Déclaration du chapitre cubain du Réseau en Défense de l’Humanité. Il est facile pour nous qui sommes encore protégés (pour combien de temps) de la perversité sadique de l’impérialisme d’affirmer notre adhésion à cette déclaration, pourtant il est nécessaire plus que jamais d’éclairer l’incroyable résistance de cette île de la liberté qui s’est portée aux avants postes en défense de l’Humanité. La résistance n’est pas simple baroud d’honneur, elle est stratégie face à un impitoyable ennemi qui lui aussi planifie obsessionnellement la fin de Cuba. Mais la force de l’île c’est à la fois de ne compter que sur elle-même et dans le même temps de s’être toujours intégré à un combat, un rapport de forces collectif dans lequel elle paraît s’oublier parce que c’est la seule chance de survie, une leçon que nous devrions admettre nous Français pétrifiés, divisés, entraînés malgré nous dans un bellicisme sans issue sauf à détruire l’Humanité. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
« L’impérialisme planifie froidement ses temps forts. Chaque étape fait partie de son obsession historique de s’emparer de Cuba.
Au blocus historique – le plus long de l’histoire – il a ajouté le blocus des carburants, sous le chantage et la menace à quiconque tenterait de vendre du pétrole à Cuba. Il y a ajouté un ensemble de sanctions entre le 29 janvier et le 7 mai.
Sur ce terrain de privations calculées allant jusqu’à l’asphyxie, au milieu des efforts titanesques du gouvernement révolutionnaire cubain pour installer des sources d’énergie solaire, un navire envoyé par la Russie est arrivé en avril, aidant à pallier la grave situation énergétique.
Ce n’est pas un hasard si, au moment de la pénurie de carburant et à l’approche de l’été, l’administration Trump a joué deux cartes : demander l’autorisation pour une visite du directeur de la CIA et offrir 100 millions de dollars d’aide humanitaire.
Au milieu d’énormes pressions, la sentence du secrétaire d’État Marco Rubio s’impose comme un mantra : « Cuba est un État défaillant ». S’y ajoute la conviction de Trump : « Ils viendront à nous. »
Marco Rubio a sorti de son sac à mensonges l’alerte : « Les bases chinoises et russes installées à Cuba sont une menace pour l’hémisphère occidental. »
Tout est absolument faux, ils le savent tous : des congressistes qui ont visité Cuba jusqu’aux grands médias.
Ce n’est pas un diagnostic, c’est la planification perverse d’un empire décadent sur ce qu’il croit être son fruit mûr. Maintenant, avec le nouveau récit selon lequel « Des drones cubains seraient activés », ils tentent de préparer le coup de grâce.
Leur défaite en Iran, la proximité des élections de mi-mandat, la signature de plus de six millions de Cubains prêts à défendre leur souveraineté, le fait de ne pas avoir réussi à provoquer une explosion interne et de constater que le peuple continue de travailler et de résister les a désespérés.
La minorité fasciste anticubaine ancrée en Floride a enfin trouvé un gouvernement sur lequel chevaucher, faire pression et tenter de plier avec ses votes. Ils veulent une victoire rapide. Ils veulent rétablir le casino, la drogue et la prostitution. Ils veulent le port, les écoles, les propriétés nationalisées.
C’est la précipitation de l’empire quand il sent que le temps lui échappe.
Un blocus féroce de plus de six décennies ne leur a pas servi à comprendre le coût de leur politique punitive et ratée. Ils ne comprennent pas à quel peuple ont ils affaire.
C’est le même peuple et la même armée rebelle qui, après des années de lutte internationaliste en Afrique, se sont assis à une table de négociations où l’impérialisme a tenté de lui arracher la certitude de ne pas traverser la frontière de la Namibie. Et le chef cubain a répondu : « Nous ne pouvons ni dire que nous le ferons, ni dire que nous ne le ferons pas. »
Ils ne sauront jamais notre décision silencieuse.
Ils ne connaîtront jamais les sacrifices que nous sommes prêts à faire.
Cet internationalisme légué par Fidel et Raúl n’a pas élargi nos frontières géographiques, ni ne s’est chargé d’or et d’argent ; il n’a ramené sur notre sol que nos morts tombés au combat. Mais il a élargi pour toujours nos frontières politiques, nos frontières de solidarité et de respect sans égal.
Et c’est ce que l’empire, dans son désespoir, ne parvient pas à comprendre : qu’une invasion de Cuba ne sera pas seulement contre Cuba. Elle sera contre tous les peuples du monde qui commencent à signer et à se préparer, comme ils l’ont fait lors de l’invasion de la Baie des Cochons pour défendre Cuba contre l’agression.
La résistance n’aura pas une seule tranchée : elle se multipliera dans chaque espace de Notre Amérique et au-delà.
Cuba connaît le scénario car elle l’a subi pendant plus de soixante ans. Elle sait que derrière chaque accusation se cache un plan de domination, derrière chaque « menace » inventée se cache une flotte prête à appareiller, et derrière chaque « pays défaillant » se cache la cupidité de celui qui rêve de partager ses dépouilles.
Mais ce peuple n’en est pas à sa première résistance. Il vient de très loin et se souvient d’où part sa première mission.
Quand, dans la Sierra Maestra, les roquettes américaines sont tombées sur la maison du pauvre paysan Mario Sariol, Fidel a prononcé les mots qui résonnent aujourd’hui avec la même force :
« En voyant les roquettes qu’ils ont lancées sur la maison de Mario, j’ai juré que les Américains paieront très cher ce qu’ils font. Quand cette guerre sera finie, commencera pour moi une guerre bien plus longue et plus grande : la guerre que je vais leur livrer. Je me rends compte que cela va être mon véritable destin. »
Cette certitude n’était pas un slogan d’urgence, elle était la boussole fondatrice de la Révolution. Et cette boussole est celle qui continue de nous guider. Ils veulent notre effondreme
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