Toujours dans le cadre de notre réflexion du jour sur la manière dont est désormais concédé un signe d’égalité entre les USA et ceux qui luttent dans le monde multipolaire voici la reconnaissance par les instances internationales des violences sexuelles dans les prisons. Je signale qu’Amnisty International reconnait que le seul endroit où on torture à Cuba, c’est à Guantanamo et ceci sans le moindre jugement. Il en est ainsi de tous les signes d’égalité que’ désormais on concède en matière d’horreurs et de viol de toute légalité. Qui a exporté la torture sur toute la planète. Parce que si le cas d’Israël est désormais incontournable il y a quelque chose qui continue à me déplaire. Un nombre grandissant de pays exigent la rupture avec Israël. Il est clair que l’extrême-droite au pouvoir mérite cette exclusion, comme tous ceux qui croient défendre Israël et qui cautionnent de telles pratiques. Mais il est clair que puisque personne n’ose demander la même exclusion des Etats-Unis, il y a comme un défaut dans le raisonnement non seulement par rapport au rôle réel d’Israël mais par rapport à ce qu’on peut oser contre de petites nations vassales et la grande puissance qui est à la source de cette nazification. . (note et traduction de danielle Bleitrach)

25 juillet 2026 – Des Palestiniens libérés de la prison israélienne d’Ofer racontent comment ils ont été torturés et soumis à des violences sexuelles, avant d’être relâchés à Gaza – Extrait vidéo Al-Jazeera (crédit : Chroniques de Palestine du 21 mai 2026)
Je me permets d’apporter quelques précisions sur l’excellent article publié dans Haaretz hier et dont la traduction est présentée dans la dernière lettre d’information de l’Association France Palestine Solidarité/
au sujet de l’inscription sur la liste noire 2026 des auteurs de violences sexuelles dans les conflits.
Tout d’abord, notons que ce n’est pas seulement Israël qui a été inscrit sur cette liste noire, mais aussi, dans le même temps, la Fédération de Russie, ce que ne mentionne pas l’article
Ensuite, rappelons que le Hamas n’a pas pu être ajouté à cette nouvelle liste, puisqu’il y est déjà inscrit depuis août 2025, suite au rapport de Pramila Patten (et grâce à la pression intense d’Israël/US pour convaincre Antonio Guterres d’avaliser cette inscription).
On est là dans la même démarche d’équilibriste qui m’avait fait critiquer (à tort ?) la décision de Karim Khan, procureur de la CPI, de demander à la CPI d’émettre des mandats d’arrêt contre Netanyahu et Gallant, parce qu’il s’était senti obligé de demander en parallèle des mandats contre Ismaïl Haniyeh, Yahyah Sinwar et Mohammed Deif, tous dirigeants du Hamas. J’avais jugé à chaud que le parallèle ainsi créé entre les crimes de guerre systématiques et assumés de ‘l’armée la plus morale du monde’ et les possibles crimes de guerre commis par des combattants individuels de la résistance palestinienne exonérait l’oppresseur israélien de ses responsabilités. J’avais pressenti aussi que cette demande de mandat à l’encontre des dirigeant palestiniens, revenait à faciliter leurs assassinats respectifs par Israël. Pour mémoire, les 3 dirigeants ont bien été assassinés, avant même l’émission définitive des mandats en novembre 2024.
Une démarche d’équilibriste qui frise, en définitive, la malhonnêteté lorsqu’elle est reprise avec l’inscription du Hamas en 2025 sur la liste noire des violence sexuelles. En effet, si les crimes sexuels systématiques pratiqués par Israël dans ses geôles et ses terrains d’opération sont amplement documentés -et encore plus maintenant que des ressortissants ‘occidentaux’ en ont été victimes à titre d’intimidation- la systématicité d’éventuels crimes sexuels du Hamas peut être écartée en toute confiance, y compris après une lecture attentive du rapport Patten. Pour la plupart, les cas de violences sexuelles qui ont été rapportés lors de l’attaque du 7 octobre 2023 ont été amplement démasqués pour ce qu’ils étaient : des fabrications de la propagande israélienne. En ce qui concerne le traitement des otages, nous avons tous en mémoire certaines vidéos d’otages libérés prenant congé de leurs ravisseurs qui -sans exclure des violences sexuelles potentielles dans certains cas individuels- démontrent qu’il n’y a pas eu, à l’inverse des geôles israéliennes, de caractère systématique et instrumentalisé de la violence sexuelle.
Comme pour Karim Khan en novembre 2024, il fallait au Secrétaire Général incriminer une bête noire de l’Occident pour faire passer le fait d’oser dire la vérité quant aux violences sexuelles de l’armée sioniste. L’inscription préalable du Hamas sur la liste noire ne suffisant peut-être pas, il l’a trouvée en accusant la Fédération de Russie de crimes équivalents. Une facilité qui n’empêchera pas Antonio Guterres d’être attaqué pour racisme anti-juif par les sionistes et peut-être même, pourquoi pas, d’être sanctionné par le président en exercice des Etats-Unis.
Une facilité en tout cas qui ne perd pas son odeur de malhonnêteté car il n’existe pas à ma connaissance de rapport démontrant le caractère systématique et encore moins assumé de cas de violences sexuelles sur les prisonniers et prisonnières ukrainiennes. Il n’y a pas en Russie de chiens dressés pour agresser, y compris sexuellement, des prisonniers, quels qu’ils soient. Il n’y a pas de ministre du gouvernement russe qui aurait été manifester en défense de geôliers ayant lacéré l’anus d’un prisonnier devant l’ensemble de ses camarades allongés face contre terre.
Views: 9


