« Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »soulignait Karl Marx. Nous sommes effectivement dans la farce surmédiatisée, qui écœure du spectacle celui qui n’en peut plus mais aussi celui qui attend un sens de sa vie. Il y le spectacle qui de populaire est devenu machine à fric, le football négocié par un mafieux pour rabibocher deux fascistes la Meloni et Trump, avec l’Iran prétexte à je t’aime moi non plus sur fond de paupauté!
Rien de mieux qu’une bonne vieille tentative d’assassinat ratée pour soigner une popularité en berne ? « Timing trop heureux », « suspect trop parfait », la suspicion n’a pas tardé à faire son chemin ce week-end, après la fusillade au dîner de gala de la presse, à Washington. Comme le soulignent le New York Times et The Wire, les mentions du terme staged (« mis en scène ») ont explosé sur les réseaux sociaux dans la foulée de l’attaque, notamment sur X, Bluesky et Instagram. En fait de spectacle c’est l’opéra de quat sous de Brecht une comédie musicaledans lequel le monde des gangsters et celui des gouvernants se confond à un point tel que l’on ne peut plus faire la différence alors que Londres célèbre les fêtes du couronnement et que dans l’univers des basfonds Macheast le tueur séduit la guilde des mendiants en épouse la fille richissime…(1) mais qui paye la note et là partout de l’Afrique à l’Amérique latine, en Europe, on rejoue la mère courage qui n’a plus d’autre issue que de vivre de la guerre mais elle n’est que la victime de ceux pour qui elle accepte de la faire..(2) (note de danielle Bleitrach histoiretsociete)
(2)un régal que je vous conseille de garder par devers vous: la présentation de la mère courage par le TNP de Vilar avec Germaine Montero dans le rôle de la mère courage:
https://fresques.ina.fr/en-scenes/export/player/Scenes00440/512×384
le spectacle et la mafia de la FIFA …
23 avril 2026 09:52
L’Italien Paolo Zampolli, ancien agent de société de mannequinat basé à New York et devenu l’envoyé spécial du président américain Donald Trump, il a demandé à la FIFA de remplacer l’Iran, pays avec lequel la Maison Blanche est en guerre, par l’Italie, quadruple championne du monde et exclue du tournoi international pour la troisième fois consécutive, lors de la Coupe du monde 2026, a rapporté hier le Financial Times . Cette ruse de maquignon vise à rétablir les relations entre Trump le mafieux en chef et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qu’il avait pourtant séduite. Mais les deux chefs d’Etat se sont éloignés suite au prétexte de Meloni de devoir défendre le pape Léon XIV au sujet de la guerre en Iran, a rapporté le journal, citant des personnes au fait de la situation.
L’Italie a subi un coup dur en mars en ne parvenant pas à se qualifier pour la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, s’inclinant 4-1 aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages de l’UEFA.Le Financial Times a rapporté que l’Iran avait publié un communiqué mercredi indiquant être prêt pour le tournoi et prévoyait d’y participer. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier cette information.
En raison de la guerre contre Israël et les États-Unis, l’Iran a indiqué qu’il ne jugeait pas viable de participer à la Coupe du monde 2026 s’il devait disputer ses matchs sur le sol américain, et a donc demandé à la FIFA de changer le lieu de la compétition pour le Mexique et la population mexicaine s’enthousiasmerait pour le déménagement si le prix des places ne l’excluait pas de toute manière. Pour l’instant, le calendrier de la FIFA stipule que l’Iran disputera tous ses matchs du groupe G aux États-Unis : contre la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, et contre l’Égypte à Seattle. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a insisté sur le fait que l’Iran participerait au tournoi aux États-Unis. « Ils doivent y être. Bien sûr, ils représentent leur peuple. Ils sont qualifiés. Les joueurs veulent jouer », a-t-il déclaré la semaine dernière.
Le spectacle continue…
La farce du dîner des correspondants : l’Histoire se répète
Gastel Etzwane
23 h ·

se planquer derrière sa femme enceinte..
« Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »
Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852.
Samedi 25 avril 2026, au Washington Hilton. Le dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche, ce grand barnum washingtonien où se côtoient président, vice-président, cabinet, élus et journalistes, devait être une soirée de comédie légère. Elle s’est transformée, en direct, en une farce grotesque qui illustre à la perfection la sentence de Marx.
Dès avant le début de la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait lâché, presque en plaisantant : « Il y aura des tirs nourris ce soir. » On crut à une métaphore. On avait tort. Vers 20 h 34, un individu armé de plusieurs armes à feu et de couteaux, présenté depuis comme un enseignant californien du nom de Cole Tomas Allen, parvient à franchir sans difficulté apparente le dispositif de sécurité et à se rapprocher dangereusement de la salle de bal. Des tirs retentissent près de la zone de contrôle. Le chaos s’installe.
À la table d’honneur, le mentaliste Oz Pearlman est en train de montrer un petit papier à Melania Trump. La Première dame blêmit. Donald Trump, lui, semble à moitié endormi, presque indifférent. Pendant ce temps, le protocole de sécurité, pourtant très clair, est superbement ignoré : les agents évacuent d’abord le vice-président JD Vance, puis, seulement en deuxième position, le président des États-Unis. Trump trébuche en étant extrait de la scène. On ne sait plus très bien si c’est la panique ou l’âge qui le fait « se casser la gueule », comme disent les images qui circulent déjà.
Dans la salle, le spectacle devient surréaliste. Un invité reste tranquillement assis à sa table et continue de manger comme si de rien n’était. Des journalistes se servent des bouteilles avant de filer. D’autres, des femmes surtout, sortent leur téléphone pour se prendre en selfie plutôt que de filmer l’évacuation. Une militante pro-Israël (Debra Lea) immortalise elle aussi l’instant, annonce triomphalement que le tireur a été tué (ce qui est faux), puis filme une séquence où elle affirme, caméra à l’appui, qu’il n’y avait « aucun service de sécurité » (ce qui est tout aussi faux). Le tout sous les yeux d’une salle qui, quelques minutes plus tôt, riait encore aux blagues du mentaliste.
Dernière touche de comédie : Stephen Miller, conseiller influent et figure de l’administration, quitte les lieux en se protégeant ostensiblement derrière sa femme Katie, enceinte de plusieurs mois. Les images font déjà le tour des réseaux : l’instinct de survie, version élite trumpiste.
Une fois à l’abri, Donald Trump tire la leçon de cette soirée ubuesque. Preuve irréfutable, selon lui, qu’il faut enfin réaliser le projet qu’il caresse depuis longtemps : transformer la salle de bal de la Maison Blanche en bunker blindé, ultra-sécurisé, à 400 millions de dollars. Un projet pharaonique qui, ironie du sort, vient d’être une nouvelle fois bloqué par décision de justice. Le juge fédéral Richard Leon a, le 16 avril dernier, confirmé l’injonction interdisant les travaux en surface, estimant que le président n’est que « l’intendant » et non le propriétaire de la Maison Blanche et que le Congrès doit donner son feu vert. Seuls les travaux souterrains (bunker et mesures de sécurité) sont autorisés. La farce continue.
Ce qui s’est déroulé samedi soir n’est pas seulement une faille de sécurité. C’est la mise en scène involontaire d’un système qui, dans sa volonté de tout contrôler, ne maîtrise plus rien. Une élite politique et médiatique qui se gave de canapés pendant que l’Histoire, une fois encore, se répète en version burlesque. La tragédie de l’attentat, la farce du dîner. Et les Américains, une fois de plus, spectateurs impuissants d’un spectacle dont ils ne sont même plus les figurants.
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