Le fait que le dollar soit la monnaie unique et universelle et que de surcroit grâce à leur allié saoudien, les Etats-Unis aient imposé le petrodollar pèse sur la capacité de chaque pays à jouir de ses ressources. Si la Chine n’est pas enthousiaste à l’idée que le yuan remplace le dollar et même du petroyuan, elle a établi un système d’échange qui (comme avec la Russie et de plus en plus de pays) se passe du dollar grâce à un troc dans laquelle les monnaies nationales peuvent contourner les sanctions. Il n’empêche les Etats-Unis à travers le dollar, le petrodollar et même l’euro arrivent à peser sur les ventes de pétrole. Mais il faut voir que cela donne lieu également à des contrebandes sur les avoirs dans lesquelles certains pays comme les émirats sont passés maitres.Il y a là l’amorce d’une émancipation qui a ses échos dans l’OPEP+ et les BRICS. Casser l’emprise de ce système sur l’économie nationale d’un pays comme la France intégrée par l’UE à l’alliance atlantique, siège des prêteurs bancaires, n’est pas un petit enjeu mais l’intérêt à son maintien est tout aussi considérable pour le « système » Négliger ce contexte rend les politiques que l’on prétend mener en cas d’hypothétique victoire aux élections présidentielles assez peu crédibles, le mur d’argent est là et il impose aux Tsipras la réddition et aux rares Allende de mourir les armes à la main avec le massacre de centaines de milliers de communistes comme en Indonésie. N’est pas l’URSS, Cuba, le Vietnam, la Chine qui veut et le minimum est d’avoir une vision claire de l’impact de ces questions sur les perspectives de redressement français et du traitement de la dette. (note et traduction de danielle Bleitrach histoireetsociete)

Principaux créanciers
Une part importante de ces fonds correspond à des obligations de dette pour du pétrole acheté, bloquées après l’introduction de l’embargo pétrolier:
Chine: environ 20 milliards de dollars.
Corée du Sud: 6 milliards de dollars.
Japon: environ 1,5 milliard de dollars.
Inde: environ 7 milliards de dollars.
Irak: 6 milliards de dollars (à la banque TBI, sous le contrôle du Trésor américain). Bagdad n’a pas pu rembourser sa dette à Téhéran pour l’électricité et le gaz en raison des pressions de Washington.
Nouveaux blocages et sanctions en raison des tensions géopolitiques
Qatar: a reçu 6 milliards USD provenant des ressources de la dette sud-coréenne destinées à l’Iran, mais les a gelées sous la pression américaine.
Émirats arabes unis: environ 10 milliards USD de revenus pétroliers bloqués dans les banques de Dubaï. Aucune demande officielle n’a encore été formulée par l’Iran.
Contentieux judiciaires et confiscations
États-Unis: au moins 2 milliards USD confisqués par la Cour suprême en 2016 pour indemniser les victimes américaines de l’attentat de Beyrouth (1983), et détenus chez Citibank. L’Iran conteste cette décision devant la Cour de La Haye.
Luxembourg: environ 1,6 milliard USD, gelés chez Clearstream pour indemniser les victimes des attentats du 11 Septembre, toujours bloqués malgré une victoire iranienne en justice.
Réserves internationales
FMI: Environ 7 milliards USD. Il s’agit de la quote-part et des avoirs de réserve de l’Iran au sein du Fonds inaccessibles à cause des restrictions US
Statut particulier de la Chine
La Chine bénéficie d’accords de troc avec l’Iran, donc Téhéran ne réclame pas cette dette.
À l’étape actuelle, l’Iran exige le retour des fonds bloqués au Qatar, en Inde, en Irak, au Japon, ainsi qu’aux États-Unis et au Luxembourg.
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