La Russie a lancé contre Kiev sa frappe de missiles la plus dévastatrice à ce jour, déployant le système de missiles hypersoniques Oreshnik aux côtés des armes Kinzhal et Zircon dans le cadre d’une offensive massive et coordonnée qui a visiblement ébranlé les dirigeants occidentaux. La presse et les dirigeants français, européens n’ont pas cessé en ce moi de mai de vanter l’échec de la Russie en Ukraine. C’était même un lot de consolation par rapport à la raclée infligée en Iran, une manière d’insister sur l’importance de préparer les coalitions pour attaquer en meute la proie visée censée en vouloir à la démocratie. Au vu de cette frappe ils condamnent la Russie, comme Macron, sans jamais s’interroger en quoi cette frappe constituait une réponse directe à l’attaque ukrainienne contre une résidence étudiante à Starobilsk, Comme ils gardent un silence pieux sur la corruption de plus en plus manifeste du régime, sur la manière dont il célèbre les héros de la collaboration nazie, ils taisent toutes ces attaques de l’Ukraine contre les civils, attaques qu’ils ont financées, encouragées en se réjouissant même du camouflet que leur guerrier par procuration allait infliger au défilé de la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie. Pour asseoir leur victoire face à la Russie et à Poutine qu’ils ne cessent d’inventer comme le mal incarné, ils n’ expliquent toujours pas pourquoi les défenses aériennes ukrainiennes ont complètement échoué alors que celles de Moscou ont tenu bon.
Ils préfèrent ajouter une nouvelle fable que rien ne confirme sur la vassalisation supposée de Poutine face à la Chine et sur le fait que Poutine aurait été humilié comme un vassal de seconde zone par la Chine en inventant là encore totalement ce qu’est le monde multipolaire et le rôle joué par le partenariat sino-russe comme nous l’avons vu hier. C’est ça le zugzwang avec de telles victoires la situation ne peut que se dégrader et ce seront les plus faibles qui en seront les victimes désignées. Peut-il exister une gauche et un parti communiste français qui accepte une telle fiction tout en prétendant défendre les victimes désignées ? Au nom de quoi ?
. L’Occident global continue de mentir à ses opinions publiques sur la direction que prend tout cela ? » et qui est complice de ce silence autour du mensonge?
C’ est le sujet que nous abordons aujourd’hui en tentant une fois de plus d’orienter nos lecteurs sur une piste qui lui est inconnue au vu de la propagande qu’il subit et dont il est plus ou moins contraint d’adopter la logique globale. Certes des pans entiers du discours s’écroulent et cela rend incohérent la plupart des informations dont il est abreuvé parce qu’il ne cesse d’être abreuvé d’informations à jet continu cela fait partie de l’acceptation de l’incohérence.
La première des logiques qu’il faudrait accepter de voir si on veut vraiment comprendre pour agir, c’est que la France de Macron est un des pays les plus engagés dans la fascisation de l’Ukraine, au fait que ce pays est déserté massivement par sa population. Au fait que l’Ukraine, son système néo fasciste est devenu le mercenaire au Moyen Orient,. Aujourd’hui nous vous présentons un dossier sur l’ Afrique, le Mali. L’Ukraine aux côtés de ce que Macron prétend faire de ses services de renseignement complètement impliqués dans le terrorisme sous couvert d’y faire la guerre aux Russes pour le bénéfice de la coalition occidentale. Ce qui a été voté en matière d’armement au parlement dit à quel point la gauche réelle est faible, combien elle inaudible.
Etonnez-vous que notre presse aux ordres a même refusé d’aller voir ce qu’avait été l’attaque de l’armée ukrainienne contre le collège de #Starobelsk , à quel point c’était un massacre délibéré, comme l’a déclaré le journaliste irlandais Chay Bowes.« On pouvait voir des photos et des vidéos, suivre les informations, mais finalement, nous sommes venus le constater par nous-mêmes, nous l’avons ressenti… C’était un massacre délibéré », a-t-il assuré. Le journaliste a souligné que Starobelsk était une ville paisible sans infrastructure militaire. Personne n’osera dire cela mais fera chorus sur les frappes à Kiev.
Où va le conflit avec l’Iran ? Personne ne semble le savoir, et encore moins Donald Trump. Le président a vanté un accord samedi, a semblé se rétracter dimanche et n’a cessé de qualifier de « perdants » ses détracteurs (y compris les républicains qui ont émis des réserves). L’Iran, quant à lui, souhaite un accord mais sait que le temps joue en sa faveur. À ce stade, un accord pour poursuivre les négociations – un accord pour parvenir à un accord – représente le meilleur scénario mais en l’état il demeure en suspend et il n’y a pas que Le Moyen orient où il y a un tel effondrement. partout la Chine et la Russie tentent de mettre en place des instances collectives de négociations, comment convaincre les USA et leurs vassaux de s’engager dans une démarche collective de sécurisation. Nous consacrons un article à ce sujet à partir de l’analyse de la position de Poutine inspirée par Primakov à partir des événements du 11 septembre et la manière dont cette démarche a été à la base du partenariat stratégique Chine Russie d’abord en Asie centrale puis a pris une dimension planétaire.
Retrouver la construction d’une démarche de sécurité collective y compris sous la garantie de l’ONU telle est la base de l’entente du monde multipolaire. Et cela urge d’autant plus que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé que la guerre en Ukraine avait provoqué « l’effondrement complet et définitif » du modèle de sécurité euro-atlantique
Moscou accuse également les pays occidentaux de vouloir créer une alliance militaire de type OTAN en Asie et d’accroître les tensions dans l’Arctique
Par quelle étrange conviction la gauche et le PCF se croient-ils en situation de feindre d’ignorer de telles mises en garde tout en prétendant défendre la paix, ils restent au milieu du gué.
A force de ne voir et de n’interpréter abusivement que la Russie en cédant toujours à l’image du méchant Poutine qui serait en éternelle crise de paranoïa et de méchanceté gratuite on ne voit pas vers quoi on s’achemine partout, une situation de plus en plus dangereuse. Et qui a été résumé par Kadirov le chef tchétchène. Encore un dont on refuse de comprendre la logique et le choix opéré en faveur du peuple tchétchène, celui de refuser l’aventurisme de devenir un guerrier par procuration pour l’occident, un terroriste sur le modèle du chef syrien actuel et de tous ceux qui acceptent de porter le feu contre les populations civiles. Selon Ramzan Kadyrov, après les frappes russes sur Kyiv la logique qui devrait s’imposer est :« Les attaques russes contre la capitale ukrainienne montrent que Vladimir Putin pourrait mettre fin à la guerre contre l’Ukraine en une seule nuit, en rasant toute la surface ukrainienne. Mais le président Poutine est un homme de retenue et d’histoire ; les liens historiques entre la Russie et l’Ukraine l’empêchent d’aller jusqu’au bout. Sinon, Lénine et Staline en seraient témoins. » Il a ajouté : « Ceux qui critiquent la Russie parce que la guerre dure depuis plus de quatre ans ne comprennent ni certains aspects stratégiques ni la véritable puissance militaire russe. » « La Russie n’aurait même pas utilisé 20 % de ses capacités de frappe. Le missile balistique intercontinental Oreshnik ne représenterait qu’une partie de son arsenal. » « Les ennemis de la Russie devraient prier pour que le président Poutine reste au pouvoir, afin que certains petits États européens comme la France
ou la Belgique
puissent continuer à critiquer notre pays sans conséquences plus graves. »
Nous produisons aujourd’hui un certain nombre d’articles qui vont dans ce sens aujourd’hui. L’attitude de nos dirigeants et pas seulement Macron, ni même la droite et son extrême prouve à quel point ils sont irresponsables mais ils nous ont contraint à penser comme eux et nous vous proposons dans histoire et societe une toute autre interprétation de l’attitude de Poutine qui correspond à ce que dit Kadirov. L’Europe a de la chance d’avoir au pouvoir un dirigeant comme Poutine. Comme elle a de la chance d’avoir un monde multipolaire dont le leader est la Chine socialiste, le partenariat sino-soviétique est bien le grand facteur de paix et de stabilité dans un monde en proie aux malfices de la puissance unipolaire qui est incapable de gagner les guerres qu’elle allume partout.
La visite d’État du président américain Donald Trump à Pékin, le 13 mai, a marqué la 18e rencontre de Xi Jinping avec un président des États-Unis depuis son accession à la tête de la Chine en 2013.Cette rencontre là aussi doit être lue dans son développement, il faut mettre en lumière la dynamique évolutive des relations sino-américaines. La Chine a abordé Trump non comme un phénomène nouveau mais en s’appuyant sur des dialogues antérieurs avec les anciens présidents Barack Obama et Joe Biden, ainsi que sur une précédente rencontre lors du premier mandat de Trump et elle maitrise assez bien la réalité de la menace.Tout au long de sa présidence, Xi a constamment privilégié les pourparlers de haut niveau avec Washington, utilisant ces sommets pour aborder les questions commerciales, sécuritaires et les défis mondiaux. Chaque interaction a été l’occasion d’ajuster la coopération et de gérer les divergences, reflétant l’interdépendance complexe entre les deux puissances.
Mais cette manière de tâter le terrain de ce qui demeure une confrontation, un endiguement;, est très différente des échanges entre Xi Jinping et Moscou qui ont été encore plus fréquents. Depuis 2013, il a tenu plus de 40 rencontres en tête-à-tête avec le président russe Vladimir Poutine, soulignant ainsi l’approfondissement du partenariat stratégique entre Pékin et Moscou. Hier nous avons écrit un texte sur ce partenariat et les contresens auxquels il donne lieu , aujourd’hui nous poursuivons ce travail iconoclaste en tentant d’aller jusqu’au bout de notre démonstration puisqu’il s’avère que j’ai un peu dans l’attente de la nouvelle formule la bride sur le cou.
Dans ces derniers numéros d’Histoire et société en attendant la nouvelle formule, j’ai choisi de dire ce que nous n’avons jusqu’ici que laissé filtrer tant la gauche et même les communistes français nous apparaissent avoir été contraint à plus ou moins accepter la fable atlantiste de notre classe dominante. Une classe en plein zugzwang et qui n’a plus de solution autre que la guerre; une classe qui est déchirée par ses divisions et qui a de plus en plus de mal à avoir un narratif crédible. Alors il faut être clair : sauf à accepter de disparaître la gauche, le PCF ne doivent plus contribuer aux illusions entretenue par la classe dominante en crise profonde. Que veut dire même le choix du socialisme quand on refuse d’entendre ce que peut être le socialisme à ce stade de l’impérialisme, quand nous acceptons la censure pour mieux contribuer à taire l’essentiel sur l’effondrement complet de tout modèle sécuritaire même celui qui fonctionnait encore durant la guerre froide. Oui nous avons de la chance d’avoir des dirigeants aussi sensés que Poutine et XI en lutte contre le choix du terrorisme par la puissance unipolaire et ses « alliés ».
On en discute : ou on continue la politique de l’autruche en diabolisant ceux qui vous alertent?

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