et ses soutiens considéreraient cela comme une énorme concession à la Russie. Selon ce responsable américain, la Maison Blanche estime que l'Ukraine risque de perdre ce territoire de toute façon si la guerre se poursuit et qu'« il est donc dans l'intérêt de l'Ukraine de parvenir à un accord dès maintenant ».

Analyse : Les deux questions les plus épineuses des négociations sur l'Ukraine ont jusqu'à présent été de savoir qui contrôlerait quel territoire une fois la guerre terminée et comment l'Ukraine pourrait être assurée que la Russie ne reprendrait pas simplement la guerre à une date ultérieure.

Entre les lignes : Selon le plan Trump, les États-Unis et d'autres pays reconnaîtraient la Crimée et le Donbass comme des territoires légalement russes, mais l'Ukraine ne serait pas tenue de le faire.

L'intrigue : Selon deux sources directement informées, le Qatar et la Turquie participent à l'élaboration du nouveau plan Trump et soutiennent les efforts de médiation américains.

Dans les coulisses : Une source directement informée a déclaré que M. Umerov avait été mandaté par M. Zelensky pour négocier avec M. Witkoff, et que bon nombre de ses commentaires avaient été intégrés dans le texte du plan en 28 points.

Point de friction : Dans le cadre du soutien turc à l'initiative de paix de Trump, M. Witkoff avait prévu de se rendre à Ankara mercredi et d'organiser une réunion trilatérale avec M. Zelensky et le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, a déclaré un responsable américain.

Prochaines étapes : « Nous allons maintenant attendre. La balle est dans le camp de Zelensky », a déclaré le responsable américain. Ce dernier a affirmé que Zelensky pouvait se rendre à Washington pour discuter du nouveau plan américain s'il le souhaitait.


Commentaires (3)

Boyer Jakline
20 novembre 2025

Le gouvernement allemand en accord avec Zélenski va supprimer les allocations aux réfugiés ukrainiens, ils seraient plus d’un million. L’année dernière Kiev a autorisé la sortie d’Ukraine de citoyens entre 18 et 22 ans. Objectif : les renvoyer en Ukraine, direction le front. Les Ukrainiens doivent être prêts à "sacrifier leurs enfants" comme le propose le général Mandon. Sauf que les Ukrainiens ont déjà beaucoup donné.

Rebours
20 novembre 2025

L'adhésion de l'Ukraine à L'OTAN est occultée qu'en est-il dans ses propositions de négociations

Bosteph
22 novembre 2025

A vérifier, mais crédible car venant du Ministère de la Défense Russe : Koupiansk est considérée comme officiellement dénazifiée.