La plupart des commentateurs sont d’accord sur le fait que Trump, grâce à la résistance iranienne et la manière dont le monde multipolaire derrière la Chine (et la Russie) ont tenu bon, arrive en situation de faiblesse aux négociations. Si l’on nie cette force qui place l’impérialisme en situation de Zugzwang, on n’a aucune chance d’adopter en France et partout dans le monde la moindre chance de vaincre ses « propres capitalistes » et la manière dont ils tentent partout d’imposer le primat de leur dépenses militaires et de leurs vaines expéditions sur la nécessité de coopération pour améliorer le sort de la planète. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Publié le 06 mai 2026 à 14:30

U.S. President Donald Trump returns to the White House, after Israel and the U.S. launched strikes on Iran, in Washington, D.C., U.S., March 1, 2026. REUTERS/Nathan Howard – U.S. President Donald Trump returns to the White House in Washington, D.C. -…
REUTERS – Nathan Howard
Partager
Les prix à la pompe ont dépassé les 4,30 dollars le gallon aux États-Unis. À six mois des élections de mi-mandat, les perspectives s’assombrissent pour Donald Trump, nombre d’Américains estimant qu’il n’a pas réussi à améliorer leur situation économique.
Donald Trump va devoir faire baisser le prix de l’essence avant le 25 mai. Et pour cause, c’est la date du Memorial Day, qui marque « le début officieux de la saison estivale de conduite aux États-Unis, une période clé qui s’étendra jusqu’à Labor Day début septembre », souligne John Plassard, conseiller en investissement chez Cité Gestion, dans une note ce mercredi.
Le Memorial Day est un moment fort. Ce jour férié, célébré le dernier lundi de mai, rend hommage aux soldats américains tombés au combat. Lors du week-end qui précède, l’Association américaine des automobilistes (AAA) estime que « plus de 45 millions d’Américains devraient voyager à plus de 80 kilomètres », selon John Plassard, « un niveau historiquement élevé ».
Dans le même temps, les prix à la pompe ont dépassé la barre symbolique de 4,30 dollars le gallon (0,87 euro par litre) en moyenne sur le sol national, selon les données de l’AAA. La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, semble dans une impasse et les cours du pétrole atteignent un niveau plus vu depuis 2022.
« Une préoccupation majeure pour les électeurs »
Or, à six mois des élections de mi-mandat, « des facteurs économiques comme le prix de l’essence deviennent une préoccupation majeure pour les électeurs », souligne John Plassard. « Une analyse de l’approbation présidentielle entre 1976 et 2007 montre que les prix de l’essence ont eu un effet indépendant sur l’opinion publique », affirme-t-il. Et Donald Trump le sait.
Son administration a déjà « multiplié les mesures pour tenter de contenir la hausse des prix du carburant », observe Plassard, mais « leur impact reste limité face à un choc énergétique d’origine géopolitique ». « La gestion des réserves stratégiques d’énergie constitue un levier central » mais son efficacité « dépend fortement du niveau initial des stocks et de la durée du choc. »
Résultat, les perspectives s’assombrissent pour les républicains, avec l’accumulation d’enquêtes d’opinion montrant des niveaux record de mécontentement envers Donald Trump. Nombre d’Américains estiment que le milliardaire républicain n’a pas réussi à améliorer leur situation économique, alors même qu’il avait été élu en partie sur cette promesse.
Des enjeux « très élevés »
Les enjeux de ces élections de mi-mandat « sont très élevés », estime Mindy Romero, directrice du Center for Inclusive Democracy à l’université de Californie du Sud. Elles sont un « moment charnière » pour les deux partis, ajoute-t-elle. Le président compte bien conserver sa majorité parlementaire pour faire adopter le reste de son programme législatif.
Dans le cas contraire, répète-t-il à l’envi, les démocrates lanceraient une procédure de destitution à son encontre presque immédiatement. Un Congrès démocrate pourrait également bloquer ses nominations, lancer des enquêtes et entraver sérieusement la mise en œuvre de sa politique.
L’ensemble des 435 sièges de députés à la Chambre des représentants seront remis en jeu en novembre, tandis que 33 des 100 sièges au Sénat seront renouvelés. Les républicains ne disposent actuellement que d’une faible majorité dans les deux assemblées, et les démocrates espèrent bien reprendre le contrôle de la Chambre, voire du Sénat.
Views: 6



