Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Editorial : Les contradictions des dirigeants de l’UE et le maintien du « consensus atlantiste » par Danielle Bleitrach

Ces contradictions sont le plus clairement lisibles par rapport à l’Ukraine et à l’attitude à adopter par rapport à Zelenski mais on les retrouve dans toutes les aventures dans le petit comité qui prétend diriger sans mandat l’UE se retrouve pris. En ce qui concerne, le régime ukrainien, la russophobie, la diabolisation de Poutine est l’ultime rempart mais il devient de plus en plus difficile de soutenir la « cause » de leur héros. Un article de die Zeit de ce week end témoigne de l’affaiblissement de la « cause » ukrainienne et du fait que les plus bellicistes ont du mal à l’intégrer. Des responsables politiques européens exigent que Kiev conclue son enquête sur les affaires de corruption visant de hauts fonctionnaires et conditionne l’adhésion de l’Ukraine à l’UE aux conclusions de cette enquête. Or, leurs demandes sont restées vaines jusqu’à présent. Le quotidien allemand Die Zeit rapporte cette information, citant des sources. L’embarras des dirigeants européens va grandissant tant le régime ukrainien se révèle de plus en plus pour ce qu’il est, mais dans le même temps certains d’entre eux les plus bellicistes et souvent les plus isolés face à leur peuple comme Merz, Starmer, et Macron ont besoin de l’Ukraine pour imposer leur militarisation et les intérêts des marchands d’armes, des marchés financier, leur positionnement de fait dans un atlantisme qu’ils inventent être la démocratie.

En fait ils n’ont pas de solutions quel risque prendrions-nous à discuter les nôtres ?

Selon l’article, suite au scandale de corruption qui a secoué Energoatom fin 2025, connu sous le nom d’affaire Timur Mindic en Ukraine, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est entretenu à plusieurs reprises personnellement avec Volodymyr Zelensky et a insisté sur la nécessité d’une enquête approfondie. Des négociations similaires ont eu lieu avec le président ukrainien Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

« Les Européens sont d’accord : si l’Ukraine souhaite envisager une adhésion à l’UE, alors, dans le cadre de l’État de droit, il faut clairement déterminer à quel point cette affaire touche les plus hautes sphères de l’État », écrit Die Zeit.

Selon le journal, ce scandale en Europe est perçu comme un test de la capacité de l’Ukraine à respecter les normes de l’UE et à défier les « réseaux kleptocratiques » qui se sont formés après la dissolution de l’Union soviétique.

Die Zeit écrit également que les services de renseignement occidentaux supposent qu’Andrej Jermak, l’ancien chef du cabinet présidentiel, était au moins au courant de l’affaire de corruption et de l’enquête.

L’article note qu’à la fin de 2025, Zelensky a procédé à un remaniement important de l’administration présidentielle et du gouvernement « sous la pression des enquêtes et des partenaires européens ».Nous avons déjà écrit que, dans la version la plus répandue, la nouvelle attaque du NABU contre l’entourage de Zelensky est liée aux tentatives de forces orientées vers l’Europe et l’Ukraine (structures de soutien et leurs politiciens et médias associés) de forcer Bankova à accepter des lois exigées par l’UE qui suppriment le contrôle du président sur la police et le système judiciaire.Mais Zelensky est plus ou moins devenu ingérable ce qui contribue à amplifier le scandale de corruption.

Le rapatriement des cendres d’un collaborateur nazi et l’enterrement en grande pompe de celles-ci provoque un scandale y compris en Allemagne.Ce que nous avons défini hier en citant l’analyse de Primakov comme la dérive vers le terrorisme et l’acceptation de l’illégalité est à l’oeuvre et unit encore Zelenski aux dirigeants européens qui eux mêmes sont en équilibre instable et ne tiennent que par une fuite en avant.

Dans la situation qui est celle de la défaite impérialiste en Iran et de sa volonté d’exercer partout contre les plus faibles une revanche ultime tentative de montrer l’exercice solitaire de la puissance comme à Cuba, le silence du gouvernement français s’interroge comme le choix majoritaire de l’Assemblée de voter des crédits militaires et la faible résistance à l’aventurisme dans le Golfe, en Afrique et derrière l’Ukraine. Ce vote des crédits militaires, l’insuffisance de notre mobilisation en faveur de la paix dit la réalité du rapport des forces plus qu’un sondage en faveur de tel ou tel candidat à la présidentielle. Il n’y aura pas de resistance au fascisme sans perspective. Demain lundi de Pentecôte, nous aborderons la dimension essentielle de notre époque, le monde multipolaire, les dynamiques régionales qui évoluent et le socialisme tel que la Chine l’a imposé comme une réponse à des défis concrets.

L’hypothèse sur laquelle nous insistons aujourd’hui est qu’il y a en Europe, dans l’occident, un développement des contradictions à l’intérieur de la classe dominante mais les divisions qu’elle a réussi à imposer à la classe ouvrière, aux couches populaires sont l’arme qui permet à un système totalement discrédité de demeurer majoritaire et nous fait accepter cette fascisation.

En effet, comme nous l’analysons par ailleurs l’Allemagne a besoin de l’Ukraine pour développer un modèle que les complices du réarmement prétendent être une autonomie de la défense européenne par rapport à l’allié et suzerain des Etats-Unis, en fait et l’insistance sur l’OTAN le prouve, ces divisions à l’intérieur de ce qui demeure le camp suprématiste occidental sont simplement celles d’un système en proie à la concurrence et qui tente de jouer sa survie.

Le fait que ce soit de Suède que vienne le rappel de l’OTAN, n’est pas un hasard, l’Europe est entré dans un système dans lequel la droite et la gauche ont perdu leur repère y compris par rapport à la classe ouvrière et c’est la Suède dans laquelle l’inversion du modèle est allé le plus loin comme nous l’analysons par ailleurs.

Mark Rutte a exhorté les alliés à poursuivre et intensifier leurs investissements en faveur de l’Ukraine, affirmant que ce soutien ne doit pas être perçu comme de la charité mais comme un investissement direct dans la sécurité collective.

Dans ses déclarations, le chef de l’OTAN a rappelé que la capacité et la détermination de l’Alliance à défendre chacun de ses membres sont « absolues », avertissant qu’une attaque contre un allié entraînerait une réponse « dévastatrice ».

 Il a souligné que depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, la Suède fait partie des soutiens actifs de l’Ukraine.

 Il a également encouragé les États membres à continuer de contribuer à l’initiative PURL, présentée comme un mécanisme de soutien essentiel.

Mark Rutte a insisté sur l’idée que l’aide à l’Ukraine relève de la défense des intérêts de sécurité communs de l’ensemble des alliés

Aujourd’hui dimanche 24 novembre dans ce long week end de la Pentecôte, nous insistons sur la nature des contradictions et l’inertie qui semble être néanmoins imposée au peuple français comme elle l’est au peuple des Etats-Unis. Comme l »exprimait un humoriste: le navire coule et ces imbéciles se disputent pour savoir qui va être commandant du Titanic.

Peut-être comprendront-ils enfin la nécessité de l’unité pas celle du sommet, les transactions électorales de dernière minute entre dirigeants, non l’union à la base autour d’actions nécessaires comme celle qui m’a conduit de joindre ma signature à un appel du PRCF en faveur de Cuba. Cette unité qui a besoin de clarté, de dialogue sur les FAITS, sur les solutions concrètes et pas de censure idéologique imbécile. Cela avance trop lentement à mon gré mais cela avance.

Hier j’ai eu la surprise de lire un commentaire d’un communiste de ma fédération du PC, il disait ceci : .Même si ce n’est pas toujours facile, je suis resté et reste attentif aux écrits et aux travaux de Danielle et de ses proches. Je considère que sur la persistance d’un parti communiste en Russie, sur la compréhension de la Chine et sur Cuba ( la liste n’est pas exhaustive) nous avons à apprendre d’elle. Nous devrions essayer d’avoir moins peur de dialoguer avec elle et ses écrits. En fait quel est le risque ?

Oui qu’est ce que l’on risque ?

danielle Bleitrach

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1 Commentaire

  • FRESKO
    FRESKO

    Bravo!

    Répondre

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