Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Ivan Melnikov a félicité Raul Castro à l’occasion de son anniversaire, la leçon de l’épopée communiste comme base de l’antifascisme .

  1. Nouvelles du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
dans le compte-rendu que Marianne Dunlop a fait de sa participation au forum antifasciste, il y a eu une description qui m’a fait monter des larmes aux yeux de bonheur, celle de l’hommage rendu par le forum et les communistes russes à Cuba, l’île de la liberté. Il n’y a jamais eu pour moi rien de plus important que cette épopée communiste du désintéressement humaniste des communistes, à la fin d’une vie c’est le seul bilan qui s’impose : je ne suis rien d’autre que cela et la nécessité de transmettre.

Je dois la vie, moi l’enfant gibier juif, tout ce que cette vie pleine, magnifique m’a apporté, au sacrifice de l’URSS, de ses 26 millions de vie jeunes et généreuses, ce sont les militants communistes qui se battaient en première ligne et cette saignée n’a jamais été compensée dans notre lutte commune. Cette dette là je ne l’oublierai jamais, jamais personne ne me la fera renier, parce qu’il est vendu ou parce qu’il chasse en meute dans le conformisme de la défaite.

Mais je sais aussi l’état de mon pays,les conditions de ceux qui à leur manière ont tenu bon, en France, il n’y avait pas des communistes comme à Cuba quand l’URSS s’effondrait pas un parti, pas des dirigeants comme Fidel, Raoul et tant d’autres. Chacun tentait de survivre à un tel effondrement, pourtant les communistes français se sont obstinés à garder le nom et certains la mémoire, comme mes chères éditions Delga.

En Russie, il y a eu la volonté de Ziouganov et de son parti qui lui aussi a refusé de brader. C’était dans les pires conditions, l’obscurité d’un combat de chien, sans gloire. les qualités qu’il faut pour résister ne sont pas toujours les mêmes que celles de la conquête et nous sommes dans le temps où est exigé à la fois la résistance plus que jamais et l’esprit conquérant.

Cuba non seulement a refusé la défaite mais s’est donné les moyens concrets de mobiliser toutes les ressources de son peuple pour préparer la victoire.

Je sais à cause de cela ce sur quoi je dois tenir bon pas pour moi mais pour le « travail » de ce blog : la transmission de l’épopée, ce que m’enseignait mon compagnon Pascal Fieschi et qu’il avait appris à Dachau, dans la résistance: si tu veux l’emporter et survivre dans des conditions extrêmes il faut t’oublier, se dépouiller de tout ce qui encombre : on pense effectivement à la « pesanteur et la grâce » et on tend la main aux chrétiens. quand ils dénoncent le surarmement, les forces productives orientées vers la destruction de l’humanité et là on retrouve encore Cuba, et l’appel contre le fascisme.

Des camarades aixois m’invitent pour le 26 juin à la cérémonie du renouvellement de la plaque de la rue que la municipalité (de droite) a dû reconnaître à mon amour Pascal Fieschi pour avoir organisé la résistance dans Aix et le bassin minier, pour avoir eté torturé par la gestapo et ne pas avoir parlé, mais connaissent-ils son vrai message celui qui a été aussi celui enseigné à Cuba par un autre compagnon de lutte et d’idéal : le communiste doit s’occuper des plus faibles, avant lui-même pas pour être récompensé au paradis, non parce que mobiliser le peuple sur des bases concrètes, alléger la souffrance de ceux qui font la décision est indispensable. C’est cela l’appel à la dignité devant ses tortionnaires que revendique henri Alleg. Il faut être anarchiste pour accepter la discipline communiste sans haut-delà.

Les camarades d’Aix qui depuis des années se battent autour de la mémoire de l’épopée communistes, celle de la classe ouvrière, des petites gens, m’ont invité à décrire avant de mourir l’histoire des communistes du temps jadis, Pascal et tant d’autres, je leur ai promis une vidéo mais peut-être un livre. D’autres pourraient témoigner et je les invite à se joindre à moi pour que nous transmettions le meilleur de nous mêmes, ce moment magique où nous n’avons existé que dans ce désintéressement total et qui était celui de notre pleine réalisation<;

Mais jamais cet idéal n’a interdit la lucidité, au contraire et à partir de lundi nous allons vous exposer l’horreur de ce qu’est ce blocus et jusqu’où va l’empire, comment il ne suffit pas de proclamations mais il faut être clairs sur qui accomplit le crime et qui le combat. Nous sommes dans une étape où l’on parle de nouvelle guerre froide mais avec des victimes de génocide. La confusion n’est plus de mise et l’unité ne peut servir de prétexte, pas plus qu’on ne peut espérer quand on a tout accepté de croire qu’il suffira d’élire un « populiste » flattant les passions pour que le pire nous soit épargné mais comme j’ai tenté de l’exprimer lors d’un débat à la librairie Tropique, nous sommes dans un processus où chacun devra faire ses preuves, parfois sur des bases éloignées les uns des autres mais qui seront destinées à se rapprocher parce que simplement un jour on eu le courage de sortir des « idées reçues » de sa zone de confort. Seule la mort transforme une vie en destin.

C’est ce prix là qu’il faut savoir inviter les jeunes générations à donner et cela leur restituera le sens d’une vie qui leur est volée par la fascisation et de fait l’individualisme et ses démissions. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Ivan Melnikov, premier vice-président de la Douma d’État et premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, a félicité Raul Castro à l’occasion de son anniversaire.

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

3 juin 2026, 14h18

Au général de l’armée Raul Castro

Cher camarade et ami Raul Castro !

Je vous félicite de tout cœur pour ce merveilleux anniversaire – votre 95e anniversaire !

Cette étape magnifique est un symbole de résilience et une merveilleuse occasion pour moi d’exprimer une fois de plus mon profond respect et ma sincère admiration pour vos réalisations historiques au service de la Patrie !

La Révolution cubaine, l’histoire même de l’Île de la Liberté, est inextricablement liée au légendaire Fidel et à vous personnellement, puisque c’est sous la direction des frères Castro que Cuba a conquis sa liberté et son indépendance et que, malgré le blocus criminel des États-Unis, des réalisations uniques ont été accomplies dans les domaines social et humanitaire.

Il n’est pas exagéré de dire que Cuba a été et demeure une autorité morale dans le monde, un phare de liberté et de dignité nationale pour les autres pays et les peuples. Votre contribution personnelle à tout cela est immense. Vous êtes une véritable légende et un exemple pour de nombreux hommes et femmes politiques à travers le monde.  

Je garde un souvenir très chaleureux de nos rencontres et conversations à La Havane et à Moscou. Je les chéris. Depuis plus de dix ans, une photographie de la manifestation du 1er mai est accrochée dans le couloir devant mon bureau à la Douma d’État. On y voit toi, camarade Nicolás Maduro, et moi, avec une réplique du drapeau de la Victoire, que tu m’as autorisé à hisser en l’honneur de l’anniversaire de ce grand exploit du peuple soviétique. Chaque jour, en arrivant au travail et en quittant mon domicile, je vois cette photo mémorable, et elle me remplit d’énergie et de force.

Aujourd’hui, alors que les États-Unis, en violation flagrante de toutes les normes et principes du droit international, cherchent à étrangler Cuba et à priver le courageux peuple cubain des acquis historiques, nous disons fermement : touchez pas à l’île de la liberté, touchez pas au légendaire Raul Castro !

Je vous souhaite une bonne santé, une longue vie et tout le meilleur !

Ivan Melnikov

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