Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Editorial : La politique de Poutine dans le « champ miné » post soviétique par danielle Bleitrach

Le niveau de la propagande antirusse a atteint de tels sommets en France que personne ne paraît avoir la moindre idée de qui est réellement Poutine et quelle a été la politique modérée qu’il a défendue et continue à défendre, les principes sur lesquelles il se fonde et dont la mise en application a beaucoup joué sur la construction de son partenariat stratégique avec Pékin. Ce qui a en fait créé les bases du monde multipolaire. Cet article fait partie d’une série pour montrer à quel point le monde’ multipolaire se conçoit dans des catégories mentales culturelles autant qu’économiques, politiques, qui exigent un effort très enrichissant pour se confronter à d’autres logiques qui doutent non sans raison de la bonne foi de nos dirigeants et de l’endoctrinement que nous subissons pour les désigner. Il me semble que pour comprendre Poutine il faut à la fois tenir compte du fait que les peuples de la fédération de Russie n’ont jamais été convaincu par la fin de l’URSS, ni surtout par ce qui a suivi. Le rôle à ce titre du KPRF parti communiste et de son dirigeant historique Ziouganov est trés important mais il y a eu aussi le choix d’un certain réalisme et il y a eu Poutine mais aussi son conseiller Primakov pour établir une doctrine patriotique qui refuse d’être géré par les USA comme l’on- été le Japon ou l’Allemagne. Ce n’est pas de l’hostilité du moins jusqu’à l’affaire ukrainienne mais c’est- une vision existentielle.

Nous publions aujourd’hui l’appel du président du parti communiste qui explique à quel point pour vaincre le fascisme il faut avoir une politique qui table sur les ouvriers, les paysans, tous ceux que sacrifie les capitalistes, y compris ceux du parti présidentiel Russie unie. Il y a sous jacente sans critiquer Poutine lui-même le fait que s’il veut gagner la guerre contre le fascisme la racine de celui-ci étant le capitalisme à son stade impérialiste ce sont les communistes le plus aptes à le vaincre. L’exemple chinois est là.

Effectivement c’est une opinion que je partage à titre individuel, et qui me fait me battre pour l’existence d’un parti communiste, c’est un débat qui mérite d’être mené et approfondi sur la manière dont on peut vaincre le fascisme. Les Soviétiques qui ont donné 26 millions de morts ont quelques connaissances en la matière et souhaitent légitimement qu’elles soient reconnues.

C’est désormais une lutte à mort qui s’est engagée, une lutte anti-impérialiste mais dans laquelle nous allons tous être pris. Cette lutte là a besoin des communistes, j’en suis convaincue. Quant on s’étonne de ma sévérité face à Mélenchon, il n’y a rien contre la personne en tant qu’individus je n’ai pas à trancher entre Mélenchon et Roussel ou d’autres… mais pour être rapide quand le PCF, celui de Maurice Thorez était à 20% cela changeait la donne et les capitalistes, les politiciens de droite devaient en tenir compte. C’est le score que Mélenchon prétend être le sien, ça se discute, mais le fait est que l’on voit la différence, comme le monde entier aujourd’hui mesure le poids du socialisme chinois dirigé par un parti communiste. Vous remarquerez que dans son intervention au Conseil de sécurité le ministre des affaires étrangères de Cuba remercie en particulier la Chine, il ne s’agit pas d’une sous estimation du multipolaire mais d’une appréciation sur la manière dont tout repose en fait sur une orientation différente qui bénéficie du socialisme et de la conduite par un parti communiste. On peut même comme j’en suis convaincue considérer que si la parti communiste abandonne ce qui en fait un parti révolutionnaire, il a toute chance de disparaître et avec lui la gauche qui est alors livrée comme aux Etats-Unis à l’impuissance et aux divisions. la encore il s’agit d’une position politique qui nécessite un débat et pas la censure apeurée qui ne mène nulle part.

Tout ce que je peux dire en donnant quelques exemple à quel point la bête impérialiste est déchaînée, le fascisme ne risque pas seulement de s’installer en 2027 aux élections présidentielles, il est déjà là et le scénario se reproduit partout, le monde unipolaire avec les Etats-Unis ou plutôt une caste qui a déjà amené les Etats-Unis en état de guerre civile paraît sans frein, sans limite et tente de trouver partout des gens comme lui prêt à cultiver la haine pour mieux les trahir.

C’est d’ailleurs ce que disent les communistes du KPRF à Poutine, face à l’impérialisme si tu n’as pas derrière toi le prolétariat, celui qui sait se battre et souffrir pour sa patrie tu as perdu, parce que les oligarques, les mondains c’est déjà une cinquième colonne et elle est à l’oeuvre aujourd’hui.

Pourtant et c’est pour une part importante dû aux camarades du KPRF et en particulier à Ziouganov la Russie a conservé une sorte de double nature qui a fait de ce pays l’héritier de l’URSS. Et on doit cette caractéristique non seulement aux communistes mais à des hommes d’Etat qui ont été capables de défendre les acquis de l’URSS. Il s’est avéré que je me suis retrouvée mêlée à ce qui a certainement déjà dû être étudié mais qui ressemble par certains aspects à ce que décrit au plan philosophique Hegel à savoir l’Histoire en marche non pas dans l’idée, dans l’utopie mais dans le concret des possibles. peut-être reviendrons-nous là dessus sur cette philosophie de la pratique , c’est-à-dire la rencontre entre divers personnages qui se sont entendus pour créer les conditions de l’avenir en préservant ce qui dans le passé assurait la souveraineté.

Comprendre la Russie c’est en revenir aux profonds traumatismes qu’a subi ce pays y compris la fin de l’URSS, et le comprendre en tenant compte du fait que c’est un peuple très cultivé mais qui a une sorte de confiance dans des valeurs et qui ne supporte pas que l’on manque à la parole donnée. On peut imaginer qu’il y a là quelque vertu communiste mais en fait on retrouve des personnages de ce type dans la période post-soviétique.

J’ai déjà évoqué Primakov et je pourrais consacrer des pages et des pages à ce personnage pour lequel j’ai le plus grand respect. Je pourrais vous parler de ses origines qui paraissent à elles seules condenser toutes les contradictions de l’URSS, Primakov avec un père disparu au goulag, né à Kiev et élevé à Tiblissi en Géorgie, semble un condensé de toutes les contradictions qui ont émergé à la fin de l’URSS, il a même une grand mère juive, cet ex dirigeant du KGB est un patriote russe intraitable. Il va se rendre célèbre en tant que ministre des affaires étrangères en ordonnant à son avion de rebrousser chemin vers Moscou alors qu’il est en train de voler vers Washington quand se déclenchent les bombardements sur Belgrade en 1999 (1) .

Primakov regrette-t-il l’URSS, probablement mais c’est un réaliste, il est prêt à jouer le jeu mais pas aux conditions des USA qui se prennent pour des vainqueurs et croient qu’il en sera de la Russie comme du Japon et de l’Allemagne, ils accepteront d’être gérés au plan international par les Etats-Unis. Ce qui déjà n’est pas du tout admis par la Russie qui ne s’estime pas vaincue mais qui opéré elle même un choix. Gorbatchev a obtenu un engagement de la dissolution de l’OTAN comme il en a été du pacte de Varsovie. Dans la « doctrine Primakov » qui est celle de Poutine, il ne faut pas que les divisions d’antan se voient réactualisées sur de nouveaux sujets. Cela implique de s’opposer à l’expansion de l’Otan dans les pays qui appartenaient avant au “Pacte de Varsovie”, ainsi qu’aux tentatives de transformer l’OTAN en principe du nouveau système mondial. L’opération sanglante de l’OTAN en Yougoslavie montre bien cela. Cette opération a été réalisée sans l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, elle avait lieu hors des frontières des pays membres et était sans rapport avec la garantie de la sécurité des pays membres de l’OTAN.

Ce refus ne cherche pas la guerre, il est au contraire décidé à créer les conditions de la paix et une telle démonstration en Serbie est la rupture du contrat qui en préfigure d’autres.

Cela conduit à refuser cette unipolarité qui ne respecte aucune conception géopolitique, historique et il va de la même manière être amené à voir comment partout et singulièrement au Moyen Orient les Etats-Unis agissent de la même manière.

Primakov parle parfaitement l’arabe et il est non seulement un des responsables qui a les relations personnelles les plus étroites avec les dirigeants de ce monde arabe en recherche de modernité, il a été correspondant de la Pravda et à conservé des liens directs, ça compte beaucoup. Il a même réussi à être le directeur de Thèse de Abbas le dirigeant palestinien.

Sa politique s’avère proche de celle de Fidel Castro qui cherche également à créer des limites à l’extraterritorialité de l’impérialisme qui depuis la fin de la guerre froide ne connait plus aucune régulation et avec d’autres anciens non alignés, ils maintiennent des relations de confiance.

Primakov, opposé d’abord à Poutine et surtout au clan corrompu d’Eltsine, quand Poutine gagne les élections de 1999 se rallie à lui, parce qu’il mesure comme Ziouganov que c’est la seule manière de sauver ce qui peut l’être, toute autre solution serait d’un coût terrible, une guerre que les Russes et les autres peuples de la fédération de Russie n’ont pas la force de mener face aux forces réactionnaires, aux « libéraux » appuyée par les Etats-Unis, l’OTAN (2)

Primakov dans sa doctrine a quelques idées fortes dont on mesure l’impact aujourd’hui : la première idée est que la Russie ne sera jamais semblable aux puissances moyennes européennes qui acceptent la vassalisation aux Etats-Unis. Elle a un destin particulier qui est différent de celui de l’impérialisme. Mais sa grande innovation est de constater que le monde post guerre froide ne restera pas unipolaire sous la domination des USA. Ceux-ci sont incapables d’assumer une telle responsabilité. Il sera multipolaire et se multiplieront les zones d’instabilités y compris en Europe partout où les Etats-Unis se croient victorieux sans tenir compte de la réalité de l’histoire et de ce que sont les peuples sur lesquels les Etats-Unis et leurs alliés croient pouvoir imposer un nouveau néocolonialisme.

Poutine, pour les Russes représente une sorte de De gaulle, il adopte la doctrine Primakov, qui paraît être souvent une politique de main tendue aux Etats-Unis.(3) Mais pas plus que chez Fidel Castro, ou Xi Jinping, il y a la moindre naïveté dans cette main tendue, d’illusion sur qui il a affaire. Il faut revoir ce qui s’est passé après le 11 septembre et la destruction des tours à New York, épisode auquel Primakov a consacré un livre et dont nous avons déjà parlé. Poutine propose sa collaboration à G.W Bush. (notez que Fidel Castro en fait autant et juge cet attentat criminel et imbécile). Notons qu’il ne propose pas seulement comme il lui en été fait le reproche d’introduire les USA en Asie centrale pour la simple raison qu’ils y sont déjà et que jusqu’ici leur présence a encouragé la déstabilisation par des fanatiques proches du banditisme pour que s’achève la décomposition de l’URSS. Peut-être espère-t-il que l’événement va le décourager de soutenir ses gens là. Pour Primakov en tous les cas l’attitude des Etats-Unis va redoubler ce que lui a déjà fait comprendre l’invasion de la Yougoslavie; son dépeçage et l’arrestation de Milosevic qui n’est qu’un pâle dirigeant comme l’Europe en regorge prêt à en finir avec le socialisme en y mettant quelques formes. Tout cela enseigne à Primakov le fait que les Etats-Unis sont incapables de gérer leur victoire avec sagesse et qu’il faut les forcer à limiter leur propension à détruire plutôt qu’à gérer leur relation avec les peuples qu’il prétendait dominer. Ce qu’à su faire l’URSS y compris Staline, mais qui a aussi dans les histoires millénaires d’illustres exemples en perse en particulier.

Donc il est évident que dans une période plus ou moins longue, cet empire s’écroulera et le monde ne sera pas unipolaire mais multipolaire. mais dans l’attente vu sa dangerosité il faut l’obliger à s’engager dans une démarche collective.

La Russie ne doit pas chercher le tête à tête avec les USA et déjà il se préoccupe d’y associer la Chine Tout part de l’Asie centrale et du danger terroriste des talibans et il y aura un certain nombre d’institutions comme l’Organisation de coopération de Shanghai qui reflète cette préoccupation sécuritaire et qui n’est absolument pas dirigé contre les USA. En aucun cas il y a la moindre hostilité mais peu à peu interviennent d’autres interventions au Moyen orient que Primakov connait parfaitement, il a d’ailleurs des relations personnelles avec Saddam qu’il tente d’inciter à ne pas attaquer l’Iran (3).

Mais par cette politique de main tendue et de gestion collective des conflits, Primakov et Poutine espèrent bloquer la manière dont les USA démantèlent les accords qui ont assuré la stabilité y compris durant la guerre froide. C’est sur ces bases là comme nous l’avons esquissé dans notre travail sur la Chine (4) que se reconstruisent les liens avec la Chine.

Quand on fait de Poutine , l’homme de la guerre, on se trompe totalement . Simplement il ne peut pas ignorer ce que sont les USA , face auxquels il fait toujours le choix du multilatéralisme pour tenter d’infléchir sa politique en l’associant.

Bush comme Trump et tous les présidents des Etats-Unis qu’ils soient républicains ou démocrates s’entendent sur le fond et se montrent de ce fait incapables d’envisager une action multilatérale coordonnée insérée dans la légitimité d’une action multilatérale coordonnée y compris dans le cadre de l’ONU, en revanche cette stratégie l’a rapproché de la Chine et de Cuba, comme de bien des pays non alignés soucieux de défendre leur souveraineté.

Mais les expériences, qui se succèdent y compris en Libye vont convaincre Primakov, Poutine, Lavrov, tous ceux qui se situent dans cette doctrine de l’impossibilité pour les USA d’échapper à un aventurisme belliciste qui leur interdit la coopération. Ils ne peuvent créer de coalition que si elles deviennent l’instrument de leurs intérêts. Primakov y voit également un élément religieux tout aussi fondamentaliste que celui des talibans et autres groupes terroristes. Et une incapacité cognitive à comprendre non seulement les révoltes nationales, de classe mais également les civilisations.

Dans un ouvrage encore non traduit largement biographique au titre évocateur « le champ miné de la politique » M. Primakov dit leur fait à ceux qu’il appelle les « pseudo-libéraux », préférant quant à lui une économie de marché socialement régulée – qu’il voit poindre sous la présidence de M. Vladimir Poutine. L’auteur opte également pour un « recentrage » de la politique extérieure russe, longtemps alignée sur les Etats-Unis, en direction de la Chine, de l’Inde et du monde musulman, ainsi que du partenariat avec l’Europe. C’est dire si Primakov est plus apprécié par les communistes russes qui entretiennent une certaine complicité avec les grands serviteurs de l’Etat, que parmi les libéraux et leurs frères et complices occidentaux qui nous servent tous les jours la soupe d’une opposition démocratique et qui hantent les plateaux de télévision pour nous expliquer que Poutine est un dictateur .

La plupart des voix qui se font entendre réclament une riposte : 𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗢𝗧𝗔𝗡 𝗿𝗲́𝗽𝗲̀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗲́𝗻𝗮𝗿𝗶𝗼𝘀 𝗱’𝗮𝘁𝘁𝗮𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗘́𝘁𝗮𝘁𝘀, 𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗲́ 𝗦𝗲𝗿𝗴𝘂𝗲𝗶̈ 𝗖𝗵𝗼𝗶̈𝗴𝗼𝘂, un autre personnage complexe. I l a ajouté que l’alliance mène simultanément sept exercices militaires, ne dissimulant pas ses plans agressifs envers la Russie et la Biélorussie.Les exercices militaires menés en Europe « sans aucun camouflage » sont dirigés contre la Russie et la Biélorussie, a déclaré Sergueï Choïgou à l’issue d’une réunion du Comité des secrétaires des conseils de sécurité de l’OTSC ;La situation en matière de sécurité internationale se dégrade rapidement. La situation est particulièrement tendue aux frontières occidentales de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) ; L’attaque contre le collège de Starobilsk n’est pas un hasard, c’est une attaque terroriste planifiée et ciblée

Est-ce que la prudence et la retenue de Poutine ne sont pas une illusion alors que le piège de Thucydide est bel et bien enclenché et la France de Macron n’est pas le dernier à pousser les limites? Est-ce que surtout il n’est pas exigé de lui qu’il abandonne ceux qui ne sont que trop enclins à voire leurs intérêts personnels dans la politique de la main tendue?

danielle Bleitrach

(1) Ce qui correspond on en conviendra à propre tournant de ma vie pour qui a lu mon article sur la troisième guerre mondiale a commencé dans les Blakans publié ici et qui m’a valu d’être interdite à jamais de la presse communiste par un secteur international passé à l’OTAN déjà avec Cirera, jacques Fath et aujourd’hui à Boulet. Il faut également souligner que déjà ces bombardements de Belgrad avaient visé l’ambassade chinoise. Si Primakov a fait demi-tour il n’a pas manqué de noter le fait que la Chine se savait visé. le facteur de rapprochement était là. Je peux noter également qu’il retourne à Moscou en refusant de négocier avec les Etats-Unis et les européens associés à cette rupture du droit international, et que moi je pars à Cuba en suivant des gens qui iront comme lui prévenir Saddam Hussein de ne pas se faire piéger par les Etats-Unis. C’est-à-dire que pour ceux qui avaient acquis un minimum de lucidité géopolitique un seuil essentiel a été franchi mais rien n’a été fait au contraire pour former en France les communistes alors que dans d’autres partis communistes c’était fait.

(2) Les Russes détestent moins Eltsine que Gorbatchev, certains d’entre eux prêtent à Eltsine devenu un vieil ivrogne qui a néanmoins mis en place Poutine qui mettrait de l’ordre et empêcherait que la Russie soit à son tour livrée et dépecée.

(3) Si l’on en croit Kissinger;Nixon est complètement stupéfait par l’immense naiveté des Russes et en particulier un ministre qui lui explique que jusqu’ici l’URSS a été trop égoïste, elle s »est trop intéressé à des intérêts nationaux maintenant ils vont s’intéresser au bonheur de l’humanité et il interroge Nixon sur la manière dont eux savent concilier interêt national et bonheur de l’humanité, il aimerait des conseils. Nixon bien évidemment ne comprend rien.

(4) le hasard de ma vie a voulu que je sois en situation d’observer de très près ces gens là , mais ceux qui avaient vraiment une capacité politique ne s’intéressaient aux individus qu’en tant qu’ils sont porteurs de forces collectives. Un personnage comme Saddam a cru pouvoir maitriser les USA à partir du moment où il acceptait de s’attaquer en leur nom et place à l’Iran. Fidel lui avait envoyé un messager que’ je’ connaissais bien mais il n’a pas pu le faire changer d’avis, pas plus que pour le piège qui lui était tendu au Koweit. Et ce messager me disait en souriant : Saddam est intelligent mais moins qu’il ne le croit. La vanité de se prendre pour un dirigeant en ignorant son peuple est une sottise dont on peut craindre qu’il se trouve en France peu de gens pour la mesurer.

(5)danielle Bleitrach, Marianne Dunlop, Jean Jullien, Franck Marsal Quand la France s’éveillera à la Chine; La longue marche vers un monde multipolaire. Delga 25 avril 2025.

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