Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Moldavie : le Premier ministre démissionne sur fond d’“épuration dans le système public”

Politique. 

Sept mois après avoir pris ses fonctions, Alexandru Munteanu a annoncé vendredi 3 juillet sa démission et celle de son gouvernement. La décision surprise de cet ex-membre de la Banque mondiale, novice en politique, est un coup dur pour Maïa Sandu qui n’a de cesse d’arrimer son pays, l’un des plus pauvres d’Europe, à l’Union européenne. Fin juin, la presse a révélé des affaires de corruption qui éclaboussent des proches de la présidente Maia Sandu. Ce que nous allons analyser tout au long de ce week end c’est la fragilité des parades que le monde occidental unipolaire tente d’ériger face au refus des nations pillées et des exploités d’accepter leur politique. Le cas de la Moldavie dans lequel on s’en souvient a été imposé un régime essentiellement par des votes venus de l’immigration (bureau de vote interdits pour l’immigration en Russie, et votes récoltés par les ambassades dans la zone de l’UE), l’autonomie et l’isolement des zones pro-russes comme la Gazouie et malgré ce verrouillage le système mis en place s’écroule sous la corruption il ne reste plus que la dictature pour défendre ce type de démocratie à l’Européenne. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Source :Courrier international

Lecture 1 min. Publié le 3 juillet 2026 à 15h01

La présidente moldave Maia Sandu au côté du Premier ministre Alexandru Munteanu, peu après sa prestation de serment à Chisinau, le 1er novembre 2025. photo Vladislav Culiomza/REUTERS

Alexandru Munteanu, le Premier ministre nommé en novembre 2025 à la tête d’un gouvernement moldave engagé sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne, a annoncé vendredi 3 juillet qu’il démissionnait. Une décision qui engage du même coup l’ensemble de l’exécutif, conformément à la Constitution moldave, et qui plonge le pays “dans une crise gouvernementale, sur fond de tensions majeures liées à l’épuration qui venait de commencer dans le système public”, note le quotidien Ziarul National.

Moldavie (dont Gagaouzie et Transnistrie).

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Fin juin, la presse moldave a publié des informations au sujet “d’affaires de corruption qui touchent jusqu’à des secrétaires d’État”. Des allégations qui impliquent des proches de la présidente Maia Sandu, en particulier sa cousine, qui travaille pour l’entreprise d’État MoldATSA. “Le rapport de la Commission nationale anticorruption, rédigé au lendemain des révélations sur des affaires de corruption à haut niveau, mentionne des conflits d’intérêts, l’utilisation frauduleuse de l’argent public, des embauches illégales et des primes scandaleuses. Maia Sandu a réagi avec vigueur en assurant que personne ne serait protégé politiquement”, précise Ziarul National.

Si Alexandru Munteanu a motivé sa décision par le fait “qu’il aurait compris qu’il ne pouvait plus exercer son mandat en accord avec ses convictions”, la presse estime que du point de vue politique, les choses devraient être rapidement réglées. Maia Sandu dispose d’une majorité gouvernementale issue de son parti, Action et Solidarité (PAS), qui devrait pouvoir nommer sans difficulté un nouveau chef de l’exécutif.

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Alexandru Munteanu avait suscité la controverse dès sa nomination, car cet économiste et hommes d’affaires, qui a la triple citoyenneté moldave, roumaine et américaine, était rentré d’Ukraine, où il était établi depuis plusieurs années, pour prendre ses fonctions.

Iulia Badea

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