Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Editorial : Le sens de nos actes dans un monde en plein basculement historique par danielle Bleitrach

Aujourd’hui, a partir du choc de l’actualité nous poursuivons notre dénonciation des « illusions » de la propagande et il ne s’agit pas seulement de lutter contre les fausses nouvelles mais bien de savoir en quoi cela atteint notre être, nos rapports sociaux, notre histoire individuelle et collective.

En finir avec les saintes écritures du capitalisme, revendiquons la rationalité politique avec le principe espérance…

nous tentons de faire percevoir à nos lecteurs ce que le monde occidental dans lequel ils sont immergés ne peut même pas imaginer. Il ne s’agit pas d’inventer qu’il existerait un empire du bien par rapport à l’empire du mal, ça c’est justement ce à quoi le système de propagande occidental a abouti à un moralisme qui utilise nos craintes. Peut-être à partir de ce que Max Weber appelait l’esprit du capitalisme, le protestantisme sous sa forme puritaine(1)qui voit dans la réussite terrestre l’approbation divine: par là, le capitalisme sous sa forme anglosaxonne dominante en serait arrivé à justifier son droit à la loi de la jungle s’exerçant sur les faibles par le recours à des saintes écritures leur conférant le suprématisme. Nous en sommes à l’antéchrist Trump qui après l’évangéliste Bush et d’autres, justifie toutes ses interventions par l’élection divine à commencer celle qui a porté ce type d’individu à un poste tel qu’il puisse accomplir un maximum de dégâts. un individu qui voit dans le fait d’avoir échappé à des attentats la main de Dieu et impose à la planète une figure assez contestable, reconnaissons-le, de la légitimité de l’exercice de la puissance. Ce dont Primakov eut la révélation comme tous les gens sensés lors du bombardement de la Yougoslavie en 1999, qui avait suivi d’autres expéditions tout aussi peu argumentées en droit international et débouchant sur des fiascos militaires (2)

Nous avons constaté une atmosphère générale de rébellion devant ce que ces débordements du capitalisme puritain à son stade impérialiste financiarisé celui de son abstraction puritaine, provoque dans les diverses civilisations. Notons que cette contestation tourne autour d’un thème central la sécurité. L’impérialisme unipolaire se pose en champion du capitalisme et du mode de suprématie sanctifié qu’il incarnerait, ce qui revient d’ailleurs à ce stade là à lier la sécurité à une guerre contre les pauvres et à la menace d’invasion qu’ils constituent (3). Avec le cas extrême dans le délire, celui de Cuba qui menacerait les Etats-Unis, la peine de mort infligée comme au far west ou dans les mafias dans lesquelles sont confondus les gangsters, les juges et les éxcutants de la sentence.

Pourquoi dans un tel contexte existe-t-il le mirage de l’UE, pourquoi les gouvernements de gauche latino sont-ils acculés par l’extrême-droite qui s’affirme seule apte à régler les problèmes sécuritaires ? Et qu’est-ce qui donne de la force à ce délire qui pousse les pauvres vers ceux qui mènent une guerre obstinée contre eux?

Le fait qu’il y ait un aspect bigot religieux dans une telle poussée vers l’extrême-droite dans les fanatismes terroristes mais surtout dans le monde unipolaire, l’hegemon qui lui-même ne cache plus son aspect terroriste. On a souvent cité Marx disant « la religion est l’opium du peuple » : la citation exacte est beaucoup plus intéressante: La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel.

Ce qui est illusoire c’est la manière dont un cléricalisme, qui n’est pas la foi, le besoin de transcendance, mais des corps constitués soucieux de défendre leurs prérogatives et l’ordre des puissants ,interdisent l’accès à la connaissance et forcent par censure à la superstition de peur de voir remis en cause leur autorité. Ils nourriront toutes les inquisitions et les mises à l’index. Et pour ce faire ils tablent sur l’insécurité qu’ils engendrent.

Dans le débat politicien, celui en particulier des futures élections présidentielles, il est devenu habituel de s’interroger sur la sécurité. C’est un thème fondamental parce que ce sont les plus pauvres, les exploités, qui font les frais de l’insécurité, parce que le monde unipolaire mène une guerre contre eux. Pourtant non seulement ils sont invités à se ranger sous la bannière de leurs pires ennemis mais ils sont amenés à détester les communistes.

Il y a eu une offensive réussie, en Europe, en France pour se débarrasser du communisme qui est la seule antidote au fascisme. On peut le déplorer et je ne peux m’empêcher de le faire, d’y voir là une ignominie, d’être choquée que la gauche se soit prêtée à une telle opération. J’éprouve des regrets si intenses qu’ils étonnent ceux qui me voient si mal traitée par les mêmes communistes et depuis tant d’années. Ils s’interrogent sur mon masochisme. Alors que la quasi totalité des communistes accepte cette imbécile autodestruction, ils la revendiquent au nom d’une pureté supposée du dit communiste et l’ennemi devient celui qui salit l’idéal et pas le capitalisme, l’impérialisme. Quant à l’idéal il s’accommode. Il y a quelque chose de touchant à voir le député de la seine saint Denis expliquer que la finalité du congrès après la perte des élus européens doit être d’avoir des députés. C’est stupéfiant de réduire tout ce qu’a été le PCF à cette défense corporatiste d’un groupe qui ne porte même plus le nom de communiste. On songe à une caricature de Daumier sur les « notables ». Certes il est important d’avoir des élus issus de la classe ouvrière et des couches populaires mais pas au point d’en faire des crémiers défendant leur boutique. Un corporatisme si convaincu qu’il en est à exiger que le Congrès, l’instance la plus haute des communistes se limite à cet ex-voto . Et cette tendance a fait un quart des voix, comptez d’ailleurs sur leur habilité procédurière pour qu’ils se retrouvent eux et leurs groupes tampon à près de 50% quand on en sera au choix des délégations. .

C’est pourquoi ce regret de ce qui s’est perdu du message émancipateur du PCF est inutile s’il ne s’accompagne pas d’un autre constat, c’est que ce faisant ceux qui ont accepté ce négationnisme cette liquidation ont également éliminé tous ceux qui s’attaquaient concrètement à la pauvreté, à l’insécurité. Là encore je suis sure que ceux qui veulent une telle priorité au Congrès, ceux qui ignorent tout de la formation jadis exigée pour les communistes, sont des braves gens dévoués dans leur circonscription et je n’hésiterai pas à voter pour eux dans un scrutin local, mais honnêtement j’imagine la tête que ferait Maurice Thorez député d’Ivry devant une telle déclaration. Quels sont les buts et les moyens d’un député communiste sans avoir derrière lui une masse de communistes popularisant les revendications, les mettant dans une perspective qui les rendent possibles? Ce qui assurait la sécurité celle des accidents de travail combattu; celle de l’emploi, celle d’une école formant à un métier et même celle de la vie dans les cités c’était la présence militante, les problèmes réglés par cet espace de négociation permanent que formaient les 700.000 communistes unis par l’élaboration d’une ligne commune chacun comptant pour un. Cette ligne c’était la perspective d’un socialisme aux couleurs de la France et la ténacité dans les détails .vu que c’est là que les diables se logent.

En refusant de voir l’apport du monde multipolaire ce n’est pas un « idéal » que, les mêmes élites sociopolitiques interdisent, c’est la manière concrète de se battre de voir la réalité qui est déjà là l’existence d’un monde multipolaire qui se déploie dans d’autres diversités et temporalités, des espaces géographiques devenus politiques sur des millénaires qui agissent proposent des solutions alternatives. . Une telle censure est encore plus totale et désespérée que celle des puissants. Des milliers de couches populaires sont dépouillés du principe espérance et ce qui leur permettait d’assurer la sécurité au quotidien.

Parce que le communisme qu’ils ont détruit était non seulement celui de l’antifascisme mais celui qui s’attaquait à la réalité, celui qui pour reprendre une phrase de sartre avait les mains sales, dans le cambouis. Ce que l’on a reproché à l’URss de staline.

Aborder la question de la sécurité, dont nous affirmons qu’il s’agit de l’enjeu politique central, sans illusions est fondamental pour le développement sain d’une société. Le camp populaire ne peut ignorer ce défi. Face à un texte passionnant que nous publions aujourd’hui, un texte d’un Brésilien, qui témoigne de la manière dont la gauche latino américaine a été mise en difficulté par toutes les démagogies de l’extrême-droite, nous proposons un autre qui inaugure ce sur quoi Histoireet societe va vous inviter à « plancher » à savoir la manière dont le socialisme chinois a fait un fondamental de sa lutte contre la pauvreté. Le dialogue avec le monde multipolaire n’est pas une fuite de plus dans les idéologies, il est le choix des expériences concrètes face aux défis de notre temps.

La liberté n’est pas seulement de pouvoir dire, de ne pas être censuré, mais que vos idées puisse s’incarner dans des actes. Ce qu’ils ont attaqué dans le communisme est non seulement l’adversaire le plus résolu du fascisme mais la capacité collective faire face à problèmes réels, ceux du désespoir qui conduit trop souvent les victimes à choisir le camp des bourreaux.

Je m’interrogeais sur ce que ce blog allait devenir sur les limites de ce que je pouvais encore apporter. C’est alors que des camarades aixois qui se battent depuis des années pour que la mémoire de cette épopée ne soit pas étouffée m’ont expliqué que la mairie d’Aix en Provence (de droite) allait mettre une nouvelle plaque sur la rue qui porte le nom de mon mari Pascal Fieschi qui fut l’organisateur de la résistance dans le bassin minier et à Aix en Provence. Ils avaient prévu une journée autour de cette célébration et me demandaient non seulement d’être présente mais d’écrire un opuscule pour que notre histoire ne soit pas ignorée. Je vais le faire.C’est en réfléchissant à ce qu’il était important de dire, ce que lui le héros, l’homme de masse aurait su trouver, cette préoccupation m’a incité à avoir une longue discussion avec Franck Marsal. qui est resté militant alors que moi je ne me sens plus beaucoup d’accointance avec la politique telle qu’elle se pratique et les sujets qui sont débattus. Il y a des propositions qui me paraissent juste mais c’est la logique d’ensemble qui m’échappe.

Faire ce que l’on peut en estimant sa place sans pour autant se résigner à un consensus mortifère

Il y a la perte de perspective qui crée la conviction, à savoir l’inutilité de se raconter des histoires sur la situation en France et ce qu’on peut en espérer : le système de propagande a vaincu, nous sommes très proche de ce qui se passe aux USA, dans le monde anglo-saxon. Les communistes ont été mis à l’index et ceux qui portent encore ce nom l’acceptent plus ou moins. Ils ont perdu l’essentiel de ce qu’étaient les communistes. Ils sont des sociaux démocrates, ce n’est pas un crime mais ils sont incapables de percevoir ce qu’était un communiste. C’est dans cette incapacité là qu’il faut également comprendre la manière dont est nié l’existence d’un monde multipolaire. Donc j’en ai déduis que l’important était de bien mesurer sa place réelle et d’agir là où il y a encore la possibilité d’un bougé. C’est ce qu’ont du faire les malheureux communistes aux Etats-Unis après le Maccarthysme. Je me souviens du temps où je me demandais comment on pouvait vivre aux Etats-Unis ou en RFA, je suis en train de le découvrir.

Deuxième constat, On ne peut pas partir de cette liquidation, cette asphyxie, pour aborder l’expérience qui se déploie sous nos yeux, on ne peut plus partir des notions existantes. Pourtant il existe dans la mémoire véritable de la france et même du monde des choses essentielles qui sont véhiculées par des canaux divers et il faut remonter à la source et celle-ci n’est pas toujours celle dogmatisée, idéologisée d’un marxisme envoyé dans les cordes. L’histoire qui demeure s’est figé en dogme parce que tout cela n’a plus été vécu et ne nourrit plus aucun collectif, cela contribue à ce sentiment de ne plus avoir de langage commun, à l’anomie. Personnellement je suis allée jusqu’aux limites de la tentative de me faire comprendre, j’ai essuyé trop de mécompte, des formes de diabolisation, une censure totale qui relève moins de la politique que de la totale allergie à ce que représente ma vision du monde.

Cela aurait pu me convaincre de l’idée qu’il fallait en changer si j’avais eu pour ambition de recruter un maximum de partisans, dans une élection ou même dans l’audience d’un blog, mais je découvrais que l’incompréhension concernait la réalité d’une transformation, d’un basculement historique difficilement niable. Parfois des fragments s’imposaient mais la logique de l’ensemble demeurait prise dans ce temps de la contrerévolution néo libérale d’une trentaine d’années.

J’ai expliqué à Franck Marsal à propos du nouveau blog: Dorénavant je ne traduis plus, je dis ce que je pense devoir être dit dans mon langage, dans mes valeurs et si tu veux que continue l’expérience histoire et societe il faudra l’accepter. Je n’exclut personne et surtout pas les gens comme toi qui vous battez au sein du PCF , de vos syndicats, associations vous êtes le sel de la terre simplement je témoignerai de ce qui a été une épopée avec ses valeurs comme de ce qui émerge et qui a sa propre logique étrangère à ce qui se construit en France dans le système politico-médiatique. En revanche, il faut qu’Histoire et societe continue à accepter tout ce qui est tenté en France et dans le monde et qui renvoie à d’autres expériences que la mienne et que la tienne.

Comment lire l’événement ? Donner la parole à ceux qui voient différemment : de quoi est-il question aujourd’hui.

Voilà de ce dialogue entre Franck et moi est née ma volonté de présenter tous les jours les articles rassemblés à travers un éditorial qui recrée une logique globale, le prisme choisi. Nous avons à ce titre longuement insisté sur des événements comme le forum de Saint Petersbourg pour faire percevoir la distance entre notre focale: la lettre minable de Zelenski et ce qu’elle suscite.

Aujourd’hui nous donnons la parole à Novikov, à ce subtil vice président des communistes russes interdit comme tous les communistes russes non seulement par un système de propagande totalitaire mais d’abord par l’Humanité, la Marseillaise et la quasi totalité de ce qui fut jadis la presse communiste. On peut le déplorer mais cela ne sert à rien c’est comme ça et ça ne changera pas de si tôt. Ceux qui s’estiment communistes préparent un congrès s’en accommodent visiblement et ils prennent cela pour la démocratie puisque un quart d’entre eux pensent que le but d’un congrès du Parti communiste Français c’est d’assurer à un certain nombre d’élus qu’ils retrouveront leur place et assurerons donc l’utilité d’un parti communiste au pays. tout en interdisant qu’il soit pris connaissance y compris de ce que d’autres communistes, disent comment ils conçoivent leur rôle, leur expérience. Mais c’est un fait qui pénalise plus les communistes français que les communistes russes, cela fait longtemps que plus personne au niveau de l’international s’intéresse à l’existence du parti communiste Français et parfois certains croient que Melenchon l’a remplacé et ils se demandent ce que dit exactement ce dernier. Que les communistes s’en débrouillent , cela ne me concerne plus la sagesse m’est venue et le respect qu’ils me refusent à moi et ceux qui me ressemblent je le leur accorde, c’est ce que j’ai dit à Franck .

Mais revenons-en à Novokov:

D.G. Novikov, vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, intervient dans l’émission « L’avenir nous le dira » diffusée sur la chaîne Perviy Kanal.Ce dont la Russie discute c’est la manière dont le camp unipolaire de l’hégemon occidental divisé mais avec une logique commune de prédateur déploie tous les moyens les plus sophistiqués de la guerre les capitaux, les technologies les plus raffinées dans les armes comme dans les algorithme, l’IA, mais dans une fuite en avant qui ne fait de propositions de paix que pour entretenir la guerre en tablant sur le répit qui comme au poker leur permettra de « se refaire ». c’est jouer contre soi-même.

C’est ce jeu contre lui même que révèle un guerrier par procuration qui joue contre son pays l’Ukraine. Et les Russes évoquent la nécessité de négocier avec quelqu’un qui est réellement représentatif, qui se porte caution de l’application des dispositions. Novikov qui est un esprit subtil pousse la démonstration et met à jour le personnage et ses suppôts. Ce qui éclaire également la perte de représentativité internationale des soutiens européens qui cherchent désespérément à exister.(on a envie d’ajouter non sans cruauté comme l’ensemble de la classe politico médiatique française mais est-ce qu’on tire sur une ambulance? Plus ils sont obnubilés par l’élection en particulier présidentielle moins ils sont représentatifs, c’est le naufrage du titanic dont on se dispute le poste de capitaine )

Autre événement dont il n’a pas été question et qui pourtant place une lumière sur le choix de l’Arménie de rejoindre le camp européen à savoir la manière dont l’Assemblée générale de l’ONU a éliminé du Conseil de sécurité l’Allemagne et les Philippines, les deux puissance acharnées partout à emboîter le pas au bellecisme des USA. Ce n’est pas seulement une victoire pour la Chine et la Russie mais surtout une motion de défiance dans une fuite en avant dans le bellicisme, ce qui est dénoncé c’est le choix de porter la guerre. Et c’est une bonne chose pour ceux qui en France veulent la paix, combattent pour empêcher les génocides à Gaza mais aussi à Cuba. Mais il n’y a pas une force politique capable de concevoir l’ampleur du champ. Ils n’osent même pas le constat de l’évidence à savoir que les mesures prises contre la Russie, les délires de Macron contre les pétroliers russes sont des mauvais coups contre Cuba. Mais cette ignorance qu’ils ont de ce type d’événement concerne toute la planète et se répercute sur leur conception de l’Europe; Quelle relation font-ils sur la manière dont la pression s’est exercée sur l’Arménie et a échoué en Georgie et ce qui se joue dans toute la CEI, de la Bielorussie au Kaszatan et dans lequel on trouve l’origine de terrorisme contre lequel se constitue une entente entre la Russie, la Chine et d’autres pays asiatiques et du Moyen Orient, sans parler de l’Iran. Pourtant ce la concerne la France directement y compris dans ses obsessions sécuritaires.

Qui fait attention à ce communiqué : « La Chine est disposée à coopérer avec la Biélorussie pour renforcer la communication et la coordination, mettre pleinement en œuvre l’important consensus conclu par les deux chefs d’État, et continuer à approfondir et à consolider les relations bilatérales et la coopération », a déclaré lundi à Minsk le vice-président chinois Han Zheng. Transmettant les salutations cordiales du président chinois Xi Jinping au président biélorusse Alexandre Loukachenko, M. Han a déclaré que, sous la direction stratégique des deux dirigeants, les relations sino-biélorusses s’étaient développées rapidement, atteignant le niveau élevé d’un partenariat stratégique global de tout temps.

Qui perçoit cette rencontre entre le président Xi et la Corée du nord dans un contexte qui est très dangereux puisqu’il est celui d’un monde unipolaire en plein escalade y compris nucléaire?

Et pour revenir à l’Arménie qui mesure ce qui s’est tramé derrière cet étrange ralliement qui préfigure ceux que l’UE et les USA tentent d’obtenir en Asie centrale et dans toute l’Asie dans le contexte d’ormuz.? Nous décrivons dans un autre article ce qui se joue dans l’UE devenue « obscur objet du désir » et vraie zone de destabilisation et ce crise ouverte politique, économique, culturelle.

En fait en Asie centrale, la Turquie a connu une influence maximale à travers un mouvement missionnaire très anticommuniste celui de Fethullah Gülen, le fondateur du mouvement nurcu (nourdjou) qui jouait sur le « sociétal », la formation des élites de l’Asie centrale. Ses écoles se sont révélées trés attractives avec leurs équipements modernes (notamment en matériel informatique) et la place accordée à l’enseignement de l’anglais, cependant très peu fréquentées par les filles, un vrai recul par rapport au kémalisme et aux traditions locales héritées de l’époque soviétique. . C’est le Kazakhstan qui en a accueilli le plus grand nombre, alors que l’Ouzbékistan se montrait plus réticent. Entre 2002 et 2011, Gülen a soutenu le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan. Mais à partir de 2010,les relations se sont tendues jusqu’à la rupture,y compris par les liens entre Gülen et Israël, la CIA. fin 2013. Il est accusé de porter la responsabilité de la tentative de coup d’État de 2016. Il meurt aux Etats-Unis. La Turquie a parrainé les filières terroristes et elle prétend offrir une voix à la recherche de « modernité dans les pays musulmans à la fois concurrents et alliés de l’UE, des USA quand s’agit de contrebalancer l’influence russe et chinoise.L’illustration de l’article est encore plus explicite puisqu’elle interpelle l’Arménie sur les liens d’Erdogan de l’Azerbadjian avec les loups gris, cette organisation armée liée à Erdogan qui n’a cessé de traquer les Arméniens. Ce qui se passe en Arménie où le pouvoir a rompu avec la Russie et a noué des relations assez paradoxales avec l’Azerbadjian et donc la Turquie est une manifestation de ce qui est décrit ici sur la manière de provoquer une adhésion comme un objet de désir au-delà du politique et du rationnel puisque l’Arménie a accepté de fait d’aller dans la gueule du loup

Voilà ce que pourrait être Histoireetsociete: un lieu exigeant en rupture avec bien des démarches politiques mais sans chercher à détruire ce qui se fait, sans prétendre se substituer aux militants qui agissent sur le terrain.

Simplement parce que il est impossible de continuer à penser dans les catégories qui sont imposées, parce que il a existé et il existe encore des logiques différentes avec y compris d’autres valeurs, d’autres rapports entre les individus et les sociétés et qu’il nous parait important que cela soit dit.

danielle Bleitrach

(1) Idée que Max Weber empruntait à Marx (le fétichisme de la marchandise dans le Capital).

(2) Le caractère inspiré et mal préparé de ces expéditions finissant d’ailleurs par provoquer une révolte de militaires. Elle se double en France, de la conscience de voir sacrifié la défense du territoire, les missions de l’armée à de couteux dons à l’Ukraine et à la trahison de nos alliés de toujours. Notons que nous avons-là quelque chose de central, l’interprétation de l’idée de sécurité.

(3) cette vision non seulement se heurte à des continents entiers mais aux Eglises, en particulier l’église catholique et à son message de pauvreté même si cela n’est pas tout à fait la même chose que le message du communisme et du marxisme léninisme, on ne peut pas négliger cette interpellation surtout quand elle s’ancre sur les folies de l’IA et de la Sillicon valley. On peut résumer ces dernières dans l’idée que le capitalisme pour subsister en tant que régime inspiré de la loi divine a désormais l’intelligence artificielle un modèle perfectionné par rapport à la créature humaine.

(4) il faut savoir dire quand on est d’accord et je suis à 100% d’accord avec cette déclaration

Views: 139

Suite de l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.