Que veut faire le président français Emmanuel Macrondu sommet du G7 qu’il préside: Le 7 juin, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont posé leurs conditions pour une paix en Ukraine. Des exigences que Moscou ne peut pas accepter. Il est donc clair que cette tentative de paraître jouer la carte de la diplomatie entretient délibérément le conflit. Mais comme si cela ne suffisait pas comme nous le décrivons par ailleurs Macron prétend faire du G7 une tribune contre « l’inondation d’exportations chinoises subventionnées qui perturbent les marchés mondiaux ». Il cherche à installer le récit selon lequel la Chine, en tant que puissance exportatrice désormais concurrente directe des entreprises européennes dans les secteurs à haute valeur ajoutée, représente un « déséquilibre mondial » qu’il faut corriger, alors qu’il ne cesse de brader l’industrie française. Il est en rupture totale non seulement avec les aspirations du peuple français mais avec cet appel de la conférence épiscopale catholique des pays du G7. Aujourd’hui nous avons tous besoin d’un véritable dialogue sur le fond et d’en finir avec les censures, les préjugés qui ne servent que ceux qui trahissent les intérêts réels de ceux dont ils se prétendent les représentants.
Depuis
12 juin 2026

Un appel pressant est lancé aux dirigeants des principales économies mondiales afin qu’ils abandonnent la logique de la force, la compétition militaire et les conflits géopolitiques et qu’ils renouent avec l’investissement dans la paix, la coopération internationale et la dignité humaine. Tel est le message principal de l’appel conjoint publié par les présidents des Conférences épiscopales catholiques des pays du G7 – Allemagne, Canada, France, Japon, Royaume-Uni, Italie et États-Unis – avec le soutien de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne, en amont du sommet du G7 qui se tiendra en France.
À une époque de l’histoire marquée par l’augmentation des dépenses militaires et par des guerres qui continuent d’ensanglanter l’Ukraine, la Terre sainte, le Soudan, le Sahel et d’autres régions du globe, les évêques mettent en garde contre l’illusion que la sécurité puisse être garantie par l’accumulation d’armements et le renforcement des rapports de force.
« Une paix durable ne saurait être garantie par la seule logique de la puissance, la course aux armements ou les rapports de force. Les institutions internationales demeurent indispensables pour prévenir les conflits, protéger les populations civiles et promouvoir la justice entre les peuples. » C’est pourquoi les signataires appellent les États du G7 à « réaffirmer leur engagement en faveur d’un multilatéralisme authentique, fondé sur le droit international, la coopération entre les nations et le respect de la dignité humaine. »
D’après les présidents des Conférences épiscopales, les tensions géopolitiques, l’affaiblissement progressif des institutions multilatérales et la militarisation croissante des relations internationales exacerbent une situation déjà marquée par de profondes inégalités sociales, des urgences climatiques et des crises humanitaires. D’où l’appel à s’engager sur la voie de la réconciliation et du dialogue.
Nous appelons les pays membres du G7 à montrer la voie de la réconciliation entre les peuples par le dialogue, la négociation et le respect mutuel. Les conflits qui touchent actuellement l’Ukraine, la Terre sainte, le Soudan, le Soudan du Sud, l’est de la République démocratique du Congo, le Sahel et de nombreuses autres régions du monde nous rappellent l’urgence de renouveler notre engagement en faveur de la paix.
L’appel aborde ensuite la question de la solidarité internationale, dénonçant les coupes budgétaires dans l’aide au développement décidées par plusieurs pays industrialisés. « Alors que les besoins humanitaires augmentent dans le monde entier, des millions de personnes voient leur accès à l’alimentation, aux soins de santé, à l’éducation et à la protection se réduire. » C’est pourquoi les évêques appellent à un engagement renouvelé dans la lutte contre la pauvreté, la promotion de la sécurité alimentaire et la garantie de l’accès universel aux services essentiels.
La réflexion sur l’intelligence artificielle revêt également une importance particulière, car elle est considérée comme l’un des grands défis éthiques de notre époque. Les signataires rappellent explicitement les enseignements du pape Léon XIV et de son encyclique *Magnifica Humanitas*, soulignant la nécessité d’une gouvernance démocratique des nouvelles technologies.
« Nous appelons les dirigeants du G7 et les entreprises technologiques à établir des règles internationales claires afin que les nouvelles technologies soient mises au service de la personne humaine et du bien commun. » Citant le Pape, le document affirme que « désarmer l’IA signifie la soustraire à la logique de la compétition armée, qui aujourd’hui n’est plus seulement militaire, mais aussi économique et cognitive », et réaffirme que l’intelligence artificielle doit rester sous contrôle humain, sans devenir un instrument de domination ou d’exclusion.
Une large place est également accordée à la crise climatique, définie non seulement comme un problème environnemental, mais aussi comme une question de justice mondiale. « La crise écologique mondiale touche de manière disproportionnée les populations les plus pauvres et les générations futures. » Les évêques appellent donc les gouvernements du G7 à adopter des « mesures audacieuses et vérifiables » pour réduire les émissions, développer les énergies renouvelables et soutenir les pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique.
Enfin, l’appel aborde la question des migrations, invitant à rompre avec les discours fondés sur la peur et le conflit. « Les personnes contraintes de fuir la guerre, les persécutions, la pauvreté ou les catastrophes climatiques ne sauraient être considérées comme une menace. Elles sont nos frères et sœurs en humanité. » Cette déclaration s’accompagne d’une demande visant à garantir l’accueil et la dignité des migrants et des réfugiés, dans le respect du bien commun et des droits fondamentaux.
Ce document présente une vision globale qui s’oppose à la logique du réarmement et de la compétition mondiale. Pour les évêques des pays du G7, l’avenir de la communauté internationale ne saurait être confié à la force des armes, à la suprématie technologique ou aux intérêts économiques, mais doit reposer sur la dignité humaine, la coopération entre les peuples et l’édification de ponts de paix, de justice et de fraternité.
Chiara Lonardo
Views: 66



