La solidarité avec #Cuba transcende les frontières. C’est ce qu’en témoigne le navire chargé de 15 000 tonnes de riz en provenance de #Chine, arrivé ce samedi 23 mai au terminal Haiphong au port de La Havane.
Cette première cargaison fait partie d’un don de 60 000 tonnes de céréales qui atteindra progressivement la plus grande des Antilles.
Selon Betsy Díaz Velázquez, responsable du ministère du Commerce Intérieur (MINCIN), ces 15 premières tonnes seront distribuées dans toutes les provinces du pays et la commune spéciale Isla de la Jeunesse au profit de 9 millions 600 000 consommateurs ainsi que dans les établissements d’éducation et de Santé.
. Plus de détails prochainement dans nos espaces d’information.
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Gabriela Velázquez
Selon CGTN, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré que la Chine soutenait fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté, de sa dignité nationale et dans son opposition aux ingérences extérieures. La déclaration répond directement à l’inculpation américaine visant Raúl Castro, ancien président cubain et figure historique de la Révolution cubaine.
Guo Jiakun a aussi rappelé que la Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui n’ont aucune base dans le droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Reuters rapporte de son côté que Pékin accuse Washington d’abuser des moyens judiciaires et demande aux États-Unis de cesser d’utiliser les sanctions et l’appareil judiciaire comme outils d’oppression contre Cuba.
CE QUE PÉKIN DIT À WASHINGTON.
La Chine ne demande pas gentiment à Washington de « faire preuve de retenue ». Elle dit beaucoup plus clairement que les États-Unis utilisent leur système judiciaire et leurs sanctions comme des armes politiques. C’est un changement de ton important, parce que Pékin ne se contente plus d’un rappel abstrait au droit international. Pékin désigne la méthode américaine : pression, sanctions, menace, instrumentalisation judiciaire.
Dans cette affaire, la Chine comprend très bien ce qui se joue. L’inculpation de Raúl Castro n’arrive pas dans le vide. Elle arrive alors que Cuba subit depuis des décennies un blocus qui asphyxie son économie, que Washington renforce sa pression contre l’île, et que le Nimitz entre dans les Caraïbes sous couvert de présence stratégique. Pékin voit la mécanique : criminaliser politiquement, étouffer économiquement, intimider militairement, puis présenter l’ensemble comme une défense de la liberté.
LE SIGNAL CHINE-RUSSIE.
La déclaration chinoise prend une autre dimension parce qu’elle arrive juste après la séquence de Pékin entre Xi Jinping et Vladimir Poutine. Le 20 mai, la Chine et la Russie ont signé une déclaration sur l’établissement d’un monde multipolaire et d’un nouveau type de relations internationales. Ce n’est pas un décor diplomatique. C’est le cadre politique dans lequel il faut lire la réaction de Pékin sur Cuba.
Quand la Chine défend Cuba aujourd’hui, elle ne défend pas seulement un allié historique du Sud global. Elle défend un principe : un pays souverain ne doit pas être soumis à la loi du plus fort, aux blocus, aux tribunaux instrumentalisés et aux porte-avions placés devant ses côtes. Ce que Pékin dit à Cuba, elle le dit aussi au Venezuela, à l’Iran, à la Russie, à l’Afrique, à l’Asie et à tous les États qui refusent de redevenir des protectorats occidentaux.
CE QUE CELA RÉVÈLE.
Cette séquence révèle que Washington n’est plus seul sur le terrain du récit. Pendant des décennies, les États-Unis pouvaient frapper, sanctionner, accuser, blesser une économie entière, puis imposer leur version comme si personne n’avait le poids nécessaire pour répondre. Ce temps-là se termine.
La Chine n’est plus un acteur que l’on snobe en attendant qu’il proteste poliment. C’est une puissance centrale du monde multipolaire, capable de soutenir Cuba politiquement, de dénoncer les sanctions unilatérales, de refuser l’ingérence américaine et de replacer la crise cubaine dans le grand affrontement entre souveraineté des États et domination impériale.
Washington regarde Cuba comme une île à corriger. Pékin regarde Cuba comme un État souverain à respecter. C’est toute la différence entre l’ancien ordre américain et le monde qui se construit sous nos yeux.
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