Miguel Mario Diaz‑Canel BermudezLa réalité nous impose des changements urgents et nécessaires. Et lorsque la vie du peuple devient tellement dure, le premier devoir du Parti communiste et du gouvernement révolutionnaire n’est pas de mieux expliquer la crise, mais de changer ce qu’il faut changer pour en sortir.
Raoul : « Je suis convaincu que les meilleures idées proviennent toujours de l’analyse collective et même des désaccords »
Discours prononcé par Miguel Mario Diaz‑Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, lors de la clôture du Plenum du Comité central du Parti communiste de Cuba, au Palais de la Révolution, le 17 juin 2026, « Année du Centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz.
Le général de division José Amado Ricardo Guerra, membre du Bureau politique, a transmis un message de Raúl Castro aux personnes présentes. Le président Raúl Castro a participé à la séance par visioconférence. Le général a déclaré avoir été consulté et approuver pleinement les réformes proposées.« Je suis convaincu que les meilleures idées proviennent toujours de l’analyse collective et même des désaccords », a-t-il déclaré dans le texte, appelant à la prise en compte des opinions pour enrichir le contenu, construire le consensus nécessaire à un moment crucial et entreprendre les transformations : « c’est ce qui est le plus bénéfique pour la Révolution aujourd’hui ».
Auteur: Miguel Díaz Canel Bermudez | internet@granma.cu

18 juin 2026 13:06:14
Traduction de la transcription sténographique de la Présidence de la République)
Camarades, membres du Comité central du Parti,
Invités,
Compatriotes,
Ce Plenum extraordinaire se tient à un moment décisif pour Cuba. Fiers dépositaires de l’héritage du Commandant en chef, nous, révolutionnaires cubains, sommes aujourd’hui confrontés à des défis d’une ampleur considérable qui exigent unité, fermeté idéologique, courage, audace et résistance créative.
Nous comptons sur la direction de notre leader, figure de proue de l’avant-garde de la Génération du Centenaire et gardien zélé de la continuité de la Révolution socialiste qu’il a contribué, de manière décisive, à édifier depuis ses fondations jusqu’à nos jours, le général d’armée Raul Castro Ruz, Héros de la République de Cuba, qui nous a enseigné chaque jour la valeur sacrée de l’unité.
Le contexte est extrêmement complexe et difficile en raison de l’agressivité constante du blocus économique, commercial et financier renforcé, imposé par le gouvernement des États-Unis et de l’intention criminelle qui sous-tend les actions hostiles de l’administration actuelle : en premier lieu, l’inscription de Cuba sur la liste infâme et fallacieuse des pays qui, soi-disant, soutiennent le terrorisme, ainsi que d’autres accusations, tout aussi fausses, qui visent à discréditer l’autorité et la gestion du gouvernement, tout en privant le pays de toute source de recettes en devises.
Un blocus encore plus durci par les Ordres exécutifs du 29 janvier et du 1er mai, qui soutiennent l’asphyxie énergétique génocidaire et internationalisent, par des sanctions secondaires, le blocus ainsi que la traque financière, énergétique et des investissements, jusqu’à des niveaux de pression maximale.
Parallèlement, la subversion politique et idéologique s’intensifie à travers l’intoxication médiatique sur les réseaux sociaux, visant à nuire à la crédibilité de la Révolution, tant parmi les Cubains que parmi les étrangers, laquelle cherche à stimuler la confusion sociale dans un contexte national et international, marqué par des transformations profondes de la structure sociale et économique et de la géopolitique mondiale, conséquences des pouvoirs illimités d’une politique impériale hégémonique qui prétend réduire en miettes le multilatéralisme, alimente les courants néofascistes et exacerbe les tensions globales, menaçant constamment la paix et la sécurité internationales et tentant de briser l’unité indispensable des forces de gauche.
Le génocide silencieux entrepris contre Cuba provoque des dommages incommensurables et de terribles limitations dans notre vie quotidienne en tant que peuple, tandis que ses exécutants mentent effrontément au monde en niant le siège énergétique et en affirmant que nous interdisons l’entrée de dons millionnaires, qu’ils annoncent largement, mais dont ils n’ont livré qu’une infime partie de ce qui avait été promis.
Cuba résiste avec héroïsme et créativité, mais subit depuis trop longtemps un châtiment barbare, immérité et insupportable, auquel s’ajoute désormais la menace d’une agression militaire comme nouvelle arme contre la résistance collective.
Cuba est confrontée à un blocus cruel et à une véritable traque financière, quotidienne, qui renchérit chaque goutte de carburant, chaque médicament, chaque aliment, chaque pièce et chaque technologie dont le pays a besoin.
La réalité nous impose des changements urgents et nécessaires. Et lorsque la vie du peuple devient tellement dure, le premier devoir du Parti communiste et du gouvernement révolutionnaire n’est pas de mieux expliquer la crise, mais de changer ce qu’il faut changer pour en sortir.
Il nous faut un programme économique profond et agile, exécutable à court terme, qui combine la stabilisation macroéconomique, des incitations destinées à stimuler et promouvoir une ouverture productive, la sécurité juridique, l’attraction des investissements, l’usage intensif de la technologie et une protection sociale ciblée et efficace.
Rappelons qu’à la clôture du 11ᵉ Plénum, nous avions souligné que le report du Congrès ne limitait en rien la possibilité de mettre en œuvre les changements, les modifications et les ajustements qui seraient nécessaires, compte tenu des prérogatives des structures du Parti et du Gouvernement, comme, par exemple, les Plénums du Comité central lorsqu’il s’agit de décisions adoptées par les congrès du Parti.
C’est dans ce but que nous avons travaillé sans répit, en nous appuyant sur le rapport et les débats du Congrès de l’ANEC, la consultation populaire sur le Programme économique et social pour 2026, les avis d’économistes et de spécialistes, les débats et les contributions formulés par la Commission économique du Comité central du Parti, les Orientations de la Politique économique et sociale adoptées et mises à jour lors des 6e, 7e et 8e Congrès du Parti, les propositions du 11e Plenum du Comité central et le travail déployé par les commissions qui ont préparé les documents pour le 9e Congrès du Parti, reporté pour les raisons que l’on sait, concernant la mise à jour de la Conceptualisation du modèle économique et social, des lignes directrices et du Plan national de développement économique et social jusqu’en 2030.
Nous avons également réalisé une étude des expériences de construction socialiste dans d’autres pays comme la Chine et le Vietnam, et avons eu recours à l’intelligence artificielle pour approfondir la recherche de références et évaluer les propositions en relation avec nos lois et réglementations en vigueur.
Il s’agit d’affronter l’immense défi de continuer à avancer dans le processus de construction socialiste, de défense de la Révolution et de ses conquêtes, ainsi que dans le perfectionnement de notre société, dans les conditions d’un pays soumis au blocus économique, financier, énergétique et commercial le plus cruel, génocidaire et prolongé, imposé par la plus grande puissance du monde. Et pour surmonter cela, l’héritage que nous possédons est celui de notre commandant en chef Fidel Castro Ruz (Applaudissements).
Personne, dans l’histoire de l’Humanité, n’a dû relever le défi de construire le socialisme dans les conditions auxquelles ce pays, cette nation et ce peuple doivent faire face aujourd’hui. Ce défi, sans aucun doute, nous le surmonterons avec unité, avec courage, avec la participation populaire et pleinement convaincus de notre capacité à atteindre la victoire.
Les transformations que nous présentons visent à progresser dans la défense du socialisme, à soutenir et à étendre la justice sociale, à créer de la richesse économique et à la répartir équitablement. S’il n’y a pas de richesse, il n’y a rien à distribuer ; nous parlerions alors d’une justice sociale abstraite. La justice sociale telle que l’a conçue la Révolution, avec sa vocation humaniste, en aidant les plus défavorisés, généralement par le biais de programmes et de projets d’aide sociale gratuits, ne coûte rien aux citoyens, mais coûte à l’État ; et pour la mettre en œuvre, l’approfondir, la soutenir et la maintenir, l’État a besoin de richesse, et cette richesse, c’est à nous de la produire, car s’il n’y a pas de richesse, il n’y a pas de justice sociale, et tout le reste n’est qu’un conte, tout le reste n’est qu’un conte ! À savoir, nous produisons dans ces conditions, nous créons de la richesse, puis nous la répartissons dans le respect de la justice sociale, avec équité, et non pas dans un esprit d’égalitarisme. Tel est le défi !
Nous devons libérer les forces productives, faire en sorte qu’il y ait davantage de production plutôt que de restrictions, car il est prouvé que le contrôle sans offre ne fait que déplacer les activités vers le marché informel.
L’égalité et l’intégration des acteurs économiques sont nécessaires, en accord avec le Plan national de développement économique et social à l’horizon 2030 et les stratégies de développement territorial et local, qu’il s’agisse de l’entreprise d’État, des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), des coopératives, des producteurs agricoles, des investisseurs étrangers et cubains, des résidents ou des non-résidents : tous doivent agir et contribuer, selon des règles claires, au développement social et économique du pays.
Nous devons exporter et produire pour attirer et faire entrer des devises étrangères, puis en faire un usage productif. Chaque devise qui entre doit pouvoir servir à financer la production, les importations, les investissements, les salaires et les infrastructures.
La sécurité juridique doit être garantie : contrats, usufruits, baux, concessions, droits de superficie et licences, avec une stabilité dans le temps et une protection contre les changements arbitraires. Sans sécurité juridique, personne n’investit, personne ne prend de risques.
Nous devons promouvoir la numérisation avec traçabilité : facturation électronique, paiements numériques, registres publics et données interopérables comme base pour réduire la fraude fiscale et la corruption.
La protection sociale doit être une priorité : nous devons remplacer les subventions généralisées et inefficaces par des aides directes aux personnes vulnérables. En veillant toujours à ce que chaque mesure n’aggrave pas les inégalités sociales ; au contraire, celles-ci doivent s’atténuer jusqu’à disparaître.
Il nous faut agir avec une ouverture sélective et intelligente : attirer la technologie, les financements, les marchés et les savoir-faire extérieurs, tout en protégeant les secteurs stratégiques par la réglementation, et non par l’immobilisme.
Il est nécessaire d’adopter la gradualité et l’expérimentation : réformer par étape et au moyen de projets pilotes vérifiables, en maintenant la conduite de l’État et en corrigeant la trajectoire sur la base de preuves, afin de gérer et de minimiser les éventuels coûts économiques et sociaux.
Sont également indispensables l’unité politique, afin de garantir la cohérence et la crédibilité des mesures, ainsi qu’une communication claire et précise des décisions qui seront appliquées, en vue de susciter l’adhésion aux transformations, de même que l’adoption de mécanismes compensatoires pour atténuer les impacts économiques et sociaux.
Nous devons travailler avec agilité, cohérence et qualité, et surtout avec contrôle. Mettre en œuvre correctement les mesures adoptées.
Dans ce contexte, il est nécessaire d’avancer sur au moins cinq fronts simultanés :
La stabilisation macroéconomique et la récupération des revenus externes.
La transformation du Modèle économique et social.
La stimulation et la relance du secteur productif agricole.
Le renforcement de la comptabilité et de la gestion des coûts.
La prévision et l’atténuation des coûts sociaux associés aux transformations nécessaires du Modèle économique et social.
Ces cinq aspects sont très bien développés dans le rapport présenté par l’ANEC lors de son dernier congrès.
Le Commandant en chef nous a enseigné qu’en temps de crise, nous ne pouvions renoncer ni au développement ni à la réflexion, qu’il n’y a pas d’obstacle insurmontable et qu’il y a toujours une opportunité de grandir. Et sur cette voie, le Général d’armée nous a démontré que oui, c’est possible, que cela a été possible et que cela le sera toujours.
Le peuple connaît les causes de nombre des difficultés que nous traversons, mais il a également besoin de réponses concrètes, de décisions opportunes et de résultats qui se ressentent dans la vie quotidienne.
Il existe des obstacles qui ne proviennent ni de l’extérieur ni du blocus : la lenteur, la bureaucratie, des réglementations qui freinent ceux qui veulent produire et des décisions que nous avons reportées. Ce qui dépend de nous, c’est à nous de le changer, et nous devons le changer maintenant.
Nous devons notre Patrie à la résistance, mais aujourd’hui la résistance, à elle seule, ne suffit plus. Notre époque nous exige de transformer, de produire davantage, de lever les obstacles, d’écouter davantage, de mieux décider et de rendre des comptes.
Ce que nous nous proposons de mettre en œuvre est un programme économique et social d’urgence, composé de mesures qui font partie de notre Programme de gouvernement et des politiques approuvées par le Parti, ainsi que de décisions qui ne peuvent plus être différées. Certaines ne feront pas l’unanimité, mais elles sont incontournables. Et toutes auront un responsable clairement identifié, un délai défini, un indicateur pour mesurer leur exécution et une reddition de comptes publique devant le pays.
Ce qui fonctionnera sera étendu. Ce qui ne fonctionnera pas sera corrigé sans délai. Quiconque aura une responsabilité devra en répondre, et lorsque quelqu’un ne pourra pas accomplir ce que ce moment exige, il devra céder la place, avec responsabilité, à celui qui pourra le faire mieux.
Nous allons affronter ce processus comme le défi des générations qui partagent aujourd’hui la défense de la Patrie, de la Révolution et du Socialisme.
À propos du Système de direction de l’économie, je tiens à souligner que l’essentiel est que la planification centrale, si nous adoptons ces transformations, n’aurait plus pour fonction d’administrer l’économie, mais de créer un environnement institutionnel et normatif adéquat pour que les entreprises et les travailleurs soient encouragés à produire des biens et à fournir des services de qualité et avec efficacité, ainsi qu’à introduire dans leur gestion des innovations allant dans ce sens.
Et nous devons impérativement parvenir à ce que le Plan soit élaboré depuis la base, avec la participation des travailleurs.
Nous poursuivrons la restructuration de l’appareil de Gouvernement, de l’État, du Parti et des institutions. Nous allons intégrer des structures lorsque cela sera nécessaire, revoir les fonctions dupliquées, réduire les étapes inutiles et optimiser en permanence la manière dont on dirige et dont on sert le pays. Faire en sorte que ces structures soient plus dynamiques, plus proactives et moins bureaucratiques.
L’une des tâches les plus importantes et les plus urgentes consiste à renforcer le développement du pays à partir de la base, à partir des municipalités.
Il est impératif de débloquer la gestion au niveau des municipalités et de leur conférer enfin toutes les compétences nécessaires pour qu’elles puissent se développer.
Aucun changement économique ne sera suffisant si l’entreprise d’État socialiste, qui restera le pilier fondamental de l’économie, ne dispose pas d’une véritable capacité à gérer, à innover et à rendre compte de ses résultats.
Il est nécessaire de réformer la gestion de l’entreprise d’État sur la base d’une autonomie réelle, d’une évaluation économique et financière, d’une séparation des fonctions étatiques et de gestion d’entreprise, et de l’application du principe : « respecter ou s’expliquer », afin d’éviter que la réglementation ne devienne un frein lorsqu’il existe une solution plus avantageuse et démontrable.
Pour cela, nous avancerons dans deux directions : davantage d’autonomie réelle pour les entreprises et une gestion plus professionnelle des actifs de l’État, par l’intermédiaire de l’Institut national des actifs d’entreprise, chargé de représenter le propriétaire des moyens de production, d’évaluer les résultats, d’exiger l’efficience et de mieux séparer la fonction de gestion économique de la fonction réglementaire des ministères.
L’autonomie ne signifie pas l’absence de contrôle, elle implique un cadre de responsabilité ; elle signifie pouvoir prendre des décisions en temps utile, nouer de meilleurs partenariats, mieux investir, mieux rémunérer et rendre compte des résultats devant le peuple et devant l’État.
Nous devons renforcer l’entreprise d’État, et non la remplacer par des mécanismes administratifs qui la paralysent. Pour cela, il faut achever de séparer les fonctions étatiques de celles de gestion d’entreprise, évaluer les performances à l’aide d’outils économiques et financiers, et accorder une véritable autonomie de gestion des ressources matérielles, financières et humaines, avec un contrôle a posteriori, de la transparence et une obligation de rendre des comptes.
Il n’y a pas de souveraineté lorsque l’assiette est vide. L’alimentation du peuple cubain sera traitée comme ce qu’elle est : une question de sécurité nationale.
Et il faudra en finir avec les terres en friche à Cuba. Chaque parcelle de terre, aujourd’hui recouverte de marabout, alors qu’elle devrait produire des aliments, devra faire l’objet d’une réponse claire : soit elle est mise en production, soit elle est cédée à quiconque est disposé à le faire.
Nous allons étendre l’attribution de terres en usufruit à ceux qui sont prêts et en mesure de produire : producteurs, coopératives, micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et structures associatives, sans jamais renoncer à la souveraineté nationale ni revenir au pays dépendant que nous avons laissé derrière nous avec la Révolution.
Nous allons reconnaître à ceux qui travaillent la terre le droit d’investir dans ce dont ils ont besoin pour la rendre productive, et à ceux qui s’engagent à obtenir de véritables résultats, la possibilité d’importer directement les semences, les engrais, les pièces détachées et le matériel. Mais un principe doit être clair : cette terre restera celle du peuple ; et si elle ne produit pas, si elle ne sert pas le pays, si elle ne remplit pas sa fonction sociale, elle devra passer entre les mains de ceux qui sont capables de la rendre productive.
On ne peut pas continuer à demander au paysan cubain de produire davantage de nourriture avec moins d’outils et à des prix inférieurs à ses coûts de production ; il doit disposer de mécanismes efficaces lui permettant d’accéder directement aux devises, par exemple en vendant à des exportateurs, comme c’est le cas dans le secteur du tourisme, ou sur le marché des changes.
Nous devons faire en sorte que la terre soit une chance et non un fardeau, que celui qui sème voie le fruit de ses efforts, que celui qui produit puisse vivre mieux, et que celui qui investit dans l’agriculture trouve sécurité, soutien et avenir.
Cuba a besoin de ses paysans, de leur travail et de leur confiance. Lorsque les champs cubains seront une voie vers la prospérité pour ceux qui les travaillent, le pays sera plus fort, plus juste et plus souverain.
Quant au commerce extérieur, les exportations, la logistique et les chaînes de valeur, nous devons autoriser l’importation et l’exportation directes pour les entreprises d’État ou non, qu’elles soient productives, exportatrices ou qu’elles assurent la substitution des importations, en maintenant les exigences techniques et fiscales, mais en supprimant l’intermédiation obligatoire.
Au sujet de la renégociation de la dette, nous devons conduire un processus d’échange dette‑contre‑actifs, centré principalement sur la permutation d’actifs nationaux contre des dettes, sans en aliéner la propriété de manière perpétuelle. Ce mécanisme permet d’obtenir du financement et d’autres bénéfices sans perdre le droit de propriété sur les actifs.
Nous devons également utiliser d’autres mécanismes à explorer, tels que les échanges dette‑contre‑nature ou dette‑contre‑développement social, l’émission d’obligations liées aux Objectifs de développement durable, entre autres.
Nous allons revoir de manière intégrale la liste des activités interdites au secteur privé, avec un principe clair : remplacer, chaque fois que cela sera possible, l’interdiction par une régulation responsable. Le pays a besoin d’ouvrir des voies légales, avec des règles claires et des contrôles adéquats pour ces activités.
Nous allons également assouplir la portée de l’objet social des MPME et des autres acteurs économiques, et alléger de manière significative la charge bureaucratique à laquelle sont confrontés aujourd’hui de nombreux acteurs économiques et, de plus, nous devons accélérer la création d’associations économiques entre les formes de gestion étatique et non étatique.
Les investissements étrangers sont eux aussi prisonnier d’un enchevêtrement d’obstacles qui entravent leur nécessaire progression. Non seulement, nous devons dire à l’investisseur étranger où il doit investir, mais nous devons lui permettre également de prendre l’initiative d’investir dans le secteur économique qui l’intéresse, ainsi que de choisir directement ses employés sans passer systématiquement par des intermédiaires de l’État.
Nous devons autoriser les investissements étrangers directs dans le secteur privé national, y compris les micro, petites et moyennes entreprises, avec des règles claires en matière de propriété, de rapatriement, de réinvestissement et de règlement des litiges.
Nous devons faciliter la mise en place de modèles d’investissement sous différentes formes et en impliquant tous les acteurs, notamment les Cubains vivant à Cuba. Et au Cubain résidant à l’étranger qui souhaiterait investir, faire un don, importer de la technologie, ouvrir un marché ou lancer un projet sur sa terre natale, nous offrirons un cadre clair, stable et respectueux, sans qu’il soit regardé avec méfiance pour vouloir aider les siens ou contribuer au développement de la terre qui l’a vu naître. À quiconque souhaiterait construire avec Cuba, sans prétendre lui imposer quoi que ce soit, nous disons, le cœur sur la main : vous êtes ici chez vous et la porte est grande ouverte, car dans cette Patrie, en ce moment, aucun Cubain n’est de trop (Applaudissements).
La panne d’électricité n’est pas seulement un problème de mégawatts ou de déficit de production. La panne d’électricité, c’est l’enfant qui n’a pas pu réviser pour son examen, la nourriture qui a pourri dans un réfrigérateur, la personne âgée qui passe la nuit sans fermer l’œil, à cause de la chaleur. C’est l’hôpital qui fonctionne à la limite de ses capacités, le cabinet médical qui ne peut pas conserver un médicament, le travailleur qui perd sa journée de travail, et l’établissement qui doit fermer. C’est pourquoi l’énergie n’est pas une question technique, mais une question humaine, économique et nationale.
Nous allons accélérer l’intégration de l’énergie solaire dans l’économie nationale, comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Pour y parvenir, nous faciliterons l’entrée directe d’entreprises étrangères fournissant des panneaux, des batteries, des onduleurs et des solutions associées, en réduisant le nombre d’intermédiaires qui renchérissent les coûts pour la population et pour le pays.
Les droits de douane sur l’importation de technologies solaires, de systèmes de stockage et d’équipements destinés aux économies d’énergie ont déjà été supprimés. Nous allons désormais également progresser vers la suppression des taxes sur leur vente et sur les services liés à leur installation et à leur entretien.
De plus, nous mettrons en place des mécanismes de crédit et de financement afin que ces solutions ne soient pas réservées à quelques-uns, mais qu’elles puissent arriver progressivement dans les foyers, les micro, petites et moyennes entreprises, les cabinets médicaux, les établissements d’enseignement, les maisons de retraite et d’autres services essentiels à la population. Et dans ce domaine, nos entreprises et nos techniciens cubains, tant étatiques que privés, joueront un rôle central en assurant l’installation, la maintenance, la réparation, l’intégration et la création d’emplois. Les entreprises cubaines peuvent se spécialiser dans l’installation, l’intégration, l’exploitation et l’assistance technique de ces technologies.
Nous encouragerons les transports électriques alimentés par des sources d’énergie renouvelables. Tout véhicule électrique destiné aux transports publics, privés ou au transport de marchandises légères, qui démontrera qu’il fonctionne entièrement ou majoritairement à l’énergie solaire, pourra bénéficier d’incitations spéciales, d’une exonération des droits de douane, d’une exonération fiscale sur sa vente et de facilités pour l’importation de chargeurs, de batteries, de pièces détachées et de solutions associées.
Nous encouragerons également l’installation de parcs solaires dans tout le pays grâce à des investissements étrangers, privés, coopératifs et étatiques, en donnant la priorité aux axes urbains, aux pôles touristiques, aux zones de production et aux services essentiels. Parallèlement, nous mettrons en place une procédure accélérée pour l’attribution de licences de transporteur, de taxi électrique ou de services de mobilité associés, dans le respect de règles claires, de contrôles techniques, de la sécurité routière et de la transparence des prix.
La première priorité, avant toute autre, ce sont les personnes qui ne peuvent pas attendre que l’économie s’améliore, car certaines souffrances ne connaissent pas de délais. La véritable justice sociale ne repose pas sur des prix artificiels qui finissent par se traduire par des pénuries, des files d’attente, de faibles salaires et du marché noir.
La justice sociale se construit sur des bases réelles : des revenus dotés d’un pouvoir d’achat, une protection directe pour ceux qui en ont le plus besoin et une économie nationale capable de produire davantage. Il n’y a pas de voies rapides ; ce ne sont pas des idées nouvelles, mais des décisions que le pays a débattues et approuvées il y a des années. L’erreur n’a pas été de les proposer, mais de les avoir reportées, et cette période de report doit prendre fin.
Le panier de base subventionné sera garanti aux retraités, aux familles ayant des enfants atteints de maladies chroniques et aux personnes vulnérables. Des programmes ciblés seront mis en place pour favoriser la transformation sociale dans les quartiers les plus pauvres. Il faut accorder au secteur des entreprises d’État et au secteur privé un rôle plus important et des incitations pour qu’ils s’impliquent dans la résolution des problèmes locaux prioritaires, tels que les cantines sociales, l’assainissement, les centres d’accueil pour enfants sans soutien familial, entre autres. Ces décisions leur conféreront de nouvelles missions concrètes : apporter le versement de la retraite au retraité à proximité de son domicile afin qu’il n’ait pas à faire la queue pendant des heures sous le soleil ; parrainer les cantines sociales, les maisons de retraite, les foyers pour personnes âgées et les centres pour enfants ; créer des quotas solidaires et des ventes à prix coûtant pour ceux qui en ont véritablement besoin ; tout numériser afin de savoir qui contribue, qui reçoit et quels sont les résultats obtenus.
Pendant des années, nous avons fonctionné selon une logique de salaires contrôlés, de prix réglementés et d’un État qui subventionnait une part énorme de la vie économique du pays. Cette formule a eu sa raison d’être, son contexte, ses résultats et son moment, mais elle ne répond plus à la réalité complexe dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Les prix auxquels une famille est confrontée se sont trop éloignés des revenus d’un travailleur ou d’un retraité, et nous ne pouvons pas continuer à agir comme si cette brèche n’existait pas.
Nous allons également ouvrir de nouvelles voies pour garantir un accès sûr aux médicaments.
Quant à la politique fiscale, tributaires, monétaire et d’assainissement financier, il faut dire clairement que l’objectif principal pour réduire le déficit fiscal réside dans l’augmentation de la production – qui constitue la base des recettes fiscales – et dans la diminution des dépenses inutiles du Budget. C’est pourquoi nous allons également corriger une politique qui n’a pas donné les résultats attendus.
Le plafonnement des prix, dans la pratique, n’a pas réussi à contenir l’inflation. Il a souvent provoqué la disparition de produits, des détournements vers l’illégalité, une hausse des prix, une moindre collecte d’impôts et une course impossible entre les prix réels et des décisions administratives qui arrivaient toujours trop tard ou n’ont pas été appliquées, en méconnaissance de la réalité économique changeante, limitant tous ceux qui souhaitent développer leur activité économique dans le cadre de la légalité et de manière transparente. C’est pourquoi nous n’allons pas continuer à plafonner les prix de manière générale, comme l’a expliqué le Premier ministre. Nous devons corriger les distorsions du système fiscal qui, aujourd’hui, renchérissent les chaînes productives et finissent par se répercuter sur le prix final.
Nous avancerons vers un impôt sur la valeur ajoutée (TVA) déductible et progressivement soutenu par la facturation électronique, afin d’éviter l’imposition fiscale en cascade. Mais ces décisions ne peuvent être appliquées qu’en parallèle avec une protection sociale plus directe, plus efficace, en passant du subventionnement des produits au subventionnement des personnes, et avec l’effort pour récupérer le pouvoir d’achat des salaires et des pensions. Il ne s’agit pas de laisser quiconque seul face au marché, il s’agit de mieux protéger, de produire davantage, de réguler avec intelligence et d’organiser avec réalisme.
Nous avons besoin d’un système financier qui accompagne l’économie, qui soit fonctionnel pour les différents acteurs économiques, qui réduise les files d’attente, facilite les paiements, rende les opérations transparentes et transforme l’épargne, le crédit et l’investissement en outils concrets de développement.
Moderniser en profondeur le système bancaire et financier du pays. Pour cela, Cuba a besoin de banques plus agiles, plus numériques, plus proches de la population et plus utiles à ceux qui produisent, exportent, importent, investissent ou créent des entreprises.
Nous allons ouvrir des possibilités, sous une réglementation stricte, aux institutions financières privées et étrangères ; mettre en place de nouveaux mécanismes de crédit, de financement productif, de développement des marchés financiers et des services de paiement, auxquels pourront participer des acteurs étatiques, coopératifs et privés. L’objectif est que percevoir une pension, recevoir un virement de l’étranger, payer un service, demander un crédit, financer une récolte, acheter un équipement ou transférer de l’argent pour produire ne soit pas un parcours du combattant.
Autoriser les comptes à l’étranger, les paiements en devises entre entreprises et les opérations internationales vérifiables pour les acteurs qui importent, exportent ou fournissent des services à l’échelle mondiale.
Il ne s’agit pas d’affaiblir le rôle de l’État, mais d’élargir et de moderniser les capacités du pays à financer la production, à soutenir ceux qui produisent des biens et des services, à réguler les flux financiers et à offrir un meilleur service à notre peuple.
Nous ferons de la transformation numérique, des logiciels et de l’intelligence artificielle des outils transversaux pour développer l’agriculture, le secteur énergétique, la santé, l’éducation, le commerce extérieur, le secteur bancaire, le commerce numérique, la logistique, le tourisme et le contrôle fiscal.
Les propositions spécifiques en matière de logiciels, d’intelligence artificielle, d’économie de la connaissance et d’économie numérique doivent être présentées comme une infrastructure transversale visant à accroître la productivité nationale. Il ne s’agit pas seulement d’exporter des logiciels, mais de numériser les paiements, la fiscalité, le commerce extérieur, l’agriculture, la santé, l’énergie, la logistique, l’administration et les statistiques.
Concernant le tourisme et le secteur immobilier, il convient de mettre en œuvre de nouveaux modèles économiques, avec la participation de tous les acteurs économiques. Développer un marché immobilier productif et réglementé comprenant la location de locaux publics inoccupés, la location d’immeubles, de locaux, d’entrepôts, de bureaux, d’installations touristiques, d’ateliers et d’espaces industriels, les concessions, les droits d’usage sur les biens immobiliers et les appels d’offres transparents ouverts aux acteurs publics, privés, coopératifs ou mixtes.
Nous avons évoqué l’importation de carburant et tout ce qui a été ouvert au secteur privé, mais il s’agit désormais d’y parvenir avec des marges bénéficiaires raisonnables, transparentes et non abusives.
Quant à l’importation de véhicules, il faut supprimer tous les obstacles à l’importation, donner la priorité à l’importation de véhicules électriques et, bien sûr, développer les stations de recharge.
Je sais que la dollarisation partielle de l’économie, l’inflation et l’absence de nombreux produits en monnaie nationale suscitent des inquiétudes, à juste titre. Nous n’allons pas ignorer ce problème. Les modèles économiques que nous autorisons en devises doivent contribuer de manière directe et vérifiable à une augmentation des recettes en devises permettant de maintenir l’offre en monnaie nationale.
Nous devons nous montrer plus exigeant quant à l’utilisation des plateformes de paiement numériques ; élargir les autorisations de commerce de gros et de détail, en éliminant les intermédiaires, et, bien sûr, mettre en place la facturation électronique.
Il est nécessaire d’éliminer les obstacles salariaux qui empêchent de retenir les talents et la main-d’œuvre hautement qualifiée dans les secteurs productifs, exportateurs, technologiques, énergétiques et agro-industriels, et autoriser une rémunération variable en CUP et en devises liée à des résultats vérifiables en matière d’exportations, d’économies sur les importations, d’augmentation de la productivité, d’innovation, de disponibilité énergétique ou de ventes à l’étranger.
En ce qui concerne l’administration numérique, les données publiques et le contrôle intelligent, nous devons mettre en œuvre la facturation électronique obligatoire et progressive pour les moyens et grands contribuables ; puis étendre cette mesure aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et aux travailleurs à leur compte, à l’aide d’outils simples et adaptés à la connectivité réelle.
Il nous faut moderniser le Système statistique national et l’ONEI grâce à la saisie numérique des données provenant des entreprises et des entités, à la publication via des applications de services publics utilisant l’intelligence artificielle et à la protection des données sensibles.
Utiliser l’intelligence artificielle pour simplifier les démarches administratives, traiter les documents numérisés, détecter les erreurs, valider les dossiers, authentifier les documents et réduire les charges administratives.
Améliorer la qualité des services rendus à la population, en concevant de nouvelles approches pour chaque question.
Et nous devons nous attaquer avec sérieux à un problème qui affecte chaque jour la vie de millions de Cubains : la collecte des déchets solides. Nous mettrons en œuvre des projets au niveau local pour améliorer la collecte, le traitement et l’élimination des déchets solides, dans lesquels, de manière responsable, ceux qui imposent la plus grande charge au système devront également contribuer davantage à son maintien.
Mais cette solution ne sera pas uniquement étatique ; elle intégrera les investissements étrangers dans le secteur non étatique, dans le système d’entreprises, au sein des communautés et dans des initiatives créatives qui contribueront à redonner propreté, ordre et salubrité à nos villes et à nos communautés.
Camarades,
Cuba n’a plus besoin de tergiversations, elle a besoin de solutions. Il ne s’agit ni de créer davantage de bureaux ni de multiplier les réunions, mais d’obtenir des résultats concrets.
Gouverner, c’est résoudre, débloquer, accompagner et faire en sorte que les décisions se traduisent par de réelles améliorations ; car créer à Cuba, investir à Cuba, travailler à Cuba et rester à Cuba dépendent également de la capacité du pays à ouvrir des voies, à organiser avec intelligence et à soutenir ceux qui souhaitent apporter leur contribution.
Parallèlement aux opportunités économiques, nous allons également promouvoir des espaces concrets permettant aux jeunes d’agir au sein de leurs communautés.
Le Réseau communautaire des jeunes doit être un moyen pour un jeune de trouver où se former, où trouver un emploi, où servir sa communauté et où transformer une idée en un projet concret. Ce réseau doit coordonner des initiatives utiles dans les quartiers : réhabilitation des espaces publics, soutien aux personnes vulnérables, activités culturelles et sportives, formation aux métiers et aux technologies, communication communautaire, projets productifs, emploi local et accompagnement des jeunes en situation de risque.
Il ne s’agit ni de créer une structure de plus ni de convoquer les jeunes uniquement pour leur donner des orientations ; il s’agit de leur offrir des capacités, des outils, des connaissances, des responsabilités et des espaces réels pour transformer le lieu où ils vivent, car rester à Cuba doit aussi signifier avoir un lieu où être utile, grandir, apprendre, diriger et construire l’avenir depuis le quartier, l’école, le centre de travail et la municipalité.
Nous connaissons notre pays, nous savons où se trouvent les obstacles, où se cache la corruption, où règne la lenteur et où manquent la honte et la dignité.
Chaque mesure que nous annonçons aura des responsables, des délais et des indicateurs. Nous rendrons compte des progrès, des manquements et de ce qu’il faudra corriger.
Il y aura des choses que, pour les protéger de ceux qui cherchent à les saboter, nous devrons traiter avec discrétion. José Marti nous a déjà appris que certaines choses, pour être accomplies, doivent avancer en secret, mais la discrétion ne sera jamais une permission pour cacher quoi que ce soit au peuple.
En tant que peuple, nous n’allons pas nous convoquer seulement à résister ; nous allons nous convoquer à créer, à produire, à décider, à contrôler, à prospérer et à transformer, car ce que nous commençons aujourd’hui, ce n’est pas un Gouvernement qui le réalise : cela, soit nous le faisons tous, soit nous ne le faisons pas. Avec le paysan qui retourne semer, avec la mipyme qui ose, avec le technicien qui installe le premier panneau, avec l’enseignante, avec le médecin, avec le jeune qui décide de rester et de miser sur sa terre, avec le Cubain résidant à l’étranger qui tend la main, avec toi, avec moi, avec nous tous.
Nous n’allons pas nier les problèmes, nous n’allons pas défendre la bureaucratie, nous n’allons pas fermer la porte au talent, nous n’allons pas abandonner les plus vulnérables et nous n’allons jamais permettre que la souffrance de ce peuple, causée par le blocus impérialiste pervers, soit utilisée contre la souveraineté de la Patrie (Applaudissements).
Rien ne sera impossible si nous assumons le défi comme une opportunité et l’Histoire comme une source d’inspiration !
Céspedes, Agramonte, Maceo, Gomez, Marti, Mella, Villena, Guiteras, Che, Camilo, Almeida, Fidel et Raul, tous nos héros, ont affronté des moments aussi difficiles, voire plus, pour leur époque, que ceux auxquels est confrontée aujourd’hui la nouvelle génération révolutionnaire, et tous sont sortis de ces épreuves avec honneur et gloire, même ceux qui sont tombés au combat sans avoir pu voir la victoire, car ils nous ont légué des leçons de courage qui perdurent jusqu’à nos jours, comme nous avons pu le constater le 3 janvier de cette année lorsque 32 combattants cubains sont tombés face à des troupes d’élite largement supérieures en nombre et en moyens.
Aucune révolution n’a eu la tâche facile, et la nôtre a eu l’audace de survivre à six décennies de blocus, de lois génocidaires, de guerre hybride et à une escalade de mesures coercitives unilatérales qu’aucune autre nation n’a supportées ni ne supporterait aussi longtemps.
À l’occasion du Centenaire de la naissance du commandant en chef Fidel Castro et du 95ᵉ anniversaire du général d’armée Raul Castro Ruz, le meilleur hommage que nous puissions rendre à l’admirable œuvre de nos deux chefs historiques est de la défendre et d’en préserver l’essence de justice sociale, au milieu du tourbillon de guerres de rapine, de menaces d’invasion et de processus de néocolonisation qui, tel le géant aux sept lieues, parcourent le ciel en engloutissant des mondes en ces temps tourmentés.
Nous sommes tous convoqués et, ensemble, nous vaincrons.
Vive Cuba libre ! (Exclamations : « Vive ! »)
Vive le peuple cubain héroïque ! (Exclamations : « Vive ! »)
Vive la souveraineté de la nation cubaine ! (Exclamations : « Vive ! »)
Le socialisme ou la mort !
La Patrie ou la mort !
Nous vaincrons ! (Exclamations : « Nous vaincrons ! »)
(Ovation.)
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