Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Les Européens et la Chine, des visites en ordre dispersé mais l’UE construit des murs

Ce que je vais probablement tenter de défendre lors de ce débat à Narbonne est en dehors de ce qui se passe et se dit dans le champ politico-médiatique français et son électoralisme maladif qui dit l’état réel de la « démocratie ». A savoir que de temps perdu à courir derrière l’UE avec un cierge ou un bâton, UE qui court derrière les Etats-Unis et un protectionnisme totalement étranger à son ADN et à celui de ses membres mais qui entraîne une politique criminelle dont tous les jours nous allons connaître les conséquences et avec laquelle personne n’est d’accord mais qui nous ligote dans l’inertie et les vains bavardages, les divisions de plus en plus groupusculaires (1). Quand nous avons proposé que la France adhère aux BRICS ou du moins que ce soit l’axe réellement conquérant d’un Parti communiste qui aurait retrouvé son rôle à l’intérieur de la gauche et au-delà parce qu’il est évident que cette option ne peut pas se limiter à la gauche. C’est de cela qu’il faudrait avoir le courage de parler. Ces orientations conditionnent tous les « programmes » et le cirque pour les vendre parce qu’elles conditionnent la paix qui est étroitement liée à cette orientation de coopération, elle ne saurait comme nous y invitent ceux qui sont censure et inertie à nous limiter pas plus à l’UE qu’à la gauche. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

(1) La Chine vient de prendre des dispositions contre les multinationales installées en Chine qui contribueraient par ailleurs à perturber la chaine d’approvisionnement en conformité avec la guerre déclenchée par les USA. Pour les multinationales basées dans l’UE – dont les investissements cumulés en Chine dépassent 140 milliards d’euros (164 milliards de dollars américains), avec une forte concentration dans les secteurs allemands de l’automobile et de la chimie – les conséquences sont à la fois immédiates et structurelles, affectant les stratégies de conformité et la planification des investissements à long terme. Cette loi dit que la Chine qui apparemment n’a pas été impactée jusqu’ici par la guerre tarifaire et par la guerre pétrolière lancée par Trump y compris au Venezuela et au détroit d’Ormuz n’en sous estime pas les dangers et se met en situation de résister à l’attaque. La loi étend le contrôle réglementaire au-delà des domaines traditionnels tels que les examens de sécurité nationale et l’application des lois antitrust, pour englober un large éventail de comportements commerciaux susceptibles d’être interprétés comme portant atteinte à la stabilité de la chaîne d’approvisionnement de la Chine. Cela inclut les décisions relatives à l’approvisionnement, à la répartition de la production, aux transferts de technologie et aux relations contractuelles avec les partenaires chinois. L’ambiguïté inhérente au concept de « stabilité de la chaîne d’approvisionnement » laisse une large marge de manœuvre aux autorités de réglementation, ce qui accroît l’incertitude juridique pour les entreprises étrangères. Et L’UE continue à jouer avec le feu tandis que les gouvernements et leurs multinationales en coulisse continuent à se rendre en ordre dispersé en Chine. La Chine dans cette mise en garde officielle les met en garde contre le fait que leur marge de manœuvre se réduit. Il faut voir également qu’aucun autre pays, y compris l’Inde n’est en état de remplacer la Chine.

OPINION  / 

 ÉDITORIAL« Une vague de visites chinoises » ou « la construction de hautes clôtures » : qu’est-ce qui représente le mieux l’Europe ? : Éditorial du Global Times

Par Global TimesPublié le 28 avril 2026 à 23h54Drapeaux de l'Union européenne devant le siège de l'UE à Bruxelles, en Belgique. Photo : VCG

Drapeaux de l’Union européenne devant le siège de l’UE à Bruxelles, en Belgique. Photo : VCG


Récemment, l’Europe a affiché une divergence croissante dans son approche de la Chine. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères belge, Maxime Prévot, effectue actuellement une visite de cinq jours en Chine, sa première depuis sa prise de fonctions. La ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a également annoncé récemment qu’elle se rendrait en Chine fin mai. Depuis décembre dernier, des dirigeants français, irlandais, finlandais, britanniques, allemands, espagnols et d’autres pays se sont succédé en Chine, soulignant une tendance notable des dirigeants européens à « se tourner vers l’Est ».

Parallèlement, une situation différente se dessine à Bruxelles. Le 27 avril, la loi européenne sur l’accélération industrielle (IAA), critiquée par le ministère chinois du Commerce, a introduit des exigences de « fabrication européenne » et des dispositions obligatoires de transfert de technologie ciblant quatre nouveaux secteurs stratégiques émergents : les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières critiques. Ces mesures créent de sérieux obstacles à l’investissement et une discrimination institutionnelle à l’encontre des entreprises chinoises. L’UE a également dévoilé récemment son plus important train de sanctions contre la Russie depuis deux ans, inscrivant indistinctement plusieurs entreprises chinoises sur la liste des sanctions.

Alors que les visites de dirigeants européens de premier plan se multiplient en Chine, Bruxelles semble ériger systématiquement des barrières infranchissables. Comment expliquer ce décalage ?

Ce décalage entre la multiplication des visites en Chine et cette attitude de repli sur soi reflète un certain désordre stratégique au sein de l’UE, sur fond d’inquiétudes industrielles croissantes. La perception qu’a Bruxelles de la Chine et de ses politiques est de plus en plus influencée par des considérations géopolitiques et des préjugés idéologiques, la présentant comme un prétendu « rival systémique ». Bruxelles tend à projeter sa propre expérience politique, désormais obsolète, sur la trajectoire de développement de la Chine, transformant ses avantages industriels comparatifs en prétendus « risques systémiques » et s’enfermant ainsi dans des contraintes qu’elle s’impose elle-même.

À l’inverse, de nombreux États membres de l’UE, grâce à un dialogue concret avec la Chine, ont compris que celle-ci représente non seulement une opportunité à ne pas manquer, mais aussi un partenaire pour relever les défis communs. Leurs perceptions se sont traduites dans la pratique par des politiques plus pragmatiques et proactives à l’égard de la Chine.

La politique dite de « réduction des risques » menée par Bruxelles à l’égard de la Chine s’est en réalité fortement éloignée des intérêts économiques réels des États membres et de leur demande de coopération avec ce pays.

Selon des médias étrangers, l’élaboration de l’accord sur l’intégration industrielle (AII) s’est heurtée à l’opposition de plusieurs ministères et instances de l’UE. Neuf pays – la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, Malte, le Portugal, la Slovaquie et la Suède – ont adressé une lettre conjointe exprimant leurs inquiétudes et avertissant explicitement que les dispositions d’exclusion inhérentes aux politiques protectionnistes seraient plus néfastes que bénéfiques. Le chancelier allemand Friedrich Merz a publiquement critiqué le seuil minimal de « Fabriqué dans l’UE », tandis que Peter Kofler, président de Danish Entrepreneurs, a déclaré sans ambages que l’Europe ne garantirait pas son avenir en se repliant sur elle-même. Malgré cette opposition généralisée, le projet de loi a été adopté, ce qui laisse penser que Bruxelles n’écoute pas réellement ses États membres et met en lumière les failles structurelles du mécanisme décisionnel de l’UE.

L’introduction de l’AII marque un revirement et une régression dans la logique de la politique industrielle de l’UE. Depuis plus de vingt ans, l’UE se présente comme la « défenseure du libre-échange », n’hésitant pas à discréditer la Chine en l’accusant notamment de « transferts de technologie forcés » et d’« obstacles à l’investissement ». Or, cette législation reproduit précisément les pratiques protectionnistes qu’elle critiquait autrefois.

L’UE s’est longtemps enorgueillie de l’« effet Bruxelles », grâce auquel ses règles et normes exercent une influence normative sur la gouvernance mondiale. Mais dès lors qu’elle se tourne vers le protectionnisme, ce même effet risque d’accélérer l’isolement, nuisant aux autres tout en se pénalisant elle-même.

En tant que deux principales économies mondiales, la Chine et l’UE présentent une complémentarité industrielle bien plus grande que la concurrence. L’interdépendance ne constitue pas un risque, et la convergence de leurs intérêts n’est certainement pas une menace. Les statistiques montrent que les échanges commerciaux entre la Chine et l’UE s’élèvent en moyenne à plus de 10 millions de yuans par minute. Les investissements directs chinois dans l’UE ont créé plus de 260 000 emplois locaux, assurant ainsi les moyens de subsistance de 260 000 familles européennes.

Au premier trimestre de cette année, le réseau ferroviaire express Chine-Europe a effectué 5 460 trajets, transportant 546 000 EVP (équivalent vingt pieds) de marchandises, soit une hausse respective de 29 % et 22 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres suffisent à illustrer l’absurdité d’un prétendu « découplage et rupture des chaînes d’approvisionnement » avec la Chine ; la politique de l’UE à l’égard de la Chine, déconnectée des réalités, érode continuellement la confiance mutuelle entre les deux pays. La Chine est fermement engagée à poursuivre son ouverture de haut niveau et prône sans relâche le règlement des différends par le dialogue et la consultation. Les entreprises européennes, de manière générale, aspirent à profiter du développement de haute qualité de la Chine. Bruxelles n’a aucune raison de constituer un point faible en matière de politique étrangère dans le contexte plus large de la coopération sino-européenne et de la recherche de résultats mutuellement avantageux.

Comment la Chine et l’UE devraient-elles interagir ?

La réponse se trouve depuis longtemps dans la pratique des relations sino-européennes. Lorsque des dirigeants de divers pays européens se sont rendus en Chine, ils ont démontré par leurs actions que le dialogue, plutôt que la confrontation, et la coopération, plutôt que le « découplage », constituent la voie à suivre pour gérer les relations sino-européennes. En tant que pôle majeur dans un monde multipolaire, l’Europe ne doit pas se sous-estimer ni tomber dans le piège d’une pensée à somme nulle. Au contraire, elle doit assumer activement ses responsabilités, préserver son autonomie stratégique et contribuer au maintien du libre-échange et à l’instauration d’un véritable multilatéralisme. Nous espérons que Bruxelles redéfinira sa position et sa valeur sur la scène internationale en clarifiant son approche stratégique vis-à-vis de la Chine.

Views: 4

Suite de l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.