Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Garder des nerfs d’acier. Ici Moscou.

Avant de vous proposer les dernières analyses de Diana Pantchenko, je vous tiens informés de l’ambiance à Moscou après que « Kiev » ait arrosé la métropole avec 194 ou 196 drones. Kiev entre guillemets car sans toute la logistique de l’OTAN ce serait impossible. 

Publié le 20 juin 2026 par Boyer Jakline

Avant de vous proposer les dernières analyses de Diana Pantchenko, je vous tiens informés de l’ambiance à Moscou après que « Kiev » ait arrosé la métropole avec 194 ou 196 drones. Kiev entre guillemets car sans toute la logistique de l’OTAN ce serait impossible. 

Donc hier j’appelle une de mes amies à Moscou. Au passage, la fable de la fermeture des RS appartient aussi au narratif. Certes,  leur fonctionnement peut être perturbé, mais Moscou via WhatsApp ou Telegram est joignable. Et d’autres villes russes où j’ai des amis.

Ce que me dit mon amie. Notre conversation dure 20 minutes :

« Moscou est immense, comme tu sais.  Dans mon quartier tout est normal. Je pars en excursion ce week-end. On verra bien. Les gens se tiennent, c’est incroyable. On ne sait pas comment ça va tourner. C’est à dire comment va réagir la Russie aux attaques de plus en plus fréquentes sur le sol russe. »

Elle fait allusion à l’analyse de Sergueï Karaganov qui préconise de frapper certains pays de l’OTAN,  Allemagne, Grande Bretagne, les plus actifs, pour leur faire connaître le goût de la guerre, eux qui se battent, pleutres  avec le sang des autres. Ce courant se renforce dans le pays. Pas sûr que ce soit l’analyse du Kremlin. Karaganov est un politologue et théoricien très important respecté en Russie, en Ukraine et aux États-Unis. Il ne dit jamais de paroles en l’air. Je mets en lien son entretien que j’ai publié en décembre 2025.

Puis nous prenons des nouvelles de nos familles respectives.

Face à l’Europe : virage à l’Est et menace nucléaire

Le professeur Sergey Karaganov est président honoraire du Conseil des affaires étrangères et de la défense et a été conseiller des élites politiques russes pendant des décennies. Le profess…

Dans mon article du 30 décembre 2025. Que pense Karaganov.

Diana Pantchenko s’exprime quotidiennement  dans des brèves.  Quelquefois 2 fois par jour : c’est qu’il y a le feu au lac pour l’Ukraine. Dans un de ces derniers posts, elle rappelle que l’Ukraine au moment de son indépendance comptait 52 millions d’habitants et était la deuxième économie d’Europe. (méchante URSS. JB)

Aujourd’hui il reste 20 millions de personnes. Ceux qui n’ont pu se payer la fuite hors du pays, coût entre 5000 et 10.000 dollars. Cette guerre des Russes contre des Ukrainiens qui ont la même langue la même religion n’aurait jamais dû avoir lieu, dit-elle. Pendant 30 ans, une propagande effrénée occidentale a persuadé les Ukrainiens de deuxième et troisième catégorie que la Russie était leur ennemi et que leur avenir c’était l’Europe.  65 milliards de dollars ont été dépensés par les États-Unis pour la seule aide humanitaire. C’est toujours Pantchenko qui parle. Au bout du compte  l’Ukraine en tant qu’état n’existe déjà plus et l’Occident finit de liquider  la population ukrainienne. 

Je traduis son texte du 18 juin. 

 Il se produit en ce moment ce dont je parlais il y a 3 ans. 

Quand il n’y aura plus en Ukraine de personnes prêtes à faire la guerre,  l’Occident compensera par les technologies : il donnera plus de drones, de missiles pour frapper Moscou.

On m’a traitée d’ukronazie, que je semais volontairement la panique.  On a fait des signalements me concernant au FSB. 

Aujourd’hui l’Ukraine est en train de perdre. Mais l’existence de l’Ukraine pour l’Occident n’a  de sens que pour occasionner  le maximum de dégâts à la Russie. 

L’Ukraine finira par exploser, mais pourvu qu’elle nuise à la Russie.

Qu’est ce qu’on ne comprend pas en Ukraine…

En portant ces coups Z. détourne l’attention de sa corruption et détruit les négociations de paix.

La population de Moscou, 20 millions, c’est plus que la population de TOUTE l’Ukraine actuelle.

Si on pense qu’avec quelques drones la Russie va s’effondrer, on se trompe lourdement.

Aujourd’hui, en Russie, la principale critique à l’égard du pouvoir ce sont ses hésitations.

 80% des élites et 90% de la population sont pour des mesures beaucoup plus radicales.

En Ukraine, comme d’habitude, quand on comprendra il sera trop tard.

Pendant que je préparais l’entretien avec Karaganov, j’ai compris que c’est l’escalade qui nous attend  et j’ai voulu montrer comment on réfléchit en Fédération de Russie.

Il me semble que, dans un certain sens, nous vivons un moment historique.

Nous verrons bientôt ce qui va se passer. 

FIN DE LA TRADUCTION. 

Publié dans 35 ans sans l’URSS.

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1 Commentaire

  • Jean-Do
    Jean-Do

    Pour les nerfs d’acier, on peut compter sur Vladimir Vladimirovitch et Serguei Lavrov mais ces hommes d’état d’un format exceptionnel ne sont pas immortels et ils vieillissent. La population russe réclame du sang, combien de temps encore accordera-t-elle sa confiance à ces deux héritiers de l’URSS endurcis sous le harnais soviétique pour qui le calme est la vertu première des dirigeants intelligents ?

    Z. & l’Europe multiplient les provocations de manière insensée, sans réflexion intelligente : Z parce qu’il sait que le premier dividende de la paix sera un siège éjectable et la reddition des comptes, les Anglais parce qu’ils haïssent la Russie depuis deux siècles, les Germains parce qu’ils veulent leur revanche de 1945. Jusqu’où iront-ils trop loin à force de tester les Russes à chaque instant ? Ils ont déjà franchi toutes les lignes rouges que Poutine avait tracées dans le sable. Quand vont-il franchir celle de trop, celle qui compte vraiment ?

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