Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les Émirats arabes unis versent 100 milliards $ à l’Iran pour mettre fin aux frappes, mais imaginez l’ambiance du G7

Nous nous sommes beaucoup interrogés sur la raison pour laquelle le plus fidèle proxy d’Israël dans le Golfe, celui qui est «protégé» par le Mossad et son Dôme de Fer, n’a pas subi d’attaques iraniennes depuis un certain temps, alors que le Koweït, la Jordanie et Bahreïn en ont souffert. La véritable raison vient d’être divulguée. Les Émirats arabes unis ont versé des milliards de dollars à l’Iran en échange de l’arrêt des attaques contre le pays, un revirement de situation pour cet État du Golfe qui avait adopté la position la plus intransigeante à l’égard de l’Iran, faisant pression sur les États-Unis pour qu’ils poursuivent la guerre contre la République islamique, a rapporté Reuters vendredi. Lisez et imaginez l’ambiance du G7 entre toutes ces fripouilles qui savent parfaitement ce que chacun a fait et qui prétend en plus faire la leçon à la Chine, à la Russie et à l’Iran qui n’ignorent rien de leurs turpitudes et de celle d’un Macron . Nous avons vu ce qu’il fallait penser de Keir Stamer le britannique, voici les moeurs singulières de notre président et ses acolytes. En revanche les Français gobent ce que les médias acquis à ces gens là veulent bien leur dire… (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Dans les Émirats arabes unis, on a découvert avec la guerre en Iran que la France que l’on croyait ne pas être mêlé aux bases de l’OTAN et encore moins à celle des USA dispose d’une base militaire permanente partagée avec les USA sans que les Français soient prévenus. Donc comme quand Macron envoie le porte avion manoeuvre saluée comme digne de la France présente aux côtés du Liban mais ne participant à l’aventure iranienne c’est complètement faux il est mouillé jusqu’au cou.

quand Macron envoie le porte avion si officiellement il s’inquiète pour le Liban il est contraint d’aller par contrat protéger cet émirats célèbre pour son mépris des droits de l’homme et l’exploitation semi esclavagiste des travailleurs asiatiques. Cette monarchie du Golfe, est b partenaire stratégique de la France dans de nombreux domaines. Une proximité qui à ce jour ne semble pas troublée par l’implication des Émirats arabes unis dans plusieurs crises. Yémen, Soudan, Libye : dans ces pays déchirés par des conflits internes, les Émirats arabes unis ont choisi de peser en fournissant d’abondants moyens militaires en liaison avec Israël .

Plainte contre les émirats pour complicité de génocide au Soudan et intervention également en Libye

La plainte a été rejetée en avril 2025 par la Cour internationale de justice, mais c’est bien de « complicité de génocide » que le Soudan a accusé les Émirats arabes unis (EAU), soutiens des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en lutte contre l’armée régulière du Soudan. Dans ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, de nombreuses enquêtes documentent le flux de moyens militaires (armes, mercenaires, carburant) émiriens au bénéfice des FSR de Mohammed Hamdan Daglo, alias Hemedti. Amnesty International a accusé les paramilitaires soudanais de « crimes de guerre » lors de la prise de la ville d’El-Facher et dénoncé le « soutien » des Émirats arabes unis. En Libye également, les Émirats arabes unis ont choisi un camp : celui du général Khalifa Haftar, opposé au gouvernement reconnu par la communauté internationale. C’est notamment à partir du territoire libyen que s’organise le flux d’armes fournies par les Émirats arabes unis à destination des FSR du Soudan.

Le soutien militaire des Émirats arabes unis, on le constate aussi au Yémen, en appui aux sécessionnistes du sud du pays. Ces derniers se sont récemment emparés de territoires, jusque-là contrôlés par le gouvernement officiel. Cette poussée sécessionniste aggrave la fragmentation d’un pays déjà divisé, puisqu’une autre rébellion, celle des Houthis, règne depuis des années sur de vastes territoires du Yémen, y compris Sanaa la capitale. « L’analyse des Émirats est qu’il faut soutenir des « hommes forts », souvent issus des rangs militaires, contre ce qui est perçu comme une menace islamiste », analyse Jean-Loup Samaan, chercheur associé à l’Institut Montaigne et spécialiste des pays du Golfe. Menace considérée comme « existentielle » par les Émirats arabes unis et leur dirigeant Mohammed ben Zayed, surnommé « MBZ ». Au Yémen, ce sont d’ailleurs des forces qualifiées d’« islamistes » que les forces sudistes soutenues par les Émirats arabes unis ont récemment fait reculer.

Cette vision idéologique anti-islamiste qui fait apprécier les Emirats par l’occident et sans doute eb avoir fait un hôte d’honneur du G7 n’est pas la seule explication de l’interventionnisme émirien. Ainsi, les ressources naturelles du Soudan aiguisent les appétits de tous les États étrangers qui tentent de peser dans le conflit qui ravage ce pays. « Les questions économiques sont secondaires mais comptent aussi », estime Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri, qui mentionne les ressources en or du Soudan. Le chercheur rappelle aussi que l’accès à la mer Rouge est un objectif stratégique des Émirats arabes unis.


Les Émirats arabes unis sont une fédération de sept émirats, parmi lesquels Dubai et Abou Dhabi. C’est ce dernier qui porte la politique d’ingérence armée – non reconnue officiellement – des Émirats. Mohammed ben Zayed (MBZ) est à la fois l’émir d’Abou Dhabi et le président de la fédération. C’est à ce dirigeant, militaire de formation, que l’on attribue les choix stratégiques de son pays.

Mohammed ben Zayed dit « MBZ »

Le monarque a détesté les « Printemps arabes » de 2011, interprétés comme favorables à la mouvance des Frères musulmans. Un dirigeant qui, depuis, ne cesse de soutenir tout mouvement contre-révolutionnaire qui vise à faire reculer toute idée d’islam politique dans son environnement. Cette politique interventionniste des Émirats arabes unis reposant sur la force a valu au pays le surnom de « Sparte du Moyen-Orient » en référence à la cité grecque, puissance militaire de l’Antiquité.

Emmanuel Macron ami mais aussi client et prestataire des Emirats y a passé la Noël 2025

Mais l’interventionnisme massif des Émirats arabes unis dans des pays déchirés entre factions rivales ne fait aucunement obstacle aux excellentes relations entre ce pays et les Occidentaux on s’en doute. Emmanuel Macron est allé en décembre célébrer la Noël aux EAU pour y rendre visite aux forces armées déployées dans ce pays. Pas moins de 900 hommes y sont stationnés sur une base aérienne (Al Dhafra), dans le port d’Abou Dhabi, et dans un camp terrestre hébergeant le 5e Régiment de cuirassiers.

Le président français a profité de son déplacement auprès de ces troupes pour rencontrer les dirigeants des Émirats arabes unis (mais l’Élysée ne mentionne pas explicitement un entretien avec Mohammed ben Zayed). Emmanuel Macron se rend ainsi chez un partenaire stratégique de la France mais également chez un de ses gros clients, puisque les Émirats arabes unis ont été le premier acheteur d’armements français ces dix dernières années.

« Les Émirats sont un fournisseur d’énergie, mais pas seulement, note le chercheur Jean-Loup Samaan. C’est aussi un partenaire militaire. Et il y a une coopération éducative avec la Sorbonne-Abou Dhabi et une coopération culturelle avec le Louvre. »

Une nouvelle coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle promet d’être « très structurante », selon Jean-Loup Samaan, car « les Émirats sont l’un des principaux investisseurs au niveau mondial ». Pour le chercheur, « cela explique le silence ou la volonté de ne pas froisser les Émirats arabes unis » qui bénéficient effectivement de la plus grande bienveillance de leurs alliés occidentaux Alors que Trump vient de refuser aux Européens l’accés au derniers développement: imaginez la sollicitude qu’inspirent les ressources de l’émirat dans ce domaine.


Restent des constats qui posent question, comme la présence de matériel militaire français équipant des blindés émiriens engagés dans la guerre au Soudan, un fait documenté par Amnesty International. « Le Soudan, c’est la plus grande guerre et la plus grande crise humanitaire actuellement en Afrique et les empreintes des Émiriens sont partout sur le champ de bataille », pointe le chercheur Thierry Vircoulon (Ifri) selon lequel « il y a matière à s’interroger sur les obligations de la France en matière de garanties de non-réexport » des équipements militaires made in France.


Comme l’Arabie saoudite ou le Qatar, les Émirats arabes unis ont su s’imposer comme alliés stratégiques incontournables pour les Occidentaux. Mais chacune de ces richissimes monarchies pétrolières joue sa partition. Ainsi les Émirats arabes unis (comme Bahreïn, autre monarchie arabe du Golfe) ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, ce qui n’est pas le cas de l’Arabie saoudite ni du Qatar.

Divergences entre monarchies du Golfe

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar sont membres du Conseil de coopération du Golfe (avec le Koweït, Oman et Bahreïn) mais leurs différences éclatent parfois au grand jour. C’est le cas actuellement au Yémen, où le soutien des Émirats arabes unis aux séparatistes du Sud défie le gouvernement internationalement reconnu. Ce dernier est, lui, avant tout soutenu par l’Arabie saoudite.

On a même vu ces monarchies du Golfe s’opposer brutalement dans la période récente. Ainsi, en 2017, les Émirats arabes unis ont pris la tête d’un mouvement visant à isoler le Qatar, jugé trop favorable aux mouvements islamistes de la région. On connait l’influence du Qatar en France, à Paris en particulier. Les hommes d’influence dont il bénéficie comme Villepin.

LES EMIRATS ARABES UNIS Versent 100 milliards à l’Iran pour favoriser l’accord les Etats-Unis ne versent rien et s’en vantent

Les Émirats arabes unis ont déjà versé 3 milliards de dollars à l’Iran dans le cadre de cet accord, un montant qui, selon deux sources régionales, pourrait atteindre 10 milliards de dollars. Deux autres sources ont indiqué à Reuters que les Émirats arabes unis verseraient à terme 20 milliards de dollars à l’Iran.

Ce rapport témoigne d’un revirement de situation stupéfiant pour Abou Dhabi et indique que l’Iran est sorti renforcé de la guerre.

Les Émirats arabes unis se sont joints aux États-Unis et à Israël pour mener des dizaines de frappes contre l’Iran pendant la guerre. Ils ont également tenté d’empêcher le Pakistan de jouer un rôle de médiateur pour mettre fin au conflit.

L’Arabie saoudite a dû accorder un nouveau prêt à Islamabad après que les Émirats arabes unis ont exigé le remboursement de leur dette en guise de sanction pour avoir accueilli des pourparlers.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a effectué une visite aux Émirats arabes unis en temps de guerre, selon les autorités israéliennes. Israël et les Émirats arabes unis ont ensuite conclu un accord pour la création d’un fonds commun d’acquisition de matériel de défense, a révélé Middle East Eye.

La semaine dernière, les Émirats arabes unis ont accueilli des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne pour une rencontre avec le cheikh Tahnoun bin Zayed al-Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis et vice-gouverneur d’Abou Dhabi.

Les responsables des Gardiens de la révolution, qui font l’objet de sanctions américaines, ont séjourné dans la maison d’hôtes de Tahnoun.

Les Émirats arabes unis ont également dépêché des diplomates cette semaine pour engager des discussions en face à face avec de hauts responsables iraniens afin de désamorcer les tensions, a rapporté Bloomberg.

Un diplomate du Golfe a déclaré à MEE que son gouvernement pensait que la réunion s’était tenue à Téhéran dans le cadre d’un effort visant à éviter une attaque contre les Émirats arabes unis.

Reuters n’a pas précisé si les milliards de dollars versés à l’Iran provenaient de comptes liés à Téhéran, qu’Abou Dhabi avait envisagé de geler, ou de fonds souverains émiratis.

Les Émirats arabes unis et Israël ont créé un fonds pour l’acquisition conjointe d’armements, selon des sources.

Les Émirats arabes unis constituent depuis des décennies une plaque tournante financière pour la République islamique, illustrant comment les échanges commerciaux entre les deux États transcendent leurs rivalités géopolitiques. Les Iraniens sont des acteurs majeurs du marché immobilier émirien.

Après le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, les Émirats arabes unis ont envisagé de geler des milliards de dollars liés à l’Iran, mais il n’y a jamais eu de confirmation publique qu’ils aient mis leur menace à exécution.

Esfandyar Batmanghelidj, le PDG de la Fondation Bourse & Bazaar, a écrit sur X que cet accord était probablement la première étape vers la reconnexion avec ces liens économiques.

«Il est important de rappeler que les Émirats arabes unis sont le principal partenaire commercial de l’Iran. En débloquant des fonds pour l’Iran, les Émirats arabes unis s’assurent que ces fonds seront dépensés sur leur territoire», a-t-il écrit sur X.

«Les deux pays vont redoubler d’efforts en matière d’interdépendance économique et d’effets multiplicateurs du commerce bilatéral», a-t-il ajouté.

Une source a indiqué à Reuters que cet accord permettrait à l’Iran d’obtenir la compensation qu’il réclamait en échange d’un cessez-le-feu, tout en permettant à l’administration Trump d’affirmer qu’elle n’a pas payé.

Compte tenu des importants réseaux de renseignement américains dans le Golfe, il serait peu probable que Washington ignore que le conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis hébergeait des responsables des Gardiens de la révolution dans sa résidence, a déclaré à MEE un ancien responsable du renseignement américain.

Ce paiement intervient alors que les États-Unis et l’Iran semblent sur le point de conclure un protocole d’accord de 60 jours pour négocier sur le détroit d’Ormuz et sur le programme nucléaire iranien.

Source de la dernière partie : Middle East Eye via La Cause du Peuple

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