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39ème congrès du Parti Communiste Français : les contributions du 10 janvier 2023 (1/2)

Par Danielle Bleitrach 16 janvier 2023
Civilisation

Le 10 janvier, pas moins de 24 contributions ont été publiées. Ci-dessous, mon compte-rendu et commentaire personnel des 12 premières.

Cette nouvelle fournée confirme les tendances observées les jours précédents : le débat est riche. Les « bouches se sont ouvertes ». Les militants et adhérents communistes s’en sont emparés et ont beaucoup de choses à dire. A nouveau, l’exigence de respect des décisions, de respect du débat et de la sincérité dans les expressions. Pourquoi un texte alternatif, et non un travail collectif d’amendement, qui semble tout à fait possible ?

Mais, cette exigence sur le cadre du débat, sur le respect de la démocratie et de l’unité du parti, n’empêche pas les camarades de commencer un travail approfondi de débat et d’amendement de la base commune : Clarifier ce qui doit l’être (par exemple la nationalisation totale du secteur énergétique), ramener sur le concret, questionner les points clés, et proposer, proposer encore de nombreux axes pour renforcer le parti : formation, débats, conférences, éducation populaire, développement de la lecture, développement et recentrage de la presse communiste…

Toutes ces voix portent, car elles s’additionnent et résonnent avec l’actualité.

« En 2021 et 2022 un travail approfondi autour de l’entreprise Photowatt (panneaux solaires) menacée de cession au privé par EDF. Nous avons soutenu les salariés en lutte, communiqué publiquement, travaillé la question de la perspective industrielle avec un camarade de la revue Progressistes, fait intervenir nos élus. Nous nous sommes rendus compte à la fois de nos manques (formation, informations, connaissances) et de l’énorme travail à fournir pour être en mesure de porter des propositions crédibles dès lors qu’on entre dans le concret d’une situation économique. Il y a là matière à réflexion pour véritablement être en capacité au niveau du Parti de mobiliser et fédérer les connaissances et les compétences permettant à des communistes, formés, d‘agir à la hauteur des situations... »

« Concernant la NUPES, construite artificiellement par la FI et sans véritable existence locale à Bourgoin-Jallieu, la proposition de la faire vivre autour du candidat aux législatives apparaît pour ce qu’elle est, une tentative inavouée de récupération en vue du dispositif électoral que la FI a figé en s’appuyant sur son score aux présidentielles. Pour l’instant elle n’est qu’un lieu d’échanges mais en aucun cas une structure ayant les moyens de prendre des décisions d’actions politiques concrètes. Et encore moins de les mettre en œuvre faute de militants. Les accords d’appareils et électoraux sont secondaires, surtout quand ils sont utilisés pour réduire notre influence. Je ne veux pas insulter l’avenir mais je ne crois pas à cette structure. »

« Je me sens plus utile dans mon Parti et mon syndicat CGT, en étant auprès des gens, à l’écoute de ce qu’ils vivent, de leurs difficultés, de leurs espoirs ou aspirations pour essayer de renouer le dialogue, engager un travail collectif permettant d’élaborer ou de faire avancer des solutions novatrices, et nous en avons quelques-unes à disposition et à partager il me semble... Notamment en direction de l’entreprise, lieu d’affrontement de classes par essence, où il est aujourd’hui le plus difficile d’agir mais le plus important et donc prioritaire, mais aussi dans les services publics (éducation, santé, transports, énergie, sécurité etc.) comme conquis à défendre et développer. »

"Il n’y a pas de raccourcis à prendre, ni de retour en arrière. Le rassemblement ne se fait pas au sommet que ce soit au local ou au national, il se fait sur les luttes menées au quotidien. C’est le travail de chacun.e sur le terrain qui compte. »


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