Sociologues et philosophes sont appelés en Chine mais aussi en Russie à réfléchir sur des questions qui pourrait donner lieu à des réflexions parallèles en France : quels types d’individus sont-ils dans le cadre du socialisme ou dans les partis communistes les plus disposés à former groupe dans la liquidation ? . On sait que la sociologie américaine, inspirée par des gens arrivé d’Europe chassés par le nazisme, a beaucoup travaillé la question des attitudes, des dispositions à agir. La première enquête a concerné les paysans polonais immigrés aux USA qui manifestaient une résistance remarquables à s’adapter aux normes sociales de leur pays d’accueil et entretenaient avec elles beaucoup de méfiance. Puis elle a été étendue à l’étude du racisme et des préjugés raciaux. Il s’agit de comprendre comment à travers les préjugés se forme une sorte d’écran diffus entre les individus et la réalité d’une société, une simplification, un principe du moindre effort. En outre le préjugé joue un rôle d’intégration dans le groupe, un conformisme manichéiste, le terme de « loup » marque bien cette manière de chasser en bande derrière un chef de meute. Parce qye le préjugé a une fonction d’intégration sociale : il me permet de se sentir d’autant plus proche de certains groupes qu’il en rejette d’autres. Stouffer sur l’ anticommunisme, a montré le bien-fondé de la théorie d’Adorno sur les personnalités qui cherchent l’autorité : on rencontre aussi chez les anticommunistes passionnels observés par Stouffer un syndrome d’attitudes dont les thèmes fondamentaux résident dans une séparation brutale du bien et du mal, et dans une vision généralement manichéenne et la volonté d’être rassurés. D’où ce constat général quand je discute avec les camarades qui ont été évacués des postes de responsabilité, un phénomène qui a eu des étapes, mais qui a viré au tsunami sous Robert Hue. C’est unanime, nous avons l’impression d’avoir été eu par des cons avec la complicité de ceux qui n’ont cessé de se taire. Encore aujourd’hui il y a quelque chose de fascinant dans la manière dont fonctionne tout le système politico-médiatique, l’absence de culture, le goût du moindre effort, le manichéisme accepté pour ne pas avoir d’histoire. . C’est d’ailleurs cette analyse qui m’a beaucoup aidé à supporter hier comme aujourd’hui ce qui relève de l’asphyxie intellectuelle et qui a réussi à imposer cette étrange inertie face non seulement à Macron, mais à une classe politique qui est incapable de sortir des préjugés qu’elle prend pour des valeurs démocratiques. Et la capacité de ce système à frapper d’inertie toute opposition ou alors à la rejeter dans la marginalisation, la jacquerie. (note et traduction avec deepl de danielle Bleitrach pour histoire et societe)
N° 53 (31834) 22-25 mai 20266 rayures
Auteur : Sergueï KOZIN. Tatiana JIDYAEVA.

L’effondrement de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) demeure l’un des chapitres les plus marquants de l’histoire mondiale du XXe siècle, suscitant un intérêt constant chez les chercheurs, les hommes politiques et, bien sûr, les journalistes. Il convient de noter que les décennies qui ont suivi n’ont pas apaisé le débat : s’agissait-il de la chute inévitable de « l’empire du mal », comme l’ont proclamé les vainqueurs occidentaux, ou d’une tragédie provoquée par des sabotages internes et des pressions extérieures ? Les auteurs d’un nouvel ouvrage apportent des réponses à ces questions cruciales, parmi d’autres. En 2025, les éditions Rodina ont publié « Les loups-garous au pouvoir : ils ont tué le pays soviétique ». Les auteurs de cet ouvrage perspicace sont : membre correspondant de l’Académie des sciences de Russie, docteur en philosophie, professeur, chercheur principal à l’Institut de sociologie du Centre fédéral de recherche de l’Académie des sciences de Russie et directeur académique du département de sociologie de l’Université d’État russe des sciences humaines, Zh.T. Toshchenko, ainsi que le journaliste soviétique et russe, observateur politique au sein du comité de rédaction du journal Pravda, V.S. Kozhemyako.
La parution de cet ouvrage, qui coïncide avec le 30e anniversaire des Éditions Rodina, spécialisées dans les livres d’actualité traitant de questions socio-politiques et historiques, revêt une importance symbolique majeure. Le livre se compose d’une préface, d’une introduction (« Quels personnages ont accédé au pouvoir dans la « nouvelle Russie » ? »), de quatre parties (« Figures clés de la catastrophe géopolitique », « Les artisans du plan de liquidation de l’URSS et de création d’une nouvelle Russie », « Les fondements économiques et financiers de la dégénérescence » et « Les fondements idéologiques des politiques libérales »), et de 23 chapitres. Une section intitulée « Les anciens et nouveaux visages de la trahison » remplace la conclusion. La couverture arbore le drapeau national de l’URSS (30 décembre 1922 – 26 décembre 1991), dont les déchirures symbolisent la destruction d’une grande nation. Tiré à 1 000 exemplaires, l’ouvrage a été publié.
L’ouvrage ici présenté prolonge logiquement l’idée novatrice développée par Zh. T. Toshchenko dans son livre « Les Fantômes de la société russe » (Moscou, 2015), qui a rencontré un vif succès dans le milieu universitaire. L’auteur y examine les causes et les facteurs clés à l’origine de ce phénomène singulier : les fantômes, manifestations insolites, déviantes et excentriques de la vie publique, qui influencent profondément le processus de réforme politique, économique et sociale. Zh. T. Toshchenko dresse ainsi une véritable « galerie de portraits » de ces figures fantomatiques qui peuplent la société russe : « démons », « collaborateurs », « taupes, transfuges », « mutants », « narcissiques », « clowns politiques », « xénophobes ethnopolitiques », et bien d’autres.
Ce nouvel ouvrage se présente sous la forme d’un dialogue entre deux auteurs (conversations, entretiens et témoignages directs), la conversation principale portant essentiellement sur les profils socio-psychologiques de personnalités influentes impliquées dans l’effondrement de l’URSS (23 individus ont été analysés). Les auteurs s’attachent particulièrement aux facteurs qui ont contribué à leur formation et aux motivations profondes qui ont guidé leurs actions. Ce livre n’est pas un simple recueil de faits et de dates, mais une véritable plongée dans la psychologie de ceux qui étaient aux commandes et dont les décisions, selon les auteurs, se sont avérées fatales. « Des loups-garous au pouvoir » est une métaphore qui reflète la transformation qui s’est opérée dans la conscience et les actions de nombreux membres de l’élite du parti et de l’État. Jadis gardiens des idéaux, ils ont, sous la pression des circonstances ou poussés par leurs propres ambitions, trahi les principes mêmes qu’ils étaient censés défendre avec ferveur.
Les auteurs de ce livre ne mâchent pas leurs mots (et c’est assurément captivant), appelant un chat un chat. En parcourant les pages de l’histoire nationale, Zh. T. Toshchenko et V. S. Kozhemyako s’arrêtent pour analyser comment la flexibilité idéologique, la soif d’enrichissement personnel et la volonté de conserver le pouvoir à tout prix ont supplanté le souci du bien-être du peuple multinational de l’URSS. C’était une époque où la loyauté envers le système primait sur la loyauté envers la vérité, et où l’avancement de carrière devenait bien plus important que les intérêts nationaux. « Ils ont tué l’URSS » – cette phrase sonne comme une accusation, mais aussi comme un constat poignant. Force est de constater que l’effondrement de l’URSS fut une catastrophe non seulement d’une ampleur géopolitique, mais aussi une tragédie pour des millions de personnes dont la vie fut brisée et les espoirs anéantis. Il convient de préciser que la population de l’URSS, selon le Comité national des statistiques, s’élevait à 148,3 millions d’habitants au 1er janvier 1991.
Les descriptions que fait l’auteur des « loups-garous » décrivent avec une grande précision et une grande vivacité chaque type de destructeur de l’URSS, révélant les motivations et les mécanismes mêmes du démantèlement méthodique de l’ensemble du système soviétique. Les « loups-garous » décrits dans le livre sont classés en quatre catégories, selon la nature de leurs activités dans le domaine de la destruction de l’URSS. Ainsi, parmi les instigateurs de l’effondrement de l’URSS figurent M.S. Gorbatchev (1931-2022), B.N. Eltsine (1931-2007), A.N. Yakovlev (1923-2005), E.A. Chevardnadze (1928-2014) et L.M. Kravtchouk (1934-2022). Parmi ceux qui ont mis en œuvre des plans visant à liquider tout ce qui était soviétique, on trouve E.T. Gaïdar (1956-2009), G.E. Burbulis (1945-2022), G.Kh. Popov, A.A. Sobchak (1937-2000), A.V. Kozyrev*, B.E. Nemtsov (1959-2015) et O.D. Kalugin, dont certains nourrissent une aversion profonde pour tout ce qui est soviétique. Par exemple, A.A. Sobchak, alors maire, fit retirer le buste de Lénine de la gare de Moscou à Saint-Pétersbourg les 11 et 12 juin 1993, malgré les piquets de grève organisés jour et nuit par les communistes de Leningrad. Pour eux, Lénine demeurait un symbole de grandes réalisations et son buste, une composante essentielle de l’identité historique de la ville. Les piquets de grève qu’ils organisaient n’étaient pas de simples manifestations, mais aussi une tentative de préserver ce qu’ils considéraient comme un élément important de la mémoire nationale.
Le principal moteur des facteurs économiques et financiers qui ont conduit à l’effondrement de l’URSS était un cercle d’individus, parmi lesquels se distinguait le futur « manager efficace » A.B. Tchoubaïs. Ses ambitions insatiables avaient déjà commencé à se manifester durant l’ère soviétique. Pour rappel, alors qu’il étudiait le génie mécanique à l’Institut d’ingénierie et d’économie de Leningrad Palmiro Togliatti (LIEI), il fut admis comme membre suppléant du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS), reçut la précieuse carte de membre en 1977 et devint membre en 1978, poste qu’il occupa jusqu’en 1990. « Chaque usine vendue est un clou dans le cercueil du communisme ! » déclara plus tard Tchoubaïs sans la moindre gêne.
Oui, en effet, de nombreux autres représentants de l’oligarchie financière et économique de l’ère post-soviétique (B.A. Berezovsky (1946-2013), R.A. Abramovich, M.B. Khodorkovsky*, M.M. Fridman*, K.N. Borovoy*) étaient, en règle générale, des membres actifs du Parti communiste, essayant de faire carrière dans les structures publiques et gouvernementales de l’URSS.
Cependant, le contexte et les relations de l’époque ont probablement limité leurs perspectives de carrière. Par conséquent, durant la perestroïka (1985-1991), ils ont joué un rôle dans le démantèlement du système précédent, ce qui leur a permis de réussir et de réaliser leurs ambitions dans la nouvelle réalité russe. On notera en particulier ceux qui ont soutenu idéologiquement le démantèlement de l’Union soviétique aux niveaux gouvernemental (D.A. Volkogonov), conceptuel (A.S. Tsypko) et journalistique (A.V. Korotich (1936-2025) et N.K. Svanidze (1955-2024)), ainsi qu’au niveau de la trahison pure et simple (I.V. Ponomarev*).
Le 23 avril 1985, lors de la session plénière d’avril du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, le secrétaire général du Comité central, M.S. Gorbatchev, annonça les réformes à venir, baptisées « perestroïka ». Dans ce discours et les suivants, il insista sur l’accélération du développement socio-économique du pays, la glasnost, le rattachement à la maison européenne et une nouvelle idéologie. Ces réformes d’envergure visaient à améliorer les relations socialistes ainsi que le niveau et la qualité de vie des citoyens soviétiques. Hélas, la réalité se traduisit par le démantèlement délibéré de l’URSS tout entière.
Zh. T. Toshchenko, se référant aux données d’études sociologiques pan-soviétiques menées de 1985 à 1991 par une équipe de sociologues de l’Académie des sciences sociales auprès du Comité central du PCUS (AOS auprès du Comité central du PCUS), portant sur un échantillon représentatif de 3 000 à 4 700 personnes réparties dans 10 à 18 régions du pays, a clairement démontré qu’initialement, la population manifestait un vif intérêt pour la perestroïka : « 67,5 % des personnes interrogées en parlaient régulièrement (et 28,7 % occasionnellement) avec leurs collègues ou leurs amis proches. L’intérêt pour le programme de la perestroïka était important : 84,2 % s’informaient à son sujet par le biais des émissions télévisées et 77,3 % par le biais de la presse nationale. […] Les Soviétiques ne se sont pas contentés de paroles de soutien, mais ont fait preuve d’initiative. » Cependant, des décisions ultérieures (plutôt hâtives) prises par le Parti ont contribué au pessimisme ambiant au sein de la population.
Les auteurs de l’ouvrage estiment que la plupart des individus qualifiés de « loups-garous » étaient caractérisés par un manque de principes moraux, un égoïsme extrême, une soif de pouvoir et d’enrichissement personnel, ainsi qu’une ambition maladive de gloire. Il convient de rappeler que le 17 octobre 1990, lors d’un Conseil présidentiel convoqué en urgence, le président du Soviet suprême de l’URSS, A.I. Lukyanov (1930-2019), avait déclaré sans ambages que B.N. Eltsine « menait l’Union à son effondrement ».
B.N. Eltsine a ignoré les résultats du référendum du 17 mars 1991, lors duquel 113 512 812 personnes, soit 76,4 %, ont voté pour le maintien de l’unité de l’URSS. 32 303 977 personnes, soit 21,7 %, ont voté contre. 2 757 817 bulletins, soit 1,9 %, ont été déclarés nuls. Pourtant, le 8 décembre 1991, au sanatorium gouvernemental « Viskuli », en Biélorussie, B.N. Eltsine, L.M. Kravchuk et S.S. Chouchkevitch (1934-2022) ont signé les accords de Biélorussie portant création de la Communauté des États indépendants et dissolution de l’URSS en tant que « sujet de droit international et réalité géopolitique ».
Dans le journal Pravda, n° 302 (26750) du 26 décembre 1991, un article intitulé « Gorbatchev s’en va. Mais l’empreinte qu’il a laissée dans les annales du monde ne s’efface pas… » y est publié. A. Ilyin y écrit : « On a beaucoup écrit sur Gorbatchev ces derniers temps, et rares sont ceux qui s’abstiennent de le critiquer. Lui-même accorde de nombreuses interviews, tentant de percer le mystère de son propre destin, de comprendre les raisons de son retrait de la scène politique (M.S. Gorbatchev a annoncé sa démission le 25 décembre 1991, en direct à la télévision centrale – S.K., T.Zh.), où il a joué pendant plus de six ans le rôle principal. Comme s’il observait sans cesse ceux qui l’entouraient, à gauche comme à droite. Il a surestimé certains, sous-estimé d’autres. Il a fait trop confiance à certains, et s’est méfié en vain d’autres… Gorbatchev s’en va. » Mais l’empreinte qu’il a laissée dans les annales de notre société, du monde entier, demeure. Il ne peut être effacé de l’histoire, quels que soient les bouleversements à venir.
Le 15 février 2026, le Centre d’analyse VTsIOM a mené une enquête auprès des Russes à l’occasion du 35e anniversaire du référendum sur le maintien de l’URSS. Il en ressort notamment que les principaux responsables de l’échec de la mise en œuvre du résultat du référendum étaient « le gouvernement/les dirigeants/les autorités » (24 %). La deuxième et la troisième place revenaient respectivement à B.N. Eltsine (17 %) et M.S. Gorbatchev (16 %). L’espoir d’une acquisition immédiate des libertés et de la prospérité occidentales s’est heurté aux difficultés de la transition vers une économie de marché, à l’instabilité politique et à la montée de la criminalité. Le premier coup dur porté à la vision du monde et au moral de la population fut le décret du président russe B.N. Eltsine sur la « libéralisation des prix », annoncé le 2 janvier 1992. « Et bien que ce décret ait été accompagné d’explications », écrit Zh.T. Toshchenko, qui prévoyait une hausse des prix seulement deux à trois fois supérieure (sinon, comme l’avait promis Eltsine, « je me coucherai sur les rails »), a vu la réalité dépasser même les prévisions les plus pessimistes. Les prix ont été multipliés par centaines et l’inflation a stupéfié jusqu’aux experts économiques. Du jour au lendemain, toutes les économies, les dépôts bancaires et les pensions ont été anéantis.
Dans le contexte du chaos et du laxisme post-soviétiques, l’arrogance, le manque de scrupules et l’incompétence ont eu plus de chances de succès que l’honnêteté et l’intégrité. La légalisation de l’économie souterraine a permis aux organisations criminelles de sortir leurs activités de l’ombre et d’occuper les positions les plus avantageuses au sein de cette fausse économie de marché naissante. Zh. T. Toshchenko analyse ce phénomène en détail dans son ouvrage « Société traumatisée : entre évolution et révolution (Essai d’analyse théorique et empirique) » (Moscou, 2020).
Une autre caractéristique distinctive des « loups-garous » est l’antipatriotisme des travailleurs temporaires : l’immense majorité d’entre eux considéraient (et continuent de considérer) la Russie comme un territoire occupé, peuplé d’un peuple étranger. Ce « pays » peut être pillé, démantelé, vendu et, en cas de menace, leurs ressources volées peuvent être emportées à l’étranger. Ainsi, ces dernières années, 11 vice-Premiers ministres, 28 gouverneurs, plus de 50 hauts fonctionnaires et d’innombrables banquiers, entrepreneurs et autres « loups-garous » ont fui la Russie. Nombre d’entre eux ont déjà disparu, après avoir causé des dommages colossaux au pays et à la société, mais beaucoup poursuivent leurs activités, sous une autre forme. Leurs agissements destructeurs n’ont pas encore fait l’objet d’une véritable évaluation publique et étatique.
L’orientation morale de l’ouvrage est remarquable : il est imprégné d’analyses des événements actuels et des actions des « héros » selon les perspectives du bien et du mal, de la moralité et de la bassesse, du patriotisme et de la trahison. D’après les auteurs, la destruction artificielle de l’URSS fut une catastrophe non seulement géopolitique, mais aussi morale, culturelle et sociale. Les « loups-garous » et leurs sbires, arrivés au pouvoir lors du démantèlement de l’URSS, ont commencé à imposer à la société une vision des événements et une conception de l’avenir largement contraires aux intérêts et aux valeurs de la majorité de la population. Par conséquent, les idées socialistes gagnent en popularité auprès des Russes qui, lassés des « réformes libérales » des années 1990, défendent de plus en plus leur culture traditionnelle et leurs intérêts nationaux, et éprouvent une certaine nostalgie pour l’URSS et le système socialiste.
D’après un sondage réalisé le 16 décembre 2022 par le Centre d’analyse VTsIOM, 48 % des Russes souhaitent la restauration de l’URSS, tandis que 58 % regrettent son effondrement. En décembre 2021, la revue scientifique et socio-politique mensuelle de l’Académie des sciences de Russie, Études sociologiques (fondée en juin 1974), a organisé une table ronde virtuelle intitulée « La fin de l’ère soviétique : bilan trente ans après ». Des sociologues et des experts de renom, représentant diverses perspectives scientifiques et idéologiques, ont été invités à débattre des événements de 1991. Les participants ont exprimé un large éventail d’opinions et d’analyses, allant de l’apologie à la critique.
L’ouvrage de Zh. T. Toshchenko et V. S. Kozhemyako rappelle que derrière chaque tournant historique se cachent des individus dont les choix déterminent le destin de nations entières. Un défaut majeur de ce livre réside dans l’absence quasi totale d’illustrations. Nous sommes convaincus qu’il gagnerait considérablement en valeur s’il était complété par des éléments visuels et des données statistiques afin de rompre la monotonie de la présentation. On notera également l’absence de bibliographie ainsi que la présence de fautes d’orthographe et de style.
Malgré ces erreurs et omissions, nous estimons qu’il serait juste de proposer cet ouvrage pour le Prix annuel B.A. Grushin (1929-2007) du meilleur ouvrage de sociologie, dans la catégorie « Meilleur ouvrage théorique ». Ce livre intéressera sans aucun doute les sociologues, les politologues, les philosophes, les historiens (en particulier les spécialistes de l’histoire de l’URSS), les juristes, ainsi que les étudiants de premier et deuxième cycles dans les disciplines concernées. De plus, il pourra intéresser les lecteurs préoccupés par l’effondrement d’une grande puissance et les aidera à en comprendre les causes. Nous espérons sincèrement que cette critique suscitera l’intérêt des lecteurs de Pravda et les incitera à acquérir et à lire cet ouvrage remarquable, à la fois érudit et journalistique.
* Reconnu comme agent étranger en Fédération de Russie.
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GEB.
Je n’ai pas encore lu le livre.
Par contre j’estime préjudiciable à la compréhension du seisme le fait que l’auteur oublie que les racines profondes remontent aux comploteurs antistaliniens comme Khroutchev et au Rapport totalement pervers de ce dernier au XXeme Congrès du PCUS.
admin5319
vous n’avez pas lu le livre mais déjà vous donnez des leçons, à partir de quoi de vos préjugés, que vous prenez pour un brevet de « révolutionnaiere » comme d’autres se croient les représentants de la démocratie sur terre, vous êtes insupportable… et tellement français c’est ça notre nombrilisme donner des leçons à tout le monde alors que nous sommes incapables de balayer nos propres tarés..
pire encore vous détournez le lecteur du débat sur ce qui est réellement dit dans ce livre autant que dans la présentation que j’en ai faite, vous plaquez dessus vos propres « préjugés » de groupuscule qui en resté à la découverte d’un livre qui ne m’a jamais convaincue personnellement à savoir Khrouchtchev a menti… Il a néanmoins joué un rôle indispensable en affrontant les préjugés dominant sur la déstalinisation, mais c’est un moment de la prise de conscience. Nous sommes à une autre étape et vous êtes visiblement incapable d’affronter une analyse quui correspond aux contradictions du monde mlultipolaire et voys tirez tout le monde en arrière en ayant pour seule préoccupation votre propre vision et le mépris total de ce que vous prétendez commenter.
Il n’y a pas que vous c’est ce que décrit ce livre et mon commentaire: une disposition à agir, une attitude qui refuse de lire, de parler de ce qui est écrit, non on jette un voile qui est destiné à vous épargner l’effort de prendre connaissance.
GEB.
Désolé mais je ne commentais pas le livre, (Comme je l’ai dit je ne l’ai pas encore lu, ce qui ne saurait tarder), mais le fait que l’auteur de l’article ne va pas chercher dans ce qui est écrit ici les racines anciennes de la démolition systématique.
Alors soit la synopsis est très incomplète, soit l’auteur a gommé la base même de ce qu’il désire dénoncer.
Quant à « Khrutschev lies » de Grover Furr, je ne dis pas, je n’ai jamais dit que son bouquin était la Vérité révélée, mais plutôt qu’il a permis de sortir de la vulgate occidentale qui décrivait la situation en URSS ainsi que Staline comme un Enfer et son Satan.
J’ai les preuves concrètes que dès les Années 60 il y avait un trafic établi entre Erevan et l’Occident qui permettait aux directeurs de Combinats et aux Proches du Pouvoir Khroutchevien de sortir de l’Or et des devises par valise entières par la ligne aérienne directe Erevan/ Beyrouth.
Et je redis et répète que si on s’en tient à analyser les dernières années de l’URSS, celles qui ont développée la vulgate occidentale à travers et y compris le Parti Communiste Français, il manque au moins 80% des fondements de l’analyse. Il n’y pas eu d’effondrement.
Quant a eu lieu le coup d’Etat d’Eltsine tout était déjà en place avec les Yanquis depuis longtemps.
J’ai les preuves concrètes de pourquoi et comment le Liban des années 70 était devenu un « Petit Genève » au Middle East avec autant de Banques qu’à occidentale qu’en Suisse .
En recyclant le pognon détourné de l’URSS par ses responsables félons.
Les valise de Lingots et de Devises valsaient par la Ligne Aérienne Erevan/ Beyrouth qui était a seule ligne alors non gérée par Aéroflot et était la seule ligne aérienne qui ne faisait pas escale à Moscou pour aller en Occident.
Et ça j’ai pas eu besoin de Grover Furr pour le savoir. Il n’a probablement jamais été au courant du fait.
Mais je le savais déjà depuis au moins trente ans.
Je sais aussi comment fonctionnaient les mécanismes financiers avec Armand Hammer et Jean-Baptiste Doumeng qui jouaient les factotums entre la France , les USA, et l’URSS pour le compte des Oligarques et du Département d’Etat des USA immédiatement après WWII et le décès de Staline.
Et la prochaine fois si vous y tenez je vous parlerai du « sayan » de « La Marseillaise ».
Qui se prenait pour Yves Montand.
Celui du « Pastis » Communiste Français.
Ben ouais quoi ??
Pourquoi parler toujours d’ailleurs quand on a eu les mêmes à la maison.
Pour le reste je suis enchanté que vous ayez remarqué que j’avais la capacité de « tirer tout le monde en arrière », ce qui vous le remarquerez n’est pas donné à n’importe qui.
Mais bon, « arrière » ou « avant » rien de plus subjectif. Il suffit de tourner le dos et on se retrouve immédiatement avec un « arrière » devant soi.