Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Une analyse allemande du changement de pouvoir en Hongrie par Conny Axel Meier

« Quand une vache se sent trop bien, elle finit sur la glace. L’État hongrois, fondé le 20 août 1000 apr. J.-C., a choisi le 12 avril 2026 la voie de sa propre chute et cessera bientôt d’exister en tant qu’État souverain. » tel est le diagnostic annonçant la fin de l’Etat Hongrois dernier vestige comme l’Autriche elle aussi réduite à sa plus simple expression de ce qui fut le plus grand empire européen de Charles Quint à Joseph II et Metternich, démantelé par l »épopée napoléonienne et achevée par Hitler. Cette position nous parait non seulement dictée par l’émotion et le désespoir mais ceux-ci est le fruit des contradictions d’un individu juif sioniste mais lié à l’Union soviétique et la Russie qui a poussé les contradictions d’une interprétation du passé jusqu’à la négation de la réalité et à qui il ne reste plus que les accents du crépuscule romantique allemand. Cette position tranche avec celle beaucoup plus dans l’attente du kremlin mais elle est caractéristique de bien des nostalgiques de l’ancien pacte de Varsovie, voire de certains israéliens eux-mêmes alors que ce qui est structurel demeure et qu’il y a là un phénomène destiné à prendre de l’ampleur celui du renouvellement des générations politiques. A l’image selon Musil de cette Europe elle même en plein effondrement. Ce dont le monde germanique est convaincu. Dans le cadre des disparitions annoncées dans cette apocalypse de l’ordre unipolaire voici un texte d’un personnage comme l’Allemagne à partir de « la shoah » en a produit : Conny Axel Meier est secrétaire national de Bürgerbewegung Pax Europa , une organisation anti-islam de premier plan en Allemagne.  Parmi ses autres activités militantes au sein du mouvement contre-djihadiste, on peut citer ses interventions lors de plusieurs de ses conférences annuelles et son affirmation d’avoir relancé le mouvement Weiße Rose (Rose Blanche). C’est-à-dire ce mouvement de résistance anti-nazi qui avait programmé l’éxecution d’Hitler . (note de Danielle Bleitrach, traduction d’Andrei D. pour Histoireetsociete)

https://pi-news.net/2026/04/ungarn-im-selbstmordmodus

« Quand une vache se sent trop bien, elle finit sur la glace. L’État hongrois, fondé le 20 août 1000 apr. J.-C., a choisi le 12 avril 2026 la voie de sa propre chute et cessera bientôt d’exister en tant qu’État souverain. »

Dans les années à venir, en Hongrie, il ne restera littéralement pas pierre sur pierre. Les ravages causés par plus de 150 ans d’occupation brutale par les mahométans depuis la bataille perdue de Mohács le 29 août 1526 seront surpassés par ceux que laisseront derrière eux, dans les années à venir, les kakistocrates de l’UE avec leur futur gouverneur, la marionnette par la grâce d’« Uschi », Péter Magyar. À Bruxelles, les bouchons de champagne sautent. L’auteur considérait le résultat électoral en faveur des satrapes de l’UE comme impensable. Pourtant, c’est arrivé — et pire encore. Même les accusations de fraude électorale a posteriori n’y changent rien : la Hongrie se suicide sous nos yeux et nous sommes contraints d’y assister au premier rang. Pourquoi, au nom du ciel, les Hongrois sont-ils si naïfs ?

Chers Hongrois jusqu’ici estimés : vous avez vendu votre âme et votre pays aux démons de Bruxelles sans nécessité ! La Hongrie ne s’est pas seulement tiré une balle dans le pied, mais a aussi nui à tout l’Occident. Jamais dans leur histoire les citoyens ordinaires hongrois n’ont vécu aussi bien qu’aujourd’hui. Les évolutions positives de ces dernières années sont impressionnantes. Et pourtant, ils ont choisi la chute.

L’ascension de Péter Magyar et du parti Tisza constitue un exemple typique d’une réorientation politique systémique, orchestrée pour démanteler une souveraineté nationale solidement ancrée au profit d’une intégration centralisée plus large au sein de l’Union européenne. Alors que Magyar est présenté dans les médias occidentaux comme un rebelle conservateur issu de la base, il sert en réalité d’outil exécutif au Parti populaire européen (PPE) et à l’ensemble de l’establishment bruxellois pour neutraliser la position rebelle de Viktor Orbán. Il est le bulldozer qui forcera le pays à devenir une colonie écosocialiste conforme à l’UE, sous la coupe des ineptocrates bruxellois.

Quel sera l’avenir de la Hongrie sous une administration coloniale bruxelloise ?

Une majorité des deux tiers permettra au nouveau gouverneur colonial Magyar de suspendre immédiatement la constitution et d’exproprier financièrement les Hongrois afin de sacrifier la prospérité du pays au profit du « clown » de Kiev. Les Hongrois avaient le choix entre guerre et paix. Ils ont choisi la guerre. Entre liberté et servitude : ils ont choisi la servitude. Entre sécurité et chaos : ils ont choisi le chaos.

Les milliards gelés à Bruxelles seront certes immédiatement débloqués, mais ils ne profiteront pas à la population, servant plutôt largement à l’Ukraine pour prolonger la guerre et remplir les poches de politiciens corrompus. Magyar a changé de position de manière tactique : au lieu de dénoncer ces fonds gelés comme injustes, il en rejette désormais la responsabilité sur le gouvernement Orbán et se positionne ainsi comme un serviteur docile pour leur déblocage. Bien sûr, il ment.

L’illusion du « changement de régime »

L’establishment bruxellois a besoin d’une transition contrôlée. Un bouleversement radical serait trop déstabilisant. Il vise donc un « changement de régime » qui conserve une apparence d’identité nationale tout en mettant fin à l’indépendance politique réelle et à la souveraineté de la Hongrie.

Il voudra jouer le « Merz hongrois » et renverser toutes ses promesses électorales. Il promettait de protéger la frontière sud contre l’immigration de masse musulmane ; il signera au contraire le pacte migratoire de l’UE et acceptera la répartition des « réfugiés », inondant le pays de criminels. 327 ans après l’expulsion des derniers occupants musulmans, le pays sera à nouveau islamisé — progressivement. Le modèle peut déjà être observé en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne.

Le calcul stratégique

L’analyste politique Tony Seruga résume ainsi sur « X » :

« En soutenant la Hongrie, l’UE mise essentiellement sur une influence institutionnelle. En promouvant une personne qui promet de rétablir la confiance envers Bruxelles, elle espère :

  • neutraliser le veto hongrois face à la centralisation de l’UE et à l’élargissement du mandat monétaire commun ;
  • intégrer Budapest plus étroitement dans la politique de sécurité et étrangère de l’UE ;
  • étouffer toute dissidence en prouvant que les critiques du “mafia state” peuvent être réglées par les procédures institutionnelles habituelles. »

Le PPE cherche depuis longtemps un partenaire docile à Budapest pour résoudre le « problème hongrois » — le refus persistant du gouvernement Fidesz de se soumettre aux directives de l’UE. Magyar apparaît comme le véhicule idéal, issu du système lui-même, lui conférant une légitimité interne. Un loup déguisé en mouton.

Mesures attendues :

  1. Suspension de la constitution avec une majorité des 2/3
  2. Levée du veto sur les crédits de l’UE à l’Ukraine
  3. Soutien total aux sanctions contre la Russie
  4. Signature du pacte migratoire et ouverture des frontières
  5. Accueil massif de demandeurs d’asile
  6. Suspension des amendes journalières
  7. Réduction ou taxation des retraites
  8. Suppression des aides familiales
  9. Introduction de la propagande LGBT à l’école
  10. Suppression des aides énergétiques
  11. Délocalisation industrielle
  12. Fermeture de la centrale nucléaire de Paks
  13. Chute des prix immobiliers
  14. Départ des expatriés allemands et autrichiens
  15. Baisse des salaires
  16. Hausse des impôts
  17. Préparation à la guerre
  18. Introduction de la censure
  19. Restriction de la liberté d’expression
  20. Persécution des opposants
  21. Application totale des directives bruxelloises
  22. Enrichissement des nouveaux dirigeants

Il reste à voir si les monuments de la place des Héros à Budapest seront remplacés par des statues d’Ursula I, de Manfred Weber et de Zelensky. Il n’est pas non plus décidé si la fête nationale du 23 octobre sera remplacée par une « journée de libération de Viktor Orbán ». fin de la satire

Les objectifs de l’UE

L’objectif déclaré de l’Union européenne est la consolidation totale du pouvoir politique, économique et social dans un super-État technocratique centralisé. Les slogans comme « union toujours plus étroite » ou « paix et prospérité » ne servent que de justification à l’érosion systématique de la souveraineté nationale.

La suppression des opinions dissidentes est essentielle à ce projet. Toute revendication de souveraineté nationale est qualifiée de « populisme » ou de « désinformation ». Une fois au pouvoir, ils n’ont aucune intention de le rendre.

L’auteur, vivant en Hongrie depuis plus de sept ans, se retrouve aujourd’hui face à un dilemme : il ne lui semble plus possible d’y vivre librement, en paix et en sécurité comme auparavant. Cela lui paraît inconcevable.

Avec son épouse, il se demande désormais : que faire ? Partir ? Et si oui, où ? Vers un pays des Balkans non encore intégré à l’UE ? Les prochains jours seront décisifs.

Un ami allemand vivant également en Hongrie lui a écrit :

« Il faut bien le dire : c’est un peuple ingrat — et il sera puni pour cela. Le 12 avril 2026 restera dans l’histoire comme le jour du suicide de la nation hongroise. R.I.P Hungary. »

À ce constat, l’auteur n’a malheureusement rien à répondre. Quel dommage, c’était si beau ici.

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