Histoire et société

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Guerre au Moyen-Orient : jusqu’à 38 millions d’emplois menacés dans le monde

Voilà la réalité celle face à laquelle l’impérialisme n’a d’autre issue que poursuivre dans cette logique mortifère et la violence de la répression face à des peuples entiers que l’on sacrifie… Il n’y a plus que la guerre et le fascisme mais il est déjà là… et l’union pas les divisions électoralistes dans des jeux de bistrot mais le rassemblement contre cette politique de guerre économique, politique, civilisationnelle… C’est pour protéger leur propre peuple que la rencontre entre Poutine et Xi a eu lieu, le faire en tentant de préserver un monde multipolaire échappant à cette logique catastrophique dans laquelle se mêlent la guerre de l’hégémon en crise avec la transformation des forces productives, avec quelle orientation au profit de qui ? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

LT (avec AFP)

Publié le 18 mai 2026 à 12:05

L'OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs.

L’OIT estime dans son rapport que les conséquences du conflit seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs.

YB/GFJ/SN/SS/ – REUTERS – Yannis Behrakis

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Dans un rapport alarmant, l’OIT estime que la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire jusqu’à 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027, sous l’effet conjugué de la flambée du pétrole et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

La guerre au Moyen-Orient ne se limite plus à un choc géopolitique et énergétique : elle commence désormais à détruire des emplois à l’échelle mondiale. Dans un rapport publié lundi, Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur une dégradation rapide des marchés du travail, avec des pertes pouvant atteindre 38 millions d’emplois à temps plein d’ici 2027 dans un scénario de crise prolongée.

L’organisation met en garde contre un impact économique appelé à se diffuser « bien au-delà de la région »« La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit-elle.

Pour l’OIT, le conflit agit comme un choc lent mais profond sur l’économie mondiale. « Au-delà de son coût humain, la crise au Moyen-Orient (…) est un choc lent et potentiellement durable qui transformera progressivement les marchés du travail », a déclaré Sangheon Lee, auteur du rapport. L’organisation redoute un affaiblissement durable de l’emploi de qualité. Cette crise pourrait, selon lui, « laisser des cicatrices plus profondes en affaiblissant les conditions qui rendent le travail décent, sûr et protégé ».

Chute des revenus du travail

L’OIT fonde ses projections sur un scénario « illustratif » dans lequel les prix du pétrole progresseraient d’environ 50 % par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte économique mondial déjà « marqué par une croissance faible ». Dans cette hypothèse, « les heures de travail mondiales devraient reculer de 0,5 % en 2026 et de 1,1 % en 2027 », soit l’équivalent de 14 millions puis 38 millions d’emplois à temps plein supprimés.

Le choc toucherait également directement les revenus. Les revenus réels du travail pourraient « diminuer de 1,1 % et de 3 % », soit une perte estimée à 1.100 milliards de dollars en 2026 puis 3.000 milliards en 2027. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,1 point puis de 0,5 point.

Les Etats arabes en première ligne

L’OIT estime que les conséquences seront très inégales selon les régions et les catégories de travailleurs. Les Etats arabes apparaissent comme la zone la plus exposée. Dans cette région, les heures de travail pourraient chuter de 3,7 % dans un scénario de crise prolongée et jusqu’à 10,2 % en cas d’escalade majeure. L’organisation avertit que « les travailleurs migrants devraient supporter une part disproportionnée » du choc.

« Environ 40 % des emplois dans les Etats arabes se trouvent dans des secteurs à haut risque », a expliqué Maurizio Bussi. Sont particulièrement concernés le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les transports ainsi que l’hébergement-restauration.

L’Asie-Pacifique fragilisée

L’onde de choc s’étend déjà vers l’Asie. L’OIT souligne que la dépendance de nombreux pays asiatiques aux importations d’énergie et aux migrations de travail vers les pays du Golfe « entraîne des effets de contagion ». Dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique, les heures travaillées devraient reculer de 0,7 % en 2026 puis de 1,5 % en 2027.

L’organisation s’inquiète également du ralentissement des recrutements dans les monarchies du Golfe, qui « exerce une pression sur les migrations et les envois de fonds ». Pour de nombreux ménages d’Asie du Sud et du Sud-Est, ces transferts d’argent constituent une source essentielle de revenus.

Face à ce risque social mondial, l’OIT juge les réponses des gouvernements encore trop limitées. Les mesures prises dans différents pays restent « inégales, fragmentées et souvent limitées », estime l’organisation. Elle appelle les Etats à « renforcer l’accent sur l’emploi et les revenus » afin de soutenir les secteurs les plus fragilisés et de protéger les travailleurs précaires. L’institution insiste notamment sur la nécessité d’aider les salariés de l’économie informelle, les travailleurs migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les plus vulnérables face à l’extension du choc économique provoqué par la guerre.

LT (avec AFP)

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