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Opération Projet liberté : l’Arabie saoudite serait à l’origine du “revirement soudain” de Trump

Détroit d’Ormuz. 

C’est donc “une nouvelle épreuve de force risquée” qu’a entamée Donald Trump dans le détroit d’Ormuz, note The Wall Street Journal. Depuis lundi soir, les États-Unis y imposent un blocus militaire. Plus de quinze navires de guerre participent à l’opération selon le Wall Street Journal. The Guardian parle, lui, d’un “test d’endurance économique”. D’après le quotidien britannique, le blocus pourrait coûter 276 millions de dollars par jour à l’Iran, privé d’exportations. Mais le coût de l’essence risque de continuer à grimper aux États-Unis, mettant la pression sur Donald Trump, et “les Iraniens parient sur le fait que sa tolérance à la douleur politique est limitée”, estime The New York Times. C’est le début d’une “guerre d’usure”, dit encore The Telegraph. “Mais est-ce qu’un embargo réussira là où 13 000 frappes aériennes ont échoué ?” demande le journal. Mais à tous ces problèmes, il y a ceux des « alliés » et Tartarin Macron est venu renforcer les plus pourris du lot, les émirats qui exigent d’être protégés . Davantage que la possibilité d’un accord avec l’Iran, c’est la colère de Riyad qui aurait contraint Washington à suspendre l’opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, dont le lancement n’aurait pas été concerté avec les pays du Golfe. L’Arabie saoudite aurait refusé que son territoire soit utilisé pour soutenir le Project Freedom, selon des informations de “NBC News”.

Courrier international

Lecture 2 min. Publié le 7 mai 2026 à 12h43

Donald Trump et Mohammed ben Salmane, à la Maison-Blanche, à Washington, en novembre 2025.
Donald Trump et Mohammed ben Salmane, à la Maison-Blanche, à Washington, en novembre 2025. PHOTO JESSICA KOSCIELNIAK/REUTERS

Donald Trump avait justifié mardi 5 mai la suspension de l’opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz – baptisée “Project Freedom” (“Projet liberté”) –, un jour seulement après son lancement, en arguant de la possibilité d’un accord avec l’Iran.

Mais, d’après les informations de NBC News, le “revirement soudain” du président américain est, en réalité, “intervenu après qu’un allié clé du Golfe a suspendu la capacité de l’armée américaine à utiliser ses bases et son espace aérien pour mener à bien l’opération”.

Cet allié clé, c’est l’Arabie saoudite. Selon le site de la chaîne américaine, l’annonce par le locataire de la Maison-Blanche de l’opération sur les réseaux sociaux aurait “provoqué la colère des dirigeants saoudiens”, qui auraient informé Washington qu’ils n’autoriseraient pas l’armée américaine à faire décoller des avions de la base aérienne Prince Sultan, située au sud-est de Riyad, ni à survoler son espace aérien pour soutenir cette opération.

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Des contacts entre responsables américains et saoudiens auraient été pris avec, en point d’orgue, un appel entre Donald Trump et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, mais ils n’ont pas permis de “résoudre le problème”, obligeant le président américain à suspendre l’opération Projet liberté.

Les alliés du Golfe “pris au dépourvu”

Plus largement, l’annonce du lancement de celle-ci aurait “surpris” et “pris au dépourvu” l’ensemble des pétromonarchies du Golfe alliées des États-Unis.

Selon NBC News, Donald Trump ne se serait entretenu avec les dirigeants du Qatar, ainsi qu’avec ceux d’Oman, qu’après le début de l’opération. “Les États-Unis ont fait une annonce, puis se sont coordonnés avec nous”, a expliqué un diplomate du Moyen-Orient cité par la chaîne.

Cependant, un responsable de la Maison-Blanche a assuré que les alliés régionaux de Washington avaient été “prévenus à l’avance”.

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“En raison de la géographie, la coopération des partenaires régionaux est indispensable pour utiliser leur espace aérien”, explique un responsable américain.

Comme le souligne NBC News, parmi les pays abritant des bases américaines, l’Arabie saoudite et la Jordanie sont “essentielles” pour le stationnement d’avions, tandis que le Koweït est indispensable pour permettre le survol de toute la zone, et le sultanat d’Oman pour le survol et la logistique navale.

La présence militaire des États-Unis au Moyen-Orient.
La présence militaire des États-Unis au Moyen-Orient. SOURCES : « THE NEW YORK TIMES », LIVEUAMAP, USNI

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