Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le socialisme à la chinoise pour les nuls

Peut-être conviendrait-il d’inventer une rubrique de vulgarisation dans laquelle celui qui aurait trouvé l’approximation la plus parlante pour école élémentaire – sans dénaturer pour autant la complexité de la question- serait sélectionné pour l’édification des masses, sans parler des élites de notre monde qui en ont bien besoin. Il y a le petit livre rouge, Godard, la collection pour les nuls, Brecht imaginait aussi des histoires d’Almanach (mais pour faire du Brecht c’est beaucoup plus difficile … et donc c’est bien plus beau)… Donc quel que soit le titre de la rubrique voici une première selection pour le socialisme de marché et Marx, Engels n’avaient pas tout prévu, en tout cas pas les feux de circulation. Encore que moi j’aurais placé en affirmation première : « nourrir le peuple et le faire échapper à la pauvreté » qui me semble le moteur de l’appel à l’investissement. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


Francesco CaputoDue

1 j ·

Dans un discours qui mêle pragmatisme et doctrine, Xi Jinping a admis l’impensable pour un communiste orthodoxe : Marx et Engels n’avaient pas toutes les réponses et ne pouvaient pas prévoir comment un État socialiste devrait traiter le capital à grande échelle parce qu’à leur époque, il n’existait pas.

Pour faire face au « problème » et contrairement à l’Union soviétique, qui a essayé d’effacer le marché de la carte et a fini par s’effondrer, la Chine a choisi une démarche beaucoup plus sophistiquée : créer une « économie de marché socialiste ».

Comment ça ?

Apparemment simple : le capital doit être un facteur de production, pas le propriétaire de la société.

La « métaphore des feux de circulation » pour gérer la capitale :

La Chine ne veut pas interdire la richesse, elle veut la réglementer. Il veut que l’argent coule pour construire des usines et des technologies (feu vert), mais il veut pouvoir « porter du rouge » quand le même argent essaie de prospérer sans contrôle ni influencer les décisions politiques qui affectent le peuple (ou le Parti).

Alors que nous, en Occident, voyons à quel point les grandes entreprises technologiques et les « géants de la capitale » semblent parfois avoir plus de pouvoir que les États eux-mêmes, Pékin envoie un message clair :

L’argent ne vote pas ici.

Xi Jinping n’est pas seulement une question de chiffres, il est question de pouvoir. En resserrant les réglementations et en empêchant la croissance incontrôlée de certains capitaux, la Chine reprend sa souveraineté politique sur le portefeuille.

Ce qui, je le vois, est le seul moyen que l’humanité a de survivre.

(Adapté d’un article de Intellectual Collective)

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