Je ne suis pas aussi optimiste que Jakline sur ce que l’on peut attendre des festivals – fut ce celui qui célèbre vingt ans après mai 68… Mais il y a dans l’air du temps quelque chose qui ne peut ignorer le bouleversement du monde devenu multipolaire… (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Ouverture du Festival de Cannes, ce 12 mai.
Après m’être assurée qu’aucun drapeau ukrainien ni la photo de Z. ne trônaient au dessus de la scène, j’ai regardé la cérémonie avec un grand étonnement : si les politiques qui nous gouvernent se pensent toujours les premiers de la classe, les organisateurs du Festival ont pris acte des bouleversements du monde, que le cinéma porte depuis un moment.. Le jury composé de 8 membres + le président offre une palette colorée. Un président sud-coréen, une Irlando-égyptienne, un Chilien, un Africain Ivoirien-Américain, une actrice chinoise qui ne vit plus en Chine, réalisatrice du magnifique Hamnet, une réalisatrice belge, un Suédois, l’acteur fétiche de Ken Loach, une seule américaine, Demi Moore.
Enfin, pas vraiment seule, car le Festival, à la pointe de la géopolitique, a invité pour prononcer l’ouverture du 79eme Festival, rien moins que la star chinoise Gong Li et la plus française des Américaines, Jane Fonda, dont la réputation précède l’apparition. Elle a quasiment appelé à la mobilisation.
La Chine et les États-Unis sur la scène. Bien joué.
Bon Festival !
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